Les règles du volley-ball : Maillot, couleurs et rôle du Libéro

Si vous aimez le sport, vous avez forcément regardé l’équipe de France de volley aux Jeux Olympiques. Mais connaissez-vous vraiment toutes les règles de ce sport spectaculaire ?

Que vous pratiquiez le volley en club, que vous veniez de découvrir ce sport grâce aux performances de l’équipe de France, ou que vous alliez voir un match, voici de multiples raisons de mieux connaître les règles de ce sport.

L’arbitre siffle, une équipe est contente, l’autre moins, mais vous n’avez pas compris pourquoi la faute est sifflée. Vous n’avez peut-être même pas vu de faute. Pas de panique, comme tout sport, le volley a des règles bien spécifiques.

Une fois que vous aurez bien compris toutes les règles, vous profiterez encore plus du spectacle d’un match de volley-ball.

Le volley-ball est un sport d'équipe dans lequel deux équipes composées chacune de six joueurs actifs s'affrontent. Examinons les règles de plus près. Créer votre club sur SportMember vous aidera à gérer et à structurer le club et à gagner beaucoup de temps sur des tâches autrement manuelles.

Les bases du jeu

Le but du volley-ball est simple : faire rebondir le ballon dans le camp de l’équipe adverse pour marquer des points. L’équipe qui laisse tomber le ballon au sol perd le point et le service.

Un match se joue en trois sets gagnants, que ce soit chez les hommes ou chez les femmes (contrairement au tennis). Pour gagner un set, il faut atteindre 25 points, mais il faut avoir au moins 2 points d’écart avec l’adversaire. L’équipe qui gagne 3 sets remporte le match.

Si les deux équipes sont à égalité à 2 sets partout, le cinquième et dernier set décisif, appelé le tie-break, se joue en 15 points gagnants (toujours avec 2 points d’écart).

La durée d’un match de volley varie suivant le score. Un match déséquilibré gagné 3 - 0, peut se jouer d’un peu moins d’une heure, surtout depuis que les temps morts techniques ont été arrêté (le premier à 8 points et 16 points). À contrario, un match disputé en 5 sets peut durer jusqu’à 2 h 30.

Le terrain et l'équipement

Le volley-ball se joue sur un terrain rectangulaire de 18 mètres de long sur 9 mètres de large. Au milieu, il y a un filet tendu par deux poteaux. Autour du terrain, il doit y avoir une zone libre de 3 mètres sur chaque côté.

Concernant la hauteur sous plafond, elle doit être d’au moins 7 mètres.

La largeur des lignes du terrain doit être de 5 cm et de couleur claire et différente du sol.

La hauteur du filet est de 2,43 mètres chez les hommes et de 2,24 mètres chez les femmes. Des mires sont installés de chaque côté du filet pour indiquer la limite sur le filet. Il s’agit de baguettes ou d’antennes qui s’élèvent de 1 mètre au-dessus du filet.

Le ballon de volley-ball répond à des critères stricts définis par les règles internationales de la FIVB pour garantir une expérience de jeu équitable et uniforme.

Le ballon, de forme sphérique, a considérablement été allégé ces dernières années (maintenant entre 260 et 280 grammes) pour ralentir les ballons sur les smatchs, afin d’allonger la durée des échanges, surtout à haut niveau.

La circonférence doit être entre 65 et 67 cm.

Le ballon doit être en cuir naturel ou en matériau synthétique. La surface doit être souple et non brillante. Cela signifie qu’elle ne doit pas être lisse ou glissante, pour permettre une meilleure prise en main par les joueurs.

En compétition officielle, la pression interne du ballon (0,30 à 0,325 kg/cm²) est minutieusement ajustée pour garantir des trajectoires prévisibles et un rebond régulier.

Les ballons utilisés doivent également être homologués par la FIVB (Fédération Internationale de Volley-ball), garantissant leur conformité aux normes techniques.

Schéma d'un terrain de volley-ball.

Le service

Chaque point commence par un service. Pour qu’un service soit valide, le joueur doit :

  • Se place derrière la ligne du fond du terrain et frapper le ballon pour l’envoyer dans le camp adverse.
  • Se positionner dans l’axe du terrain sans que son pied touche la ligne. Il peut reculer autant qu’il veut, tant qu’il reste dans l’axe du terrain.
  • Une fois le ballon lancé en l’air, il est obligé d’être frappé sinon c’est faute de service.
  • A partir du coup de sifflet de l’arbitre, le serveur a 8 secondes pour effectuer son service
  • Si le ballon touche la bande du filet, puis passe dans le camp adverse, le ballon est toujours en jeu, il n’y a plus faute depuis maintenant de nombreuses années (on n’est toujours pas au tennis)
  • Quand une équipe sert, les joueurs présent sur le terrain n’ont pas le droit de faire écran aux réceptionneur adverse .

