USR Pertuis : Entre Héritage, Ambition et Engagement Républicain

Chers passionnés de football, chers Pertuisiens, cette saison marque un tournant décisif pour l'USR Pertuis. Club centenaire, véritable pilier de notre communauté, l'USRP a su, au fil des décennies, conjuguer tradition et modernité, faisant vibrer le cœur Bleu et Blanc de Pertuis avec des exploits qui resteront gravés dans les mémoires. L'USR Pertuis est fier de s'inscrire dans le tissu socio-économique de notre ville. Au-delà du terrain, l'USR Pertuis est fier de s'inscrire dans le tissu socio-économique de notre ville.

L'année dernière, nous avons écrit une page glorieuse de notre histoire en réussissant un fantastique doublé, témoignant de la détermination et du talent de nos joueurs, de nos entraîneurs et de tous ceux qui travaillent chaque jour à porter haut les couleurs de notre club. Mais loin de nous reposer sur nos lauriers, nous nourrissons de grandes ambitions pour l'avenir. Notre objectif est clair : évoluer au niveau national et permettre à l'USR Pertuis de se mesurer aux meilleurs clubs de l'hexagone. Cette ambition, nous la portons ensemble, avec passion et engagement, conscients des défis mais également des opportunités qui s'offrent à nous.

Cette nouvelle saison s'annonce passionnante, et plus que jamais, nous aurons besoin de votre soutien infaillible. Ensemble, joueurs, staff, bénévoles, partenaires et supporters, nous porterons l'USR Pertuis vers de nouveaux sommets, toujours fidèles à nos valeurs : respect, travail, et esprit d'équipe. Merci à vous, chers supporters, pour votre confiance et votre fidélité.

Le club mobilisé dans le quartier Centre ancien de Pertuis, secteur prioritaire de la politique de la ville (photo USR Pertuis).

Un club engagé dans la communauté

Notre partenariat avec le CFA des métiers du sport en est la preuve. Nous ne nous contentons pas de former des sportifs, mais également des hommes et des femmes, engagés dans des parcours professionnels prometteurs. Ensemble, nous bâtissons un avenir où le sport est à la fois vecteur d'épanouissement personnel et de cohésion sociale.

En cette Semaine d'éducation et d'actions contre le racisme et l'antisémitisme, retour sur les mobilisations au quotidien de clubs amateurs. Troisième volet avec l’USR Pertuis (District Grand-Vaucluse, Ligue Méditerranée). La diversité à l’Union Sportive & Renaissance Pertuisienne, c’est une vieille histoire.

Lionel Gamba, son président depuis 2016 et co-auteur de Le siècle de l’USR Pertuis : Une histoire populaire du football en Provence (1920-2020), livre sorti pour le centenaire du club, explique ainsi qu’« étymologiquement, Pertuis tire son nom du terme "passage". De tous temps, notre ville au croisement entre les Alpes et le Vaucluse a été un point de passage, un carrefour de communication entre la mer et la montagne, et son histoire est intimement liée à l’immigration. Au club, nous avons donc naturellement toujours eu l’esprit alerte sur les thématiques de diversité et d’inclusion de toutes les communautés ».

Cet engagement a notamment pris vie depuis de nombreuses saisons à travers le Programme éducatif fédéral (PEF). Durant chaque stage effectué par ses joueuses et joueurs, les thèmes liés à l’engagement sociétal sont abordés, notamment ceux qui traitent des discriminations. Dans cette ville de 21 000 habitants, capitale du pays d’Aigues aux portes du Luberon, le club travaille également avec les pouvoirs publics. Il a ainsi mené l’été dernier plusieurs animations dans la commune afin de rapprocher ses différentes communautés, en célébrant la diversité à travers le football. Une opération menée dans le cadre de Quartiers d’été, dispositif de l’Agence nationale de la cohésion des territoires du ministère de la Citoyenneté et de la Ville, qui permet aux associations de réaliser des actions en faveur du lien social entre habitants de quartiers prioritaires de la politique de la ville.

L’USR Pertuis s’est aussi appuyée sur la création d’un comité d’éthique afin que l’éducation contre le racisme et l’antisémitisme devienne quotidienne. « Il peut s’auto-saisir dans un dossier quand il repère des comportements problématiques, recevoir les personnes concernées et mettre en place un plan de remise à niveau, explique Lionel Gamba. Il peut également intervenir pour accroître des sanctions données par le district ». Le traitement de ces problématiques est ainsi organisé en trois volets par le comité : prévenir l’occurrence des faits de racisme et d’antisémitisme, sanctionner et réparer lorsque cela s’avère nécessaire, et agir activement pour une évolution des mentalités.

