L'Histoire du Hockey sur Glace à Villard-de-Lans

L'histoire du hockey sur glace à Villard-de-Lans est riche et passionnante, marquée par des moments de gloire, des défis et des personnalités exceptionnelles. Des clubs familiaux aux ligues professionnelles, le hockey français a su évoluer et se forger une identité unique.

Patinoire de Villard-de-Lans

Les Débuts du Hockey à Villard-de-Lans

Dans les années vingt, le hockey sur glace commence à percer dans les Alpes. En 1924, Chamonix accueille les Jeux Olympiques et des Villardiens partent travailler dans la vallée chamoniarde et s'initient au hockey sur glace. Les frères Gabriel et Ernest Guigon sont les pères fondateurs du club des Ours. En revenant à Villard, ils commencent à jouer sur une glace naturelle.

En 1931, le club est fondé et, avec les hôteliers et d'autres commerçants, un terrain est donné pour pouvoir patiner et jouer au hockey. L'histoire est donc lancée.

L'Épreuve de la Seconde Guerre Mondiale

Un grand malheur va frapper la France : la deuxième guerre mondiale commence. Malgré cela, les ardeurs des hockeyeurs n'ont pas été refroidies et des matchs se sont déroulés jusqu'en 1943, notamment contre les Polonais émigrés à Villard.

Après cet épisode douloureux où le club perdit une dizaine de joueurs fusillés par les Allemands en 1944, les hommes du village remirent le club debout et recommencèrent à jouer. C'était le temps des frères Huillier (Daniel et Victor), d'André Ravix et d'un gardien breton qui n'avait jamais mis les pieds sur une patinoire. Cet homme, Roger Petitpierre, était l'ouvrier d'André Ravix, cordonnier de son état.

Comme le club n'avait plus de goal depuis que Henri Gaillard avait été fusillé par les nazis, André avait demandé à son ouvrier de faire gardien. Celui-ci accepta et était transporté à chaque tiers d'une cage à l'autre car il n'arrivait pas à se déplacer. Il joua ainsi deux saisons sans savoir patiner.

Malgré cet handicap, les Ours gagnèrent leur premier titre en 1947 : c'était la Coupe des Alpes face à Chamonix.

Les Années d'Après-Guerre et les Premiers Titres

Recruté comme entraîneur en 1947/48, le défenseur tchèque Josef Schejbal apprit à appliquer un marquage serré pour perturber l'adversaire. Dans les années d'après-guerre, l'équipe de France fit appel aux Villardiens.

En 1953, avec une équipe qui faisait la part belle aux joueurs du cru, les Ours gagnèrent leur premier titre de champion de France de deuxième série. Ils étaient renforcés par un Canadien. En 1958 puis en 1960, deux autres titres de champion de France de deuxième série vinrent remplir l'escarcelle du club.

Équipe de hockey de Villard-de-Lans dans les années 1950

La Patinoire Artificielle et l'Entente avec Grenoble

Une mini-révolution arriva en 1962 : la patinoire découverte et naturelle de Villard fut transformée en une piste artificielle. Tout ceci pour que les équipes du tournoi olympique de hockey de Grenoble puissent venir s'entraîner en altitude. Et en 1966, une entente vit le jour entre Grenoble et Villard.

Pendant deux ans, l'équipe s'appela le "Grenoble Villard Hockey Club", même si les deux clubs gardaient leur identité distincte et leur hockey mineur. Comme ils manquaient de joueurs seniors, cette fusion permettait de garder un effectif conséquent, avec treize Villardiens et dix Grenoblois. Par souci d'équilibre, le président fut villardien la première saison (André Ferrero) et grenoblois la seconde (André Barassi).

Mais la séparation était inéluctable. Le club risquait d'être complètement gobé par Grenoble, d'autant que les deux jeunes les plus prometteurs, Jean Vassieux et Louis Smaniotto, travaillaient déjà en ville. Chacun put finalement rentrer chez soi, à l'exception du capitaine du GVHC Roland Gaillard, qui resta à Grenoble où il habitait, et qui quitta en bons termes ses ex-coéquipiers villardiens.

