Thierry Vincent : Parcours et Influence dans le Handball Français

Cet article explore la carrière de Thierry Vincent dans le monde du handball, tout en offrant un aperçu des défis et des ambitions de l'équipe de France féminine de handball, notamment à travers les yeux de sa capitaine, Siraba Dembélé.

Daniel Constantini, né à Marseille en 1943, est une figure emblématique du handball. Passionné de sport dès son plus jeune âge, il a obtenu un Capes et un BEES, ce qui lui a permis de commencer sa carrière en tant que professeur d'EPS au lycée, puis en Sports-Études. En parallèle, Constantini a intégré l'équipe professionnelle du Stade Marseillais Université Club (SMUC) en tant que joueur.

Après sa carrière de joueur, Daniel Constantini est devenu entraîneur du club SMUC, avant de prendre les rênes de l'équipe de France masculine de handball en 1985. Sa contribution au handball français est indéniable.

Daniel Costantini : l'équipe de France de handball | Archive INA

Siraba Dembélé et les Ambitions de l'Équipe de France Féminine

Alors que la France s'apprêtait à organiser l'Euro 2018, Siraba Dembélé, capitaine et pilier de l'équipe de France féminine de handball, estimait que les Bleues étaient encore en phase de préparation. L'impatience ressentie à deux mois de l'Euro 2018 s'est transformée en détermination. Dembélé était consciente des défis à relever pour être à la hauteur d'une compétition continentale disputée à domicile, du 29 novembre au 16 décembre.

Avec les Bleues, la Drouaise comptait déjà 175 sélections et un palmarès impressionnant : championne du monde 2017, deux fois vice-championne du monde (2009 et 2011) et vice-championne olympique (2016). Malgré une Golden League laborieuse au Danemark, elle restait optimiste. "Je n’étais pas présente avec les filles, car j’ai dû quitter le stage à cause d’un problème personnel. Mais j’ai regardé les matches, bien sûr. C’est un peu décevant, mais pas dramatique (deux défaites face à la Pologne et au Danemark, un nul contre la Norvège, NDLR). Il manquait beaucoup de monde, cinq joueuses en tout. On pourra évaluer notre vrai niveau quand nous serons au complet."

La capitaine reconnaissait également les pièges potentiels : "On est à un moment où nous prenons conscience qu’on ne peut pas se relâcher, sinon on voit tout de suite ce que ça donne : on n’est pas performantes. Même si ce stage n’est pas terrible au niveau des résultats, je pense que c’est une bonne chose de perdre pour réagir."

Siraba Dembélé écartait tout relâchement depuis le titre mondial de décembre dernier en Allemagne : "« Ce n’est pas dans la nature de l’équipe. Surtout, on est plus attendues qu’avant, on est un peu l’équipe à abattre maintenant »".

Figurant parmi les favorites du Championnat d'Europe, la France devait rapidement intensifier sa préparation, avec un dernier stage avant la compétition. "L’objectif, c’est de se rapprocher au plus près de la compèt’ au niveau de l’intensité. Là, on est à quelques semaines de l’Euro, c’est donc maintenant que l’on doit s’en approcher, estime l’ancienne joueuse de Rostov-Don. Il faut perfectionner les relations, apporter de la nouveauté aussi. Je pense que c’est important après avoir gagné un titre majeur." L'attaque était identifiée comme un domaine à améliorer : "En défense on est en place, on a de très bonnes gardiennes… C’est en attaque qu’on doit bosser."

Si l'équipe de France parvenait à corriger ses faiblesses, le groupe d'Olivier Krumbholz serait redoutable, lui qui n'avait encore jamais remporté de titre continental. "Avant le début de ce tournoi, on ne baigne pas dans l’euphorie, on est dans un état plutôt normal. On sait malgré tout que c’est un événement important à la maison. Pour le moment, c’est encore un peu loin, on n’est pas encore dedans. Mais, quand ça approchera, il y aura de la tension, c’est sûr. Mais de la tension dans le bon sens du terme."

Pour renforcer la domination du handball français, hommes et femmes confondus, la capitaine misait sur son sélectionneur : "Avec Olivier, notre relation est bonne. Il m’a nommée capitaine, donc il me fait confiance. Surtout, je sais qu’il est capable de nous faire gagner un premier Euro, parce qu’il nous a tout fait gagner depuis qu’il est là !"

Elle soulignait également sa capacité à dynamiser l'équipe : "Il a une facilité à s’adapter, il n’a pas peur de faire certains choix et de dire les choses, abonde Dembélé. C’est son plus gros atout."

