US Tyrosse Rugby Côte Sud : Une Histoire de Passion et de Rugby

Fondé en 1919, le Club de Rugby Tyrosse (US Tyrosse) est une véritable institution à Saint-Vincent-de-Tyrosse. Depuis plus de 100 ans, l'US Tyrosse Rugby joue un rôle central dans la vie sportive locale.

Évoluant en Fédérale 1, la troisième division du rugby français, ce club emblématique est le reflet des valeurs fortes de la région : engagement, solidarité et esprit d’équipe. Son stade La Fougère, pouvant accueillir 5 000 spectateurs, est un lieu de rassemblement où joueurs, supporters et partenaires vibrent à l’unisson.

Le club a aussi vu éclore des talents d’exception comme Guy Accoceberry et François Gelez, qui ont marqué l’histoire du rugby français. Tyrosse a offert quatorze internationaux à l’équipe de France, la fierté de ce club landais.

L’US Tyrosse peut compter sur des partenaires solides pour accompagner son développement, notamment des entreprises locales engagées. Parmi eux, L’Univers du Parquet, installé à BÉNESSE-MAREMNE dans les Landes, partage avec le club une même passion pour l’excellence et le dépassement de soi.

À Saint-Vincent-de-Tyrosse, le rugby est partout présent, et le collège de la petite cité sud-landaise n’échappe bien évidemment pas à la règle.

Un Titre de Champion de France Inoubliable

L’UST va tenter de décrocher le deuxième titre national en seniors de son histoire, ce dimanche à Cognac (15 heures), contre Drancy Saint-Denis. Le premier date de 1981, alors que Tyrosse évoluait en Groupe B.

Les Tyrossais ont rejoint à la fois leurs Espoirs, sacrés quinze jours plus tôt, et leurs aînés, champions de France de Groupe B en 1981, au Panthéon rubipède, en remportant la finale de Fédérale 1, dimanche 15 juin. En vrais marchands de bonheur, ils ont rejoint les aînés au Panthéon rubipède.

« Un titre de champion de France, quelle que soit la division, c’est quelque chose, c’est une apothéose ! Ça marque à vie. » Les mots sont de Gérard Castets, demi d’ouverture de l’US Tyrosse en 1981, lorsque les Landais ont conquis, le 17 mai précisément, le premier titre national en seniors de leur histoire. C’était à Agen, au stade Armandie, et ils étaient alors venus à bout de Montauban après prolongations (15-9).

Alors, bien sûr, en cette semaine d’avant-finale de la promotion 2024-2025, qui défiera Drancy-Saint-Denis, dimanche, à Cognac, le passé revient encore plus fort, les langues se délient.

Ce sont des souvenirs qu’on ne peut effacer. Des images gravées à jamais dans les tréfonds de la mémoire. Michel Duffranc, qui avait 25 ans en 1981, revit très précisément le fil des événements.

Le trois-quarts centre, 69 ans et qui fait aujourd’hui partie du grand comité directeur du club, ne cherche nullement à enjoliver les choses. « C’était ma première finale et j’étais très stressé, très tendu. On l’était tous. Parce qu’on ne voulait pas le perdre, ce match, et en le disant on met une négation dans l’expression dans la phrase et ce n’est pas bon… Alors moi, les deux images qui me restent, ce sont deux hommes. Gérard Castets, un buteur hors pair qui a mis tous les points ! Et le troisième ligne Jean-Marc Guillet qui, face à toute cette pression, avait secoué le cocotier.

