Victor Wembanyama (2,24 m, né le 04/01/2004) est un joueur de basket originaire de France, évoluant avec San Antonio Spurs en NBA lors de la saison 2025-2026. À seulement 15 ans, Victor Wembanyama foulait déjà les parquets professionnels avec Nanterre 92 en EuroCup, devenant le deuxième plus jeune joueur de l'histoire de la compétition. Cette précocité exceptionnelle n'était que le début d'un parcours hors du commun pour celui que l'on surnomme désormais "Wemby" ou "l'Alien".
En NBA, Victor Wembanyama a des stats de 26,2 points, 12,9 rebonds, 4,0 passes décisives en 12 matchs joués.

Un Début de Saison Exceptionnel pour les Spurs
Les San Antonio Spurs réalisent un début de saison parfait en NBA, avec cinq victoires en autant de rencontres. Les "Éperons" sont portés par un Victor Wembanyama étincelant et qui excelle des deux côtés du terrain. Les San Antonio Spurs sont toujours sur leur petit nuage. Les Texans ont enchaîné cette nuit un cinquième succès en autant de rencontres, s'imposant contre le Miami Heat (101-107), sur leur parquet du Frost Bank Center.
Les joueurs de Mitch Johnson sont parvenus à résister au retour des Floridiens en fin de partie, avec un "money time" bien maîtrisé. Avec cette nouvelle victoire, les Spurs réalisent le meilleur début de leur riche histoire. Pourtant déjà titrés à cinq reprises, ils n'avaient jamais débuté un exercice en demeurant invaincus après cinq matchs. C'est désormais chose faite.
"Il y a eu tellement de succès ici. Je me sens un peu bête de parler de cette série, par rapport à tout ce qu'a accompli l'équipe dans le passé", a relativisé le coach, qui a officiellement été intronisé successeur du légendaire Gregg Popovich cet été. "Mais c'est excellent d'avoir trouvé un moyen de remporter ces cinq premiers matchs", a-t-il ajouté en conférence de presse.
Parmi les meilleurs joueurs du début de saison en NBA, et l'un des principaux facteurs de ce début de saison réussi, Victor Wembanyama a, lui, reconnu avoir "pensé au record, à l'histoire des Spurs". "Ce n'est pas du hasard, on n'a pas eu ces cinq victoires pour rien. On a travaillé (...) et on va essayer d'étirer la série le plus longtemps possible", a prévenu le pivot français.
Un Talent Exceptionnel des Deux Côtés du Terrain
Au-delà du bilan collectif (San Antonio occupe actuellement la deuxième place de la conférence Ouest, seulement devancé par le tenant du titre Oklahoma City), c'est individuellement que le géant (2,24 m) passé par l'Asvel et les Metropolitans 92 impressionne. Après avoir vu sa saison précédente écourtée par une thrombose veineuse, il est revenu sur les parquets plus motivé mais aussi plus affûté physiquement que jamais. "Wemby" affole les statistiques, compilant notamment 30,2 points de moyenne par match, soit le 9e meilleur total de la ligue, et 14,6 rebonds (personne ne fait mieux). S'il est encore trop tôt pour accorder un réel crédit à ces chiffres, ils illustrent l'impression visuelle de domination implacable.
Cette soudaine amélioration est liée à "plusieurs facteurs", selon Baptiste Bastian, qui décrypte la NBA dans le Dreamcast Show, sur YouTube. Après deux exercices d'acclimatation, notamment sur le plan physique, l'intéressé a épuré son jeu pour exploiter au mieux ses qualités techniques et athlétiques hors norme. "On sent qu'il y a une envie de finir davantage au panier qu'auparavant. Il a remplacé pas mal de tirs mi-distance par des tirs au panier", plus rentables, décrit-il à TF1info. "Victor réalise 10 drives (dribbles en direction du cercle) par match alors que l'an passé il était à moins de 5", poursuit-il.
Cette transformation se retrouve dans le nombre de fautes provoquées, avec plus de 9 lancers francs obtenus par match (même si l'échantillon est modeste, c'est plus du double par rapport à l'an passé). Ces changements tactiques - magnifiés par les choix du staff - s'accompagnent d'un déchet plus faible, avec moins de pertes de balle.
Le prodige tricolore brille aussi de l'autre côté du terrain. Déjà parti sur de sacrées bases l'an dernier (3,8 contres par match, 176 au total, les deux meilleures marques en ayant manqué la moitié de la saison), il compile actuellement 4,8 contres par match. S'il parvient à conserver ce rythme, il deviendrait le premier joueur au XXIe siècle à boucler une saison à plus de 4 contres de moyenne. Sa "longueur", son envergure et "sa mobilité folle pour sa taille" représentent un casse-tête presque insoluble pour les adversaires, note Baptiste Bastian. "Il possède aussi les qualités pour réussir à rattraper la situation alors qu'il semble battu. Quelques fois, il est mal orienté et dos à l'action et il arrive tout de même à contrer le ballon", souligne l'analyste, qui met l'accent sur les excellents "instincts" du Français.
Du haut de ses 21 ans, Victor Wembanyama est déjà, grâce à cet arsenal, l'un des, si ce n'est le, meilleurs défenseurs de la "grande ligue". Une précocité qui représente une anomalie à l'échelle de l'histoire de la balle orange.
Palmarès et Distinctions
Victor Wembanyama s'est imposé comme un phénomène défensif sans précédent, révolutionnant les standards tant en Europe qu'en NBA dès ses premières saisons professionnelles.
- A dominé la Pro A française en 2022-23 avec Metropolitans 92, menant la ligue au scoring (21,6 PPG), au rebond (10,4 RPG) et aux contres (3,1 BPG)
- Détient le record FIBA de contres par match (5,7) lors de la Coupe du monde U19 2021
- Champion de Pro A avec l'ASVEL en 2022 et médaillé d'argent dans les compétitions européennes de jeunes
- Premier rookie de l'histoire NBA sélectionné dans la All-Defensive First Team et leader NBA aux contres par match lors de sa saison rookie (2023-24)
- Auteur de plusieurs "five-by-five" (au moins 5 dans chaque statistique majeure), un exploit rarissime en NBA