Le club s’inscrit ainsi dans une dynamique territoriale de lutte contre les discriminations au sein d’un département historiquement rural, où un secteur agricole très développé repose depuis longtemps pour une bonne part sur l’immigration. Christophe Benoît, président du District Grand-Vaucluse, déplore aujourd’hui que « cette immigration autrefois bien vécue laisse désormais place à la création de communautés qui ne se mélangent plus, parfois source d’incidents lors des rencontres ». L’instance s’efforce donc « d’intervenir en amont, d’éduquer, de prévenir et d’accompagner car c’est ainsi que se crée le vivre-ensemble. C’est en se côtoyant que se cassent les préjugés, en brassant des personnes qui n’ont à l’origine rien pour les pousser à se rassembler ». Avec en tête l’idée de « faire grandir tout le monde ensemble ».

Dominique Jouanneau, Audrey Gerbault, Rosalie Di Costanzo, Fabrice Prévost et Lionel Gamba lors de l’opération Quartiers d’été (photo USR Pertuis).

La lutte contre toutes les formes de violences et de discriminations est l’un des piliers du Plan d’engagement sociétal de la Fédération Française de Football. Pour aider les clubs à sensibiliser leurs licenciées et licenciés de tous âges, des contenus spécifiques du Programme éducatif fédéral (PEF) peuvent être mobilisés.

L'engagement de la FFF et le PEF

  • La lutte de la FFF contre toutes les formes de violences
  • Les outils dédiés du Programme éducatif fédéral
  • L’action du Conty-Lœuilly SC (Somme) en vidéo

Mohamed Sanhadji : Un Parcours Exceptionnel Lié à l'USR Pertuis

Attaché auprès de l’Equipe de France depuis plus de deux décennies, Mohamed Sanhadji, dit « Momo » ou « Peppone », originaire du Vaucluse, est le témoin privilégié de l’évolution des Bleus et le garant de l’Esprit Républicain en Sélection Nationale. Ces qualités de footballeur lui ont permis de faire briller plusieurs clubs du District Grand Vaucluse (Cucuron, Apt, Pertuis, O. Avignon, etc.) ou de la région (Aix). Désormais chargé de la sécurité de l’équipe de France depuis 2004, portrait* de Mohamed Sanhadji, à la trajectoire hors du commun.

« Je peux faire la photo avec Fernand et Peppone ? » Ici, à Cadenet, tout le monde l’appelle par son surnom. Il est chez lui, et clame cet attachement avec fierté. Sur cette terre qui l’a vu naître il y a 54 ans, il n’est ni « Momo », le confident des Bleus depuis près de vingt ans, ni le Mohamed Sanhadji qui promène son allure stricte et ses costumes impeccables autour de l’équipe de France, ni le commandant de police bardé d’honneurs et d’une vingtaine de médailles, dont la légion d’honneur accrochée à son veston en 2021.

Dans son village du Vaucluse, il déambule en jean-doudoune, salue les uns et les autres, enlace Fernand Perez, le maire de Cadenet pendant 18 ans, qu’il appelle affectueusement « Tonton » lors-qu’ils se croisent, par hasard, devant la mairie où Valérie, la femme de « Peppone« , officie comme 1re adjointe. « J’essaie d’être l’ambassadeur, modestement, de notre région. J’ai un pied-à-terre à Paris, je fais les allers-retours. C’était important de voir mes garçons grandir dans ces lieux qui me sont chers, à dimension humaine. Je suis un rural, je le revendique. Un attachement viscéral« , insiste cet homme de l’ombre, chargé de la sécurité de l’équipe de France depuis 2004. Un rôle stratégique qui le place au cœur des Bleus et de leurs secrets. Jusqu’ici, il avait toujours repoussé poliment nos sollicitations. Les justifications accompagnent son existence. Un héritage de l’histoire des harkis.

« Cette histoire n’est pas que la mienne, mais celle de toute notre communauté qui a été particulièrement douloureuse. On s’excuse toujours, on se sent gêné, on manque de confiance ou d’audace. Peut-être un peu moins pour moi aujourd’hui, mais on est rattrapé par son histoire. » Celle-ci s’apparente à un roman. À l’époque, il se lie d’amitié avec un gamin d’origine portugaise que tout le monde appelle « Peppone ». Celui-ci rentre au pays subitement. Mohamed devient « Peppone ».