Quand on évoque son rendement au pied ce jour-là, Gérard, 71 ans (27 à l’époque) semble presque gêné. « Bah, j’étais le buteur, c’est normal… J’ai suivi ma routine pour essayer de faire abstraction du public, et voilà. Nous, on venait d’un village de 3 000 habitants, alors se retrouver à jouer devant 10 000 spectateurs (6 425 précisément, NDLR)… Ça faisait drôle ! Mais à l’époque, il n’y avait pas l’accompagnement d’aujourd’hui : le buteur, il fallait qu’il se débrouille pour gérer son stress. »

Au coup de sifflet final, il en a été littéralement submergé : « J’ai perdu connaissance ! C’était tellement serré, il y avait tellement de pression… Mais quand on touche enfin ce bouclier, ah oui, c’est beaucoup d’émotion. C’est une joie intense que l’on partage pendant au moins une heure avec le public, sur le terrain. Et puis, quand on gagne une finale, on est invaincu pendant trois mois (rire) ! »

« Quand la pendule sonne (sic), on se dit : ‘‘Ça y est !’’ Mais on ne réalise vraiment que quelques jours plus tard. On est transporté par une joie indescriptible, partagée avec nos supporteurs. Moi, toute ma famille était là, même mon oncle et ma tante qui étaient venus exprès de Lyon », apprécie encore aujourd’hui Michel.

Qui insiste : « Nous avions tellement à cœur de nous battre pour notre club, notre village. Le petit qui défie les gros : c’est bien sûr un discours dans lequel on puisait notre motivation. Des valeurs d’amitié, tout simplement. Je n’oublie pas qu’on a eu beaucoup de chance dans notre parcours.

Ce sont des souvenirs qu’on ne peut effacer. Quoi qu’il arrive, quel que soit le temps qui passe, on reste champion de France pour toute sa vie. Une trace indélébile dans les archives de son club, de son sport. C’est ainsi, ce sont des souvenirs qu’on ne peut effacer.

Et qu’importe si, à l’époque, on ne distribuait pas de médaille aux vainqueurs pour sacraliser l’instant. « Tiens, c’est vrai, on n’en a pas eu, ou alors je ne m’en souviens pas… » glisse Gérard. L’essentiel est évidemment ailleurs.

« Tout le village était en rouge et bleu, c’était fou ! » se souvient Michel. « Le plus beau, ce sont les liens que cette saison a créés, et qui perdurent. Et j’espère qu’on sera rejoints cette année », ajoute l’ancien ouvreur, qui voit bien des similitudes entre ces deux générations de Tyrossais.

« C’est une équipe très équilibrée, expérimentée devant et jeune derrière. Même quand elle est chahutée en conquête, elle parvient à rester en place. Elle sait surtout se montrer très opportuniste, avec un grand buteur, Iban Laclau, précis au pied et qui distribue bien le jeu. Je ne suis pas surpris de les voir en finale, ils font une saison très cohérente.

Michel complète : « Cette année, nous avons une équipe très collective. » Et développe ce qui revêt la plus grande importance à leurs yeux de natifs de Tyrosse présents à la plupart des matchs, et qui se plaisent à se retrouver pour disserter avec l’association d’anciens joueurs des Esquiros, les « écureuils » : cette lignée de joueurs issus de la formation maison.

« Moi même, je suis un pur Tyrossais, élevé à cette mamelle de club formateur où le maître mot des éducateurs est toujours le même : défendre nos valeurs. Tyrosse, c’est une vraie terre de formation. Il y a toujours eu un potentiel énorme !

Une Saison de Rêve pour le Tyrosse Rugby Côte Sud

C’est une saison de rêve pour le Tyrosse Rugby Côte Sud, une première place de la poule 4 en Fédérale 1. En huitième de finale aller, ils se sont imposés 19-25 à Limoges.

À Tyrosse, le poids du passé est partout. Pour ma première visite des infrastructures, je suis frappée par la qualité des installations. De nombreux clubs de niveaux supérieurs rêveraient d’un tel confort. "Ah oui, la salle de musculation, la vidéo…c’est assez récent, ça date de la Pro D2" nous expliquent quelques bénévoles présents à l’entraînement.

La Pro D2 ? C’était il y a plus de 20 ans au début des années 2000. Au match aller, les Landais se sont imposés de six points à Limoges, mais ont concédé un carton rouge.

