Ancré au Parc des Sports d’Aguiléra à Biarritz, le Biarritz Olympique Pays Basque est bien plus qu’un club de rugby à XV : c'est une institution, un héritage, et une fierté pour sa région. Souvent abrégé en BO, le Biarritz Olympique est une institution du rugby français, dont la notoriété traverse les décennies. Le club est un symbole de fierté basque, mêlant tradition et modernité depuis plus d’un siècle. Êtes-vous intéressé par l’histoire du club et de son pays?
Les Débuts: L'Héritage de la Ville
Le Biarritz Olympique, ou BO, trouve ses racines dans la fusion de deux clubs locaux : le Biarritz Stade et le Biarritz Sporting Club. C’est en avril 1913 que le BO naît de la fusion des équipes du Biarritz Stade et du Biarritz Sporting Club. Cette union, orchestrée en 1913, a été imposée par Pierre Forçans, visionnaire et figure marquante du rugby biarrot. C’est ainsi qu’est né le club Biarritz Olympique, qui deviendra une référence dans le rugby hexagonal.
En effet la décennie 1930-1940 marques les premiers succès nationaux du Biarritz Olympique. Cette équipe naissante fut championne de la Côte Basque en 1916. Fondé en avril 1913 par la fusion du Biarritz Stade et du Biarritz Sporting Club, le Biarritz Olympique adopte naturellement les couleurs rouge et blanc qui le caractérisent encore aujourd’hui.
L’inspiration première vient du blason de la ville de Biarritz:
- Une barque de baleiniers affrontant les vagues.
- Trois coquilles Saint-Jacques, rappelant le passage des pèlerins de Compostelle.
- Une étoile symbolisant guidance et lumière.
- La devise latine "Aura, sidus, mare adjuvant me" (“Les vents, les astres, la mer m’assistent”).
Ces éléments racontent à la fois l’histoire maritime et la culture profondément ancrée dans le Pays basque.
Le maire de l’époque, Pierre Forçans, ne tolère pas une telle publicité et impose un armistice entre les deux clubs rivaux, obligés de fusionner le 24 avril 1913. Les membres des deux clubs se réunissent en assemblée générale sur le thème « un seul club pour Biarritz ». Au cours d’interminables palabres, ils choisissent le nom de Biarritz Olympique et portent la couleur blanche, symbole de la paix, pour leur première saison 1913-1914, inaugurée face au FC Lourdes.

Les Premiers Succès et les Épreuves de la Guerre
Dès sa création, le club s’impose comme un acteur incontournable, attirant les talents régionaux et nationaux. Les joueurs du BO, portés par une ferveur populaire sans égale, font vibrer le stade Léon-Larribau, devenu le symbole de leur ambition sportive. Pierre Forçans a joué un rôle clé en imposant cette fusion, permettant au BO de se structurer et de viser des objectifs ambitieux. Grâce à sa vision, le club a pu bénéficier d’une organisation solide et d’un recrutement efficace, posant les bases de ses futurs succès.
Le BO ne tarde pas à se distinguer sur le plan national, participant à de nombreuses compétitions et accumulant les succès. Les joueurs biarrots, symboles d’abnégation et de talent, propulsent le club vers les sommets du rugby français.
Qualifiés pour la finale en 1934, les Biarrots remportaient le titre de Ligue 1 l’année suivante. Le BO s’incline 13 à 8 lors de cette finale et l’équipe devient vice-championne de France. Ce goût amer laissé par cette seconde place sera effacé l’année suivante, lorsque les rouge et blanc s’imposent 3 à 0 contre Perpignan en finale du championnat de France. Le BO gagnera ensuite le challenge Yves du Manoir en 1937 et terminera deuxième au championnat de France en 1938.
Durant la Seconde Guerre mondiale, le Championnat de France s’arrête et le club est privé d’une grande partie de ses joueurs. Durant cette période, le club remportera tout de même la Coupe des XV en 1942 et atteindra la demi-finale du championnat de la zone occupée en 1943. Durant la Seconde Guerre mondiale, le BO a été privé de nombreux joueurs, mais a su rebondir en remportant la Coupe des XV en 1942.
Mais, l’avenir prometteur du premier capitaine du BO s’arrête à 27 ans, le 31 décembre 1916, sur la Côte-du-Poivre, à Verdun. Sergent du 12e Régiment d’infanterie (RI), il reçut la Croix de guerre avec citation : « Au front depuis le début des hostilités, dans les circonstances les plus difficiles, il a toujours fait preuve du plus parfait mépris du danger en assurant la liaison du régiment avec l’arrière. »
L’autre légende du rugby morte au combat s’appelait Julien Dufau. Ailier ou trois-quarts centre sur le terrain, sa carrière internationale naissante prend fin en 1914 pour évoluer sur le champ de bataille au poste de sous-lieutenant dans le 7e régiment d’infanterie coloniale. Il commande, ensuite, une section de méharistes sénégalais au Niger où il trouve la mort à la fin de l’année 1916.
