Terrain de Football Cité Astruc: Histoire et Description

Le terrain de football Cité Astruc est un lieu emblématique avec une histoire riche et une signification particulière pour la communauté locale. Cet article explore l'histoire de ce terrain, ses caractéristiques et son importance pour la ville.

Histoire du Terrain

L'histoire du terrain de football Cité Astruc est étroitement liée à l'évolution des installations sportives de la ville. La ville possédait déjà 3 salles de sports mais la création d’un nouveau complexe sportif s’est imposée au vu du nombre d’élèves scolarisés et l’importance des clubs sportifs lyssois.

Le terrain de 15000m² a été acheté par la municipalité en 1932.

Infrastructures et Améliorations

La commune est dotée d’un complexe sportif comprenant un terrain honneur, un terrain d’entraînement, un gymnase, un vestiaire et des aires de jeux extérieures permettant la pratique de nombreuses activités sportives en intérieur et en plein air. La municipalité élue en 2020, avait pour projet la construction de nouveaux vestiaires pour remplacer les locaux existants particulièrement vétustes, plus aux normes actuelles imposées par la fédération française de football et énergivores.

En 2022, la commune a missionné une équipe de maîtrise d’œuvre (architecte et bureaux d’études) pour concevoir le projet en partenariat avec l’AS Chadrac et le district de football de la Haute-Loire. Depuis 2021, la municipalité est engagée dans une politique volontariste de maîtrise de ses dépenses énergétiques.

Dès lors, avec le programme de reconstruction des vestiaires, la commune a investi dans un système d’arrosage automatique du stade honneur pour mieux maîtriser l’arrosage du terrain grâce à un dispositif d’irrigation interconnecté au réseau d’eau pluvial à partir d’une cuve enterrée de stockage d’eau de 40 m3. C’est environ 2 900 m3 d’eau potable pour un montant de 3000€ qui sont économisés chaque année par la mairie.

Également, l’éclairage des 2 stades (honneur et entrainement) a été refait en LED pour réduire considérablement la facture d’électricité. Enfin, la toiture des vestiaires est équipée de 320 m2 de panneaux photovoltaïques dans le cadre d’un dispositif d’auto-consommation collective (ACC) qui permettra à la collectivité de produire pour ses propres besoins et de revendre le surplus d’électricité.

Les travaux de démolition/reconstruction des vestiaires ont débuté en septembre 2023 pour s’achever en août 2024. Le chantier a mobilisé 14 entreprises locales pour la totalité d’entre elles sauf pour le dallage industriel réalisé par une entreprise spécialisée du département de la Loire.

360 m2 de surface utile ont été livrées avec : 1 club house, 1 bar fermé, 2 vestiaires arbitres avec douche, 4 ves-tiaires joueurs avec douches, 1 bureau pour le délégué local, des sanitaires joueurs et publics, des locaux de rangement/stockage, 1 buanderie, 1 local technique.

Ces aménagements inaugurés représentent près d’un million d’euros d’investissements entièrement financés par la Ville. Pour le premier, l’enveloppe couvre l’installation d’une pelouse synthétique pour le terrain d’honneur et la création d’une section “baby”. L’objectif de la Ville est de transformer l’intégralité des terrains de football en pelouses synthétiques pour faciliter la pratique sous n’importe quelles conditions météorologiques. Ces terrains ont également comme avantage d’être facile d’entretien et plus économiques.

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Financement et Responsabilisation

Pour un total de travaux de 973 792 € HT financés à 78 % par des aides publiques mobilisées par la municipalité auprès de l’Etat pour 34 %, la Région Auvergne Rhône Alpes pour 33 %, le Département de la Haute-Loire pour 6 %, le Syndicat Départemental d’Energie 43 pour 3 % et la Fédération Française de Football pour 1 %. Le reste à charge pour la commune de Chadrac (22 % soit 215 000 €) a été financé par des fonds propres sans recours à l’emprunt.

Pour responsabiliser les usagers des nouveaux vestiaires, contribuer à leur pérennité et à leur entretien, la commune a signé une convention avec l’AS Chadrac pour signifier les droits et les devoirs du club avec notamment une caution financière annuelle de 5 000 € qui pourra être activée par la municipalité en cas de dégradation des installations sportives.