« Un jour, mon père nous dit que l’on doit déménager de Cucuron. préfabriqués insalubres, sans sanitaire ni eau chaude ; les toits étaient en tôle. Quand le vent soufflait, mes frères aînés montaient sur le toit pour éviter qu’il s’envole. Le chef a fait éclater le camp. On a embarqué dans un camion militaire sans connaître la destination. » Collobrières, peut-être, si le trajet s’étire ; Rians s’il est plus court. « On est parti sans bagage, avec des sacs où on a mis nos habits. Le camion s’est arrêté un peu plus près que prévu. Abdallah Sanhadji ne cesse de se battre pour retrouver ce Vaucluse qu’il chérit tant. victoire en 1980. Retour au camp de Cucuron. Où les conditions de vie se sont améliorées. « On a commencé à avoir un peu de confort : une salle de bains, des toilettes, de l’eau chaude, des chambres. Une maison, quoi », retrace « Peppone », un surnom hérité de son passage à Rians.

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De toutes ses années dans les camps de harkis, il a été marqué par la solidarité des habitants. « Les gens nous ont donné tout ce qu’ils pouvaient », remercie-t-il. Des aliments, des habits, des chaussures. « Ils les déposaient la nuit ; le matin, c’était Noël. On se partageait les choses sans dispute. Une fois, une famille avait eu des pâtes ; celle d’après, elle avait du riz ou des boîtes de conserve. Ils donnent sans attendre en retour et, parfois, les dons les plus anodins font le plus plaisir. Un jour, beaucoup de sacs arrivent au camp. Tout le monde pioche dedans. Parmi les plus petits, « Momo » est le dernier servi. Il ne reste qu’une chose : un dictionnaire. Une révélation. « Le plus beau des cadeaux. Mon bonheur. Ce dictionnaire auquel il manquait des pages m’a accompagné pendant des années. Je le planquais sous le lit familial ; tous les jours, je le lisais en cachette, j’apprenais, je découvrais. Le mot république m’a emballé tout de suite. Au début, il y avait tous les drapeaux du monde. Je les connaissais par cœur ! Une manière de s’éloigner du camp. Tous les moyens sont bons pour essayer d’y parvenir, même quelques instants. Cette quête le guidera longtemps. Le football est l’un d’eux.

Sanhadji est plutôt doué balle au pied, ce qu’il cache aux joueurs de l’équipe de France, pour ne pas se « mélanger mais (se) concentrer sur (son) travail ». Meneur de jeu, il écume les clubs de la région. « Le football m’a permis d’aller dans les villages, de rencontrer du monde ; je ne voulais jamais jouer à la maison ! » Mais le camp l’attire. Et emporte une petite sœur. Un drame. « Mais chaque famille perdait un enfant, précise-t-il. Si on n’avait pas été un camp sinistré mais près des services médicaux, elle aurait pu… (il ne finit pas sa phrase). C’est faux, évidemment. « Momo » et les siens s’imaginent un autre quotidien. d’ailleurs, d’un autre monde. Houria, sa maman, en appelle à leur imaginaire. « On n’avait qu’un repas par jour. Ma maman inventait le deuxième, tous les jours, à base de café au lait. ’Je vous ai préparé ça, on va se régaler’. » La famille vit avec 1200 euros par mois. « On était parqué, loin de tout : de l’école, du sport, des centres culturels. Coupé du monde. Mais on était heureux », précise le Vauclusien.

Il est presque prêt à tous les compromis pour assouvir ses envies de liberté et tourner le dos à ce camp. Direction Aix et une faculté de droit, et d’administration économique et sociale. magistrature, d’études longues. Impossible aux yeux de son père, militaire de l’armée française, au 21e régiment de spahis. « Mon papa voulait que je sois un homme de terrain au service de notre pays. J’ai aussi été rattrapé par la réalité d’une famille nombreuse. Quand on est 12 enfants, on ne peut pas redoubler. On n’avait pas accès à toutes les bourses. J’avais des frères et sœurs à qui il fallait laisser la place. J’ai dû arrêter. Ça a été difficile. Mais il ne faut pas être égoïste. « Chaque famille perdait un enfant. Il intègre les CRS, en 1988. Part volontairement tout en bas de l’échelle afin de connaître la réalité du métier. Avant de gravir les échelons, de devenir officier et d’aller servir la France en Afrique, puis dans les Balkans pendant près de sept ans. En ex-Yougoslavie, il vit l’indicible. Il regarde la mort dans les yeux après avoir pris « un éclat de quelque chose d’artisanal dans une jambe ».

