Le monde du volley-ball professionnel, bien que moins médiatisé que d'autres sports comme le football, offre des perspectives de carrière intéressantes pour les athlètes de haut niveau. Cet article se penche sur les salaires des joueurs de volley-ball professionnels, en explorant les disparités entre les sexes, les ligues et les facteurs qui influencent ces rémunérations.

Salaires des Stars Mondiales : Un Aperçu
Sur la scène internationale, les salaires des stars du volley-ball peuvent atteindre des sommets considérables. Voici quelques exemples de salaires annuels nets de joueurs de renom :
- Earvin Ngapeth (FRA, Modena ITA): 350 000 €
- Matthew Anderson (USA, Zenit Kazan RUS): 500 000 €
- Micah Christenson (USA, Lube Banca Marche Civitanova ITA): 180 000 €
- Jenia Grebennikov (FRA, Lube ITA): 150 000 €
- Ivan Zaytsev (ITA, SIRSafety Perugia ITA): 400 000 €
- Aleksandar Atanasijević (SRB, SIRSafety Perugia ITA): 350 000 €
- Osmany Juantorena (ITA, Lube ITA): 350 000 €
- Wilfredo Leon (POL, Zenit Kazan RUS): 500 000 €
- Maxim Mikhailov (RUS, Zenit Kazan RUS): 400 000 €
- Gyorgy Grozer (GER, Shangai CHN): 450 000 €
- Thomas Edgar (AUS, Beijing CHN): 450 000 €
- Saeid Marouf (IRN, ..... IRN): 500 000 €
- Bruno Rezende (BRA, SESI BRA): 550 000 €
Il est intéressant de noter que, contrairement à d'autres sports, les meilleures joueuses de volley-ball peuvent gagner plus que les meilleurs joueurs. Par exemple:
- Yeon-Koung Kim (KOR, Fenerbahce TUR): 1,2 M €
- Tatyana Kosheleva (RUS, Eczacibasi TUR): 1 M €
- Milena Rašić (SRB, Vakifbank TUR): 350 000 €
- Sheilla Castro (BRA, ....): 500 000 €
- Jordan Larson (USA, Eczacibasi TUR): 1 M €
- Zhu Ting (CHN, Vakifbank TUR): 1,1 M €
Ces chiffres montrent l'importance du volley-ball féminin dans certains pays, notamment en Turquie, où les équipes féminines sont souvent plus performantes et bénéficient d'un soutien financier important.
Les Salaires en France : Une Réalité Modeste
En France, les salaires des joueurs de volley-ball sont généralement plus modestes que ceux observés dans les ligues étrangères. Pour se donner une fourchette, le soit disant plus gros salaire en France était David Koniecny à Tours avec 100.000€ la saison.
Le salaire moyen d’un joueur en Ligue AM se situerait entre 30.000 et 70.000 euros bruts par an (3626 euros bruts par mois pour la saison 2018-2019, selon un rapport de la DNACG), soit plus ou moins l’équivalent du salaire MENSUEL d’un footballeur professionnel en Ligue 1. Une autre dimension.
Les stars du volley français, bien que jouant souvent à l’étranger, ne touchent généralement pas des sommes astronomiques. En effet, les salaires annuels nets des joueurs tels que Antonin Rouzier et Kévin Le Roux, pour ne citer qu’eux, se situent entre 100 000 et 200 000 euros, auxquels s’ajoutent des avantages en nature comme une voiture ou un appartement de fonction. Earvin Ngapeth, la figure de proue de l’équipe, se distingue toutefois avec un salaire de 250 000 euros par saison, selon les informations rapportées par L’Equipe Magazine, pour ses performances au club de Modène.
Il est important de noter que ces salaires peuvent varier considérablement d'un club à l'autre. En France, seul le Tours volley-ball, fort d'un budget supérieur à 2 M€, peut aujourd'hui rivaliser avec les formations italiennes et russes. L'équipe d'Indre-et-Loire s'appuie notamment sur son pointu bulgare, Vladimir Nikolov. Salaire mensuel estimé : 10.000 €.
Primes et Récompenses
En plus de leurs salaires, les volleyeurs français bénéficient de primes significatives, particulièrement lorsqu’ils représentent leur pays. En 2015, chaque joueur a reçu environ 25 000 euros suite à leur victoire en Ligue mondiale et près de 10 000 euros pour leur succès au championnat d’Europe. À Rio, en cas de médaille, ils percevront également une prime gouvernementale dédiée à tous les athlètes médaillés, avec la possibilité d’un bonus supplémentaire si la Fédération décide de contribuer.
Inégalités Salariales : Un Enjeu Majeur
L'inégalité salariale entre les sexes est une problématique persistante dans le monde du sport, y compris dans le volley-ball. Si certaines femmes peuvent être mieux payées que les hommes, le salaire moyen reste plus élevé chez les hommes. Par exemple, en France, le salaire moyen en Ligue A masculine était en 2019 de 3 626 € par mois, alors que chez les femmes, il est de 2 192 €.
Cette disparité s'explique en partie par le développement des championnats et la médiatisation du sport féminin. Le marketing fait autour du développement des sports est différent. Je pense que si on mettait davantage en avant certaines sportives, ça permettrait de rééquilibrer quelque peu la balance. Car il faut bien se dire qu’un sportif ou une sportive est rémunéré en fonction de l’image qu’il peut aussi apporter.
Voici un tableau comparatif des salaires moyens en Ligue A masculine et féminine en France :
| Ligue | Salaire Mensuel Moyen (2019) |
|---|---|
| Ligue A Masculine | 3 626 € |
| Ligue A Féminine | 2 192 € |
Le Rôle des Agents Sportifs
Dans le milieu du volley moderne, le talent d’un joueur est découvert de plus en plus tôt. Tout est bon pour subtiliser la pépite ou la star logée dans l’écurie adverse.
L’agent sportif intervient dans la quasi-totalité des échanges de joueurs à clubs ou de clubs à clubs, en volley comme dans la plupart des sports collectifs professionnels, à commencer par le football. Pour pratiquer le métier d’agent dans le milieu du volley, il est nécessaire d’avoir obtenu la licence FIVB. Sauf en France, où la licence internationale à elle seule ne suffit pas. La loi exige des agents qu’ils détiennent également la licence que la Fédération française de volley-ball (FFVB)* délivre en tant que fédération délégataire à l’issue d’un examen.
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