Quant au troisième joueur international du BO mort pour la France, il s’appelait Daniel Ihingoué. Le jeune homme se fit tuer à 28 ans lors de l’offensive désastreuse du général Nivelle au chemin des Dames, le 16 avril 1917.
Citation ultime, en 1954, le stade du BO, fut officiellement rebaptisé stade Léon-Larribau. Le Stade Léon-Larribau, rebaptisé en l’honneur de Léon Larribau, héros de guerre, est devenu le symbole de l’attachement du club à ses racines et à ses valeurs.
Les Années Suivantes : Montée en Puissance et Défis
Les rouges et blancs atteignent presque chaque année les phases finales du championnat mais ne parviennent pas à se hisser plus haut dans la compétition. La saison 1976/1977 marque l’arrivée d’une nouvelle génération : Serge Blanco, Jean-Pierre Béraud, Roger Aguerre, Alain Mourguiart entre autre… Cette équipe nouvelle renforcée par ses nouvelles recrues parvient à se qualifier pour les quarts de finale du championnat, une première depuis 1939. L’arrivée de figures emblématiques comme Serge Blanco en 1976 a marqué un tournant décisif. Blanco, Jean-Pierre Béraud et Roger Aguerre ont apporté un souffle nouveau, permettant au BO de se qualifier régulièrement pour les phases finales et de rivaliser avec les meilleurs clubs du pays.
Les saisons suivantes confirment le renouveau du BO. En effet le club atteint, les seizièmes de finale en championnat en 1980, 1981 et 1982, les huitièmes de finale en 1978 et 1979, et les quarts de finale en 1985 et 1986. Après une longue disette, le biarritz olympique joue finalement la finale du Challenge Yves-du-Manoir en 1989, mais est éliminée 18-12 contre Narbonne. En 1992, Biarritz renoue avec le succès en se qualifiant cette fois pour la finale de la compétition.
Les supporters du Biarritz Olympique demandent des explications
Le Stade Aguilera : Un Lieu Emblématique
Symbole historique du club, le stade Aguilera a initialement été construit en 1905. En 1922 apparaît la première tribune Serge Kampf, puis la tribune Blanco en 1963.
Aguilera comprend 9500 places assises (4 950 places en tribune Kampf et 4 500 places en tribune Blanco), et une capacité totale de 13 400 places.
L’antre des Rouges & Blancs a accueilli plusieurs rencontres internationales : l’équipe de France contre son équipe réserve en 1922, les Fidji contre une sélection du Sud Ouest en 1964, les Barbarians français contre l’Afrique du Sud en 1997 et contre l’Argentine en 2007.
Le stade aurait dû accueillir une étape de l’édition 2020 du SuperSevens le weekend du 15 aout, mais annulée en raison des conditions sanitaires.
L'Ère Professionnelle et l'Affirmation de l'Identité Basque
Avec la professionnalisation du rugby et la médiatisation accrue, le Biarritz Olympique choisit d’ajouter la mention "Pays Basque" à son logo. En plus de renforcer l’identité régionale, cette évolution marque la volonté d’associer le club à une communauté et à une culture reconnue bien au-delà des frontières locales.
Depuis son arrivée en Pro D1 en 1996, le Biarritz olympique a été trois fois champion de France et a brillé dans les compétitions européennes.
Depuis le début de l’ère professionnelle en 1995, le club est honoré d’être l’un des clubs les plus reconnu de France, juste derrière des références comme le Stade Toulousain, le Stade Français Paris, le SU Agen, l’AS Béziers ou encore le Racing 92.
En effet, vous devez demander l’autorisation du club avant de commercialiser un accessoire ou un outil avec son logo dessus. De plus, selon les biarrots, toutes ces images signifient fidélité, passion et ténacité.
| Période | Événements Marquants |
|---|---|
| 1913 | Fusion du Biarritz Stade et du Biarritz Sporting Club |
| 1930-1940 | Premiers succès nationaux |
| 1935 | Champion de France |
| 1942 | Coupe des XV |
| 1976 | Arrivée de Serge Blanco |
| 1996 | Arrivée en Pro D1 |
2016 : La Modernisation Maîtrisée du Logo
Au fil des décennies, le club simplifie son blason pour se distinguer sur les terrains. L’écu traditionnel laisse place à des représentations plus épurées. Les bandes rouges et blanches deviennent la signature visuelle, les initiales "BO" apparaissent. L’armoirie municipale reste une référence, mais s’efface peu à peu au profit d’un symbole propre au club.
