Thomas Ramos, né le 23 juillet 1995 à Mazamet (Tarn), est un joueur international français de rugby à XV. Incontournable sous les couleurs du Stade toulousain comme avec la tunique tricolore, l'arrière possède déjà un palmarès long comme le bras.
Compétiteur acharné, rugbyman aux pieds de footballeur, métronome face aux poteaux, Ramos, 30 ans, a sans doute atteint sa plénitude.
Retour sur la carrière et l'impact de ce joueur exceptionnel.

Un palmarès impressionnant
Le palmarès de Thomas Ramos témoigne de son talent et de sa contribution à ses équipes :
- Cinq Brennus en 2019, 2021, 2023, 2024 et 2025
- Deux Champions Cup en 2021 et 2024 avec le club occitan
- Deux Tournois en 2022 (Grand Chelem) et 2025 avec le XV de France
Il est actuellement le meilleur marqueur de l'histoire du rugby français.

Un leader sur le terrain
Et il a aussi montré que si le XV de France a un patron incontournable avec son demi de mêlée Antoine Dupont, elle a un autre leader avec lui.
Que ce soit par ses relances de funambules ou ses coups de génie sortis de nulle part, comme cette passe en demi-volée de l’extérieur du pied gauche pour envoyer Bielle-Biarrey à son second essai contre le XV du Trèfle pour l’ouverture du Tournoi au Stade de France le 5 février.
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« J’ai l’impression qu’il lit et qu’il voit beaucoup d’espace avant la majorité des autres joueurs sur le terrain », expliquait récemment l’ailier palois Théo Attissogbe.
Il est dans une aide collective tout le temps. Le danger des fois, quand on est dans cette aide collective, c’est d’oublier de jouer, d’être un joueur avant tout.
Reconnaissance de ses pairs
« Thomas Ramos joue un jeu différent, à un rythme plus rapide, avec deux secondes d’avance sur tous les autres. C’est un joueur exceptionnel, le meilleur parmi les meilleurs », a ajouté récemment un des grands noms du rugby irlandais, le manager de La Rochelle Ronan O’Gara, dans une chronique pour l’Irish Examiner.
Et il impressionne ses partenaires.

Un match contre l'Italie sous tension
Le joueur du Stade Toulousain a évolué au poste de demi d’ouverture face à l’Italie. Et il a notamment semblé très tendu par moments, alors qu’il n’a pas dégagé son assurance habituelle.
On vous a vu parfois en colère sur le terrain. Si, si, si, énormément. Je ne pense pas avoir été en colère. Je pense plutôt avoir été dans le match et avoir encouragé mes coéquipiers.
Mais je regarderai avec attention votre commentaire, évidemment. Mais non, on s’est régalé.
Je pense qu’aujourd’hui, c’était un match totalement différent de ce qu’on a pu connaître sur les deux premiers. Et j’ai envie de vous dire, ce n’est pas plus mal d’avoir eu une opposition comme on a eu aujourd’hui.
On s’attendait à ce que ça tape dur comme ça. Physiquement, ils sont très costauds. Ils ont imposé de la densité physique au milieu de terrain. Dans les rucks, on a eu moins de ballons rapides aussi. Et nous, on avait aussi décidé stratégiquement d’avoir un jeu offensif différent des deux premiers matchs.
On s’attendait à ce que forcément les Italiens aient vu nos deux premiers matchs et aient vu nos cellules avec les deux passes 9-10 et 10 pour nos cellules d’avants qui arrivaient et on s’attendait à ce qu’ils nous shootent sur ces actions-là donc on avait décidé de démarrer le match autrement et le seul moment où on a fait ça, 9-10 pour nos avants, on s’est fait intercepter.
Ça montre qu’ils nous avaient bien analysés et qu’ils comptaient mettre énormément de pression sur ces phases-là. On est revenu à un jeu un peu plus basique où on a envoyé nos avants dans un premier temps. Et je crois qu’aujourd’hui, il y a eu un énorme duel de jeu au pied qui n’a pas toujours été remporté par nous.
L'annonce du forfait de Jalibert
Oui, je le savais un petit peu avant parce que j’avais échangé avec Matthieu après son IRM.
Mais oui, on faisait une petite partie de carte avant la réunion, rien de fou. Mais c’est sûr que c’est dommageable pour Matthieu qu’il n’ait pas pu jouer ce match parce que la prendre la veille de match et être forfait une veille de match, ça ne fait jamais plaisir pour le joueur.
Donc on était forcément déçus pour lui. Mais je crois qu’aujourd’hui, ça montre aussi la maturité des mecs dans l’équipe. Moi, j’arrive plus vers la fin que le début, mais les jeunes, il n’y en a pas un qui s’est posé à 5 000 questions.
Oui, oui, oui ! Moi, je prône la communication… En numéro un, pour moi, si on est sur un terrain de rugby et qu’on ne communique pas, c’est très compliqué de jouer ensemble et très compliqué de trouver des solutions.
Pour moi, la communication est quelque chose de vraiment important dans notre sport.
Une saison intense
Oui, c’est sûr, c’est un nouveau format. C’est la première fois qu’on joue trois matchs d’affilée. Les deux premiers matchs sur le temps de jeu effectif ont été très intenses, 42 minutes et 45 minutes à Cardiff.
Ça a pas mal couru et on a mis un petit peu plus de temps après Cardiff à récupérer aussi physiquement. Donc oui, c’est sûr qu’on va prendre cette semaine de repos avec plaisir parce que derrière, on va enchaîner avec l’Écosse et c’est une équipe joueuse, qui a un paquet d’avants hypermobiles, des trois quarts qui vont très vite.
Oui, c’est sûr que je crois qu’ils sont quatre points derrière nous au classement. C’est un moment important du Tournoi parce qu’on sait que si on gagne l’Écosse et selon les résultats qui se passeront derrière, on aura peut-être l’opportunité de gagner déjà la compétition.
Hommage à Emmanuel Meafou
Comme je l’ai dit à vos confrères, je ne suis pas étonné.
Honnêtement, Manu, quand il le décide, ça peut être le meilleur deuxième ligne du monde. Je crois qu’il se donne les moyens d’être à la hauteur et de faire le match qu’il fait ce soir. C’est un mec assez sérieux qui travaille, qui connaît aussi ses qualités. Et ce soir, il les a montrés, je pense, pendant 80 minutes.
Oui, parce que la réalité va vite nous ramener au match de l’Écosse. Et l’Écosse, c’est jamais facile là-bas. L’année dernière, il y a deux ans, on gagne par miracle. L’année dernière, au Stade de France, on gagnait face à eux sur le dernier match. Mais à la mi-temps, on claquait des rotules.
Donc non, honnêtement, on s’était dit de prendre les matchs les uns après les autres. Et je crois que pour le moment, ça nous… Évidemment, quand on rentre dans une compétition, on se dit qu’on veut gagner le tournoi, c’est une évidence.
Blessure et forfait
L'arrière international français du Stade Toulousain Thomas Ramos s'est blessé à un mollet et doit déclarer forfait pour la demi-finale de Champions Cup contre Bordeaux-Bègles.
Ce jeudi, c'est Thomas Ramos qui s'est ajouté à la liste des blessés au sein du club champion de France et d'Europe en titre, alors que les Rouge et Noir disputeront dimanche au Matmut Atlantique leur demi-finale de Champions Cup contre Bordeaux-Bègles.
Annoncé très incertain dans la matinée en raison d'une blessure à un mollet survenue lors d'une séance d'entraînement en début de semaine, l'arrière international français de 29 ans est désormais forfait, selon les informations de L'Equipe et Actu Stade Toulousain.
Un très gros coup dur pour les Toulousains, qui ne pourront pas compter sur leur buteur attitré, qui a marqué 252 points (dont cinq essais) en 17 matchs cette saison avec les Rouge et Noir, soit près de 15 points par rencontre.
Toulouse espère le récupérer pour le prochain match de Top 14, contre Toulon le 10 mai. L'Argentin Juan Cruz Mallia part favori pour le remplacer et débuter avec le n°15.
Reste à savoir si ce sera lui, ou Romain Ntamack, qui se chargera des tirs au but.
Hommage de Louis Bielle-Biarrey
Louis Bielle-Biarrey a rendu hommage à Thomas Ramos après la victoire du XV de France face à l’Italie. L’arrière du Stade Toulousain fêtait sa 50ème sélection après avoir connu des moments difficiles en sélection.
Ces deux-là ont nourri une grande complicité en peu de temps. Depuis son éclosion au plus haut-niveau, Louis Bielle-Biarrey a souvent mis en avant son admiration et son amitié pour Thomas Ramos.

