Une Analyse de la Rivalité PSG-OM à Travers la Presse Française

La rivalité entre l'Olympique de Marseille (OM) et le Paris Saint-Germain (PSG) est un sujet brûlant dans le paysage footballistique français. Les performances de ces deux clubs suscitent des réactions passionnées, tant de la part des supporters que des médias. Cet article se penche sur la manière dont la presse française, et plus particulièrement les quotidiens La Provence et Le Parisien, traite cette rivalité, en mettant en lumière les différentes perspectives et les enjeux qui en découlent.

Le Paris Saint-Germain n’a jamais autant fait l’unanimité. Ce dimanche 1er juin, le sacre des Parisiens en Ligue des champions fait la Une de toute la presse française. Dimanche 1er juin, toute la presse française salue le sacre du PSG en Ligue des champions, le premier de son histoire. La première Ligue des champions de l’histoire du PSG fait la une de la presse française.

Le directeur délégué des rédactions assurant dans son édito que cette victoire offre un statut au PSG « que plus personne ne pourra lui contester […] celui de plus grand club du football français ». Avant de s’en prendre frontalement aux olympiens : « N’en déplaise aux supporters de l’OM qui n’auront plus que leur mauvaise foi pour pleurer et oser affirmer le contraire. La France du ballon a définitivement un nouveau roi.

Le Parisien justement, le journal local de la capitale, a lui choisi une tout autre référence. L’OM qui, visiblement, obsède la rédaction parisienne même en ces temps de victoire.

D’ailleurs, La Provence, le quotidien phocéen, ne peut s'empêcher de renvoyer les Parisiens à une triste vérité historique. Le quotidien régional s'en prend aux joueurs, mais également aux dirigeants actuels. Après la qualification en Coupe de France, face à Rennes, les supporters de l'Olympique de Marseille attendaient de leur équipe qu'elle fasse bonne figure face au PSG. Mais, c'est tout l'inverse qui s'est déroulé, et l'OM a pris une dérouillée historique dimanche. Résultat, ce lundi Roberto De Zerbi et ses joueurs se font tabasser sur les réseaux sociaux.

Le quotidien La Provence, qui vit au rythme des performances du club phocéen, n'hésite pas et titre « Nuls » à sa grande Une. Et le média ne se contente pas de s'en prendre à Roberto De Zerbi, Leonardo Balerdi et les autres joueurs de l'OM, il s'attaque aussi à Pablo Longoria et Medhi Benatia.

Evoquant une « honte intergalactique » au moment de résumer cette rencontre, Alexandre Jacquin, chef du service des sports de La Provence, ne dédouane personne après ce naufrage. « A quoi bon accabler des joueurs qui ne savent rien, ou presque, de ce que re­présente l'OM dans la cité phocéenne et en Provence, et dont on peut d'ores et déjà parier qu'ils seront, pour quelques-un d'entre eux, soit repartis, soit sur le marché de transferts l'été prochain (...) Et 1, et 2, et 3, et 4, et 5-0.. Le score importe peu, tant la soirée a été gro­tesque. Pablo Longoria, Medhi Benatia et Roberto De Zerbi peuvent-il vraiment continuer à faire comme s'ils n’étaient pas les principaux responsables de ce fiasco ? C'est la rouste de trop », constate notre confrère marseillais.

Si le président de l'Olympique de Marseille et son directeur du football se sont tenus à l'écart, dimanche soir au Parc des Princes, Roberto De Zerbi a lui fait face à la presse. L'occasion pour lui de dire qu'une fois de plus il va discuter avec ses dirigeants. « On parle toujours avec les dirigeants, des solutions à trouver... ce sera la même chose qu'après Bruges, ou Nantes », a reconnu, clairement touché, l'entraîneur italien.

Car ce dernier est bien conscient que ce week-end pourrait coûter cher à l'OM...et à lui. Désormais l'Olympique Lyonnais est passé devant et ne rendra pas facilement sa place. À la uneOMPSG-OM : une addition salée pour De Lange, une défense à la rue... L'addition est très salée pour la doublure de Geronimo Rulli. Le Néerlandais, qui a pris sa place (provisoirement ?), n'avait jamais disputé un match à cette altitude, et cela s'est vu dès l'entame avec plusieurs dégagements directement en touche ou sur un Parisien. Deux parades devant Doué (31) ou Neves (50), mais cinq buts encaissés qui pèsent lourd dans son bilan. De très loin sa pire prestation sous les couleurs olympiennes.

