Le volley-ball féminin est un sport en pleine expansion, et les confrontations entre les grandes nations sont toujours très attendues. Cet article explore l'histoire des confrontations entre les équipes féminines des États-Unis et de l'Italie, tout en mettant en lumière le parcours récent et les ambitions de l'équipe de France dans les compétitions internationales.

Les Bleues au Championnat du Monde 2025
Les calendriers des Championnats du monde de volleyball 2025 sont désormais officiels. Côté femmes, l’équipe de France était placée dans la poule du Brésil, de Porto Rico et de la Grèce. Les Bleues, participaient à leur premier Mondial depuis 1974 à la faveur de l’élargissement de la compétition à 32 équipes. Elles se sont hissés jusqu’en quart de finale. Les matchs de la France au tour préliminaire se dérouleront à Manille, avec des adversaires variés et un défi de taille face à l’Argentine, l’un des rares qualifiés des derniers Jeux Olympiques.
Novices à ce stade de la compétition, les Bleues n’ont pas démérité, jeudi à Bangkok, mais elles ont cédé en trois sets (27-25, 33-31, 25-19) face à la deuxième nation mondiale. Les volleyeuses françaises ont confirmé leurs gros progrès, mais elles n’ont rien pu faire face à des Brésiliennes plus aguerries qu’elles. Jeudi 4 septembre, les Bleues ont été battues en trois sets (27-25, 33-31, 25-19), à Bangkok, en quarts de finale des championnats du monde de volley-ball, une compétition qui se déroule en Thaïlande jusqu’au 7 septembre. La France est éliminée, mais elle n’a pas rendu les armes sans combattre.
Alors qu’elles accédaient pour la premières fois de leur histoire à ce stade de la compétition, les Tricolores ont livré une prestation de haut niveau, avant de céder face à une sélection plus expérimentée, deuxième au classement mondial, médaillée de bronze aux Jeux de Paris en 2024 (et titrée en 2008 et en 2 12). Le Brésil rejoint dans le dernier carré l’Italie, qui a dominé la Pologne (3-0). Le public, plutôt clairsemé, a soutenu les Auriverde tout au long de la rencontre.
Le Match Face au Brésil
Les Brésiliennes se méfiaient des Françaises, qui les avaient poussées à deux reprises au tie-break, en juin, lors de la Ligue des nations, une compétition qui réunit les 18 meilleures équipes du monde, puis en phase de poules lors du Mondial. Elles avaient visiblement décortiqué le jeu de leurs adversaires à la vidéo et mis en place un plan pour essayer de neutraliser les deux principaux dangers côté tricolore, la réceptionneuse-attaquante Héléna Cazaute et la pointue Iman Ndiaye.
Malgré un mauvais départ, les Françaises ne se sont pas désunies et sont revenues à hauteur dans le premier set, égalisant puis passant devant un court instant (21-20) à la faveur d’un ballon poussé malicieusement dans la diagonale par Iman Ndiaye. Mais, après avoir sauvé deux balles de set, l’équipe de France a finalement craqué sur la troisième, quand une faute de filet a offert la manche au Brésil. Dans la deuxième manche, les Bleues ont fait la course en tête, poussant les Brésiliennes dans leurs retranchements.
Il s’en est fallu de peu, mais la vidéo a montré que l’auriculaire d’Héléna Cazaute avait touché le ballon au contre, permettant aux Brésiliennes d’égaliser (28-28). Dans la foulée, un smash dans le visage d’Iman Ndiaye remettait miraculeusement le ballon en jeu et permettait à la France d’y croire encore. Mais Gabi a finalement fait la différence d’un petit ballon poussé. Autrice de 13 points, la star brésilienne termine deuxième meilleure marqueuse de son équipe derrière Julia Bergmann (17 points).
Après une heure et dix minutes de jeu, le Brésil avait fait craquer le verrou tricolore et pouvait dérouler son jeu dans un troisième set à sens unique. Les Françaises ont pratiqué un jeu un peu trop prévisible pour faire réellement douter leurs adversaires, manquant également de constance pour l’emporter, mais peuvent quitter le Mondial sans gros regret.