Ce dimanche lors de la victoire du XV de France face à l’Italie, le Toulousain fêtait sa 50ème sélection.
Tout sauf une évidence pour l’arrière, qui a connu des premières années délicates en sélection. On se souvient évidemment de son départ précoce en pleine Coupe du monde 2019, alors qu’il se sentait en mesure de rejouer à temps pour le quart de finale. On pense aussi aux premières années du mandat Galthié, où le sélectionneur lui préférait Bouthier, Dulin et Jaminet.
Depuis son éclosion en 2022, Thomas Ramos a pris une importance fondamentale en sélection et est le meilleur réalisateur de l’histoire du XV de France.
« C’est pareil, je suis content pour lui car c’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup. Je trouve qu’il apporte beaucoup dans le groupe. Je ne l’ai pas senti plus nerveux que ça pendant ce match, Thomas parle souvent beaucoup. Il a l’habitude de jouer sous pression. Je ne suis pas sûr que cette cinquantième sélection l’ait rendu plus nerveux que d’habitude. C’est un joueur qui a beaucoup d’expérience et qui sait gérer ce genre de match-là. »
Engagement social
En 2019, Thomas Ramos s'était engagé auprès de l'association EndoFrance qui lutte contre l'endométriose.
"Sophie vit avec cette maladie. Parfois ça va très bien, parfois c'est compliqué. Elle a déjà subi deux opérations à 24 ans", expliquait-il dans les colonnes de 20 minutes en mars 2019.
"Je pense que c'est important aussi que les hommes soient en soutien. Vous êtes avec votre compagne, votre femme ou votre fille, et vous la voyez souffrir.
Pour ceux qui ne connaissent pas cette maladie, l'endométriose, touche une femme sur 10 ou une personne menstruée sur 10 et est très handicapante au quotidien.
De façon brute, l'endométriose se définit comme la présence en dehors de la cavité utérine de tissus semblables à la muqueuse utérine, qui subira, lors de chacun des cycles menstruels ultérieurs, l'influence des modifications hormonales.
Une partie du sang est régurgitée dans les trompes pour arriver dans la cavité abdomino-pelvienne. Des cellules endométriales, des fragments de muqueuse utérine, qui, au lieu d'être détruits par le système immunitaire, vont s'implanter puis, sous l'effet des stimulations hormonales ultérieures, proliférer sur les organes de voisinage.