Outre l'objectif européen, Dembélé se concentrait sur ses dernières années de handball, après avoir rejoint Toulon Saint-Cyr : "Je voulais vraiment rentrer à la maison. Je suis longtemps partie (depuis son départ, elle a évolué au Danemark, en Macédoine et en Russie). Là, ça y est, je peux me poser. Commencer à travailler sur ma reconversion aussi, dans un endroit où je me sens bien."

Elle jouait un rôle clé dans le projet toulonnais, où elle devait partager son expérience : "On ne me l’a pas clairement dit quand je suis arrivée, mais c’est quelque chose que je ressens au quotidien dans le groupe, qui s’appuie sur moi."

Dembélé notait l'évolution positive du championnat de France féminin : "Le hand féminin évolue dans le bon sens. Le Championnat de France a évolué, progressé. On n’est pas encore au niveau des garçons, mais il y a une grande volonté d’aller vers plus de professionnalisme. D’ailleurs, de plus en plus de joueuses internationales viennent aussi."

Quand on lui demandait si elle envisageait de devenir entraîneuse, elle répondait : "Entraîneuse ? Ce n’est pas vraiment ce qui me correspond. Je suis plus attirée par la gestion, manager un club ou une institution. Je suis également passionnée par la mode, j’ai d’ailleurs repris mes études dans une filière marketing de produits de luxe. Je gère tout ça comme je veux, même si, pour être honnête, ce n’est pas évident de concilier le sport et les études ! (rires) Mais c’est ma deuxième passion, donc je m’accroche."

Schéma d'un terrain de handball

Vanessa Boutrouille et son Parcours

Vanessa Boutrouille a connu l'élite pendant quatre ans, avec Chambray puis avec Nantes. Avant de rejoindre le HBC Celles à l'été 2019, elle expliquait son choix : "Le projet du club m’intéresse, avec cette ambition de remonter en LFH. Et puis, travailler avec Pablo Morel m’a attirée. C’est un bon entraîneur qui a fédéré cette saison un groupe. Je suis vraiment contente de rejoindre Celles."

Après le départ de Pablo Morel pour Brest, Thierry Vincent est arrivé à l'été dernier. Vanessa Boutrouille, elle, est restée et a prolongé son contrat pour deux années supplémentaires. Son expérience a été précieuse pour remporter la victoire. "C’est génial, vivre un titre, surtout que rien n’était joué après le match aller. On était encore dans l’incertitude, on avait pas mal de pression au coup d’envoi. On savait que tout était réuni et qu’il ne fallait pas se louper, résumait, à la fin de la rencontre, l’arrière gauche originaire de Cambrai (Nord). On avait à cœur de concrétiser ce projet, qui nous est passé sous le nez la saison dernière pour plein de raisons. Là c’est génial, j’ai juste envie de crier."

Vanessa Boutrouille avait déjà connu une montée en LFH avec Chambray en 2016 : "Mais nous n’étions pas championnes de France, il y avait eu deux montées. Là, nous avons aussi la saveur du trophée, du titre de championne de France. C’est top. C’est un autre titre, cela fait du bien."

Cette saison, Vanessa Boutrouille a appliqué les recettes qui ont forgé sa carrière. "Je ne mens jamais. Quand je suis sur le terrain, j’essaie de tout donner, parfois tout se passe bien, parfois moins. En tout cas, je sais que je ne fais pas semblant. Quand j’arrive dans un club, j’honore cette signature, et je donne mon maximum quoi qu’il arrive, évoque-t-elle. Celles-sur-Belle rentre petit à petit dans mon cœur, encore plus avec ce titre."

Élue meilleure arrière gauche de D2F en 2016, Vanessa Boutrouille et ses coéquipières savent qu'il faudra se battre pour garder sa place au milieu des gros budgets de LBE et des équipes plus expérimentées. "L’année prochaine, on sait que sera compliqué, il faudra gagner ces quelques matchs qui nous sauveront, confirme l’arrière de 32 ans, élue meilleure arrière gauche de D2F en 2016. J’ai signé deux ans de plus avec Celles, j’espère que ce sera deux années de LBE. Je connais ce niveau, j’espère que je vais pouvoir apporter mon expérience au groupe l’année prochaine."

Bio Express de Vanessa Boutrouille

  • Née le 13 août 1988 à Cambrai (59).
  • Poste : arrière gauche.

Le CDB a subi une troisième défaite consécutive en championnat de France face à Toulon-Saint-Cyr. Les Dijonnaises, bien que talonnées, ont repris l'avantage en première période, menant 14 à 13 à la pause. La tension est restée palpable en seconde période, et les deux équipes sont restées au coude à coude. Le match s'est conclu par une défaite 24 à 25 pour les filles du CDB.

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