Lors de cette compétition, elles ont battu Porto Rico (19e mondial), la Grèce (29e) en phase de poule et, surtout, la Chine (7e) en huitièmes de finale. L’Espagnol César Hernandez, qui a pris en décembre la succession du Belge Emile Rousseaux à la tête de la sélection, a atteint l’objectif assigné par la Fédération française de volley, atteindre la phase finale.
Les Françaises ont affiché de nets progrès par rapport à leurs prestations des Jeux olympiques de Paris en 2024 (aucun set gagné en trois matchs contre la Serbie, la Chine et les Etats-Unis). Pour une sélection classée au 55e rang mondial en 2016 et qui végétait encore en deuxième division mondiale il y a deux ans, la progression est fulgurante.
Fortes d’une belle campagne de VNL et d’une préparation réussie, les Bleues de Cesar Hernandez visent les huitièmes de finale. Un retour historiqueAprès avoir découvert le haut niveau européen (qualification pour les quarts de finale de l’EuroVolley en 2021 et 2023), la Volleyball Nations League et les Jeux Olympiques l’an dernier, l’équipe de France féminine poursuit son apprentissage et sa progression en s’attaquant à partir de vendredi à Chiang Mai à une compétition à laquelle la France n’a participé que trois fois, la dernière il y a 51 ans, le Championnat du monde.
Elle avait alors pris la 20e place, après avoir notamment affronté en match de classement Porto Rico (victoire 3-1), équipe contre laquelle elle n’a depuis plus joué et qui sera vendredi à Chiang Mai, au nord de la Thaïlande, le premier adversaire de la poule C des joueuses de Cesar Hernandez, qui étrenne cette saison ses galons de sélectionneur.
Résultats Prometteurs en VNL
Avec des résultats à la clé, puisque l’équipe de France, aujourd’hui 15e au classement mondial, a obtenu une bonne 9e place finale au classement de la Volleyball Nations League, avec cinq victoires en douze matchs (deux en 2024 pour sa première participation), dont certaines marquantes contre les Pays-Bas ou la Serbie. Elle est également parvenue à accrocher des équipes de top niveau mondial (défaites 3-2), comme l’Allemagne, les Etats-Unis et le Brésil qu’elle retrouvera d’ailleurs à Chiang Mai dimanche pour son deuxième match de la poule - le troisième sera contre la Grèce (mardi).
Héléna Cazaute, capitaine et pilier de l’équipe, déclare : « On ne s’attendait pas à autant de changements, mais ils ont été payants. Les filles plus jeunes ont montré qu’elles avaient aussi le niveau et leur place, c’est bien, cette concurrence fait que c’est plus compétitif à l’entraînement, ça nous tire vers le haut ».
Après une préparation débutée à Bordeaux, les Bleues sont passées par la Corée du Sud, où elles ont perdu Maéva Schalk, blessée à la cheville et remplacée par Nawelle Chouikh-Barbez, mais gagné trois matchs sur cinq lors d’un tournoi à Busan, dont les deux derniers 3-0 face à la Suède et l’Argentine. De quoi débarquer en Thaïlande avec quelques certitudes.
Héléna Cazaute poursuit : « Ce tournoi a été l’occasion de faire tourner l’équipe et d’essayer différentes typologies de jeu, c’était intéressant. On est montées en puissance pour finir par deux victoires 3-0, ce qui nous permet d’arriver au Championnat du monde avec un peu plus de confiance ».
Des ambitions pour ce qui est donc le premier Mondial de cette génération : « Depuis deux ans, entre la VNL, l’Euro et les Jeux, on a l’habitude de jouer des compétitions internationales avec de grosses équipes, on est très contentes de disputer le Championnat du monde, c’est primordial pour notre évolution et pour continuer à acquérir de l’expérience de jouer cette compétition. C’est aussi pour ça qu’on a envie de passer la poule et de jouer une grosse équipe en huitième de finale. Et pourquoi pas viser un quart de finale ? », se demande la capitaine.
Héléna Cazaute souligne : « On n’a pas envie de se mettre une pression particulière, mais on sait bien que dans notre poule, le Brésil est la grosse équipe et que les deux autres sont à notre portée, il faut vraiment se concentrer sur ces deux matchs et ne pas faire de faux pas car ça nous mettrait en difficulté pour la suite de la compétition ».
