Le monde du volley-ball est en constante évolution, et parmi les clubs qui se distinguent, le Van Avermaet Volley Club (VMA) occupe une place de choix. Ce club, notamment grâce à des joueuses talentueuses comme Silke Van Avermaet, a su se faire un nom tant sur la scène nationale qu'internationale.

Silke Van Avermaet : Un pilier du VMA
Parmi les joueuses qui ont marqué l'histoire du VMA, Silke Van Avermaet occupe une place particulière. La centrale belge, du haut de ses 1,92 m, est un atout majeur pour son équipe. Après une année 2022 chargée, elle affiche un niveau de jeu impressionnant.
Silke Van Avermaet, qui fêtera ses 25 ans le 2 juin prochain, n’a jamais caché son intention de disputer, un jour, le Scudetto dont la réputation n’est plus à faire. Après avoir fait ses gammes à haut-niveau avec le club belge d’Asterix Kieldrecht/Beveren (de 2015 à 2021) et vécu trois ans de « perfectionnement » à Mulhouse au sein de l’ASPTTM puis du VMA, Silke Van Avermaet a jugé le moment venu pour faire le grand saut.
« Je suis encore jeune et je veux continuer à me développer en tant que joueuse, confie la capitaine du VMA. Je veux encore apprendre. Pour cela, il me faut une compétition encore plus forte que la Ligue A française… Une compétition que l’Italie peut m’offrir. Sinon, je serais restée. Je me sens bien à Mulhouse où j’ai été accueillie chaleureusement. Le club a été davantage une famille pour moi qu’un lieu de travail. Je voudrais profiter de l’occasion pour remercier le public, les bénévoles, les dirigeants qui ont tout fait pour que je me sente bien.
Victorieuse de la Supercoupe avec l’ASPTTM en 2021 et 2022, multiple MVP lors de ses trois saisons en Ligue A féminine, Silke Van Avermaet quitte Mulhouse avec de nombreux souvenirs. « Beaucoup de bons souvenirs, avoue-t-elle. Le plus fort a été celui de la finale des play-offs en 2023. Même si nous avons perdu cette finale, ce que je retiens de ce moment, c’est que toute la ville était avec nous. Tout le monde y croyait et ça m’a beaucoup touchée. C’est curieux, mais quand je suis venue pour la première fois à Mulhouse avec Beveren, en Coupe d’Europe (en décembre 2016), j’ai déjà été sensible à l’atmosphère du Palais des Sports. À l’époque, déjà, je me suis dit que c’est un endroit où j’aimerais bien venir jouer.
Un parcours impressionnant avant Mulhouse
Avant de rejoindre Mulhouse, Silke Van Avermaet a déjà un parcours riche en succès. Pur produit d’Asterix Avo Kieldrecht/Beveren, club avec lequel elle a remporté cinq titres de championne de Belgique (2016, 2017, 2018, 2019, 2021) et quatre coupes de Belgique (2016, 2017, 2018, 2021), Silke Van Avermaet a ouvert son compteur français la saison dernière en remportant la Supercoupe avec l’ASPTT Mulhouse.
Rappelez-vous du 14 décembre 2016 et du 12 janvier 2017 quand Mulhouse est tombé face à Asterix Beveren… Cette saison-là, l’ASPTTM a remporté le titre de championne de France. Mais, cette même année, elle a aussi connu sa pire déception en Coupe d’Europe éliminée, à la surprise générale, par une fringante équipe belge. Aux côtés des Britt Herbots, Nathalie Lemmens et autres Van Gestel, il y avait une jeune centrale d’à peine 17 ans dans le six de base de Beveren… C’était Silke Van Avermaet qui avait été créditée lors de ces deux rencontres face à Mulhouse de 9 et 10 points gagnants. Pas mal pour une centrale !
D’ailleurs cette dernière saison encore, en championnat de Belgique, elle a totalisé 152 attaques gagnantes, 28 blocks et 19 aces (en 55 sets joués) pour se retrouver à la 4e place des meilleures attaquantes en termes d’efficacité offensive (53 %) et à la 8e place des meilleures marqueuses de la Ligue A belge. Un rang que, généralement, seules les attaquantes de pointe ou réceptionneuses-attaquantes occupent !