En compétition, il y a deux styles de services :

  • Le service smatché : le joueur lance le ballon haut et saute comme un smatch pour envoyer un ballon puissant.
  • Le service flottant : que ce soit pied au sol ou avec un petit saut, le serveur frappe la balle d’un geste sec, qui donne une trajectoire flottante au ballon.

Les touches et la rotation

Chaque équipe a le droit de toucher le ballon trois fois avant de l’envoyer de l’autre côté. Ces trois touches sont souvent une réception, une passe et une attaque (ou smash).

Mais attention, un joueur ne peut pas toucher deux fois de suite le ballon (excepté sur un contre, la touche ne balle ne compte pas dans les trois autorisées ).

Quand une équipe récupère le point, l’ensemble des joueurs doivent tourner de position dans le sens des aiguilles d’une montre. La position 1 est celle du serveur. A chaque séquence, le serveur est différent.

La numérotation des postes commence de la position du serveur, en poste 1, et remonte le terrain dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Certaines positions donnent le nom du poste des joueurs. L’attaquant réceptionneur placé à l’aile gauche du terrain en position 4, prend aussi le nom de poste 4 ou récept 4 (R4).

Pour indiquer la position dans laquelle l’équipe se place, on a l’habitude de prendre en référence la position du passeur. Au moment du service, chaque joueur doit respecter son emplacement par rapport à ses coéquipiers.

Les joueurs peuvent se décaler sur le terrain, tant qu’ils respectent le positionnement par rapport aux joueurs qui l’entourent. C’est pour cela qu’en réception, les joueurs ne sont pas parfaitement alignés.

Comme le montrent les schémas, les réceptionneurs couvrent un maximum de terrain, tandis que les autres joueurs se positionnent pour les touches de balle suivantes.

Le contre

Les joueurs près du filet peuvent lever les bras et sauter pour bloquer les smashes de l’adversaire. C’est ce qu’on appelle un contre. Le contre ne compte pas dans le nombre de touches de balle. Ce qui signifie qu’un contreur peut reprendre la balle dans la foulée, si le ballon reste dans son camp, bien qu’il l’ait touché au contre.

Généralement, les équipes arrivent à se positionner à 2 joueurs au contre pour protéger une plus grande zone de terrain. Le contre est le premier rideau défensif d’une équipe. Chez les pros, ils arrivent même à contrer à 3.

Lors d’un contre, les bras franchissent le filet pour aller du côté de l’adversaire et fermer un plus grand-angle d’attaque. Ce franchissement est autorisé, à condition que les contreurs ne touche pas le ballon avant l’attaquant. Un bon franchissement des mains permet de faire un contre très spectaculaire, qui retombe vite dans le camp adverse : un monster Block !

Les fautes courantes

Comme dans tous les sports collectifs, il y a des règles à respecter.