Il s'est fait manger tout cru par Barcola, est absent sur l'ouverture du score et laisse filer, avec Pavard et Nwaneri, Nuno Mendes. Il n'est nulle part sur l'ouverture du score, comme Weah et Nwaneri. Il a colmaté quelques brèches (25, 32, 44...) mais celui qui n'avait plus été titularisé depuis le 21 janvier est aussi apparu très fébrile à plusieurs reprises, prenant quelques courants d'airs sur son côté droit. Qu'écrire de plus à part qu'il a coûté, pas tout seul certes, trois buts à son équipe. Un but contre son camp pour parachever la performance grotesque des siens derrière.

Il n'est pas non plus net sur les deux premiers du PSG, absent sur l'ouverture du score (12) et baladé en fin d'action par Dembélé comme son ami Balerdi (37). Comme pour Timothy Weah, l'Italo-brésilien, modèle de régularité, est passé à coté de son Clasico. De la présence, des muscles et un tir pas cadré (29) ont bien lancé le match du Néerlandais. Depuis ses premiers pas couronnés d'un but, face à Lens, l'Anglais ne parvient pas à reproduire semblable performance. Ce Clasico vécu dans la peau du titulaire paraissait beaucoup trop grand pour ses 18 ans. Remplacé par Paixao (4) au début du second acte qui place une belle tête qui oblige Safonov à se détendre (55).

Il avait envie de bien faire. Il a voulu trop en faire, se perdant en gestes techniques superflus. Le Parc des Princes a vu la très mauvaise version de l'Anglais qui marche quand il perd un ballon, sans chercher à venir épauler ses camarades. Une bonne passe vers Paixao (55) ne rehausse pas son bilan, très largement insuffisant. Une bonne reprise, du bout du pied, repoussée par Safonov (15) mais surtout une belle activité sur tout le front offensif de l'OM. Sa générosité ne s'est pas étiolée au fil des minutes même s'il a beaucoup couru dans le vide et a disparu en seconde période. De Zerbi aurait dû le sortir.Votre opinion compte pour nous.

Ce lundi 2 juin, Pierre Lescure n’a pas mâché ses mots. Via une publication X, celui qui est également ancien président du PSG a fustigé la Une de La Provence, journal appartenant au groupe CMA CGM du milliardaire Rodolphe Saadé. Le lendemain du sacre du Paris Saint-Germain en Ligue des Champions, le quotidien titrait : «À jamais les deuxièmes ! Un clin d’œil à la phrase que scandent les supporters de l’Olympique de Marseille depuis qu’ils ont remporté le trophée aux grandes oreilles en 1993, «À jamais les premiers». Le Parisien avait également remanié ce slogan en pied de nez, titrant «À jamais les meilleurs» ce dimanche 1er juin.

Pour Pierre Lescure, la première de ces deux revisites déçoit. Et de renchérir : «En faire le titre, là où les vainqueurs du Barça et du Bayern ont pris 5-0, dans une espèce de perfection de l’équipe la plus jeune du continent, c’est nul !» Sans oublier une pique envers Rodolphe Saadé, donc propriétaire de la publication sudiste.

Invité au micro de France Info lundi 2 juin, l’homme qui avait dirigé le Paris Saint-Germain de 1991 à 2002 s’était exprimé sur le sacre du club. «Il faut pérenniser la bonne organisation à laquelle sont parvenus les Qataris, c’est-à-dire donner les pouvoirs aux sportifs. Parce que Luis Campos et Luis Enrique (entraîneurs du PSG, NDLR) ont enfin travaillé sans être pollués par le commerce, la politique, l’argent ou les joueurs stars...», assurait Pierre Lescure.

Le quotidien régional La Provence a mis l'élimination du PSG en une de son édition de mercredi, avec un plaisir non dissimulé.

Même si l'OM joue jeudi soir son huitième de finale de Ligue Europa, La Provence a choisi de mettre le résultat du PSG en une de son édition de mercredi. Après la remontada subie par le club parisien la saison dernière à Barcelone, le quotidien parle de la «degringolada». En prime, le journal offre à ses lecteurs un «poème pour Zizou» rédigé par Franz-Olivier Giesbert.

Tensions entre supporters du PSG et de l'OM

Match PSG - OM

#3 PSG - OM / ANALYSE TACTIQUE

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