Il se revoit dans l’hôpital de Mitrovica, au Kosovo. Seul sur son lit de camp. « Un grand moment de solitude qui m’a fait voir les choses autrement. J’avais mal. Je ne pouvais pas crier. Des enfants dans une situation plus critique arrivaient. Je les voyais partir, revenir. Je pensais y rester. Honnêtement. C’est une deuxième vie, une deuxième chance. » Rapatrié sanitaire à l’hôpital militaire de Lavéran, à Marseille, il suit des soins lourds. Pendant un peu plus de deux ans. Une fois rétabli, il doit poursuivre sa carrière en Égypte. Mais son papa a des ennuis de santé. Le temps de rentrer au pays a sonné. La France prépare alors le Mondial 98. « Je pensais y rester. Bleus. Comprenez, celui qui assure la sécurité de l’équipe et des joueurs, leur tranquillité et le respect de leur intimité.

Ils lui vouent une confiance sans borne, certains qu’il ne la trahira pas. Il prend en main chaque nouveau venu en sélection, explique le fonctionnement. « De ses devoirs, de ses obligations, de ses droits, des valeurs communes de vie », égrène-t-il. De la République, évidemment. Il leur transmet ses valeurs. Certains l’appellent « M. République ». « Tous les matins, avec les joueurs, on se salue. On salue la République. Lui le sait mieux que quiconque. Une histoire de transmission, encore. Avec son père en lien naturel. Ce père qu’il a toujours voulu rendre fier ; ce père avec qui il entretenait un lieu fusionnel ; ce père qu’il n’a pas pu accompagner jusqu’à son dernier souffle selon la volonté de celui-ci.

Avant de s’envoler pour le Mondial-2014 au Brésil, une grave maladie est diagnostiquée. « Je ne voulais pas partir. Resté militaire dans l’âme, il me donne un ordre : ’Il n’y a pas de désertion, va faire ta mission’. Il a lutté contre la maladie. À chaque match, il demandait à ma mère le résultat. J’ai compris que c’était sa manière de mener sa lutte contre la maladie. Le 4 juillet, on perd contre l’Allemagne. Ma mère lui dit: ’Je peux partir maintenant’. Il est décédé le 5 juillet. On a tout mis en œuvre pour que je puisse rentrer dans les meilleures conditions. Je crois que c’est ce qu’il a souhaité, même si je m’en veux de ne pas avoir été là. La voix tremblote. L’émotion est palpable. Mais « Peppone » reprend le dessus. Il pense à son petit monde. À ses fils Enzo, U14 à La Tour d’Aigues, et Léo, U10 à Pertuis.

J’ai joué, au poste de milieu de terrain, meneur de jeu, puis libéro à Rians, Cucuron, Villelaure, Apt, Aix-en-Provence, Lauris, Cadenet où je suis né et où je vis, Avignon et Pertuis. À chaque fois, j’ai changé de club pour progresser et découvrir de nouveaux horizons, même si c’était à quelques kilomètres seulement. Cela me ramène à mon histoire lorsqu’enfant, enfermé dans un camp de harkis, j’avais une soif de libertés ! Je voulais sortir du cadre et aller à la rencontre des gens. Cette attitude a toujours été mon fil conducteur.

Oui. Au sein de l’Armée et de la Police, j’ai été amené à me déplacer dans des zones de guerre en Bosnie et au Kosovo notamment. Plus tard, j’ai officié auprès de la FFF, à partir de 1998, et depuis 2004 en tant qu’officier de sécurité au sein du staff tricolore. J’ai ainsi vécu tous les matches de l’Equipe de France (amicaux, phases éliminatoires et phases finales de Championnats d’Europe et de Coupes du Monde) et voyagé partout.

Oui, totalement. Quand j’étais minot, au camp, des personnes nous laissaient anonymement des sacs de victuailles ou de vêtements. Un jour, j’ai trouvé au fond de l’un d’eux, un dictionnaire. Personne n’en avait voulu ! Un trésor pour moi. Je l’ai tout de suite caché sous le lit et, le soir, c’était mon livre de chevet. Il y avait, dans les premières pages, les drapeaux des pays ! J’ai tout mémorisé, les couleurs, les formes, les symboles.

Absolument ! Je suis un rural et je le revendique. Je me sens très bien au fin fond du département où l’on a les pieds bien sur terre et je n’oublie pas d’où je viens (photo ci-dessous lors d’une soirée passée au club de Pertuis). Je me sens bien aussi dans les grandes mégapoles. Mon parcours montre que tout est possible et que l’on peut partir tout en bas pour arriver tout en haut. J’ai accroché tout de suite sur ce mot qui m’a accompagné tout au long de ma vie, et ça continue ! La République Française m’a tout donné, alors que j’avais une existence difficile, et j’essaie de lui rendre, à mon niveau, ce qu’elle m’a apporté. Cet esprit, je le transmets aux joueurs depuis des années. Tous les matins, d’ailleurs, on fait le Salut, ils m’appellent « Monsieur République » et on prononce parfois le fameux « Vive la République, vive la France ! » Certains joueurs, comme Antoine Griezmann, l’ont repris en conférences de presse. C’est devenu un rituel en Equipe de France.