L'équipe de France est en train de réaliser un superbe parcours au mondial. Prochain match, jeudi 4 septembre à 12h, face au Brésil (2° équipe mondiale) pour essayer de défier tous les pronostics. Le match sera diffusé sur la chaîne l’Equipe en direct).Après avoir fait tomber une autre grande nation du volley féminin, la Chine, espérons un nouvel exploit d’Héléna Cazaute et des ses coequipières.Première participation a un mondial depuis 1974, l’équipe de France continue son ascension fulgurante dans le classement mondial. Pour rappel, l’équipe était classée 55° mondiales en 2016. Elles pointent maintenant à la 8° place avant ce tournoi.
Les fautes de base | Volley-Ball
L'Équipe d'Italie Sacrée Championne du Monde
En s'imposant contre la Bulgarie, l'Italie est sacrée championne du monde de volley-ball pour la cinquième fois de son histoire. La Pologne a pris la troisième place en battant la République tchèque en petite finale. Les volleyeurs italiens ont conservé leur couronne ce dimanche à Pasay City (Philippines) en battant la Bulgarie en finale du Mondial 3-1 (25-21, 25-17, 17-25, 25-10). Il s'agit du cinquième titre dans la compétition pour une sélection au parcours impeccable en phase finale, avec seulement un set encaissé en quatre rencontres. Ce sont les jeunes Bulgares qui ont réussi à l'accrocher.
Mais s'ils rêvaient de décrocher un premier grand succès dans leur histoire dans un Mondial, la marche a semblé encore un peu trop haute. Les joueurs de Ferdinando de Giorgi s'avançaient en grands favoris après un succès sans appel la veille contre la Pologne en demie, dans une affiche déjà aux airs de finale entre les deux premières nations mondiales.
Les Italiens, orchestrés par le passeur Simone Gianelli, ont encore prouvé leur supériorité face aux Bulgares, emmenés par un Aleksandar Nikolov toujours épatant mais qui devra se contenter de l'argent, le meilleur résultat de son pays après la deuxième place acquise à domicile en 1970.
Le joueur de 21 ans, meilleur marqueur de la compétition, s'est encore illustré (23 points), et ses coéquipiers ont aussi montré de l'orgueil en parvenant à revenir au cours des deux premiers sets, et avant de sonner la révolte dans le troisième. Mais hormis cette troisième manche, les coéquipiers des attaquants Yuri Romano (22 pts) et Mattia Bottolo (19 pts) ont paru au-dessus.

Évolution et Perspectives d'Avenir
Malgré une évolution nette, passant de la 56e à la 15e place mondiale en huit ans, les Françaises manquent encore d’expérience au plus haut niveau mondial. Malgré ce résultat, les volleyeuses françaises n’ont pas démérité lors de ces JO à domicile, qui ont marqué une étape importante dans la politique de développement du volley-ball féminin en France, commencé en 2017.
Le changement de politique de la fédération a d'ailleurs permis aux joueuses de se mettre en confiance. "Il y a plus de filles qui se sentent bien dans l'équipe, qui ont de l'assurance. C'est important pour notre évolution", estime d’ailleurs Héléna Cazaute, qui a rejoint ses coéquipières lors de la deuxième semaine de la Ligue des Nations.
Cette assurance des joueuses passe également par "leur évolution individuelle" affirme Emmanuel Fouchet. "Le fait que les joueuses s’exportent et jouent dans les plus grands championnats étrangers leur permet de se rendre compte qu'elles étaient l'égale de très bonnes joueuses." Cinq volleyeuses tricolores évoluent dans les championnats de référence - l’Italie et la Turquie - dont Héléna Cazaute, qui a signé au Vakifbank Istanbul, dans le championnat où jouent aussi Iman Ndiaye et Amélie Rotar.