  • Un joueur touche le ballon deux fois de suite. En cas de contact de balle de mauvaise qualité à deux mains, un doublé peut être aussi sifflé par l’arbitre.
  • Pour le premier contact défensif, la tolérance sur la qualité de la touche de balle est plus grande, car en général, le ballon est puissant et rapide. Il n’y a pas de doublé de sifflé quand le contact n’est pas propre. Par contre, si le ballon rebondi distinctement sur deux parties du corps, l’arbitre siffle la faute. Ensuite, lors d’une passe, il n’y a pas de tolérance sur la qualité de la touche de balle pour une passe. C’est généralement le passeur, qui a un bon toucher de balle qui s’y colle.
  • Un joueur passe sous le filet et entre dans le camp adverse. Son pied peut toucher la ligne à condition qu’il ne gêne pas les joueurs adverses.
  • Beaucoup de blessures se font au volley quand un joueur retombe sur les pieds d’un attaquant (ou bloc adverse).
  • Les joueurs ne respectent pas l’ordre de rotation sur le terrain. Le passeur pénètre trop vite pour prendre sa position, avant le contact de balle au service. Il arrive aussi que les joueurs se trompent dans leur position, que ce soit le mauvais joueur qui sert.
  • Un joueur ne peut pas toucher le filet. Le ballon, par contre, ce n’est pas un problème. Cette faute est courante pour un contreur qui tente d’aller chercher trop loin l’attaquant et qui touche le filet en retombant.
  • Si le ballon touche le sol à l’extérieur du terrain, c’est faute. S’il touche la ligne du bord du terrain, c’est point.
  • Si jamais le serveur lance le ballon, mais ne frappe pas, c’est faute aussi. Lors de l’impulsion pour le service smatché, le joueur ne doit pas marcher sur la ligne. Latérallement, Le joueur doit être dans l’axe du terrain pour servir.
  • Si le ballon touche la mire, c’est faute.
  • Il arrive que l’attaquant frappe la balle, qui ne franchit pas le filet en tapant sur la bande blanche et le bloc en même temps. Dans ce cas, ce n’est pas un contre, c’est juste que l’attaque ne franchit pas, car le ballon est trop bas. À ce moment, l’arbitre montre 4 doigts pour signifier que le ballon n’a pas changé de camp, et que le défenseur qui pense soutenir le bloc fait une quatrième touche sur l’échange. Cette règle est souvent litigieuse du fait que le contreur a les bras qui franchissent dans le camp adverse. L’attaque trop basse qui tape la bande blanche, touche ensuite le contre. Dans le cas où le contreur ne serait pas monté au filet, le ballon aurait tapé le filet sans le franchir.
  • Lors d’une attaque, le ballon peut toucher le contre. Si jamais, après le contact du contre, la balle sort du terrain (ou touche la mire), c’est faute de la part de la dernière équipe qui touche le ballon. C’est en général une stratégie de l’attaquant, qui se sert du bloc adverse pour mettre le ballon hors de portée des défenseurs. L’attaquant se sert aussi du bloc pour faire sortir le ballon hors du terrain par le bloc. On parle à ce moment de « jouer les mains« .
  • Il arrive aussi que deux joueurs adverses poussent le ballon en même temps. Pendant une à deux secondes, le ballon s’immobilise, puis un joueur prend le dessus sur l’adversaire, dans la poussée de balle.
  • Au moment de l’attaque, le joueur a la possibilité d’accompagner le ballon pour le déposer délicatement sur le terrain. Ce contact, prolongé avec le ballon, est autorisé à condition que la main accompagne le ballon en descendant. Si l’attaquant fait un mouvement latéral de la main, c’est faute de porté. Lors d’une défense basse, le ballon ne doit pas être accompagné pour être relevé. Il doit forcément avoir un « contact tapé ». Pour cela, il faut défendre avec la main fermée ou le dessus de la main (en faisant une corse par exemple : le joueur plonge au sol, la main tendu a plat et posée au sol.

L’arbitre est positionné sur une échelle qui lui permet d’être à hauteur du filet pour mieux voir les fautes de fil. Aucun joueur n’a le droit de parler à l’arbitre, excepté le capitaine de chaque équipe. Comme dans la plupart des sports, l’arbitre peut avoir recours à l’utilisation de cartons pour faire respecter le bon esprit du match.

Chaque équipe a le droit de demander 2 temps morts par set. Ils sont utilisés en général pour casser la dynamique positive de l’équipe adverse ou enrayer la spirale négative de son équipe.

Le rôle spécifique du Libéro

Dans ce sport présent depuis 1964 aux Jeux Olympiques, il existe une spécificité qui se remarque souvent très vite. Il est soumis à des règles bien à part. Son nom est simple: le libéro.

Jenia Grebennikov, le libéro de l'équipe de France de volley-ball.

Ce joueur est le libéro. Curieusement, ce poste n’existe pas depuis si longtemps. Il a été créé en 1998 lors des Championnats du monde au Japon par la FIVB (Fédération Internationale de Volley-Ball).

Le libéro peut entrer et sortir du terrain sans attendre le coup de sifflet de l’arbitre. Il remplace en général le central, pour apporter une meilleure qualité de réception et de défense. Il ressort du terrain quand il est censé passer devant, le central reprend sa place pour jouer son rôle au filet. Il n’y a pas de limites de changements avec le libéro.

Par contre, pour les autres joueurs, les changements sont limités. Le coach peut changer deux joueurs. Un joueur qui est mis sur le banc, dans le même set, ne peut rentrer sur le terrain que s’il reprend sa place initiale.

Chaque équipe a le droit de demander jusqu’à 6 remplacements par set.

Tout d'abord, ces libéros peuvent sortir et rentrer à leur guise à l'inverse de leurs coéquipiers. Ainsi leur sortie n'est pas comptabilisée comme un changement classique. Par conséquent c'est un joueur qui ne peut pas servir ou qui ne peut pas avoir le rôle de capitaine.

