Le monde du volley-ball français est en constante évolution, oscillant entre victoires éclatantes et défis financiers. Récemment, plusieurs clubs, dont Tourcoing et Nantes, ont été confrontés à des sanctions importantes, tandis que d'autres ont brillé sur le terrain, notamment lors de compétitions prestigieuses comme la Coupe de France.

Les Neptunes de Nantes : Entre Succès Sportifs et Difficultés Financières
Pas de cadeau de Noël pour les Neptunes de Nantes. Les vice-championnes de France et tenantes de la Coupe de France, leaders du Championnat, ont eu la mauvaise surprise de voir leur club sanctionné par la DNACG, le gendarme financier de la Ligue nationale, d'un retrait immédiat de quatre points au classement, assorti d'un sursis de deux points, pour fonds de réserve insuffisant (trésorerie disponible immédiatement, équivalant à 4 à 10 % des produits, selon le nombre d'années dans la division).
Le club, qui chute donc à la quatrième place de la Saforelle Power 6, à égalité avec Levallois-Paris, avant la 15e journée prévue dimanche, est également rétrogradé à titre conservatoire en fin de saison. Un coup supplémentaire pour les Neptunes, qui avaient appris le retrait de leur propriétaire, le groupe Réalités, fin juin, occasionnant la disparition de la holding et du club professionnel de handball qui la constituait.
« Notre seule réponse sera le combat », a annoncé le club ligérien dans un communiqué ce lundi, prévoyant de faire appel de cette décision avant l'expiration du délai, ce jeudi. « La DNACG fait son travail, on réclame un gendarme financier pour qu'il n'y ait pas d'abus et qu'on soit tous sur un pied d'égalité », a déclaré Monique Bernard, présidente des Neptunes.
Monique Bernard, qui a repris la présidence en juillet, soupire : « On a un sentiment d'impuissance. On est tellement en galère depuis le mois de juillet, à se relever les manches, à se dire que le volley à Nantes ne va pas disparaître - et on est en bonne voie, parce que sportivement ça se déroule bien, et sur le plan financier, la saison n'est pas finie - et cette décision tombe. » Elle ajoute : « La DNACG fait son travail, on réclame un gendarme financier pour qu'il n'y ait pas d'abus et qu'on soit tous sur un pied d'égalité. Mais pour nous c'est la première fois, et je ne gérai pas le budget sur les deux dernières saisons, alors qu'on est pénalisés sur le bilan financier 2023-2024, sur ce qu'on a récupéré en juillet. »
Les dirigeants devront restaurer la situation financière du club avant juin pour éviter la relégation, synonyme sans doute de disparition du club. Outre les mesures d'encadrement ou de révision de masse salariale, quatre autres clubs du Championnat féminin ont été sanctionnés, financièrement, pour non-respect du règlement de la DNACG : Béziers (2 000 euros avec sursis, avec interdiction de recrutement), le RC Cannes (10 000 euros avec sursis), Vandoeuvre-Nancy (10 000 euros ferme) et Pays d'Aix Venelles (10 000 euros avec sursis).
Les joueuses de Nantes devaient se remettre la tête à l’endroit, samedi 15 novembre, face à une formation de Sens loin d’être évidente à manier. Le doux parfum des succès express a envahi de nouveau Mangin, samedi 15 novembre. Sans son atout offensif numéro un, la pointue camerounaise Blamdai - présente mais laissée sur le banc - Sens n’a jamais trouvé la bonne route face aux Nantaises, pourtant parfois hésitantes. Car si le premier set était remporté assez aisément (25-15), les Neptunes ne se montraient pas si convaincantes dans la suite des événements…
« On a des opportunités offensives créées par Léna (Chameaux, la passeuse), mais elles ne sont pas exploitées », soupirait Sylvain Quinquis, évidemment ravi que son équipe se soit remise dans le droit chemin, mais avec un goût de trop peu. Les petites failles vues dans la manche précédente étaient alors bien exploitées par les filles de Lanotte (5-4, 19-19). Des ouvertures laissées par les locales, notamment une désorganisation de leur bloc défense, offrant à Humey et sa troupe de quoi s’exprimer. L’entrée de Gambon rééquilibrait un temps les débats. Complètement dépassées, les Sénonaises glissaient invariablement vers une douloureuse fin de partie (13-8 ; 22-13 ; 23-15).
On l’a senti : leur coach avait beau faire toutes les rotations possibles, plus rien ne fonctionnait pour elles, notait Ebatombo. L’objectif numéro un était de renouer avec la victoire et prendre les trois points, mais je pense que l’on a surtout su cocher de nouvelles cases dans la communication, dans la capacité à se recentrer pour rebondir. C’est à souhaiter avant de se déplacer dans le Rhône, sur le parquet d’un Pays viennois balayé par… Quimper, qui bouclera la phase aller à Nantes la semaine suivante.
Résultats du match :
NANTES : Kadiku 9, Legrand 8, Glynn 21, Ebatombo 12, Chameaux 3, Nevot 8, Vidaller (lib), Jund, Gombeau, Davaï, Ansquer.
SENS : Pruvost 3, Secretant 9, Ruiz 6, Kuehl 5, Centelles 5, Kalt, Vivien (lib), Humey 10, Tomczyk, Le Mignon.
Tourcoing Sanctionné en Marmara Spikeligue et Vainqueur de la Coupe de France
Les clubs masculins ont également reçu les décisions de la DNACG. Seul Tourcoing est sanctionné sportivement, de 2 points ferme, assortis d'une amende de 10 000 euros avec sursis pour non-respect du règlement, avec obligation d'établir un nouveau plan de reconstitution du fonds de réserve.