À quelques jours du match retour, la séance vidéo ressemble là encore à un débrief du niveau national. Aux commandes, un certain Adrien Marbot. C’est l’un des meilleurs arbitres français. Il a joué avec le staff actuel et reste très attaché au club. Habitué à orchestrer des rencontres de Top 14 et Pro D2, il connaît les attentes du corps arbitral et fait passer les messages.

Dès qu’ils ont besoin de moi, je me débrouille pour être là. "Je les aide, ils sont hyper à l’écoute, très demandeurs, et moi quand je suis à l’entraînement avec eux, je m’exerce aussi.

À Tyrosse, il y a bien quelques anciens très expérimentés comme Thomas Acquier, ancien joueur de Brive et de Bayonne mais ce sont les jeunes qui ont pris le pouvoir, à l’image d’Iban Laclau auteur de vingt des vingt-cinq points inscrits dans le Limousin. "Plus de la moitié du groupe, chaque semaine, est issue de l’école de rugby. Nous avons une excellente formation, c’est notre chance, il faut en profiter" argumente Thibaut Visensang, le manager de l’équipe.

" Ils sont brillants. Le seul point d’interrogation avec eux, c’est qu’ils n’ont pas encore l’expérience de ces matchs couperets.

Relégués au niveau amateur dans les années 2010, le staff et les joueurs feront tout cette saison pour remonter en Nationale 2. "C’est sûr qu’ici, tu sens le poids de l’histoire. Les supporters sont très exigeants, ils vivent rugby." observe Théo Azpiroz, talonneur et capitaine de l’équipe.

Pour que la fête soit belle, Tyrosse doit gagner ou perdre de moins de six points face à Limoges.

Il a fallu attendre longtemps, très longtemps, même si des signes annonciateurs ne manquaient pas de jalonner le parcours dans les rangs des jeunes, depuis une dizaine d’années. Du côté de Burry, mûrissait une génération apte à prendre la relève des champions Reichel de 1980, qui pendant dix ou quinze ans ont alimenté en légitimes centurions la quasi imprenable citadelle rouge et bleue.

Quinze jours après le sacre national des Espoirs, parmi les acteurs du titre de champion de France de Fédérale 1 décroché dimanche 15 juin à Cognac, face à Drancy-Saint-Denis (28-25), le premier pour l’US Tyrosse depuis le sacre en Groupe B quarante-quatre ans plus tôt, plusieurs récidivistes depuis les cadets (de 2013, 2017, 2019), juniors finalistes (2018) ou Espoirs. Le blé qui lève est arrivé à maturité. L’UST récolte enfin pleinement les fruits de son investissement auprès de la jeunesse sudiste, pour retrouver un rang digne de son histoire.

Semisens a su aller au bout de ses idées, en conjuguant toutes les facettes de la palette technique et tactique. Déjà prometteurs en poule, ils ont su hausser le ton dès l’entame des phases finales. Rarement, les Tyrossais avaient habitué leurs supporteurs à un tel degré d’intensité renouvelée.

Cette peu banale force de caractère et d’engagement collectif a su connecter et souder un tissu intergénérationnel de supporteurs pleinement impliqué. Le juste retour d’ascenseur en somme !

La mobilisation populaire autour du stade charentais, couplée à l’accueil des joueurs aux arènes de Saint-Vincent-de-Tyrosse le soir même, entre émotion et communion, témoignait d’un réel retour de séduction. Tous les acteurs de ce parcours historiques méritent félicitations et remerciements de la part du club et de ses supporteurs, pour cette sublime parenthèse de vie.

Ce sont des souvenirs qu’on ne peut effacer. Et qu’importe si, à l’époque, on ne distribuait pas de médaille aux vainqueurs pour sacraliser l’instant.

« Tiens, c’est vrai, on n’en a pas eu, ou alors je ne m’en souviens pas… » glisse Gérard. L’essentiel est évidemment ailleurs.

« Tout le village était en rouge et bleu, c’était fou ! » se souvient Michel. « Le plus beau, ce sont les liens que cette saison a créés, et qui perdurent. Et j’espère qu’on sera rejoints cette année », ajoute l’ancien ouvreur, qui voit bien des similitudes entre ces deux générations de Tyrossais.

