Le Volley Club Michelet Halluin (VCMH) a une histoire riche et passionnante, marquée par le dévouement de ses membres et son ascension constante dans le monde du volley-ball français. Cet article retrace l'évolution du club, de ses modestes débuts dans les cours d'école à son apogée en Nationale 1.

1957-1968 : Les Débuts Modestes dans la Cour de l'École
L'histoire du VCMH commence en octobre 1957, lorsque quelques passionnés se réunissent pour jouer au volley-ball dans la cour de l'école Michelet. « J’ai démarré avec un ballon dans la cour de récréation de l’école Michelet », se souvient Michel Régnier, directeur de l’école éponyme à partir de 1965. Si les statuts du club n’apparaîtront au journal officiel qu’en février 1959, c’est bien en octobre 1957 qu’est né le VCMH. « On a démarré à 2 et puis des jeunes sont venus se greffer », reprend Michel Régnier, « on a commencé à jouer en équipe à l’école Michelet. Il s’agissait d’enfants de parents qui fréquentaient l’amicale ».
Parmi les pionniers, on retrouve des noms tels que Jean Dendiével, Christian Naeye, Jean-Louis Fendelert, Adolphe Dieryck et André Kindt. « On avait envie que figure un sport au sein des activités de l’amical laïque Michelet en cours de gestation et dont l’objectif était de promouvoir l’éducation populaire », se souvient Michel Régnier, âgé de 70 ans.
Dès le départ, c’est une histoire de dévouement dont les noms sont restés gravés : Jean Dendiével, handicapé, Christian Naeye, lui aussi handicapé et ayant joué en handisport, Jean-Louis Fendelert, 1er entraîneur du club en 66/67, Adolphe Dieryck, délégué cantonal à l’école Michelet, André Kindt, amicaliste et surtout animateur au sein des supporters, etc.
De cette époque pionnière, une 1ère équipe minime va rejoindre le championnat UFOLEP 1959/60. « Les matches se déroulaient dans la cour de l’école, les joueurs partaient avec du sel pour faire fondre neige et verglas l’hiver avant de jouer, cela servait d’entraînement ! Il était interdit de jouer avec des gants, le ballon en cuir cousu à la main était deux fois plus lourd que ceux d’aujourd’hui. Quant il pleuvait, on en prenait 3 et on les échangeait en cours de rencontre pour les faire sécher sur un radiateur ! » .
Très vite les résultats sportifs vont suivre, l’équipe s’étant aguerrie au jeu développé à l’extérieur à l’inverse des autres formations reçues à Halluin : l’équipe minime sera championne du district deux fois, puis championne deux autres fois en cadets et enfin trois autres fois chez les seniors. « Les seniors sont alors passés sous l’égide de la Fédération Française de Volley pendant que les jeunes restaient en UFOLEP. Dès leur 1ère année, les seniors ont terminé champions de la Départementale 2 », se rappelle André Graye, on allait jouer dans différents clubs de la métropole, Hellemmes, Lille, Lambersart… »
Les jeunes montaient à une dizaine dans une Versailles ou une 2 CV pour rejoindre le terrain des équipes adverses. « On s’était fait arrêter par des gendarmes bienveillants qui nous ont demandé d’y aller doucement ! » en plaisante encore Michel Régnier.
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A l’entame de la saison 66/67, ce dernier crée l’école de volley-ball qui va faire monter en puissance de club. « De 40 enfants à l’origine, on est passé à 120 enfants deux ans plus tard ». Les joueurs encadraient les groupes, tout était bénévole. Ce n’est qu’à la fin de cette décennie que le club obtiendra l’autorisation de jouer à la salle du Manège encore dotée d’un plancher. « Il n’y avait pas de trous pour les poteaux qui étaient simplement posés, on marquait le sol avec des bandes qu’on agrafait », relate Michel Régnier. Pas de quoi entraver une passion du volley intacte alors que ce sport n’était pas en vogue.
1968-1978 : L'École Michelet, Vivier du Club
L’école Michelet et son directeur de l’époque, Michel Régnier, vont jouer le rôle de vivier pour le VCMH, l’école de volley comptant jusqu’à 120 enfants issus de tous les horizons. « J’insistais lourdement dans toutes les classes pour envoyer les jeunes au club, qu’ils soient bons ou mauvais », se souvient Michel Régnier, « les relations nouées avec les écoles publiques et privées (M. Mortelette à Saint-Aphonse, les frères maristes au Sacré-Cœur) avec le syndicat d’initiative (les deux filles de l’actuel président, Raymond Vanhast), ont permis d’alimenter l’école de volley qui a rassemblé jusqu’à 120 enfants. C’étaient des séquences d’une heure, le jeudi à l’époque ».