La Génération Vassieux-Eymard

La génération du talentueux Jean Vassieux et de l'infatigable travailleur Jean-Claude Eymard put continuer à progresser à Villard-de-Lans, sous la houlette du nouvel entraîneur-joueur Jean-Claude Laplassotte. Ces garçons avaient du talent et furent plusieurs fois sélectionnés en équipe de France pour disputer les Championnats du Monde du groupe C ou pour les Jeux Olympiques de Sapporo. Mais, par manque d'argent (déjà), cette équipe de hockey ne put participer au tournoi olympique, et ce malgré sa qualification.

La Patinoire Couverte et l'Ère Dupuis

En 1975, le maire de Villard-de-Lans décida de couvrir la patinoire car pour participer au championnat de France élite il fallait que les rencontres ne soient pas reportées en raison de mauvaises conditions météorologiques. En 1976/77, la patinoire fut donc couverte, et cette même année, les Ours durent pratiquement jouer tous leurs matchs à l'extérieur à cause des travaux. Ils s'entraînaient soit à Valence soit à Lyon.

La saison 1977/78 est marquée par l'arrivée de Guy Dupuis, qui reste sur une saison à 120 points en junior majeur mais a un gabarit jugé petit pour les standards nord-américains. Ce centre canadien qui crée des ouvertures pour ses coéquipiers met aussi des buts et termine meilleur marqueur de Nationale A. C'est la dernière saison où le championnat est suivi dès février d'un "critérium" sans enjeu qui n'intéresse guère les Villardiens.

2013-02-24 Interview Benoît POURTANEL (Coach Bélougas) et Guy DUPUIS (Coach Boxers)

Dupuis repart alors pour les États-Unis, où il inscrit près d'un point par match chez les Milwaukee Admirals, filiale des Buffalo Sabres en NHL. Villard aurait alors pu le perdre car on lui propose un contrat de trois ans.

Professionnalisme et Difficultés Financières dans les Années 80

Les années quatre-vingts voient le professionnalisme arriver dans le monde du hockey français. Les Ours essayent de résister. Malgré tout, pour pouvoir rester compétitifs, les dirigeants de l'époque commencent à acheter des joueurs étrangers pour en compter jusqu'à huit dans l'effectif. C'est le temps des Pat Dunn, Gaston Therrien, Marc Gervais, Derek Haas, Louis Coté etc...

Pourtant, les jeunes pousses des Ours ont continué à progresser. En 1986, les juniors sont vainqueurs du championnat de France. Mais la réussite du hockey mineur cache une réalité. Les professionnels coûtent cher au club et celui-ci redescend d'une division après la fin de la saison 1989/1990.

La Reconstruction des Années 90

Le club repart donc à l'étage en dessous avec un entraîneur/joueur, François Ouimet, un Canadien, Patrick Sauriol, et les joueurs locaux qui n'avaient pas abandonné le club. Puis Christian Bozon revient à Villard comme entraîneur/joueur et l'équipe repart du bon pied. Les finances commencent à s'assainir et le recrutement est judicieux : Krzysztof Niedziolka et Yves Lespérance arrivent. Pendant deux ans, les joueurs réapprennent à gagner. Ils sont à deux doigts de gagner le titre de nationale B en 1993/94.

L'année 1994/95 marque un tournant dans l'histoire du club. Pour remplacer Niedziolka, les dirigeants font signer Dennis Murphy. Et c'est là que l'épopée actuelle villardienne commence.