Le football rassemble toutes les valeurs de la République, les riches et les pauvres, des personnes de toutes origines, de toutes cultures dans un esprit laïc. Le titre de 2018 bien sûr. Une compétition exceptionnelle que j’ai eu la chance de vivre de l’intérieur. Le pire a été Knysna en 2010. On sentait que ça allait arriver avec toute une chaîne de difficultés qui a abouti à ce que l’on a connu. C’était prévisible. Au-delà de tout ça, je retiens aussi tout ce que m’a apporté la Sélection. J’ai ainsi eu le bonheur de rencontrer les plus grands anciens joueurs de la planète lors des séminaires de la FIFA avant les grandes compétitions : Pelé, Cruyff, Maradona, Platini, Zidane… C’est extraordinaire pour un enfant de harkis. J’ai ainsi côtoyé ceux que je découvrais jadis dans les figurines Panini ou plus tard à la télévision. Un autre grand moment, plus récent, a été la remise de la Légion d’Honneur à l’Elysée par le Président de la République en 2021.

Elle est vraiment particulière en raison de sa tenue en période automnale. C’est une compétition bien organisée et on assiste à des surprises car les valeurs sont nivelées. Il n’y a pas eu de préparation, en ce qui nous concerne notamment, et la fraîcheur physique va être déterminante. Le vainqueur sera probablement celui qui saura allier plusieurs ingrédients : talent, tempérament et fraîcheur. Allez les Bleus ! Vive la République et vive la France !

Coupe de France : Pertuis face à l'AS Cannes

Classée à risque par la FFF, la rencontre entre l'USR Pertuis et l'AS Cannes s'est finalement déroulée ce dimanche dans une ambiance exemplaire. Sur le terrain, la logique sportive a été respectée. Supérieurs dans la maîtrise technique et la circulation du ballon, les Cannois ont pris les rênes de la rencontre grâce à Almike Moussa N'Diaye, opportuniste dans la surface (0-1, 37).

"En première mi-temps, on n'a pas été assez compacts, reconnaissait le coach Romain Reynaud. Contre une équipe comme Cannes, tu cours après. Et de fait, son discours à la pause a porté ses fruits : plus hauts, plus pressants, les Vauclusiens ont connu un vrai temps fort durant les dix premières minutes de la seconde période. "On les a un peu bousculés, confiait le coprésident Lionel Gamba. Mais l'expérience de l'AS Cannes a parlé. En contre, Hamza Hafidi (56) a doublé la mise, avant qu'Enzo Bonnaure (64) ne scelle définitivement le sort de la rencontre (0-3). Malgré tout, les Pertuisiens n'ont pas sombré. "Ce sont des matches qui doivent servir, soulignait Reynaud.

Pertuis 0 - 3 Cannes
Stade Claude-Carbo. Mi-temps : 0-1. Arbitre : M. Henck.
Buts : N'Diaye (37), Hafidi (56), Bonnaure (64).

Les succès du club et le soutien de la ville

Le maire a ainsi félicité l'ensemble des équipes pertuisiennes qui ont su porter haut les couleurs de notre commune avec la première organisation des coupes Grand Vaucluse à Pertuis. Il a également souligné la victoire historique de l’équipe première championne de première division départementale, mais également celle des jeunes de l’équipe des U11 qui ont décroché le titre envié de champion du Vaucluse.

Ces succès n'auraient pas été possibles sans l'investissement sans précédent de la ville, qui a œuvré pour offrir des équipements de pointe au Farigoulier, adaptés aux ambitions du club d'accéder aux divisions régionales où ils porteront les couleurs de Pertuis face aux réserves des équipes professionnelles de Monaco, Nice, Toulon ou Cannes, autant de clubs historiques de notre football français.

Le maire a tenu à remercier toutes celles et ceux qui ont participé à cette réussite. En premier lieu, le président du club, Lionel GAMBA, et son co-Président Bernard CHAUSSEGROS pour leur implication, leur énergie et leur engagement mais également le service des sports, qui leur apportent un soutien précieux au quotidien, et enfin les partenaires, qui ont soutenu au côté de la ville, le club avec passion et générosité. Félicitations à nos équipes, ils ont ramené la coupe à la maison et vive le football, vive l'USRP !

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