L’histoire du XV de la Dombes est celle d’une passion pour le rugby, ancrée dans le territoire et portée par des hommes et des femmes engagés. Cet article retrace les moments clés de ce club, de sa création à ses succès les plus récents.
Marathon : et dans la foulée, choisir un autre destin
Les débuts : la naissance du Rugby Club de la Dombes
Cette histoire a débuté en 1983, sous l‘impulsion de Noël Motte et d’un petit groupe de passionnés. Ils créent le Rugby Club de la Dombes qui, peu à peu, va gravir les échelons de la hiérarchie. À proximité de Villars-les-Dombes, dans un territoire constellé d’étangs, un autre club, le Rugby Club Trévoux-Châtillon, né de l’union des deux communes, s’est établi.
Les deux voisins ne vont pas tarder à se rapprocher avec, comme passerelle, les équipes de jeunes (minimes, cadets, juniors). Ce rapprochement marque une étape importante dans le développement du rugby dans la région.

Carte de la région de la Dombes.
La fusion et la création du XV de la Dombes
Le XV de la Dombes réunit le RC Dombes et le RC Chatillon-Trévoux sous les mêmes couleurs. Deux entités désormais réunies sous la bannière du XV de la Dombes. Exit le Sang et Or, place à une tunique rouge, jaune et bleue. La concrétisation dans le marbre de deux clubs ambitieux à développer durablement les rebonds capricieux d’une balle ovale en terre dombiste.
La fusion a évidemment été validée sans réserve par les trois municipalités concernées (Villars-les-Dombes, Trévoux et Chatillon). « Nous voulons nous appuyer sur cette coopération d’association pour développer le rugby en milieu scolaire, grâce à la section sportive », termine Marc Duval.
Un club ancré dans son territoire
Installé en Fédérale 2, le club aindinois, qui se veut porteur de l’identité du territoire de La Dombes, regroupe quelque 450 licenciés, issus d’une centaine de communes. Avec cette fusion, l’effectif du nouveau club s’élève à 450 licenciés, 210 d’entre eux sont des jeunes joueurs en école de rugby. Un chiffre qui prouve à lui seul le réel potentiel des équipes cadettes, juniors et seniors dans les années à venir. Le tout orchestré par Vincent Girard.
« Cette fusion des forces vives du RC Dombes et du RC Dombes permettra aux bénévoles, aux enfants et aux joueurs de s’épanouir plus facilement au rugby en Dombes avec trois implantations territoriales. Depuis huit saisons, les équipes de jeunes de Villars et de Trévoux-Chatillon raisonnaient en bassin et cela fonctionnait bien. Je suis donc optimiste pour l’avenir de ce XV de la Dombes. C’est aussi deux niveaux de compétition avec un engagement en promotion d’honneur et en Fédérale 3.
Les valeurs et l'importance de la formation des jeunes
« L’objectif numéro un, c’est la formation des jeunes. Les mêmes couleurs et le même nom de 6 à 19 ans et une formation homogène sur les trois sites (Villars, Châtillon et Trévoux, NDLR).
Parmi les accomplissements notables, le championnat du Lyonnais remporté par les juniors du club, dont dont 12 rejoignent l’effectif sénior. De plus, quand on sait que la réserve n’a chuté qu’en quarts de finale du championnat de France face au futur champion (les Ariégeois de Saverdun), on se dit que le potentiel est là.
Le titre de champion de France de Régional 1 moins de 19 ans, remporté en juin, est venu récompenser le travail accompli auprès des jeunes au terme d’une saison exemplaire que retrace Yvon Bonnard, épaulé par Quentin Delsaux et Nathan Cattaneo dans l’encadrement de cette équipe : "Lors de la phase régulière, nous n’avons connu qu’une défaite contre Ampuis. Quant à la recette du succès elle apparaît simple "Nous avons un groupe uni depuis l’école de rugby.
Saison 2023-2024 : Fédérale 2
Villars-les-Dombes, à mi-chemin entre Lyon et Bourg-en-Bresse, a connu l’an passé les joies de la montée. Un événement que les Aindinois attendaient depuis belle lurette, comme l’explique Damien Ortéga, le manager du club: « Lors de la première saison écourtée par la Covid-19, on était deuxièmes de poule derrière le Servette. L’année suivante, après 6 matchs, on était deuxièmes nationaux. Cela ne veut pas forcément dire grand-chose, mais ça donnait une idée de ce qu’on pouvait faire ».
En début de saison passée, l’objectif était donc tout trouvé: « On voulait accéder à la Fédérale 2, de par la restructuration des fédérales. La F2 cette année, c’est un peu comme une Fédérale 3 améliorée ».
Lors du barrage d’accession retour, la solidarité dombiste a permis aux Aindinois d’arrondir… les Angles (Photo XV de la Dombes Officiel). La montée ne signifie pas que le club a changé ses habitudes. Il faudra pourtant compenser les arrêts de Maréchal (talonneur ou troisième ligne) et Décot (troisième ligne), les départs d’Archirel (deuxième ligne, Nantua) et du duo Giordano (troisième ligne) / Bellaton (pilier) pour le club voisin de Meximieux. Les Dombistes ne se sont pourtant pas affolés sur le marché des transferts. Damien Ortéga précise: « J’ai appelé 36 joueurs. De ces 36, j’en ai vu 20 en entretien individuel. Aucun d’entre eux n’a choisi de signer chez nous. Peu importe. On va continuer à s’appuyer sur notre formation ».
| Saison | Division | Résultats |
|---|---|---|
| 2019-2020 | Fédérale 3 | Deuxièmes de poule |
| 2020-2021 | Fédérale 3 | Deuxièmes nationaux après 6 matchs |
| 2022-2023 | Fédérale 3 | Montée en Fédérale 2 |
Hommage à Noël Motte
À l’automne, le stade de Villars-les-Dombes devrait prendre le nom de Noël Motte, en hommage à l’ancien président du club aindinois, décédé en mai dernier. Mais c’est déjà comme une autre forme d’hommage qu’Yvon Bonnard, le manager des moins de 19 ans sacrés champions de France de leur catégorie, veut présenter ce premier titre national inscrit au palmarès du XV de la Dombes : "Noël Motte a été à l’origine de la création du club, il en a accompagné le développement, la structuration. Il était toujours très présent auprès des joueurs. Il a vu beaucoup de ceux qui ont décroché ce titre débuter à l’école de rugby. Son souvenir nous a portés durant tout notre parcours en phase finale.