L'Ère Dennis Murphy et l'Ascension en Nationale 1

En 1995/96, un entraîneur canadien, Mario Boivin, arrive pour entraîner tout le club, de l'école de hockey à l'équipe senior. Mais au bout de trois mois, l'équipe première est au bord de l'implosion, et Boivin est débarqué de son poste d'entraîneur des seniors, même s'il continue jusqu'à la fin de la saison à s'occuper des petits. L'équipe une est alors confiée à Dennis Murphy qui demande à trouver un joker car le potentiel offensif de l'équipe est faible. Le sauveur arrive de Finlande en la personne de Mikko Mikkola.

En 1996/97, les débuts fracassants des Ours les posent en favoris de la Nationale 1, et ce malgré le manque d'expérience. Avec des recrues de choix comme Jean-François Jodoin et Yvan Corbin, les Villardiens se hissent à la première place du championnat et peuvent recevoir lors de tous les matchs retour des play-offs.

Le quart de finale contre Strasbourg est épique : match nul sur les bords du Rhin. Le retour est plus que chaud : à dix minutes de la fin du match, les Alsaciens mènent d'un but et, sur un gros slap de la bleue de Juutilainen, défenseur finlandais de son état, les deux équipes sont dos-à-dos. Les prolongations arrivent et rien n'est marqué. La séance de tirs aux buts est très éprouvante pour les spectateurs de la patinoire André-Ravix, mais Pascal Favarin arrête le dernier penalty avant que Corbin ne marque le sien et envoie Villard en demi-finale.

Le match aller est perdu 2 à 1 contre Anglet mais au retour les Ours atomisent l'Hormadi 8 à 0. En finale contre Briançon, l'aller est perdu 3 à 2, mais, surtout, Dennis Murphy est blessé très grièvement aux vertèbres cervicales. Il part à l'hôpital. Les Villardiens, orphelins de leur entraîneur/joueur, sont désorientés.

Les Saisons Suivantes et les Défis de la Nationale 1

En 1997/98, les Ours repartent en avant avec d'autres recrues dont Éric Doucet, brillant buteur. Dennis Murphy ne peut plus jouer suite à sa blessure et entraîne donc les seniors pour une nouvelle aventure. Celle-ci est plus dure car les Villardiens sont attendus et ils finissent encore premiers du championnat lors de la dernière journée contre Caen. Mais une erreur du vice-président de l'époque, qui les fait revenir à Villard le dimanche pour repartir à Caen le lundi, empêche les Ours de gagner cette demi-finale. Ils jouent la troisième place contre Briançon et remportent la victoire.

La saison 1998/99 est beaucoup plus chaotique et les Ours terminent seulement à la deuxième place du championnat. Les Briançonnais sont défaits à l'aller et au retour en demi-finale. En finale aller, les Villardiens reçoivent Clermont-Ferrand et le match se termine sur un score de parité à trois partout. Ils s'inclinent 3-2 au retour malgré la présence d'une bonne centaine de supporters.

La saison 1999/2000 voit le retour au premier plan de Brest et l'émergence de Mulhouse. Ces deux équipes, avec plus de mercenaires que de joueurs français, jouent les épouvantails. Mais nos joueurs relèvent le défi avec l'apport de plusieurs grenoblois - Romain Carry et Patrick Rolland - et d'étrangers, Martin Lapointe et Martin Wilhem. Les Ours terminent deuxièmes du championnat et jouent contre Mulhouse en demie.

Les Années 2000 et l'Accession au Super 16

2000/01 voit arriver dans l'antre des Ours quelques joueurs de renom, Bruno Maynard et Pascal Margerit, et de deux Canadiens, Marc Bellemare et Dominic Beaudin. Un nouveau gardien junior monte de Grenoble pour aider Pascal Favarin. Il se nomme Nicolas Nogaretto. Villard-de-Lans domine la poule sud de N1, Mulhouse la poule nord.