Ce joueur est souvent le plus petit de l'équipe, il est vif et très réactif et il dispose également d'une technique supérieure à la moyenne. Il est en général à la réception du service adverse mais est également très souvent sollicité pendant un échange.

Sur le terrain, un libéro ne peut pas monter. Il est cantonné derrière sa ligne arrière et n'a pas le droit de passer à l'avant et aller contrer un ballon par exemple. Ce rôle de libéro a été crée pour les joueurs de petites tailles qui avaient la technique pour jouer mais qui manquaient de taille pour faire partie d'un effectif professionnel.

C'est en 1999 que la Fédération internationale de volleyball (FIVB) a instauré ce nouveau rôle.

  • Le libéro n'a pas le droit de servir.
  • Il est là pour réceptionner et défendre et entre seulement sur la ligne arrière.
  • Il peut entrer et sortir autant de fois qu’il le souhaite pendant la rencontre à la place de n’importe quel joueur.
  • Le Libéro peut remplacer n’importe quel joueur de la ligne arrière.
  • Il ne peut jouer que comme joueur arrière et n’est pas autorisé à effectuer une frappe d’attaque d’où que ce soit (y compris le terrain de jeu et la zone libre) si, au moment du contact, le ballon est entièrement au-dessus du bord supérieur du filet.
  • Il ne peut ni servir, ni contrer ou tenter de contrer.
  • Un ballon provenant d’une passe en touche haute effectuée par un Libéro dans la zone avant ne peut être attaqué plus haut que le bord supérieur du filet.

Ce sera de nouveau l'occasion de voir à l'œuvre les libéros... Samuel Haddek avec Hérouville. Samuel Haddek, le libéro d’Hérouville. C’est une sorte de « top défenseur » pour son équipe, ayant pour rôle de remonter tous les ballons arrivant dans sa zone proche afin de le garder en jeu et rendant le ballon jouable pour un de ses coéquipiers afin de bonifier la situation.

Sa satisfaction se situe dans le fait de transformer une attaque dangereuse adverse en ballon défendu rendant la contre-attaque possible, à l’image d’un numéro 6 au football ou d’un gardien de handball. Il rend les points plus spectaculaires, plus longs, et donc l’activité plus télégénique.

Évolutions récentes des règles

Ces dernières années, les règles évoluent régulièrement pour augmenter la spectacularité et s’adapter au format télévisuel.

𝗟𝗲𝘀 𝗲́𝗾𝘂𝗶𝗽𝗲𝘀 𝗻𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗿𝗼𝗻𝘁 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗱𝗲𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲𝗿 𝘂𝗻 𝗖𝗵𝗮𝗹𝗹𝗲𝗻𝗴𝗲 𝗲𝗻 𝗰𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗿𝗮𝗹𝗹𝘆𝗲. Elles pourront toutefois le faire à la fin du rallye pour revoir la décision des arbitres concernant toute action survenue pendant l’échange, y compris le service.

𝗟𝗲 𝗱𝗼𝘂𝗯𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗮𝗰𝘁 𝘀𝗲𝗿𝗮 𝗮𝘂𝘁𝗼𝗿𝗶𝘀𝗲́ 𝗹𝗼𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹’𝗮𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲, 𝘁𝗮𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲 𝗯𝗮𝗹𝗹𝗼𝗻 𝗿𝗲𝘀𝘁𝗲 𝗱𝘂 𝗺𝗲̂𝗺𝗲 𝗰𝗼̂𝘁𝗲́ 𝗱𝘂 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗮𝗶𝗻, avec faute seulement en cas de 2 contacts clairs consécutifs.

Il s’agit de quelques ajustements pour la plupart de ces changements. Je vois quand meme deux changements notables :obliger les équipes féminines à avoir des coachs féminines adjointe au minimum. Effectivement, il y a un grand manque de représentativité des femmes sur les postes de coach.

L’allégement de la règle sur le double contact me laisse plus perplexe. Bien sûr, il est important de favoriser le jeu et d’éviter qu’il soit trop souvent interrompu par des fautes. Mais jusqu’où peut-on aller dans ce sens ? Le volley-ball reste un sport très technique, où le toucher de balle fait partie de son identité. Alléger les règles, c’est aussi prendre le risque de diluer cette exigence technique. Or, avec la montée en puissance du physique dans le jeu moderne, l’aspect physique prend déjà le dessus sur l’aspect technique.