Malgré ces difficultés financières, Tourcoing a su briller sur le terrain. Le TLM a fait chuter le leader invaincu lors de la dixième journée de Marmara SpikeLigue (3-2). Le Stab Vélodrome de Roubaix a fait vivre l’enfer du Nord à Nantes-Rézé. De l’ambiance aux joueurs surmotivés, le courant passait bien pour le TLM, relancé à Chaumont. Pour comprendre l’ampleur de l’événement, il suffit d’entendre la clameur des 1 678 spectateurs sur le bloc de la victoire de Pablo Kukartsev sur Chizoba Neves.
Longtemps stoppé par la défense tourquennoise, le MVP de la saison passée et meilleur marqueur du championnat actuel (229 points) a mis du temps pour briller. Le Tourquennois n’a pas tardé à entrer dans son match et comptait déjà 19 points après deux sets (sur 33 au total). Il est le symbole du TLM des deux premières manches : appliqué et foudroyant. Même si Gustavs Freimanis et Robson Rodrigues, titulaires, font parfois face aux Nantais solides au filet, les Verts dominent la première manche (25-22). Les Nordistes ont même compté jusqu’à 10 points d’avance dans un deuxième set éclair. Impressionnants à la réception, ils ont fait le travail, mais aussi le spectacle.
Poussé par le public, Rodrigues permet aux siens de se mettre sur de bons rails d’un magnifique ace à 2-0. Alors Romain Bonon entre, le Brésilien se réveille et la donne change. Les Tourquennois, sur courant alternatif, payent leur entame énergivore. Tout le Vélodrome de Roubaix mouline pour raviver la flamme. Chizoba Neves (26 points au total) est sanctionné pour un chambrage, les spectateurs le chambrent à son tour. Il n’en fallait pas plus pour le réveiller, pendant que Kukartsev semble fatigué. Le quatrième également (25-21), comme une copie du précédent. Tourcoing a moins de jus et commet plus de fautes.
Le tie-break arrive, c’est le moment ou jamais de faire tomber le leader. La salle soutient son équipe, Thibault Loubeyre l’a ressenti : “Les supporters ont donné beaucoup de voix aujourd’hui, et ce n’était pas déplaisant, ça a fait du bien.” Au service, Gonzalo Quiroga pose les bases d’entrée. “On a bien entamé le cinquième set, et je pense que c’est ce qui nous fait du bien par la suite, parce que prendre quatre points dès le début sur quinze, c’est beaucoup, donc ça nous met bien dedans.” Le libéro et ses coéquipiers sont impériaux à la réception, Rune Fasteland l’est au bloc (5 blocs ce soir) et Kukartsev se sublime de nouveau. 15 à 11 pour le TLM.
“Pablo, il enchaîne, on gagne huit fois, il fait cinq fois MVP, il fait beaucoup de bien. Le TLM repart sur de bonnes bases et est quatrième d’un quatuor de tête se tenant en trois points. Les matchs s’enchaînent et les hommes de Dorian Rougeyron ont sûrement déjà la tête au déplacement à Tours samedi.
À l’issue d'une finale longtemps indécise, le Tourcoing Lille Métropole Volley (TLM) a remporté le 29 mars 2025 la Coupe de France face à Montpellier. Ce trophée, remporté le 29 mars 2025, est seulement le deuxième titre de l'histoire du Tourcoing Lille Métropole, après une première Coupe de France en 2018.

Au terme d'une rencontre disputée et très indécise de plus de deux heures, Tourcoing a décroché la coupe de France face à Montpellier (3-2), une des meilleures équipes de France. Le mano a mano a duré sur quatre sets. Le cinquième et dernier a été le moins âpre.
"Nous n'avons rien lâché, nous savions qu'ils auraient des bons moments, qu'ils nous poseraient des problèmes, mais jusqu'au bout, nous n'avons rien lâché, et ça se voit avec le résultat" a confié Simon Roehrig, central du TLM à l’issue de la finale. Une solidité qui a été la clé du succès. Après avoir communié avec ses quelque 200 supporters venus les encourager durant la finale, les joueurs du TLM doivent très vite enclencher "le mode compétition".
DEUX STRATÉGIES BTTS GAGNANTES POUR CETTE SAISON 2024-2025
Tableau Récapitulatif des Sanctions de la DNACG
| Club | Division | Sanction | Motif |
|---|---|---|---|
| Neptunes de Nantes | Championnat féminin | Retrait de 4 points (immédiat) + 2 points (sursis), Rétrogradation conservatoire | Fonds de réserve insuffisant |
| Béziers | Championnat féminin | 2 000 euros (sursis), Interdiction de recrutement | Non-respect du règlement de la DNACG |
| RC Cannes | Championnat féminin | 10 000 euros (sursis) | Non-respect du règlement de la DNACG |
| Vandoeuvre-Nancy | Championnat féminin | 10 000 euros (ferme) | Non-respect du règlement de la DNACG |
| Pays d'Aix Venelles | Championnat féminin | 10 000 euros (sursis) | Non-respect du règlement de la DNACG |
| Tourcoing | Marmara Spikeligue | Retrait de 2 points (ferme), Amende de 10 000 euros (sursis) | Non-respect du règlement, Nécessité d'un plan de reconstitution du fonds de réserve |
| Sète | Marmara Spikeligue | 6 000 euros (sursis) | Non-respect du règlement de la DNACG |
| Toulouse | Marmara Spikeligue | 2 500 euros (ferme) | Non-respect du règlement de la DNACG |