Le match contre Tours à l'automne est un tournant pour les Villardiens. À deux minutes de la fin, Villard mène 2 à 1. Le coach de Tours sort son gardien et c'est le siège de la cage de Pascal Favarin. Le gardien des Ours arrête le palet, veut relancer rapidement mais ne trouve personne à qui donner la rondelle. Il l'a pose donc devant lui et shoote de toutes ses forces en direction de la cage tourangelle vide. Le palet lobe toute l'équipe de Tours et glisse dans les buts vides. C'est l'explosion dans la patinoire et Villard l'emporte 3 à 1.

En poule finale, les Villardiens continuent de dominer le championnat et c'est tout naturellement qu'ils terminent à la première place. Ils rencontrent gagnent les deux rencontres face à Saint-Gervais en demi-finale. L'ogre mulhousien réapparaît en finale.

Une suprématie qui doit être confirmée en 2001/02 avec quelques changements dans les étrangers. Deux Américains arrivent : Rich Metro et Jim Smith. Dominic Beaudin revient mais sera remplacé par Mike Sylvia suite à une blessure, et Tomi-Pekka Kolu débarque de la Finlande. Les Ours survolent le championnat mais, lors du quart de finale aller, les Clermontois donnent du fil à retordre aux hommes de Dennis Murphy. Match nul à l'aller et petite victoire au match retour.

Mais un nouveau challenge se présente en 2002/03 avec la fin d'une élite à bout de souffle et la fusion élite-D1 qui aboutit à la création du Super 16. L'effectif change peu par rapport à l'année précédente. Dennis Murphy s'appuie sur une base de joueurs locaux avec l'apport d'étrangers. Metro et Kolu restent. Arrivent de Finlande Sinkkonen et Karhula, et du Japon - bien qu'il soit Canadien - Rob Millar.

Les Villardiens alternent le bon et le moins bon. Contre des ex-équipes de D1 qui sont montées avec eux, ils gagnent, mais contre les formations d'élite, ils perdent. Malgré tout, ils parviennent à se qualifier pour la poule Magnus. Là, les choses sérieuses commencent. Alors qu'ils sont à la peine après trois défaites, le match contre Rouen sert de détonateur. Victoire 3 à 2 en prolongation contre le futur champion.

Les hommes de Dennis Murphy continuent sur leurs lancée et parviennent à gagner des rencontre et terminent leur première année en Super 16 à la septième place. Surtout, une aventure merveilleuse leur sourit : la Coupe de France.

Après un premier tour contre Briançon, les Ours enchaînent les bons résultats. En quart de finale, le club le plus titré de France se dresse sur la route des Ours : Chamonix. Les Hauts-Savoyards amènent les Villardiens jusqu'à la prolongation. Et à quelques secondes de la fin de la mort subite, Pierre Bourgey glisse la rondelle au fond des filets chamoniards.

En demi-finale, la tâche s'annonce plus dure face à l'épouvantail amiénois et sa cohorte d'internationaux français. Au prix d'une défense héroïque, les Villardiens reviennent de la terre picarde avec une victoire par 2 à 0. En finale, les Ours rencontrent Anglet à Annecy devant les caméras de la télévision. Et la magie de la Coupe continue. Match nul à la fin du temps réglementaire, prolongation et séance de tirs aux buts.

Saisons Plus Sages et Fin de l'Ère Murphy

2003/04 est une saison plus sage. Les Ours se qualifient difficilement lors de la dernière journée pour la poule Magnus et se font sortir de la coupe de France par le voisin grenoblois au premier tour. En Magnus, les Villardiens finissent à la sixième place. En quart de finale, ils rencontrent Brest. Et c'est une déroute qui attend les Ours en rade. Deux cinglantes défaites 7 à 1 et 9 à 0. Le troisième match voit un sursaut d'orgueil des Villardiens et une victoire 7 à 3. Dans le quatrième match les hommes de Dennis Murphy perdent le match en trois minutes dans le deuxième tiers. La fatigue des déplacements et le travail de la plupart des joueurs est pour quelque chose dans cette défaite.