Le 21 juin 2016, le club dévoile une refonte majeure de son logo. Le nouveau logo du biarritz olympique Rugby Club a été divulgué le mardi 21 juin 2016 et se décline en gris, rouge et noir. Sans oublier qu’il est bien conçu avec le dernier design moderne en mettant en valeur les diamants rouge et blanc.
Un diamant rouge et blanc stylisé, symbole de précision et de force, une typographie claire mettant en avant le nom “Biarritz”, des lignes épurées et une palette modernisée (rouge, blanc, gris, noir). Le but : un design plus lisible, adaptable aux supports numériques, tout en restant fidèle aux valeurs fondatrices : passion, fidélité, loyauté, cohésion, persévérance et élégance.
La raison du nouveau biarritz rugby logo présente la volonté de préparer l’équipe pour le futur. De plus, l’idée est que les fans et les joueurs se souviennent de leur emblématique pour toujours.
L’identité du logo a bel et bien évolué. L’emblème du Pays basque est considéré comme une enseigne apposée et encadrée à certaines lois sur le droit des marques.
Cela dit que l’utilisation du logo Olympic Biarritz requiert une demande d’autorisation. Ainsi, même le club biarrot était assuré de la protection du club de Biarritz.
Le Biarritz Olympique Aujourd'hui
Aujourd'hui, le blason actuel est à la fois un hommage à plus d’un siècle d’histoire et un outil de communication moderne. Le Biarritz Olympique Pays Basque, d’hier et d’aujourd’hui.
L’équipe du Biarritz Olympique Pays Basque se distingue dans l’histoire Française et Européenne du rugby à XV. Après ces victoires, le BOPB connaîtra un parcours glorieux mais tortueux avant qu’une nouvelle évolution du club n’émerge en 2018. La formation devient alors un des objectifs principaux du club, avec la volonté de figurer dans les 20 meilleurs clubs de rugby professionnel français.
Le centre de formation du Biarritz Olympique compte à ce jour 29 jeunes espoirs du club. Avant eux, 30 joueurs passés par le centre de formation, font maintenant parti de clubs professionnels en Top 14 ou en Pro D2, dont certains dans l’élite du rugby français comme Maxime Lucu et Alexandre Roumat à l’UBB, Kylan Hamdaoui au Stade Français ou encore le champion de France de Top 14 2021, Alban Placines.
Pour cette saison 2021-2022, ce sont trois nouveaux contrats professionnels qui se sont ajoutés aux 39 signés depuis 2009 par le BOPB.
Les enjeux actuels pour le BO sont multiples. La compétition dans les ligues nationales et internationales constitue un défi permanent. Le club doit se mesurer à des formations de haut niveau, notamment dans le Top 14 et la Pro D2, où chaque match est une bataille pour le maintien ou la montée. Le développement de nouveaux talents est au centre des préoccupations. Le BO mise sur la formation de jeunes joueurs prometteurs, capables de porter les couleurs biarrotes sur les plus grandes scènes. Ce travail de fond, souvent dans l’ombre, est essentiel pour préparer l’avenir et assurer la pérennité du club.
Le BO cherche à renforcer son influence sur le plan régional et national.
L’assemblée générale annuelle du Biarritz Olympique Omnisports a reconduit Jean-Louis Salha à la tête de l’association. Le président du Biarritz Olympique Omnisports, Jean-Louis Salha, a des raisons d’avoir le sourire : le plan d’apurement des dettes qu’il avait présenté en 2019 a suivi son cours malgré la pandémie et il a été réélu pour quatre ans à la tête de l’association lundi soir lors de l’assemblée générale (1).
La réunion se penchait sur l’exercice 2021-2022 (qui s’est achevé le 30 juin 2022). Le rapport financier est positif : les procès devant le tribunal de Prud’hommes après les licenciements de 2019, ont été gagnés et les provisions faites pour ces aléas sont réintégrées dans les comptes. Un autre point a contribué à l’équilibre : en 2020 était demandé aux adhérents une cotisation majorée de 50 euros en échange d’un avoir de 50 euros sur l’adhésion 2021. Une partie d’entre eux a décidé de ne par utiliser son avoir et en a fait don à l’association.
Les frais de personnels ont eux suivi la courbe ascendante du nombre de membres : 482 000 euros y sont consacrés, contre 418 000 lors de l’exercice précédent. Enfin, les 500 000 euros de créances, qui sont reportées dans les comptes depuis 2019 diminuent régulièrement. Le commissaire aux comptes a estimé ceux-ci « réguliers et sincères » et félicité les dirigeants sur le redressement opéré. « La gestion saine permet de dégager aujourd’hui 96 000 euros. L’avance de la Ville qui avait accordé 150 000 euros en 2019, est remboursée comme prévu”.
