Les Trophées UNFP du football sont des récompenses annuelles décernées par l'Union Nationale des Footballeurs Professionnels (UNFP) aux joueurs évoluant en Ligue 1, Ligue 2 et Division 1 Féminine, ainsi qu'aux entraîneurs et aux arbitres en France. La récompense la plus prestigieuse est celle du meilleur joueur de Ligue 1.
Créée en 1987 sous le nom des Oscars du football, la cérémonie a changé de nom en 2004 à la demande de l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences qui gère les Oscars du cinéma, dont le terme est une marque déposée.
Au fur et à mesure des années, les récompenses se sont élargies à la Ligue 2, au football féminin et à l'arbitrage. L'édition 2020, initialement prévue en mai, a été annulée le 13 mai par l'UNFP en raison de l'arrêt définitif courant avril des trois championnats professionnels (Ligue 1, Ligue 2 et D1 féminine) à la suite de la pandémie de Covid-19.
Les Principales Récompenses
Des trophées sont remis au meilleur joueur, au meilleur espoir et au meilleur entraîneur de l'année de Ligue 1. Un trophée est décerné au meilleur joueur de Ligue 2 à partir de la saison 1986-1987 (il n'est pas décerné entre 1989 et 1993).

Records et Statistiques
- L'équipe ayant remporté le titre de meilleur joueur le plus souvent est le Paris Saint-Germain (14 fois).
- Le Paris Saint-Germain est le club qui possède le plus de trophées de meilleur espoir (7 fois).
- L'Olympique lyonnais a par ailleurs remporté à 7 reprises le titre de meilleur gardien, ce qui en fait le record.
- Enfin, l'AS Monaco, le LOSC Lille et le Paris Saint-Germain ont remporté le titre de meilleur entraîneur le plus grand nombre de fois (5 fois).
Les arbitres sont également distingués. De 2002 à 2006 sont remis des Trophées spéciaux de la Direction technique de l'arbitrage. Ainsi, en 2005, Bruno Coué, Patrick Lhermitte et Vincent Texier sont notamment récompensés pour avoir à nouveau dirigé des rencontres de haut niveau après de graves blessures.
En 2007, Nelly Viennot (première femme à avoir arbitré en 1re division) reçoit un trophée spécial après la fin de sa carrière d'arbitre.
L'UNFP: Plus de 50 Ans d'Histoire
L’UNFP est, depuis 1961, l’unique syndicat des footballeurs professionnels évoluant en France. Quotidiennement, l’UNFP se multiplie, est au contact des footballeuses et des footballeurs professionnels, les informe, les aide, les protège, les défend. Elle intervient également auprès des instances, porte la voix de ses adhérents, femmes ou hommes.
Représentée et active au Conseil d’Administration de la LFP, au sein de la Haute Autorité du Football Français, et dans chaque commission où les intérêts des joueurs sont en jeu, l’UNFP (présidée par Philippe Piat) est un incontournable partenaire du football français, mais aussi européen et mondial à travers son investissement humain au sein de la Fédération Internationale des Footballeurs Professionnels, la FIFPro, dont elle a été l’un des membres fondateurs en 1965. David Terrier, vice-président de l’UNFP, est également président de la FIFPro Europe.
La mission première de l’UNFP est de défendre les droits et protéger les intérêts des footballeurs professionnels. Pour y parvenir, le syndicat s’appuie aujourd’hui sur une organisation sans faille et quelques fidèles partenaires. Pour aller au-delà d’un rôle syndical qui correspond à son cœur de métier, l’UNFP a créé, au fil des années, différents services pour accompagner la carrière du footballeur professionnel évoluant en France et continuer à le servir, même une fois les crampons rangés dans l’armoire au souvenir parfois (juridique, reconversion, sociétal…).
La Charte du football professionnel, conclue en application des dispositions légales, règle les « rapports entre la Fédération Française de Football ou la Ligue de Football Professionnel d’une part, les organismes employeurs concernés d’autre part et les salariés relevant des métiers du football de dernière part ». Cette véritable convention collective, forte de plus de huit cents articles et de quelques annexes actualisés chaque année, est donc cosignée par la FFF, la LFP, l’UCPF, l’UNFP, L’Amicale des Éducateurs de Football, L’Union Nationale des Entraîneurs et Cadres Techniques Professionnels du Football.
Document précurseur dans les relations entre employeurs et salariés dans le monde du sport, cette charte a, plus de quarante ans après avoir vu le jour, servi de modèle à la convention collective nationale du sport français…Il est donc loin le temps où Raymond Kopa, au début des années 60, déclarait que les footballeurs français étaient des esclaves.
Le syndicat d’alors, créé le 16 novembre 1961, a tout de suite volé de ses propres ailes, refusant d’emblée tout compromis, toute alliance suspecte avec les dirigeants. Just Fontaine, Eugène N’Jo Léa, Jacques Bertrand et quelques autres étaient seulement portés par une indicible volonté et ne demandaient pas grand-chose, finalement.
Un peu de justice sociale et de tolérance pour que les gestes étalés sur le rectangle vert de leurs illusions, et des nôtres, soient toujours plus beaux. Et puis, devant les notables parfois devenus fous, devant le voile opaque déjà fait d’argent et de menaces, ils ont réclamé le respect de la loi et, par-delà, de la personne humaine pour que le jeu de football reste à l’enfant, même devenu professionnel.
Cinquante ans, quelques combats, une grève et quelques belles victoires ont passé (le pécule de fin de carrière, le contrat à temps, la charte du football professionnel pour ne citer que celles-là), mais l’âme des premières heures habite encore le syndicat français, partout cité en référence, partout imité, jamais égalé.
Il faut avoir discuté avec quelques footballeurs de chez nous, que l’Arrêt Bosman a jetés sur les routes de l’Europe, pour comprendre ce que l’UNFP et le statut du footballeur français ont d’unique en leur genre. À l’heure où s’évanouissent les frontières, où la vigilance reste la plus sûre des alliées pour préserver le rêve, le combat et les idéaux de nos anciens, ce statut est un phare, un garde-fou qu’on envie au footballeur français, comme on nous enviait hier Michel Platini ou Zinédine Zidane…
À l’époque de la création de l’UNFP, le ballon rebondissait un peu moins haut, les footballeurs couraient un peu moins vite, les défenses - y compris leurs avocats - défendaient un peu moins fort et seul Michel Platini, dans sa trajectoire majestueuse, perçait déjà sous les traits d’un gamin de Jœuf.

Le 4 octobre 2024 marque une date historique : la Cour de Justice de l’Union Européenne a déclaré illégales plusieurs dispositions du règlement FIFA sur les transferts. Cette décision majeure rappelle que les footballeurs sont des travailleurs comme les autres et reconnaît le préjudice subi.
Depuis plus de vingt ans, les règles de la FIFA ont limité la liberté des footballeurs professionnels, restreignant leurs carrières, leur mobilité et leur rémunération. Désormais, la justice européenne confirme enfin ce que nous dénonçons depuis longtemps.