De toute façon, le club de Villard ne peut pas rivaliser avec les grosses écuries du championnat car c'est un des plus petits budgets et l'équipe est composée essentiellement de joueurs formés au club ou de Grenoblois avec, bien sûr, le renfort de quelques étrangers.

La saison 2004/05 est une année "sabbatique". Après des débuts difficiles en Ligue Magnus, Villard relève la tête en poule nationale en décrochant la coupe honorifique et la première place du fair-play. La cascade de blessures initiales (Négro, Reid et Gerald Tallaire qui doit quitter le club avant même d'avoir joué un match officiel) a été impossible à rattraper.

C'est alors la fin de l'ère de l'emblématique entraîneur Dennis Murphy, remplacé par Stéphane Barin, champion de France de D1 avec le Mont-Blanc en première division. Avec l'arrivée d'un renfort de prestige, l'international Maurice Rozenthal, les Ours commenent pour la première fois la Ligue Magnus au complet, sans blessés à signaler. Luc Tardif jr et Alexandre Goncalves ont rejoint l'équipe de France cette année, une belle récompense pour la jeunesse villardienne.

Figures Emblématiques et Retrouvailles

Cristobal Huet a marqué l'histoire du hockey sur glace français par sa carrière exceptionnelle. Son aura est grande non seulement dans notre pays mais également à l’étranger. Ce fut d’abord le cas à Grenoble, son club d’origine, avec lequel il souleva la Coupe Magnus en 1998. Cette année-là, il reçut aussi les trophées Albert Hassler de meilleur joueur français et Jean Ferrand de meilleur gardien (déjà décerné en 1997). Outre-Atlantique, « Cristo » a évolué sous les couleurs de quatre célèbres clubs de la NHL, à savoir dans l’ordre : les Kings de Los Angeles, les Canadiens de Montréal, les Capitals de Washington et enfin les Blackhawks de Chicago.

Fabrice Lhenry, avec 24 ans de carrière internationale, est un autre exemple de longévité et de dévouement. Pour tous les observateurs, Fabrice Lhenry a marqué à jamais l’histoire du hockey sur glace français. Il faut ajouter que Fabrice Lhenry possède une collection de trophées impressionnante. Enfin, rappelons que Fabrice Lhenry a passé six saisons au sein du RHE 76 comme joueur, un club avec lequel il a tout gagné : la Ligue Magnus, des coupes de France et de la Ligue ainsi qu’une coupe d’Europe Continentale.

Baptiste Amar, travailleur acharné et possédant un grand sens tactique, a marqué l’histoire du hockey sur glace français. Après avoir effectué son apprentissage junior à Gap, Baptiste Amar a commencé à faire parler de lui avec l’équipe senior de Lyon dont il fut l’un des p...

L’événement fut l’occasion de retrouvailles entre les anciens joueurs : Louis Smaniotto, Jean Vassieux, Joël Surle, Philippe et Robert Guillet-Diat, Marcel Perillat, Henri Cottin, Marcel Guadalopa, Victor Huillier, entre autres joueurs qui ont donné beaucoup de joie au public. Actuellement les joueurs sont entraînés par David Pereirra, Pierre-Antoine Simonneau, Daniel Sedlak et Pascal Favarin.

Jean-Jacques Rambaud, président du club des sports et Jean Vassieux, meilleur joueur français distingué en 1979 par la Fédération Française des Sports de Glace évoqua la Coupe de France 1977 qui se déroula à Lyon contre Tour, son meilleur souvenir. Il poursuit : " Pour moi, le hockey c'est 20 ans de bons souvenirs, de 1965 à 1985. On s'entraînait trois fois par semaines, après le boulot, car tout le monde travaillait.

Suite à la fusion entre les clubs de Grenoble et de Villard de Lans, Claude Chaffanel noua des relations étroites avec Marcel Aymard, artisan de Villard de Lans, qui mit beaucoup de ses propres deniers dans le club des Ours, Claude tenait à le rapeller.

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