La question de la grossesse chez les footballeuses professionnelles est un sujet complexe, marqué par des défis spécifiques et des évolutions positives récentes. Cet article explore les différentes facettes de cette réalité, allant des témoignages de joueuses aux mesures mises en place par la FIFA pour protéger les droits des femmes enceintes dans le monde du football.

Témoignages et Expériences de Joueuses
"Je pensais que la direction allait mal prendre la nouvelle mais ils ont bien réagi. Ça fait du bien d’être soutenue, ça m'aide à bien vivre ma grossesse." A 30 ans, la défenseure du FC Fleury 91, Claudine Meffometou, attend aujourd’hui son premier enfant. "Les premières semaines, le médecin avait listé les activités que j’avais le droit ou non de faire. Maintenant que ma grossesse est plus avancée, je ne m'entraîne plus du tout."
Claudine Meffometou n’est d’ailleurs pas la première joueuse du FC Fleury 91 à tomber enceinte. Sa coéquipière, Charlotte Fernandes, a même eu deux enfants pendant sa carrière ! "Pour le premier, j’étais au club de Juvisy : c’était en 2013 : j’avais 20 ans, j'étais étudiante et défrayée, il n’y avait encore que très peu de contrats dans le football. Mais je n’ai pas ressenti de pression : la preuve, la présidente de Juvisy était venue me voir à la maternité."
L'Accompagnement des Clubs : Un Facteur Clé
Quand elle attendait son premier enfant, Charlotte Fernandes a stoppé sa saison au mois d'avril. "Du coup, j'ai fait ma première rééducation seule, car j'étais entre deux clubs. Mais, pour ma deuxième grossesse, quelques mois plus tard, j’étais au Val d’Orge (aujourd'hui le FC Fleury, ndlr)." La joueuse s’est sentie bien accompagnée : "le préparateur venait chez moi pour du renforcement, du crossfit, du cardio..."
Pour Sylvain Carric, coordinateur de l’équipe féminine du FC Fleury 91, soutenir ses joueuses en période de grossesse est une évidence. Badou Sambague loue aussi l’exemple du FC Fleury, qui "met des moyens pour développer sa section féminine". L’Olympique Lyonnais, lui, s’est en tout cas empressé d’assurer qu’il "mettra tout en œuvre" pour organiser "dans les meilleures conditions" le retour de Sara Björk Gunnarsdottir, engagée jusqu’en juin 2022. "C’est très bien, ce qu’a fait l’OL", estime Frédérique Jossinet, directrice du football au féminin à la Fédération française de football.
Carrière ou maternité : pourquoi il faut redéfinir la réussite
Les Mesures de la FIFA pour Protéger les Joueuses Enceintes
C’est "pour ne plus que les joueuses aient à s’inquiéter de leur carrière", dixit Gianni Infantino, son président, que la FIFA a instauré fin 2020 des mesures pour protéger les footballeuses enceintes. Désormais, chacune a le droit à un congé maternité de 14 semaines - dont huit après la naissance de l’enfant -, et pendant lequel "les deux tiers" de son salaire continueront de lui être versés. Toute joueuse pourra aussi, pendant sa grossesse, "recevoir des conseils médicaux indépendants à intervalles réguliers".
Après son congé maternité, le club devra "réintégrer" la joueuse, "lui fournir un suivi médical adapté", et mettre à disposition des installations pour qu’elle puisse "allaiter le nourrisson et/ou tirer son lait". Autre détail d’importance : si une joueuse est enceinte, le club pourra aussi recruter une remplaçante en dehors de la période de transferts. Enfin, la FIFA a averti les clubs qu’ils risquent de devoir des "dommages et intérêts", des "sanctions sportives" et même des amendes s’ils résilient le contrat d’une joueuse pendant la grossesse.
Défis et Mentalités : Évolutions Nécessaires
"Cette nouvelle réglementation est une bonne chose pour le football en France", selon Badou Sambague. Mais six mois après cette annonce positive, l’avocat en droit du sport ne constate pas encore de vrai changement. "Avant que la grossesse ne soit mentionnée dans les contrats, il faudra d'abord que la mentalité évolue dans les clubs. Etre privé d’une joueuse rémunérée et sur qui on a misé, même si la Sécurité sociale prend le relais, ce n’est pas encore évident à accepter pour certains clubs."
Y a t-il une crainte qui sommeille chez les footballeuses ? "Gunnarsdottir est à Lyon, un grand club, elle a une carrière et elle n'aura pas de mal à rebondir, compare Sylvain Carric. Mais si une joueuse gagne 1 500 euros par mois et qu’elle joue la septième place en D1, je ne suis pas persuadé qu’elle risquera de perdre son niveau sportif."
Tableau Comparatif : Soutien à la Maternité dans le Football Féminin
| Pays/Organisation | Mesures de Soutien |
|---|---|
| FIFA | Congé maternité de 14 semaines (dont 8 après la naissance), 2/3 du salaire versés, conseils médicaux indépendants, réintégration et suivi médical adapté. |
| États-Unis (NWSL) | Les joueuses conservent 75 % de leur rémunération fédérale pendant leur congé maternité. |
| France (Clubs comme OL et FC Fleury) | Accompagnement personnalisé, soutien médical et sportif, efforts pour faciliter le retour après la maternité. |
Considérations Médicales et Fertilité
Un arrêt de carrière pour maternité peut encore être une inconnue, pour une sportive de haut niveau. "Elle doit s'arrêter 12 mois au moins, précise Thierry Adam, l'un des rares gynécologues du sport en France. En plus, une footballeuse enceinte devra arrêter de pratiquer son sport au bout de trois mois car son sport implique un risque de chocs mais aussi d'entorse à cause de la laxité ligamentaire pendant la grossesse."
Pour Thierry Adam, qui collabore avec les clubs de rugby, les questions autour du corps de la sportive, comme les règles ou la période post-natale restent des tabous pour certains encadrements. "Non seulement la médecine s’est intéressée très tard au corps de la sportive mais elles ont longtemps été entraînées comme des hommes."