L'Avenir Prometteur de Wembanyama et des Spurs
Les attentes étaient démesurées. Et pourtant, il les a dépassées, bien qu’il ait parfois le sentiment "de ne pas en avoir fait assez." Les chiffres disent pourtant le contraire. Ils peuvent être évidemment manipulés dans tous les sens mais les 21,4 points, 10,6 rebonds, 3,9 passes et 3,6 contres du bonhomme en 71 matches le placent dans une catégorie unique.
Seuls trois joueurs ont compilé plus de 1500 points, 250 passes et 250 contres sur l’ensemble d’une saison NBA avant lui. Les trois autres sont des MVP, des multiples champions et des Hall Of Famers : Kareem Abdul-Jabbar, Hakeem Olajuwon et David Robinson. Avec, tout de même une différence majeure : le natif du Chesnay est le premier à réaliser pareille performance… dès ses débuts dans la ligue. "Le fait de sortir des perfs jamais vues auparavant est l’une de mes plus grandes fiertés", nous avouait-il lundi. Il ne fait aucun doute qu’il sera nommé Rookie Of The Year.
Wembanyama n’est pas un défenseur aussi accompli que d’autres intérieurs stars de cette ligue mais l’impression visuelle qui se dégage est époustouflante. Ses adversaires sont clairement intimidés par sa présence près du cercle, même quand ils sont en surnombre. Le DPOY, si ce n’est pas pour cette année, c’est certainement pour bientôt.
Pour Kevin Garnett, "il révolutionne le jeu." Un avis partagé par la crème de la crème du championnat, avec des cadors toujours admiratifs après l’avoir rencontré. "C’est dingue à quel point il va être dominant une fois qu’il sera plus à l’aise sur le terrain", soulignait Kevin Durant. Jokic allait dans le même sens. Jalen Brunson osait même affirmer qu’il deviendrait "l’un des plus grands joueurs de tous les temps."
Le plancher est posé. Victor Wembanyama ne devrait pas descendre plus bas au cours des dix ou quinze ans à venir. "C’est la pire version de lui-même", remarquait son coach Gregg Popovich. Tout le meilleur reste donc à venir. Avec déjà des flashs éclatants aperçus sur la deuxième partie de la saison. Il n’a cessé d’évoluer. Avec par exemple 21 points de moyenne en février, 23 en mars et 25 en avril. Les hausses statistiques sont similaires aux rebonds, à la passe et aux contres.
Popovich et son staff ont assuré la gestion du jeune homme avec brio, notamment en limitant son temps de jeu au milieu de la saison. C’était frustrant par moments, puisqu’il donnait l’impression de pouvoir faire exploser les compteurs avec plus de minutes. Mais c’est aussi cette gestion qui lui a peut-être permis de tenir le choc et le rythme intense de la NBA. Il n’a pas été ralenti par le traditionnel "rookie wall."
Le constat pourrait être le même pour les Spurs, la deuxième équipe la plus jeune de la ligue cette saison. Il y a le temps. Heureusement, le prodige est patient, contrairement aux idées reçues. Il comprend ce qui se passe. Il veut gagner, bien sûr, mais il comprend comment ça marche et fait confiance à l’organisation. Cela ne devrait pas prendre trop de temps avant que San Antonio retrouve les premières places en NBA. Trust the Process, comme disait l’autre.

Victor Wembanyama doit-il écraser la NBA dès cette saison ?
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