Gestion des Ressources Naturelles

En effet, quelques aménagements ont eu lieu autour et sur le terrain. Au début de l’été, une cuve de 40 m3 a été installée et enterrée à proximité du terrain. Cette eau stockée est également utilisée par les Services Techniques pour l’arrosage des différents massifs de fleurs présents sur la commune de Chadrac et pour le nettoyage des voiries. Dans un souci de préservation et d’une meilleure gestion des ressources naturelles, ces travaux vont permettre de faire de substantielles économies sur le réseau d’eau potable. De plus, des travaux de regarnissage de la pelouse ont également participé à l’amélioration de l’état de notre stade. La commune prévoit de renouveler en LED son parc d’éclairage public et souhaite engager cette transition par tranches annuelles de travaux. La commune va entreprendre des travaux de réfection de voirie communale.

Hommage à François Lanot

Le club des Arceaux célèbre ses 50 ans. L’occasion de rendre hommage à François Lanot, diparu le 9 octobre 2023 et fervent représentant des valeurs de respect et du sport. Ce samedi 29 juin à midi, le maire Michaël Delafosse, des membres de la Ligue et des représentants d’autres clubs de la région vont inaugurer le stade François Lanot pour célébrer les 50 ans du FC Arceaux, installé au coeur de la Cité Astruc.

L’histoire du club des Arceaux est avant tout une histoire de famille, en effet, François Lanot avait pris la présidence dix ans après la fondation du club en 1974 par son frère Jean-Marc. Par ailleurs, pour continuer la “tradition familiale”, l’ancien président avait, après 30 ans de présidence acharnée, légué le poste à son gendre Jean-Philippe Bacou. Mais l’investissement familial ne vient pas uniquement du père et du gendre, Arlette, son épouse, s’occupe du secrétariat, et Sophie, sa fille, est la trésorière du club.

Disparu en 2023, François Lanot était un homme ambitieux, qui souhaitait agir concrètement pour faire grandir et évoluer la structure du club. Sur le terrain, le club, sous son mandat, a rencontré beaucoup de succès, il a été notamment plusieurs fois titré champion de l’Hérault dans les équipes de jeunes. Et de surcroît, en 2007, le label qualité F.F.F. a été décerné au club et a été renouvelée par la fédération, suite à l’avis favorable du District de l’Hérault.

Cependant, ce qui importait le plus pour son président et qui rendait ce personnage unique et attachant, c’est qu’il accordait une importance toute particulière à l’image et à la réussite de son club. Il était notamment fier que le club soit vu de tous comme un modèle d’intégration par le sport (en particulier dans un quartier populaire comme les Arceaux), et il insistait également beaucoup sur les valeurs sportives.

Son dicton préféré le reflète d’ailleurs très bien : “Les enfants sont là pour s’amuser”, et ces valeurs se sont notamment vues reflétées par les cinq titres liés au fair-play remportés par le club. Trois années d’affilée en 2005, 2006 et 2007 pour son équipe de 15 ans, une quatrième fois, en 2010, pour son équipe U-17, et une cinquième fois pour son équipe U-15 en 2014.

De plus, la Ligue régionale a décerné à son équipe U-17 le Carton Bleu qui récompense l’équipe la plus respectueuse des règles du jeu dans le déroulement de ses compétitions, en 2013.

Les Sports Populaires dans l'Hérault avant la Première Guerre Mondiale

Si les historiens du sport mettent l’accent, à juste titre, sur un petit nombre de disciplines au succès déjà confirmé en 1914, soit le cyclisme, l’athlétisme, et les deux grandes variétés du football : rugby et association, il convient de faire la part des variations régionales en intégrant des activités négligeables au niveau national, mais pertinentes localement.

C’est le cas de deux disciplines, le « boulisme » et le jeu de balle au tambourin, qui bénéficient d’une large pratique populaire dans le département. Elles illustrent également le cas des « jeux traditionnels » qui se transforment alors en sports en se moulant dans les modes d’organisation impulsés par les fédérations sportives modernes.

Dans l’immédiat avant-guerre, le « boulisme » se distingue des multiples variantes locales des jeux de boules pratiqués depuis des siècles pour imposer le « jeu lyonnais » consacré nationalement en 1900 lors des Jeux Olympiques de Paris. Apparu à Lyon au XIXe siècle, ce jeu de boules s’est progressivement institutionnalisé à partir d’un Concours, organisé et richement doté par Le Progrès de Lyon sur la place Bellecour, qui réunit des centaines de quadrettes.

Suit la création en 1906 d’une Fédération Lyonnaise, puis Lyonnaise et Nationale dès 1913, qui essaime dans tout le grand Sud-Est. Dans l’Hérault, c’est un instituteur, Jean-Baptiste Sabde, qui fonde à Béziers l’Union Boulliste de l’Hérault (UBH), chargée d’organiser concours locaux et championnat fédéral autour de règles du jeu et de règlement administratif, sur le modèle de ce qui se fait dans les grandes fédérations sportives nationales.