« C’est une équipe très équilibrée, expérimentée devant et jeune derrière. Même quand elle est chahutée en conquête, elle parvient à rester en place. Elle sait surtout se montrer très opportuniste, avec un grand buteur, Iban Laclau, précis au pied et qui distribue bien le jeu. Je ne suis pas surpris de les voir en finale, ils font une saison très cohérente.

Michel complète : « Cette année, nous avons une équipe très collective. » Et développe ce qui revêt la plus grande importance à leurs yeux de natifs de Tyrosse présents à la plupart des matchs, et qui se plaisent à se retrouver pour disserter avec l’association d’anciens joueurs des Esquiros, les « écureuils » : cette lignée de joueurs issus de la formation maison.

« Moi même, je suis un pur Tyrossais, élevé à cette mamelle de club formateur où le maître mot des éducateurs est toujours le même : défendre nos valeurs. Tyrosse, c’est une vraie terre de formation. Il y a toujours eu un potentiel énorme !

C’est une saison de rêve pour le Tyrosse Rugby Côte Sud, une première place de la poule 4 en Fédérale 1. En huitième de finale aller, ils se sont imposés 19-25 à Limoges.

À Tyrosse, le poids du passé est partout. Pour ma première visite des infrastructures, je suis frappée par la qualité des installations. De nombreux clubs de niveaux supérieurs rêveraient d’un tel confort. "Ah oui, la salle de musculation, la vidéo…c’est assez récent, ça date de la Pro D2" nous expliquent quelques bénévoles présents à l’entraînement.

La Pro D2 ? C’était il y a plus de 20 ans au début des années 2000. Au match aller, les Landais se sont imposés de six points à Limoges, mais ont concédé un carton rouge.

À quelques jours du match retour, la séance vidéo ressemble là encore à un débrief du niveau national. Aux commandes, un certain Adrien Marbot. C’est l’un des meilleurs arbitres français. Il a joué avec le staff actuel et reste très attaché au club. Habitué à orchestrer des rencontres de Top 14 et Pro D2, il connaît les attentes du corps arbitral et fait passer les messages.

Dès qu’ils ont besoin de moi, je me débrouille pour être là. "Je les aide, ils sont hyper à l’écoute, très demandeurs, et moi quand je suis à l’entraînement avec eux, je m’exerce aussi.

À Tyrosse, il y a bien quelques anciens très expérimentés comme Thomas Acquier, ancien joueur de Brive et de Bayonne mais ce sont les jeunes qui ont pris le pouvoir, à l’image d’Iban Laclau auteur de vingt des vingt-cinq points inscrits dans le Limousin. "Plus de la moitié du groupe, chaque semaine, est issue de l’école de rugby. Nous avons une excellente formation, c’est notre chance, il faut en profiter" argumente Thibaut Visensang, le manager de l’équipe.

" Ils sont brillants. Le seul point d’interrogation avec eux, c’est qu’ils n’ont pas encore l’expérience de ces matchs couperets.

Relégués au niveau amateur dans les années 2010, le staff et les joueurs feront tout cette saison pour remonter en Nationale 2. "C’est sûr qu’ici, tu sens le poids de l’histoire. Les supporters sont très exigeants, ils vivent rugby." observe Théo Azpiroz, talonneur et capitaine de l’équipe.

Pour que la fête soit belle, Tyrosse doit gagner ou perdre de moins de six points face à Limoges.

LE RÉSUMÉ VIDÉO DE LA FINALE FACE À DRANCY !

Palmarès de l'US Tyrosse Rugby Côte Sud

Voici un aperçu des réalisations marquantes du club :

Compétition Résultat Année
Championnat de France Groupe B Champion 1981
Fédérale 1 Champion 2024
Trophée Jean Prat Demi-Finale 2010, 2011, 2014
Division ProD2 3ème 2000

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