Il n’y a pas de temps réglementaire au volley-ball, c’est la première équipe qui gagne 3 sets qui remporte le match. Depuis 2022, la durée d’un match a même été réduite, car il n’y a plus les temps morts techniques : pause d’une minute quand l’équipe qui mène au score arrive à 8 puis à 16. Un 3-0 déséquilibré se règle en moins...

Il n’y a plus de fautes de position pour l’équipe au service : le serveur doit être dans la zone de service, les positions des 5 autres joueurs à l’intérieur du terrain sont libres. Aucun joueur de l’équipe au service n’est autorisé à lever les mains au-dessus de la tête pendant le service, jusqu’à ce que le ballon ait franchi le filet. Cette règle s’applique pour les joueurs avant et arrière, même si ils ne sont pas placés sur la trajectoire du ballon. Il reste autorisé de protéger l’arrière de la tête avec les mains ou bien de poser les mains sur la tête.

Le lâcher/lancer du ballon par le serveur (et non plus comme auparavant la frappe de balle) marque le moment où les joueurs de l’équipe en réception peuvent changer de position sur le terrain. Sur la 2ème touche d’équipe, lorsqu’un joueur effectue une passe haute à dix doigts vers un coéquipier, des contacts consécutifs avec le ballon sont autorisés, à condition qu’ils se produisent lors de la même action.

Une faute de rotation est commise quand le SERVICE n’est pas effectué selon l’ordre de rotation. En outre, le marqueur doit déterminer le moment exact où la faute a été commise. Tous les points marqués à partir de l’erreur sont annulés pour l’équipe fautive.

Le remplacement est l’acte par lequel un joueur, après avoir été enregistré auprès du marqueur, pénètre sur le terrain pour occuper la position d’un autre joueur qui doit quitter le terrain (sauf pour le Libero).

Chaque équipe a droit au maximum à trois touches ( en plus du contre) pour renvoyer le ballon. Le ballon peut toucher n’importe quelle partie du corps. Le ballon doit être frappé, il ne doit pas être tenu ni lancé. Le ballon envoyé dans le camp adverse doit passer au-dessus du filet dans l’espace de passage. Par défaut, seul le contact avec la bande blanche du filet est une faute.

Si l’équipe en réception gagne l’échange, elle obtient le droit de servir et effectue une rotation avant de servir. Lors du contre, le joueur peut passer ses mains et ses bras par-dessus le filet, à condition que cette action ne gêne pas celle de l’adversaire. Le contact du ballon par le contre n’est pas compté comme une touche d’équipe.

Le challenge vidéo

Officialisé au Mondial 2014, le challenge vidéo directement inspiré du hawk-eye du tennis permet, pour un entraîneur, de corriger une décision arbitrale au moins deux fois par set. Sauf en cas d'erreur.

Devenu beaucoup plus rapide et plus fiable, cet outil informatique est devenu aussi une arme tactique, pour casser le rythme en fin de manche et offre un zeste supplémentaire de suspense tout en impliquant le public, qui suit le déroulé sur écrans géants.

Le LIBERO (avec Juliette GELIN) - Les Postes Du Volleyball #2

L'avenir du volley-ball

Depuis son invention, à la fin du 19e siècle, le volley a fait évoluer ses règles à de nombreuses reprises. Et ce n'est sans doute pas fini.

En France, la saison de volley reprend samedi soir en Corse, avec la Supercoupe féminine, Saint-Raphaël - RC Cannes, et la Supercoupe masculine Ajaccio - Paris. Les deux matches seront, comme tous ceux diffusés en direct sur la chaîne L'Equipe cette saison, soumis à un règlement différent : la possibilité pour chaque entraîneur d'appeler deux challenges vidéos par set pour corriger une décision arbitrale.

Une évolution récente qui a un impact certain sur le jeu. Ce n'est pas la première et certainement pas la dernière.

Attaquer uniquement aux trois mètres, rehausser la hauteur du filet (aujourd'hui fixé à 2,43m pour les hommes et à 2,24m pour les femmes), réduire la longueur des sets de 25 à 21 points, jouer le match en deux mi-temps : autant de pistes déjà testées ou en réflexion à la Fédération internationale, dans un seul but : promouvoir le spectacle pour coller au plus près des exigences télévisuelles. Avec le risque de dénaturer le volley.

En conclusion, les règles du volley-ball sont en constante évolution pour s'adapter aux exigences du spectacle et de la compétition. Que vous soyez joueur, entraîneur ou simple spectateur, il est essentiel de bien les connaître pour apprécier pleinement ce sport passionnant.

tags: #volley #ball #maillot #couleur #differente