Le Club Athlétique Périgueux (CAP) Rugby traverse une période financière délicate, nécessitant une mobilisation pour assurer sa stabilité et son développement. Cet article explore les défis budgétaires auxquels le club est confronté, les perspectives de changement au sein de sa direction, et les efforts déployés pour maintenir son niveau de compétition.
Alors que le CAP rugby a besoin de trouver 470.000 euros pour boucler son budget cette saison, il pourrait aussi y avoir du changement au sein du comité directeur du club périgourdin. Invité de France Bleu Périgord ce jeudi 26 février, Alain Curutchet, président du club des entreprises partenaires du CAPD a expliqué sa volonté de quitter son poste.
«Je ne quitte pas le navire, je reste fidèle au club des entreprises. Libérer mon fauteuil va me laisser du temps pour venir en aide à Édouard Reinhart,» explique celui qui est aussi directeur régional adjoint d'une grande banque.
Alain Curutchet assure que sa volonté n'est pas de voir couler le CAP, même s'il faut repartir sur de nouvelles fondations : "Nous voulons que le club existe encore à ce niveau".

Enjeux financiers et perspectives
D'après Alain Curutchet, les prévisions faites par le club pour la saison 2014-2015 ont été trop ambitieuses, "certains partenaires nationaux n'ont pas répondu au rendez-vous." Une façon de viser indirectement l'ex-directeur du club, Nicolas Coûte. Aujourd'hui les 65 entreprises qui soutiennent le CAP sont inquiètes mais d'après le président du club des entreprises personne ne souhaite quitter le navire pour l'instant "même si les affaires extra-sportives ont fait du mal".
La crise financière frappe la nationale, avec Tarbes et Bourg-en-Bresse en difficulté. Après Blagnac et Hyères l’an passé, c’est au tour de Tarbes et de Bourg-en-Bresse d’être dans la tourmente.
Changements potentiels à la direction
Alors que Francis Roux a annoncé son départ de la présidence du CA Périgueux la saison prochaine, les rumeurs vont bon train. Qui pour reprendre le club ? Quel budget ? Quelle équipe ? Cela commence à bouger du côté du CA Périgueux.
Le 22 septembre dernier, lors de l’assemblée générale du club, Francis Roux, le président, annonçait qu’il ne serait plus à la tête du CAP la saison prochaine. Une décision mûrie et qu’il avait ainsi préféré annoncé le plus rapidement possible. Depuis, dans le milieu du rugby, on se demande bien qui pourrait devenir président du CAP.
Ce mardi 10 février, nos confrères de « Sud Ouest » ont commencé à soulever quelques pistes. Francis Roux, le club ne s’est pas encore exprimé sur l’interview de Jacques Bolle, possible repreneur du CAP, dans « Sud Ouest ».
«S'il est nécessaire de devenir président on pourra en reparler en fin de saison, mais je préfère l'idée d'une co-présidence.»
Francis Roux confirme que Jacques Bolle est un potentiel repreneur. C’est lui qui lui a proposé, car il a besoin de se consacrer à ses affaires et il n’a pas fait tout cela pour que ça parte à l’eau. Il essaie de mettre en place une équipe digne de ce nom et Jacques Bolle lui a paru avoir toutes les qualités pour l’être.
Il est d’accord pour rentrer comme dirigeant au club et il lui paraît approprié. Après, il ne veut pas se jeter à l’eau non plus, il est prudent. On en discute mais pour le moment, rien n’est fait. Ce qui est sûr c’est qu'il n’a plus le temps malheureusement de s’occuper du club et il faut quelqu’un de plus disponible car le club mérite qu’on s’occupe de lui. Si ce n’est pas lui, ce sera un autre.
En parlant de saison prochaine, Agema continuera-t-il à être le sponsor majeur du club et donnera-t-il autant ? Là aussi, on prépare le budget et que ce soit Jacques Bolle ou un autre, on est obligés de s’en inquiéter dès à présent. Il ne mettra pas autant et Agema non plus évidemment. Mais cela a été anticipé.
Le club a fait du chemin depuis qu'il est président. On est en train de le préparer, on a des réunions tous les jours quasiment. Destinée à pouvoir accueillir des rencontres prestigieuses, la restructuration du stade Rongiéras, de Périgueux, était attendue.