En 1969, une section féminine, transfuge de la défunte section de l’UH a été créée. Et si les volleyeurs(euses) allaient jouer à la salle du CES (la salle Wancquet) a été inaugurée en 1974 par le maire de l’époque, Albert Houte, une nouvelle salle sur l’aire sportive de la Rouge Porte (l’actuelle salle de basket), rue des frères Lumière. « Là j’ai pu développer davantage l’école de volley », reprend Michel Régnier.
En 71/72, vont démarrer les équipes cadettes et juniors hommes. « On recensera une centaine de licenciés au cours des années 70 », se rappellent André Graye, joueur jusqu’en 72, et Joël Vandamme joueur-entraîneur dans ces années-là, « les présidents Auguste Bouba (68-74), Michel Régnier (74-77) et Léon Knokaert (77-82) se sont succédé », ajoutent-ils, « M. Verstichel, le papa de Myriam qui tient le salon de coiffure, rue Marthe Nollet, a été président d’honneur jusqu’en 1975 ».
L’équipe seniors qui s’était hissée en Fédérale (l’équivalennt de l’actuelle N3) y restera jusque dans les années 76-77 où elle va accuser une baisse de régime, « le temps que les juniors y trouvent leurs marques ». C’est la décennie où le club s’acclimate à la Fédération après avoir s’être frotté à l’UFOLEP, « C’était beaucoup plus strict, plus rigoureux », conviennent Joël Vandamme, André Graye et Michel Régnier.
Parmi les anecdotes dont regorgent ces « mémoires » du club, on se rappellera que durant la période 67-71, le VCMH organisait des fêtes de la bière patronnées par Nord Eclair, L’orchestre Die Oberland Blaaskapelle venait des communes belges voisines ! Et puis les activités du club se sont étoffées.
Ainsi en février 73, les jeunes volleyeurs du VCMH ont affronté les « beloteux » de l’amicale de l’école Michelet. Et les volleyeurs l’ont emporté ! Un grand tournoi de cartes était organisé une fois par an par l’amicale pour financer le volley mais aussi les activités scolaires.
Les idées ne manquaient pas : en 1975, un ramassage de vieux papiers permettait de collecter des fonds à partir de leur revente, pour financer notamment l’achat de vieilles camionnettes afin d’assurer le transport des jeunes dans le cadre des rencontres sportives. Sans oublier durant ces années-là, les premiers échanges avec la ville jumelée allemande d’Oer.

1978-1988 : Montée en Puissance
Les années 70 avaient été celles de la construction d’un futur grand club. La décennie suivante sera celle de la montée en puissance avec l’accession de l’équipe fanion en Nationale. Les trentenaires vont prendre le club en main avec passion. On entre dans la phase ascendante du VCMH.
En 1979, l’équipe des juniors remporte la coupe des Flandres. En 1980, les seniors accueillent pour la première fois en leur sein deux recrues extérieures du V.B. Roubaix, ce qui se soldera par leur accession en Régionale 1. A l’issue de la saison 82/83, l’équipe 1 gagne la coupe des Flandres.
En juin 83, l’évolution du club nécessite la mise en place de nouvelles structures (financement, gestion, etc) La présidence est alors confiée à Joël Vandamme, ancien joueur comme Jean-Pierre Tytgat qui devient vice-président d’honneur. Pour la 1ère fois, un entraîneur rémunéré est recruté. Deux nouveaux joueurs intègrent l’équipe seniors, Bertrand Pollet de Comines et le Belge Philippe Verzeele.
En septembre 83, l’organisation d’un grand tournoi de gala s’ajoute aux prestations du VCMH. En juin 84, les frères Dupire Franck et Luc, arrivent de la St Michel Tourcoing. Et en juin 85, le VCMH monte pour la 1ère fois de son histoire en Nationale, en N3. Un passeur d’exception arrive à son tour de la St Michel Tourcoing. Il s’agit d’un Halluinois de souche Patrick Deregnaucourt.
C’est le début des entrées payantes, on payait 15 F. (avec une boisson gratuite), aujourd’hui, le billet est à 3 euros. De 84 à 86, l’ascension du club a été formidable. « Le public était de plus en plus dense, l’ambiance était extraordinaire », se souviennent Joël Vandamme, Jean-Claude Devos et Jean-Pierre Tytgat, « le chaudron halluinois était né, le public portait à bout de bras son équipe, les spectateurs étaient à un mètre du terrain, les équipes adverses craignaient de venir à Halluin ».
En juin 86, le VCMH accède cette fois à la N2. En 1987, c’est un autre débat qui agite le club. La salle De Coubertin n’est plus aux normes nationales, trop petite, trop basse. La décision est prise d’expatrier l’équipe 1 salle Berlioz. Au mois de mai, une réunion de crise est organisée chez Albert Desmedt le maire, en présence de M. Leclercq, président de la Fédération de volley, et de M. Wittouck du staff du VCMH. La décision de construire une nouvelle salle aux normes de la Fédération est entérinée, avec une réelle volonté de l’implanter à La Rouge Porte où la construction de la salle Michel Bernard a été difficile.