« Je me souviens encore de ce match de Coupe d’Europe à Mulhouse, avoue Silke Van Avermaet. Pour moi, en tant que jeune joueuse, c’était très cool de jouer contre une grande équipe dans une immense salle avec beaucoup de spectateurs. Je me souviens de l’ambiance et j’ai vraiment apprécié ce match. Depuis, j’ai toujours suivi Mulhouse… Aussi, parce que Britt Herbots, mon ex-coéquipière et toujours partenaire avec les Yellow-Tigers (surnom de la sélection nationale belge) a joué à Mulhouse. J‘ai toujours vu Mulhouse comme un grand club et j’ai choisi Mulhouse parce que je pense que la compétition française est encore meilleure que le championnat belge. J’ai entendu dire que Mulhouse est une ville vraiment chaleureuse et que les fans soutiennent beaucoup l’équipe. J’ai appelé Britt (Herbots) et Angie (Bland) pour avoir leurs avis sur leur expérience à Mulhouse. Toutes deux étaient très enthousiastes et positives à propos du club.
Concernant sa nomination au titre de joueuses de l’année, Silke Van Avermaet ne cache pas sa légitime fierté : « C’est magnifique de terminer ma carrière en Belgique de cette manière. Nous sommes devenues championnes et vainqueurs de la Coupe. C‘est donc une très belle réussite et, en plus, de devenir joueuse de l’année, c’est un grand honneur.
Il est incontestable que Silke Van Avermaet a brûlé les étapes de sa jeune carrière. Après une saison au centre national belge (Topsportschool Vilvoorde en 2014/2015), elle intègre les rangs d’Asterix Avo Beveren (ex-Asterix Kieldrecht), en 2015, qu’elle n’a jamais quittés pour remporter cinq titres de championne de Belgique (2016, 2017, 2018, 2019, 2021 ; le titre 2020 n’a pas été attribué en raison de la crise sanitaire due au Covid) et quatre coupes de Belgique (2016, 2017, 2018, 2021). Pareil palmarès à 21 ans est plutôt flatteur et d’autant plus étonnant qu’il se prolonge sur la scène internationale.
Ainsi, en février 2018, quand Asterix Beveren bat Stuttgart en 8es de finale de la Coupe de la CEV (3-2), la meilleure marqueuse du match est une centrale… Silke Van Avermaet, avec 20 points au compteur dont trois blocks et deux aces. Et, plus récemment, elle peut se vanter d’avoir pris part au dernier championnat d’Europe (2019) où la Belgique a frôlé l’exploit. Dans le même groupe que la Pologne et l’Italie, les Belges ont terminé à égalité de victoires (4) et de défaite (1) avec leurs concurrents directs pour la qualification en quarts de finale. Dominées par les Italiennes, elles ont ensuite battu les Polonaises (17-15 au tie-break) qui avaient gagné contre l’Italie (3-2). Quand on sait que l’Italie (3e) et la Pologne (4e) ont été classées juste derrière la Serbie (championne d’Europe) et la Turquie, on peut affirmer sans se tromper que les volleyeuses belges appartiennent aussi au gratin européen.
« Jeune, très motivée et très talentueuse... Ce sont les principaux critères que, mes collaborateurs et moi,considérons lors du recrutement de nouvelles joueuses, explique le coach François Salvagni à propos des raisons qui ont contribué au choix de Silke Van Avermaet. J’ai rencontré Silke en live, pour la première fois, lors du traditionnel tournoi que nous jouons chaque année en Belgique. J‘ai tout de suite été impressionné par cette « jeune fille » exubérante, physiquement forte et si talentueuse. Depuis, nous avons continué à suivre Silke au sein de son club et en équipe nationale. Quand nous avons su qu’elle était prête à quitter la Belgique pour se lancer un nouveau défi, nous avons immédiatement contacté son agent. Après quelques longues discussions, Silke a décidé que Mulhouse pourrait être le meilleur choix pour elle et pour poursuivre son chemin de croissance. Ce qui m’a le plus frappé, c’est sa grande envie et son désir de rivaliser avec les meilleures. Silke est une joueuse« rapide », très solide au contre et dotée d’un excellent service.
Silke Van Avermaet - All Actions clip - Mulhouse vs Levallois November 3 2022
Les ambitions du VMA
L'ASPTT Mulhouse, fort d'un doublé coupe-championnat, ambitionne de briller sur la scène européenne. Le club a recruté Silke Van Avermaet pour renforcer son équipe et atteindre ses objectifs.
Alors que les Mulhousiennes s’apprêtent à recevoir Béziers pour le compte de la 24e journée, il se pourrait bien, en cas de victoire, que le Volley Mulhouse Alsace passe en tête du classement. En effet, au même moment, Nantes effectuera un déplacement à risques au Cannet. Si les Mulhousiennes sont actuellement intraitables, c’est parce que toutes les joueuses sont dans une forme ascendante.