Les jeunes et le public
Il n’a pas oublié non plus d’anticiper l’effet coupe du monde : « Notre devoir est d’accueillir et fidéliser les jeunes. Il faut développer le réservoir. » Cela passera par la poursuite du travail auprès des quartiers et des scolaires. De quoi, peut-être, atteindre « les 1 500 à 2000 spectateurs » espérés par le dirigeant.
Difficultés financières en Nationale
Les clubs sont dans le brouillard comme en témoigne le président du SCA. Pour s’en sortir, il faut avoir un gros réseau de partenaires. Ce qui est heureusement le cas du club tarnais qui en compte plus de 300.
C’est pour cette raison qu’en 2024 le SCA a pris un virage à 180 degrés, sous la présidence d’Alain Roumégoux, en misant sur la jeunesse et la formation. Néanmoins, l’équilibre reste fragile. C’est pour cette raison que, comme ses confrères, le président du SCA demande plus d’aides de la part de la fédération.
Objectifs sportifs et budget
L’assemblée générale du CAP s’est tenue ce jeudi 4 juillet. Au rang des bonnes nouvelles, on compte 107 jeunes licenciés supplémentaires et la labellisation du centre de formation. Pour l’équipe fanion, le bureau s’est félicité d’un maintien brillamment assuré malgré une qualification manquée de peu. « La saison prochaine, une place de plus ce serait merveilleux », espère le président du CAP.
Le budget annoncé en début de saison à 3,2 millions d’euros a été rehaussé en cours d’exercice à 3,7 millions suite à la hausse des contributions des collectivités et des partenaires privés. En outre, le club s’est félicité d’avoir terminé la saison à l’équilibre et dans le positif pour la cinquième année consécutive. Pour la saison prochaine, le budget sera légèrement revu à la hausse et atteindra les 3,8 millions d’euros hors taxes.
« Il y a une envie de stabiliser la situation et de jouer la prudence », explique-t-on à l’audience.
Avec 1,5 millions d'€ cette saison le club de rugby va devoir doubler son budget pour monter. «On a déjà présenté un prévisionnel de 3M d'€ à la fédération», assure Stéphane Turban qui sait pouvoir compter sur plus d'un million d'aides de la FFR et de droits télé.
Toutefois convaincu «que la Pro D2 est vitale pour le rugby en Périgord». Et ses dix clubs de Fédérale (1) . «Si on monte, on pourra garder les meilleurs jeunes du département.
Nouveau stade Rongiéras : Un atout pour l'avenir
« J’ai hâte d’avoir un outil pour faire plus de recettes », a glissé Francis Roux au sujet du nouveau Rongiéras encore en chantier. Privé de club house en raison des travaux, les Capistes ont découvert les joies de la Filature de l’Isle.
La restructuration du stade Rongiéras, de Périgueux, était attendue. Sur le principe, le projet ne posait pas de problèmes à grand monde : le parc des sports avait été oublié depuis plusieurs mandatures, sa rénovation s'imposait. C'était même devenu le projet phare de la municipalité de Delphine Labails, nouvellement élue à l'époque.
Mais comme tous les grands chantiers, le nouveau stade Francis Rongiéras déjoue les prévisions dès le départ. Dans le détail, l'édile par intérim rappelle que les 15 millions avancés concernent aussi d'autres structures. "Il y a aussi un stade d'athlétisme, il y a des reprises sur la partie tennis et le stade Dantou.
Émeric Lavitola préfère se concentrer sur l'unique somme payée par ses administrés directs, les habitants de Périgueux. "C'est 7 millions d'euros. On a fait le calcul sur 40 ans, c'est 200 000 euros par an. Est-ce qu'une ville comme Périgueux ne peut pas mettre 200 000 euros pour avoir un stade, un bel écrin de verdure et de loisirs ?", interroge l'édile intérimaire.
Le «vieux» stade Rongérias et sa piste d'athlétisme y ont gagné une capacité de 6.500 places assises. Mais le choix reste «impropre à tout développement», selon Francis Roux, qui a donc passé la main l'an passé avec Michel Macary.
Depuis, ce dernier a pris soin d'arrondir les angles avec la mairie. Tout en gommant les effets de la fronde d'une partie de l'effectif en fin de saison dernière qui avait entraîné le départ des entraîneurs Labrousse - Courau.