1988, toujours en N2, se déroule donc sous les meilleurs auspices. Parmi les anecdotes sur le club, on se souviendra de la visite de Nicolas Henard, champion olympique de voile à Séoul, lors d’un match de Nationale 2.
1988-1998 : Le Temps des Derbys Enflammés
Après son accession en N2 en 1986, le VCMH va vivre ensuite une décennie contrastée On se souvient des derbys enfiévrés entre Tourcoing et Halluin durant la saison 89-90, à chaque fois rempotés par le VCMH. Avec, salle Michel Bernard, plus dd 1000 spectateurs ! La saison 88-89 sera la dernière qui verra l’équipe fanion du VCMH évoluer salle Berlioz, au Colbras. En septembre 1989, sera inaugurée la salle Michel Bernard par Alexandre Faidherbe.
Dans cette salle dotée de gradins, la saison 89-90 sera exceptionnelle : après l’engagement d’un joueur pro de nationalité bulgare, Krassimir Boutousharov, le VCMH fait des étincelles, notamment lors des derbys contre Tourcoing. Les Halluinois l’emportent lors des deux rencontres et la première, à Michel Bernard, s’est déroulée devant plus d’un millier de spectateurs ! « Il avait fallu rajouter des gradins supplémentaires, l’un d’entre eux avait même cédé sous le poids », se souvient Joël Vandamme, alors président du club. Les Halluinois l’avaient emporté 3 sets à 2.
Au match retour, salle Marie Curie à Tourcoing, les supporters halluinois ont dû batailler ferme pour obtenir une centaine de places. Bien leur en a pris avec la victoire des mêmes Halluinois par 3 sets à 1. Cerise sur le gâteau au terme de cette saison, le VCMH accède en N1B comme Tourcoing d’ailleurs. En 1990, Robert Deregnaucourt dont le fils figurait dans l’équipe A devient vice-président. C’est le début d’une valse des entraîneurs.
En janvier 91, Adachi Tatsuye (issu du CREPS de Wattignies) dirige une équipe qui terminera la saison dans le bas du tableau. En 91/92, les minimes garçons deviennent champions du Nord. Hervé Tassan, également du CREPS, arrive comme entraîneur-adjoint de l’équipe 1ère et l’on note le renfort de 2 Brésiliens, pas de quoi faire décoller l’équipe A du bas de tableau. En 92/93, faute de budget, le démarrage en NB1 s’effectue sans professionnel. L’équipe se compose de joueurs régionaux amateurs, sous la houlette d’Hervé Tassan qui devient entraîneur. Pas de miracle : c’est la descente en N2.
En 93/94, Franck Dupire, ex-joueur, vient assister Hervé Tassan. L’équipe termine 7ème de la N2 et se maintient. L’équipe des minimes est en progression. 94/95 sera une saison noire pour le staff avec le décès de Robert Deregnaucourt et Didier Palm, le pilier des supporters, suite à un arrêt cardiaque. Un nouvel entraîneur arrive de Roumanie Bartha Gyula. Avec un budget stable, difficile de réaliser des prouesses même si l’équipe se frotte à de futures formations de Pro A comme Asnières. Les cadets disputent la finale du championnat de France, comme les benjamines coachées par Virginie Delporte, âgée de 17 ans. La finale des benjamines était arbitrée par un jeune Halluinois de 18 ans, David Huttin.
Encore un changement d’entraîneur lors de la saison 95-96 avec l’arrivée de Vincent Waquet, entraîneur-joueur. En cours de saison, il fait appel à son père, Jean-Michel, qui avait été conseiller technique régional. Le maintien est assuré. 96/97 sera encore marquée par un nouvel entraîneur Mouta Louati d’orignie tunisienne. Il restera la saison suivante et l’équipe fanion demeure en N2, en milieu de tableau.
1998-2008 : Deux Montées en Nationale 1
Cette dernière décennie du Volley Club Michelet aura été marquée par deux accessions de l’équipe fanion en Nationale 1, aussitôt suivies de deux retours en N2. On retiendra aussi la venue au VCMH de Cornel Soïca, un joueur international hors du commun. Mouta Louati, d’origine tunisienne, sera toujours l’entraîneur de l’équipe 1 en 98/99, une saison en N2 qui se ponctuera par une accesssion en N1 grâce à une 2e place du VCMH obtenue de haute lutte.

Un entraîneur canadien relèvera ensuite le défi, Roger Vallée. Hélas, la saison suivante sera celle du retour en N2 et de l’arrivée d’un nouvel entraîneur, Yuriy Jorovyansky. Philippe Varrasse emboîtera le pas à cet entraîneur ukrainien durant deux saisons, jusqu’en 2003. L’équipe terminera à chaque fois à la 4e place de la N2.