Tout est donc en place, dès avant la guerre, pour faire de la boule lyonnaise un sport organisé qui se pratique par concours et championnats. Et dans cette période de pluralisme fédéral, le boulisme héraultais s’offre même le luxe d’une scission : en 1913, un conflit aux origines obscures donne naissance à une « Fédération bouliste biterroise et régionale” qui tend à repousser l’UBH de Sabde vers la partie orientale du département, autour de Montpellier.

Malgré ce, le jeu lyonnais s’organise sous forme de clubs affiliés, nombreux en ville (une douzaine à Béziers) mais aussi dans le monde rural jusque dans les villages des hauts cantons et de l’arrière-pays. Les grands concours richement dotés organisés à Béziers, Lodève ou Montpellier rassemblent des joueurs issus du Saint-Ponais, du Larzac ou de la garrigue, et drainent des foules assez considérables, qui font du boulisme le loisir sportif le plus populaire et le plus nombreux de l’avant-guerre.

La particularité du jeu de boules réside dans une pratique intergénérationnelle : c’est un sport d’adresse qui peut se pratiquer à tout âge, et qui a continué d’exister pendant la guerre en se reposant sur les joueurs trop âgés pour être mobilisés. Certes, les grands concours semblent bien s’être interrompus, de même que la parution du Bouliste Français, mais les rencontres amicales ou les défis locaux entre équipes rivales se sont poursuivis durant toute notre période.

La situation du jeu de tambourin n’est pas très différente, en ce sens que les années d’avant-guerre voient un succès grandissant des parties de tambourin. A partir du modèle traditionnel des rencontres-défis entre équipes rivales et voisines, se met progressivement en place un système sportif qui privilégie les joueurs vedettes autour desquels se construisent des équipes en compétition pour la prééminence.

A la différence du boulisme, le tambourin n’est pas encore organisé en fédération, mais un comité est mis en place à Pézenas pour organiser le calendrier d’un grand concours estival et assurer le bon déroulement des parties, tandis qu’un règlement est édité à fin d’unifier les règles du jeu. De ce fait, le tambourin présente, dès cette époque, certains des caractères des sports modernes.

Comme pour les boules, les grandes manifestations disparaissent avec l’entrée en guerre : c’est le cas du concours de Pézenas. Mais la pratique du tambourin est, elle aussi, ouverte aux adultes même mûrs, et on cite des champions qui n’ont arrêté de jouer qu’à 60 ans passés.

Plus continue est la pratique de la course à pied, que certains clubs omnisports organisent selon des modalités diverses : boucles en ville qui offrent un spectacle à la population, en ligne sur des distances très variables, ou encore des cross-country hivernaux qui semblent assez prisés (et peuvent se combiner avec des cyclo-cross). La plupart de ces courses donnent lieu à des récompenses pour les mieux classés, généralement sous forme de prix en nature ou d’« œuvres d’art ».

L’autre sport populaire de la Belle Époque est en effet incontestablement le cyclisme. Le monde de la « petite reine” est composite, tant la bicyclette et devenue un moyen de locomotion pour des usages très différenciés. Le tourisme peut donner lieu à des performances athlétiques spectaculaires lorsque, au-delà de la randonnée individuelle, familiale ou en groupe, les jeunes sportsmen se lancent dans des parcours de longue durée, comme le font des étudiants montpelliérains vers la Côte d’Azur, ou un aller-retour jusqu’à Paris.

De façon plus explicitement sportive, le cyclisme se pratique selon deux modalités : les courses sur route, de la compétition locale au Tour de France, et sur piste grâce aux innombrables vélodromes qui sont apparus dans les villes de province, à la suite du célèbre Vel’d’Hiv’ parisien.

Dans chaque département, l’UVF met en place une cohorte de « fonctionnaires” chargés tout à la fois d’une action de propagande à fin de recruter des adhérents, personnes individuelles ou sociétés sportives, et du contrôle sportif de toutes les compétitions courues dans le cadre de l’Union.Les premiers clubs sportifs, les Véloce-Clubs, apparaissent dès la fin des années 1880, et se multiplient au rythme de la popularisation du vélo comme mode de locomot...

Tableau des Sports Populaires Avant-Guerre

Sport Description Popularité
Boulisme (Jeu Lyonnais) Jeu de boules institutionnalisé Très populaire, intergénérationnel
Jeu de Tambourin Sport local avec des équipes vedettes Populaire dans la moyenne vallée de l'Hérault
Course à Pied Organisée par les clubs omnisports Continue, avec des récompenses
Cyclisme Courses sur route et sur piste Très populaire, avec cyclotourisme

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