Côté activités, le nombre total d’adhésions dépasse les 2 000 pour 2021-2022. C’est un retour aux niveaux d’avant-Covid malgré l’arrêt de l’activité musculation, pratiquée aujourd’hui à l’Union Sportive de Biarritz (USB) voisine. Une nouvelle discipline fait son entrée au BOO : le volley-ball, en partenariat avec l’ASPTT. La nouveauté, c’est aussi le marathon qui, s’il n’a pas généré de bénéfices, est à l’équilibre. La natation et ses 325 nageurs ont annoncé la création d’une compétition en eau libre. Le triathlon et ses 60 athlètes ont organisé la Korrigeri qui a réuni 4 000 participants. Les cyclotouristes grimpent les cols basques, le tennis, fort de 724 membres a de nouveaux dirigeants et des résultats qui brillent au niveau national et international. Ses dirigeants voudraient que ses installations brillent tout autant… La section « rink hockey » a changé pour le nom de « roller sports » et recruté un salarié pour diversifier ses propositions. Là aussi, le mauvais état des installations au gymnase du Notary fait partie des griefs adressés à la mairie. Le handball, malgré les péripéties de l’été autour de l’équipe fanion, reste une section à part entière. L’absence de Maider Arosteguy, maire de Biarritz (excusée) ou de son adjoint aux sports, n’a pas empêché une prise de parole sur le projet d’aménagement du site d’Aguilera. Jean-Louis Salha a rappelé que « depuis deux ou trois ans, on a travaillé, on a reçu des consultants, on a formulé nos besoins. Quand on a vu les trois scénarios, on a été déçus : aucun ne convient ». Le président a résumé l’opinion générale : « Nous demandons le maintien intégral de l’offre sportive. La densification immobilière est trop lourde, donc inacceptable ».
En termes plus virulents, Philippe Lesbordes (tennis) encourage à ne pas accepter de logements sur le site : « Pour le logement, la mairie doit trouver des terrains ailleurs. Ici, c’est la plaine des sports depuis plus de 60 ans et ça doit le rester ».
Avec 1 200 adhérents, soit 500 de plus qu’il y a deux ans, la section tennis regroupe le plus d’aficionados au Biarritz Olympique omnisports (BOO). Avec les 500 adhérents de l’ABOHB (Anglet-Biarritz), le handball se porte bien, porté par les excellents résultats nationaux. Bien que les apprentis Experts auraient grandement besoin d’une nouvelle salle.
Les entraînements sont dispatchés entre la salle Saint-Jean à Anglet et les gymnases Larochefoucauld et Fal, non homologués. Jean-Louis Salha s’autorise à rêver à une salle polyvalente sur le complexe Aguilera, ou ailleurs. Côté natation, les 500 membres pâtissent des limites de la piscine municipale. « Malgré les efforts de la mairie, l’amplitude horaire n’est pas suffisante et il n’y a pas de piscine olympique entre Saint-Sébastien et Pau pour s’entraîner », regrette le président. La fermeture de plusieurs mois pour les travaux de la piscine Émile-Lamothe, cet été, ne va pas arranger la situation. « On risque de perdre des membres », s’inquiète le responsable.
De nouvelles disciplines
L’escrime a rejoint le giron du BOO cette année. « C’était une discipline historique au club qui avait disparu », se félicite Jean-Louis Salha. Quarante ans après sa disparition, elle revient en force avec déjà 80 épéistes. À cela s’ajoute le hockey sur gazon, qui démarre doucement, mais sûrement. « À Biarritz, il y a souvent des activités qu’on ne trouve nulle part ailleurs, c’est ce qui fait la force du BO et de la ville », souligne Jean-Louis Salha. Comme le volley-ball depuis trois ans, le hockey fait partie du multisport. « Une fois qu’elle est indépendante, on monte le bureau pour en faire une section », précise-t-il.
« Le marathon c’est jackpot »
Si l’association a connu des jours plus compliqués, avec un trou de 400 000 euros, le Covid et le départ du rugby amateur, cinq ans plus tard, le BOO se porte bien. Grâce à son président, au bureau et au soutien de ses adhérents, toutes les sections sont à l’équilibre et s’autofinancent. « Chaque section possède un événement majeur dans l’année pour financer ses propres besoins », détaille Jean-Louis Salha.
Le marathon, c’est du beurre dans les épinards. « C’est une opération jackpot, la bonne rentabilité permet de financer plein d’événements et d’aménagements au club », souligne le gestionnaire. Pour sa quatrième édition, la date du marathon est fixée au 4 mai, comme depuis deux ans. Douze kilomètres, marathon (en relais ou en solo) et le semi, le parcours carte postale reste inchangé. Même si, à l’avenir, l’organisation aimerait atténuer le dénivelé important. Pour l’heure, déjà plus de 6 000 courageux sont inscrits, dont 50 % de femmes.