D'autant que trop attendre peut avoir des conséquences définitives, précise Thierry Adam. "Le risque, pour une joueuse, c’est qu'elle ait un projet de grossesse tardif, et que sa fertilité diminue..."
Vers une Meilleure Information et Accompagnement
Du côté de la fédération, Frédérique Jossinet observe que la maternité "pas une priorité" pour l'écosystème du foot. "Aujourd’hui, on essaye d'informer les clubs sur la protection des joueuses. Ensuite, les clubs et les médecins doivent faire une vraie communication auprès d’elles, leur parler notamment de l'horloge biologique qui avance." La directrice du football féminin pointe un exemple inspirant, celui du handball français, devenu en avril 2021 le premier sport collectif au féminin à se doter d’une convention collective, laquelle prévoit une couverture de la maternité. "C’est une évolution exemplaire, ils montrent que c’est possible.
La Zlecaf et l'Entrepreneuriat Féminin en Afrique Centrale
Dans un autre contexte, la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (Zlecaf), la plus grande zone de libre-échange au monde en termes de nombre de participants, a commencé ses opérations le 1er janvier 2021. Avec la Zlecaf, 54 des 55 nations de l’Union africaine ont convenu d’un marché libéralisé à l’échelle du continent pour les biens et services, les affaires et les investissements.

La FAFECA a participé à un atelier sur le thème : Optimiser le potentiel de la Zone de Libre Échange Continentale Africaine (Zlecaf) en Afrique centrale en promouvant l’inclusivité et l’égalité du genre dans les chaînes de valeurs régionales. Cet atelier organisé par les Nations-Unies et la CEEAC avait pour objectif de discuter des axes prioritaires pour promouvoir l’égalité des sexes et l’inclusivité aux chaînes de valeurs régionales et de sensibiliser les femmes et les jeunes dans les chaînes de valeurs et les règles de la Zlecaf.
Mme Valentina Geneviève Dagba membre de la FAFECA saisi cette opportunité pour partager son expérience et échanger sur les défis et barrières de l’entrepreneuriat féminin en Afrique centrale mais surtout dans son pays, la République centrafricaine (RCA). Enfin ce séminaire a été un moment de partage, de réseautage et d’opportunités qui promet un avenir meilleur pour l’essor des femmes en RCA.
La FAFECA est toujours dans la dynamique de la recherche d’expérience et de réseautage pour élever le niveau de l’entrepreneuriat féminin en Centrafrique. L’accord Zlecaf devrait stimuler la croissance et promouvoir la transformation structurelle des États membres africains, offrant ainsi une opportunité majeure d’améliorer leur compétitivité, y compris sur le marché mondial.
De plus, la Zlecaf devrait permettre d’atteindre un développement socio-économique durable et inclusif, réduire la pauvreté et les inégalités, y compris l’inégalité entre les sexes. Selon la Banque mondiale, l’Accord, qui relie 1,3 milliard d’Africains, devrait sortir 30 millions de personnes de l’extrême pauvreté, augmenter les revenus de près de 68 millions d’autres vivant avec moins de 5,50 $ par jour.