Nantes et Mulhouse ont fait les bonnes opérations de la 22e journée de Ligue A féminine. Entre les matches aller et retour de la finale européenne de la Challenge Cup face à Novare (Italie), les Neptunes ont disposé sans problème de l'avant-dernier, Quimper (3-0, 25-16, 25-15, 25-13), tout en reposant la Néerlandaise Marrit Jasper, une de leurs joueuses majeures.Elles ont même appris en fin de soirée qu'elles reprenaient les commandes du Championnat après le revers de Levallois Paris Saint-Cloud à domicile face à Mulhouse (3-1, 25-22, 25-23, 11-25, 25-23), dans le match au sommet du jour.
La rencontre Levallois-Mulhouse s'est achevée dans la confusion. Les « Mariannes 92 » ont en effet contesté le point final de Mulhouse. À 24-23 pour le VMA, une attaque de la joueuse de Levallois Katarina Palgutova a été en effet jugée dehors alors qu'il semble que Jaali Winters avait touché le ballon avant qu'il ne touche le sol.Mais la demande de challenge vidéo des « Mariannes » n'était pas recevable dans ce cas précis et Mulhouse a pu fêter sa revanche après le match aller perdu à domicile au tie-break, alors que le VMA menait deux sets à zéro.
Levallois va devoir vite ravaler sa frustration. Les coéquipières de Juliette Gelin enchaînent mercredi 28 avec le match retour décisif de leur demi-finale de Coupe CEV face à Chieri (Italie), qui les a battues au tie-break à l'aller.
Les Neptunes de Nantes disputent la finale de Coupe de France, ce samedi 30 mars (20 h 30) à Paris, face à Mulhouse. Amandine Giardino et Nantes avancent en favorites de la finale de Coupe de France. Cette saison, les statistiques ne mentent pas : Nantes a clairement l’avantage sur les Mulhousiennes. Pas sous la toise, l’équipe haut-rhinoise ayant choisi d’augmenter la taille moyenne de son effectif cette saison pour tenter de dominer ses adversaires question puissance et au filet (1,87 m de moyenne). Mais si Blamdai (1,93 m), Van Avermaet (1,92 m), Legros(1,96 m) et Winters (1,90 m) tutoient ou dépassent les 190 cm, cela n’a pas suffi pour contredire la suprématie nantaise. Car s’il y a bien un domaine où les Neptunes excellent dans cet exercice 2023-2024, c’est dans la défense. Leader, aussi, dans ce secteur de jeu, le VMA (3e de LAF) ne pointe, lui, qu’au septième rang… Certes, Snyder et ses amies détiennent la deuxième meilleure attaque derrière Levallois Paris, mais son rendement à la réception ne rivalise pas avec la palette de l’Ouest et de ses chefs de files spectaculaires en la matière, avec Giardino et Jasper.
Greg Van Avermaet : Un autre champion de la famille
Il est intéressant de noter que le nom "Van Avermaet" résonne également dans le monde du cyclisme. Le Belge Greg Van Avermaet, champion olympique de cyclisme sur route en 2016, est devenu champion du monde de semi-Ironman dans la catégorie d'âge 40-44 ans à Marbella en Espagne.
Le Belge a signé un temps de 4h15'56'', après avoir avalé 1,9 kilomètre de natation, 90 kilomètres de vélo et un semi-marathon. L'ex-coureur de chez BMC a évidemment fait la différence lors de la partie vélo, après être sorti 126e après la natation, après avoir passé 31'02 dans l'eau. Le Belge a ensuite avalé les 90 kilomètres de vélo dans un temps de 2h16'10'', à une moyenne de 40 km/h. Soit forcément le meilleur temps des engagés.
Van Avermaet s'est imposé avec une avance confortableVan Avermaet ne s'est ensuite pas arrêté en si bon chemin et est resté très solide lors des 21 kilomètres de la partie course à pieds, bouclée dans un temps de 1h21'31''. Ce qui correspond au 27e temps des engagés. A l'arrivée, son principal adversaire, l'Allemand Wolfgang Teuchner, est arrivé en deuxième position, près de cinq minutes après lui (4'40).La troisième place revient à un autre Belge, en la personne de Ben De Wolf, arrivé 6'33 après Van Avermaet. Chez les professionnels, c'est Jelle Geens qui a triomphé.
Greg Van Avermaet, qui avait mis un terme à sa carrière de cycliste professionnel le 15 octobre 2023 n'avait attendu que huit petits jours avant de participer à son tout premier triathlon, à Gérone en Espagne. Une épreuve qu'il avait remportée.

Greg Van Avermaet, champion olympique et champion du monde de semi-Ironman.