Coup de théâtre en juin 2004, l’équipe étant alors entraînée par Vincent Waquet, avec une montée en N1 du VCMH sur tapis vert. « On ne s’y attendait pas et cela a hypothéqué notre recrutement effectué en juin quand les meilleurs joueurs ne sont plus sur le marché des transferts », se souvient Joseph Werbrouck, le président du club depuis juin 2002, « de quoi faire l’ascenseur la saison suivante d’autant que nous éprouvions des difficultés sur le plan financier ».
2005 sera en effet l’année d’une nouvelle descente en N2, suivie par Vincent Waquet, entraîneur jusqu’en juin 2006 avant l’arrivée d’Edosa Aye, dit Quincy, l’actuel entraîneur qui a resigné pour une année supplémentaire. Outre les deux accessions en N1, la sensation de cette dernière décennie aura été sans aucun doute la venue de Cornel Soïca au VCMH, le joueur aux 200 sélections en équipe de Roumanie. Son talent et son expérience ont énormément apporté au club, y compris dans sa notoriété qui permet au VCMH d’être attractif en terme de recrutement, encore aujourd’hui.
On retiendra aussi les matches de gala : Avignon-Beauvais en décembre 2004 ou encore Beauvais-Menen en décembre 2005. Pour l’anecdote, on se souviendra que l’entraîneur de Menen est parti à Beauvais la saison suivante ! Le VCMH est aussi un cl...
Kim d'Halluin : Un Nouveau Départ
Appelez-la Kim d’Halluin, elle y tient. Comme un nouveau départ, se marre-t-elle. On connaissait Kim Nowak, ses 10 sélections en équipe de France, son statut de joueuse bien ancrée dans le paysage français… Rien n’a changé, et tout en même temps.
LIRE AUSSI. Malgré cette césure, cette grossesse surprise, la receptionneuse-attaquante, pari autant que bon coup de l’intersaison du Quimper Volley 29, a repris le fil rouge de sa carrière. Avec toute la difficulté que cela comporte que d’associer les montées au filet et les réveils nocturnes. J’ai allaité, et quand on allaite, il y a une histoire d’hormones, qui fait qu’au niveau musculaire, on ne retrouve pas la même tonicité. J’ai voulu faire attention pour ne pas sauter trop tôt. Au final, cela fait seulement un an » sans volley, puisque l’ex-Bleue avait fait le choix, depuis son ancien club d’Aix-Venelles (en 2019-2020), de continuer à s’entraîner jusqu’à trois mois de grossesse… et de ne rien dire. Par volonté de ne pas perturber l’équipe, plaide-t’elle. Sans doute aussi par pudeur, tant maternité et sport de haut niveau ont pu lui paraître à ce point antinomiques, autant qu’aux yeux de certains acteurs du volley français.
J’ai demandé à mon club d’alors d’avoir un contrat quand je reprendrai… Je rentrais de Roumanie , je venais d’arriver… et je tombe enceinte. Cette voie de garage, Kim d’Halluin ne l’avait pas vraiment vu venir. Elle en a aussi pris conscience après coup, à la lecture du cas personnel de l’Italienne Lara Lugli, poursuivie en justice par son club pour avoir voulu devenir maman… Il y a beaucoup de non-dits. À tous les étages.
En décembre, en contexte Covid, j’ai demandé à la fédération de prolonger mon statut de joueuse de haut niveau pour avoir accès à une salle. Je n’ai jamais eu de réponse… Je me suis débrouillée seule, chez moi, dehors. Son statut d’ex-internationale ? Ils s’en foutent.
Désormais forte d’une expérience personnelle, Kim d’Halluin en a aussi fait une forme de leitmotiv pour l’après-carrière. Profitant de la fin de sa grossesse pour mettre sur pied un projet autour d’un job de coach-consultant, orienté autour de l’accompagnement des sportives post-grossesse. Il y a du boulot, opine-t’elle, tout en espérant que le volley suivra l’exemple du hand féminin, qui a adopté la règle du maintien du salaire pendant le congé maternité.
En filigrane, c’est bien un changement de mentalité qu’espère la néo-Quimpéroise. Pour l’heure, cette articulation l’enrichit. Je ne suis plus la même femme, ni la même joueuse. Même les réveils nocturnes me rendent plus fortes alors qu’avant, cela aurait pu être un facteur de stress. Mardi soir, alors que tout l’effectif du QV29 assistait au match des Béliers de Kemper, Kim d’Halluin se recentrait sur les siens. « J’ai pris du recul. Le volley, c’est mon métier.
| Période | Président |
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| 1968-1974 | Auguste Bouba |
| 1974-1977 | Michel Régnier |
| 1977-1982 | Léon Knokaert |