PSG se qualifie pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions après un match nul laborieux contre Monaco

Les joueurs du Paris Saint-Germain (PSG) se sont qualifiés pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, après un match nul laborieux (2-2) face à l’AS Monaco (ASM), mercredi 25 février, au Parc des Princes. Un ticket pour le prochain tour arraché dans la douleur, après leur difficile victoire (3-2) à l’aller, à l’issue d’une prestation terne des champions d’Europe. Les champions d’Europe en titre se sont fait peur mercredi soir lors du play-off retour de la Ligue des champions face à Monaco (2-2), mais ce sont pourtant bien les joueurs de la capitale qui seront au rendez-vous des 8es de finale.

A la fin de la rencontre, que ce soit sur le terrain ou dans les tribunes, les tenants du titre semblaient soulagés, conscients d’avoir évité une élimination prématurée, synonyme d’immense désillusion. Sans pour autant se montrer rassurés par cette prestation décevante, qui a de nouveau mis en lumière des lacunes, déjà observées cette saison. Avec en particulier une défense fébrile, qui a encaissé sept buts lors de ses quatre derniers matchs.

« Cela a été difficile. C’était un match piège », a reconnu l’entraîneur du PSG, Luis Enrique, en conférence de presse, en regrettant « beaucoup trop d’imprécisions » de la part de ses joueurs. Au micro de Canal + après le coup de sifflet final, Luis Enrique ne cachait pas sa déception devant la performance de ses hommes, méconnaissables dans le premier acte. S'il a d'abord confié qu'il n'avait "pas aimé" ce qu'il a vu de la part de ses joueurs, notamment en première période, Luis Enrique a ensuite estimé en conférence de presse que ses hommes étaient "prêts" pour la suite.

Le contraste est saisissant : alors que les Parisiens avaient terrassé Brest, l’an passé, au même stade (3-0 et 7-0), ils sont cette fois passés par un trou de souris, en venant péniblement à bout de l’actuel huitième de la Ligue 1.

Tenu en échec au Parc des Princes mercredi soir par Monaco (2-2) lors du play-off retour de la Ligue des champions, le PSG a tout de même validé - par la petite porte - sa qualification pour les 8es de finale de la compétition.

Comme à l'aller, malgré une animation différente (du 4-2-3-1 au 3-4-3), l'ASM a proposé une entame intense qui a déstabilisé son adversaire. Idéalement servi par Maghnes Akliouche devant la petite surface, Mamadou Coulibaly aurait dû ouvrir le score dès la 9e minute, mais sa frappe s'est envolée dans le ciel parisien. Excellent en Principauté et maintenu dans un rôle axial, Désiré Doué a eu peu d'inspiration (17e, 31e), Bradley Barcola a touché la barre (41e) et, à ce moment même où Paris émergeait, les Monégasques ont logiquement remis les compteurs à égalité grâce à Akliouche juste avant la pause (45e).

Le déroulement du match retour

Menés 1-0 à la pause, les Parisiens ont mis à profit coup sur coup l'expulsion de Mamadou Coulibaly et un but plein d'opportunisme de Marquinhos à l'heure de jeu pour revenir dans la partie. Cinq minutes plus tard, Khvicha Kvaratskhelia vient enfoncer le clou avec un second but en reprenant, façon renard des surfaces, une frappe de Hakimi non captée par le portier monégasque. À la 77e, Désiré Doué, déjà auteur d’un doublé à l’aller, n’est pas loin de planter le troisième. Les dernières secondes sont alors brûlantes, la rencontre se terminant sur un ultime coup franc de Monaco, pas loin d’arracher des prolongations.

Mais alors qu'on croyait le PSG à l'abri d'un retour en fin de match, les champions de France se sont une nouvelle fois fait surprendre par Jordan Teze dans le temps additionnel. Un but encaissé qui redonnera de la vigueur aux Monégasques, sans toutefois leur permettre de faire plier une dernière fois Safonov.

Mais, comme à l'aller, Monaco a tout gâché à cause d'un énième carton rouge dans sa saison, de Coulibaly cette fois, sanctionné de deux jaunes en quatre minutes (55e et 59e) pour des fautes évitables sur Nuno Mendes puis Achraf Hakimi. Et, sur le coup franc suivant, Marquinhos en a profité pour égaliser (60e) et reprendre l'avantage au score cumulé. Khvitcha Kvaratskhelia a rapidement imité son capitaine (66e), mais les Parisiens ont souffert jusqu'aux derniers instants, après l'égalisation de Jordan Teze (90e+1) et une tête de Wout Faes qui a fait passer un ultime frisson dans le Parc sans conséquence. Ils peuvent désormais attendre le Barça ou Chelsea au tour suivant.

Le tenant du titre se sera fait peur jusqu’au bout, mais retrouvera bien Barcelone ou Chelsea en huitièmes de finale de la C1.

FOOTBALL. Longtemps accrochés, les Parisiens ont tremblé jusqu’au bout et concèdent le match nul (2-2). Réduits à dix, les Monégasques sont parvenus à relancer le suspense dans le temps additionnel, sans empêcher le club de la capitale de se qualifier pour le prochain tour.

