Barthélémy Chinenyeze, né à Coudekerque-Branche, est une figure emblématique du volley-ball français. Le 16 janvier 2025, il a été élu sportif des Hauts-de-France de l’année 2024 par l’Union des Journalistes de Sport en France (UJSF).
Originaire du nord de la France, Barthélémy a commencé le volleyball à 13 ans. Très vite, il gravit les échelons au club de Dunkerque, au Pôle espoir de Wattignies, puis au CNVB. Il vit sa première saison pro à Toulouse.
Chinenyeze : De Dunkerque à double champion Olympique.
Un joueur essentiel de l'équipe de France
Après seulement six ans de pratique, « Babar » intègre l’équipe de France en 2017. Il enchaîne les succès avec les Bleus avec un titre en Ligue Mondiale en 2017. Il devient un joueur essentiel en équipe de France. Ses qualités de vitesse en attaque et au contre en font l’un des meilleurs centraux de la planète. Pour compenser son manque de cm à ce poste, il peut compter sur des qualités athlétiques et d’élasticité hors norme.
En équipe de France, qu’il côtoie déjà depuis bientôt deux ans, « Babar » s’estime en tout cas bien loin d’être arrivé. « Je suis encore en phase de découverte. J’ai déjà vécu beaucoup de choses avec les Bleus : un Championnat d’Europe (2017), du monde (2018), deux Ligues mondiales (2017, 2018). Mais je ne veux pas m’arrêter là. » Aux côtés des Benjamin Toniutti, Jenia Grebennikov et autres Earvin Ngapeth, il se fait tout petit et démontre une grande humilité. « Il y a des mecs qui sont là depuis plus de dix ans et ils découvrent encore des choses… En tout cas, avec cette équipe-là, c’est vraiment facile de s’intégrer. Ce sont des mecs en or et ça me fait progresser de jouer avec de tels joueurs. »
Palmarès de Barthélémy Chinenyeze
- Jeux olympiques d'été
- Médailles d’or : 2021 et 2024
- Ligue des Nations
- Titres : 2017 et 2022
- Championnat et Coupe de France
- Doublé avec Tours en 2019
- Coupe de France
- Vainqueur avec Tours en 2019
- Ligue Mondiale
- Vainqueur en 2017 avec l'équipe de France

Son parcours en club
Central du Tours VB, Barthélémy Chinenyeze dispute à 21 ans sa troisième saison pleine chez les pros. D’un smash claqué en guise de balle de match, le 10 mars dernier face à Chaumont (3-0), Barthélémy Chinenyeze arrache la dixième Coupe de France du Tours VB, record absolu dans l’histoire du volley français. Un succès que le TVB doit en grande partie à son central, qui a ouvert son palmarès en club, ce qui est déjà le cas avec la sélection tricolore malgré ses 21 ans tout juste fêtés.
Avant de vivre sa première saison professionnelle en 2016-2017, avec les Spacer’s de Toulouse, finale de Ligue A à la clé, déjà. « Toulouse, ce sont des supers souvenirs. J’allais là-bas pour découvrir ce qu’était le haut niveau, me tester. J’étais troisième central de base, je ne pensais pas beaucoup jouer mais j’ai profité de blessures pour qu’on me donne ma chance. Et on est allé jusqu’en finale du Championnat, ça a été vraiment une année exceptionnelle pour moi. »
Lorsqu’on lui souffle qu’il faut également une bonne dose de travail et de talent, il coupe, gêné : « C’est vrai... Peut-être un peu aussi. En tant que joker médical, Chinenyeze rejoint l’Europe de l’est. « Je ne m’attendais pas à ce qu’un tel club me contacte pour aller les aider. Là-bas, c’est presque le sport national. En me baladant dans la rue, on m’a plus souvent reconnu qu’en France ! C’est dingue, les salles sont pleines, il y a 4 000 supporters à chaque match. Les moyens également sont énormes. La France est encore très loin de la Pologne, de la Russie ou de l’Italie. »
À 1 500 kilomètres de chez lui, le Français est épaulé par un compatriote, Thibault Rossard, qui est présent à Rzeszów depuis près de trois ans. « La langue n’est pas simple, je n’ai que quelques bases en Polonais. Je n’ai pas pu apprendre plus que ça en deux mois. » Car l’expérience à l’étranger n’est que de courte durée pour celui qui choisit de faire son retour en France quelques semaines plus tard. Et pas dans n’importe quel club : chez le vainqueur de la Ligue des champions 2005 et champion de France en titre. « Tours, c’est le meilleur club français de ces dix dernières années. Je suis venu pour gagner la Coupe (c’est fait), le championnat (c’est bientôt fait) et aller le plus loin possible en Ligue des champions. »
Rituels et superstitions
Chaque jour, pendant toute la durée des Jeux olympiques, un sportif nous ouvre son sac de compétition et les secrets de ses préparatifs. Aujourd’hui, le volleyeur Barthélémy Chinenyeze, central de l’équipe de France de volley-ball, en finale du tournoi olympique ce samedi 10 août (13 heures).
« Je le prépare juste avant le départ. Tout a une place précise. J’aime bien que mes affaires soient bien pliées et rangées. Je commence toujours par mettre les genouillères, les chaussures, une seule paire, les chaussettes et le caleçon propre pour après le match. Toujours éviter de mettre le caleçon à côté des chaussures… Après, je mets la serviette, la trousse de toilette, où je fais gaffe d’avoir la crème, le shampoing, le gel douche, le parfum, la brosse à dents… On se brosse toujours les dents avant les matchs. C’est devenu un rituel avec l’équipe de France, on le fait tous. Et, évidemment, l’enceinte, c’est incontournable. Mais elle ne reste pas longtemps dans le sac, parfois je ne la mets même pas dedans… Normalement, je suis celui qui est chargé de la musique dans le groupe, mais Earvin (Ngapeth) a amené une enceinte plus grosse pour les Jeux. J’ai aussi ma sacoche avec mes papiers et un chargeur de téléphone.
Parfois je modifie des choses pendant les compétitions, par superstition. Si j’ai emporté un objet et qu’on a gagné je vais le garder. Ou inversement. À Tokyo par exemple, lors du premier match, j’avais joué les cheveux attachés et on a pris 3-0 en cinquante minutes. Le match suivant, j’ai retiré l’élastique, j’ai joué les cheveux détachés et avec un manchon long sur un bras. Comme on a gagné, j’ai fini les Jeux avec. Je crois que j’ai bien fait (il sourit). J’ai aussi pris l’habitude de mâcher un chewing-gum pendant le trajet du match.
Blessure et avenir
Touché au genou droit lors de la défaite face à l'Argentine, le central des Bleus Barthélémy Chinenyeze devra observer plusieurs semaines de repos avant de reprendre avec Fenerbahçe. Le double champion olympique rejoindra ensuite la Turquie et le club stambouliote où il a signé pour une saison avec son coéquipier Earvin Ngapeth. « Je sais que les objectifs du club sont élevés, je veux prendre le temps qu'il faudra pour revenir au plus haut niveau », confie-t-il.
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