Marc Dantin est donc arrivé de Lannemezan avec cinq de ses anciens joueurs. Le ciment a vite pris avec un groupe dont le noyau dur, les Laffitte, Delmas, Escudier ou Zibzibadze, a grandi ensemble. Et après six ans d'une frustration immense, il s'apprête à recevoir Massy avec un appétit décuplé.
Il suffit d'entrer dans Périgueux en provenance d'Angoulême par la tortueuse nationale qui serpente entre les vallons pour mesurer combien, malgré l'ouverture au sud de l'Autoroute A 35, la préfecture de Dordogne reste enclavée. 30.000 habitants intra-muros, 80.000 pour l'agglo, et pourtant trois projets sportifs de taille.
Avec 1,5 millionsd'€ cette saison le club de rugby va devoir doubler son budget pour monter. «On a déjà présenté un prévisionnel de 3M d'€ à la fédération», assure Stéphane Turban qui sait pouvoir compter sur plus d'un million d'aides de la FFR et de droits télé.
«Après, si on ne monte pas, on repartira conformément à notre plan initial de trois ans», dédramatise-t-il, toutefois convaincu «que la Pro D2 est vitale pour le rugby en Périgord».
| Saison | Budget annoncé | Budget réévalué | Remarques |
|---|---|---|---|
| Début de saison | 3,2 millions | 3,7 millions | Hausse des contributions des collectivités et partenaires privés |
| Saison prochaine | - | 3,8 millions | Hors taxes, volonté de stabiliser la situation |
Performances sportives
Périgueux s’impose 30-24 à domicile face à Chambéry. Un beau match de rugby avec une belle performance du CAP qui a su garder son avantage face à une équipe de Chambéry accrocheuse à l’extérieur. Le carton jaune reçu par les Chambériens au retour des vestiaires à aider les coéquipiers d’Afa Amosa à creuser l’écart.
Côté sportif, le bilan était facile à faire avec deux titres, en Nationale 2 et en Espoirs nationaux, et l’accession des U15 au championnat Gaudermen, l’élite de la catégorie. « Notre objectif est le maintien. Il faut pérenniser, construire avant de viser plus haut et cette Pro D2 qu’on aimerait atteindre à court terme », avance Alain Curutchet, le vice-président, dans son rapport moral.
Relégués en Fédérale 1 en 2005, les rugbymen de Périgueux jouent la montée ce dimanche face à Massy. Après quatre échecs successifs, le CAP a l'occasion de retrouver le professionnalisme.
Après le traditionnel repas en commun du jeudi midi, les joueurs sont regroupés dans une pièce voisine pour une séance vidéo autour de l'entraîneur Marc Dantin. Ils dissèquent les images de la demi-finale aller de Fédérale 1 remportée dimanche dernier (24-17) sur la pelouse de Massy, entraîné par l'ancien toulousain Jeff Dubois.
Sept points d'avance avant le match retour demain qui pourrait propulser le CAP en Pro D2. Pendant qu'on entend les mouches voler dans la salle vidéo, les téléphones chauffent dans les bureaux. «On attend entre 6.000 et 7.000 personnes au stade. Et il y a déjà plus de 600 réservations pour le repas d'avant-match» , se félicite Stéphane Turban, qui mesure l'importance du rendez-vous à l'engouement qui agite une ville qui espère bien en terminer avec la malédiction de ses rugbymen.
«La Pro D2 est vitale pour le rugby du Périgord». Il suffit d'entrer dans Périgueux en provenance d'Angoulême par la tortueuse nationale qui serpente entre les vallons pour mesurer combien, malgré l'ouverture au sud de l'Autoroute A 35, la préfecture de Dordogne reste enclavée. 30.000 habitants intra-muros, 80.000 pour l'agglo, et pourtant trois projets sportifs de taille.
Le basket à Boulazac (Pro B) fait salle comble dans son écrin de 2000 places. Le foot à Trélissac (DH) cherche à rebondir sous la houlette de l'ambitieux patron du Leclerc local, «la» grande surface de l'agglo. Et donc le CAP, aux portes de la Pro D2.
Le diagramme du trésorier montre que 78 % de ce total provient du partenariat privé. Mais la maire a annoncé que la subvention municipale allait passer de 155 000 à 200 000 euros. « Les deux autres partenaires institutionnels ont fait un effort aussi », souligne-t-elle en rappelant que « le CAP est le club phare. La Ville doit être aux couleurs toute l’année ».