Objectifs et Collectif
"Notre objectif est d'évoluer le plus loin possible, et de se rapprocher de ce que les garçons ont fait, de créer un truc petit à petit. À seulement 23 ans, Iman Ndiaye a d’ailleurs connu une ascension rapide en équipe de France. Sélectionnée pour la première fois lors des JO de Paris - où elle a inscrit cinq points en trois matchs - l’attaquante, qui a passé sa jeunesse aux Etats-Unis, a révélé son potentiel lors de la Ligue des Nations, terminant deuxième meilleure marqueuse de la compétition, avec 233 points marqués en 12 rencontres. La fille de Bouna Ndiaye, agent de nombreux basketteurs dont Victor Wembanyama, sera donc attendue lors de ce Mondial, épaulée de ses treize coéquipières, le collectif étant un aspect primordial pour le sélectionneur César Hernandez.
"Je ne crois pas aux équipes qui ne s’appuient que sur deux ou trois éléments. Nous sommes une équipe, un collectif, et si nous sommes performants, c’est parce que tout le monde donne le meilleur à l’entraînement et tire le groupe vers le haut" avait-il déclaré sur les réseaux sociaux des équipes de France de volley-ball.
Avec un troisième match en trois jours et au lendemain d’une rencontre de plus de 2h30 perdue de peu face au Brésil, on pouvait se demander dans quel état physique et mental allaient se retrouver les Bleues ce vendredi à Chiba eu moment d’affronter la Bulgarie, qui avait quant à elle bénéficié d’un jour de repos la veille. La réponse ? Si le physique a logiquement parfois coincé, le mental a été au rendez-vous pour cette équipe de France, qui malgré la fatigue, a su trouver les ressources pour s’imposer en quatre manches et signer une quatrième victoire dans cette édition 2025 de la Volleyball Nations League, sa première de la semaine.
Pour ces retrouvailles avec des Bulgares que son équipe avait battues 3-2 fin mai lors d’un tournoi amical en Pologne, l'entraîneur espagnol avait décidé de titulariser Amélie Rotar et Eva Elouga aux places de Sabine Haewegene et Fatoumata Fanguedou. Bien lui en a pris, puisque ces dernières ont apporté de la fraîcheur et de la percussion aux Bleues, particulièrement la centrale, auteure de 7 des 14 blocs tricolores (pour 13 points en tout). La réceptionneuse/attaquante (10 points) a quant à elle donné le ton en inscrivant trois points d’entrée de match, permettant à la France de prendre l’avantage (10-6), conservé jusqu’au money-time (20-16), malgré une qualité de service à la baisse par rapport à la veille (18 fautes en tout sur le match).
La capitaine Héléna Cazaute conclut le premier set en force (25-22) pour son 7e point (sur 18 en tout), avant de permettre aux Tricolores, sur une grosse série au service, de creuser un petit écart dans le deuxième (18-15). Les Bulgares ne lâchent pas et passent devant (19-21) grâce à leur défense et à la bonne entrée dans cette deuxième manche de la jeune pointue gauchère de Stoyanova (20 ans, 15 points), qui égalise à un set partout dans la foulée (21-25).
Cesar Hernandez regrette alors que ses joueuses soient "trop attentistes" et réclament qu’elles "changent leur approche du match", le message est bien reçu, puisqu’elles se détachent d’entrée sur le service de leur passeuse Enora Danard Selosse (4-0), avant de creuser l’écart sous la houlette d’une Juliette Gelin omniprésente en défense et d'une Eva Elouga percutante en attaque et au contre (14-4). Comme au set précédent, la Bulgarie n’abdique pas et enchaîne huit points de rang sur le service de son autre pointue et capitaine Radistona Marinova (18-16) !
La pointue enchaîne une nouvelle série d’entrée de quatrième set, synonyme de six points français de rang (9-4), avantage maintenu en milieu de manche (16-11) après un gros bloc d’Amandha Sylves (11 points, dont 4 blocs). "On avait deux matchs dans les jambes, dont un gros contre le Brésil hier, donc cette rencontre a été assez difficile, confiera à l’issue de la rencontre Amandha Sylves.
| Équipe | Classement Mondial (2016) | Classement Mondial (Actuel) | Meilleur Résultat Récent |
|---|---|---|---|
| France | 55e | 15e | Quart de finale du Championnat du Monde 2025 |
| Italie | - | Haut niveau | Championne du Monde |