« Il n’y a pas de résultat à défendre, mais un match à gagner. » À la veille du barrage retour de Ligue des champions contre Monaco, Luis Henrique donnait le ton. Malgré la victoire arrachée au stade Louis-II (2-3) à l’aller, les Parisiens savaient qu’ils ne pourraient pas se permettre une nouvelle entame manquée - ils avaient encaissé deux buts en moins de vingt minutes la semaine dernière.

Le PSG est qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, et c'est bien un des rares enseignements que peut tirer le club de la capitale après sa victoire en play-offs retour face à Monaco (2-2 ; 3-2 à l'aller), ce mercredi soir au Parc des Princes, au terme d'un match qui aura ressemblé au précédent.

Interrogé après la rencontre, Kvaratskhelia l’a reconnu.« Si on a pensé qu’on pouvait être éliminé ce soir ? Bien sûr, tout peut se passer dans le football. Monaco est une très bonne équipe. Ils défendent et attaquent bien. Quand ils ont marqué, on a perdu un peu en confiance. De son côté, Luis Enrique a été moins dur. « On a mérité cette qualification, mais ç’a été difficile parce que pour moi le résultat était compliqué, c’était un match piège. Il y a des moments où tu perds la précision et c’est difficile de récupérer le niveau. Il faut être heureux de ce qu’on a fait, d’avoir surmonté ce moment compliqué.»

Mais la presse sportive n’a pas forcément apprécié le spectacle proposé hier soir par les Parisiens. «Sans gloire», titre L’Equipe avant de parler d’un «Paris endormi» qui a «arraché une qualification inquiétante» dans ses pages intérieures. Le Parisien, qui a titré «Pas de quoi rugir», est également déçu par cette équipe qui «a connu toutes les peines» pour sortir Monaco. «Rien de ce que les champions d’Europe ont déployé dans les matchs de Coupe d’Europe auparavant n’était présent. Ni la hargne, ni la maîtrise, ni les vagues offensives qui finissent, parfois, par perforer l’édifice adverse (…) Monaco a été meilleur que Paris pendant vingt minutes à l’aller, 45 au retour, et aussi dans un temps additionnel brûlant, ce qui dessine une élimination assez logique, favorisée par l’erreur de jeunesse de Coulibaly, 21 ans. Ce genre de cadeau, a priori, n’existe pas ensuite quand la « vraie » Ligue des champions revient. Paris doit ressembler à lui-même s’il veut durer.», ajoute le média français, qui pointe du doigt notamment la première période des Parisiens ou encore le milieu de terrain. De son côté, Le Figaro indique que «sans briller ni rassurer, le PSG écarte Monaco et file en 8es de finale» et qu’il a été «bousculé». «Les joueurs de Luis Enrique, menés à la pause, ont longtemps semblé éteints, à l’envers. Il a fallu attendre l’expulsion de Mamadou Coulibaly, peu avant l’heure de jeu, pour les voir prendre les devants au score et l’ascendant dans le jeu. Ce n’est qu’en supériorité numérique qu’ils sont parvenus à faire la différence. Marquinhos et Khvicha Kvaratskhelia pour les buts d’un PSG qui n’a ni brillé, ni rassuré», ajoute le média.

France Bleu Paris évoque aussi «un match compliqué» pour les tenants du titre.

Guy Lacombe, interrogé par Le Parisien, estime que ce PSG «n’est pas encore au niveau de l’année passée, où il était vraiment exceptionnel». Il faudra montrer autre chose contre le Barça ou Chelsea.

Les déclarations de Luis Enrique après le match

C'est un Luis Enrique combatif et tourné vers la suite mais aussi bien conscient des difficultés posées par son adversaire du soir qui s'est présenté en conférence de presse après PSG/Monaco (2-2). L'entraîneur parisien a commenté cette double confrontation compliquée et se projette désormais vers la suite.

« Ce que je peux dire sur le match, c'est que sur la première mi-temps, nous ne sommes pas habitués à avoir une équipe qui joue comme nous, qui cherche à jouer au même niveau (NDLR : sur le terrain, en termes de hauteur de bloc). Normalement, on a plus de continuité, on a plus de précision et je pense que la première mi-temps a été très équilibrée. La deuxième mi-temps a changé, on a débuté de meilleure manière, plus précis, plus confiants. Je pense qu'on a mérité cette victoire, ou cette qualification. Mais ça a été difficile, parce que pour moi, le résultat était compliqué, c'était un match piège dès le début, on a beaucoup parlé sur ce sujet d'aller gagner le match. Ça a été compliqué dans les premières minutes. Il y a des moments où tu perds la précision et c'est difficile de récupérer ton niveau.

« Ça dépend de ce que tu as vu pendant ce match et pendant la saison. Ce que je peux dire, c'est que s'il y a une équipe dans la compétition de la Champions League, qui a joué contre ces équipes et qui a eu les pires groupes, c'est nous. Clairement, s'il y a une équipe prête pour jouer les prochains tours, c'est nous, encore. On est habitués à jouer ce type de match contre n'importe quelle équipe, et bien sûr qu'on peut s'améliorer, bien sûr qu'on veut s'améliorer, mais il y a un adversaire, un adversaire de très haut niveau. Ils ont montré leur qualité individuelle et collective, et nous savions ces difficultés. Mais le prochain sera plus facile, non ? Chelsea ou Barça. Pas mal.

Comment vous expliquez le flottement de toute fin de match, alors qu'on pense que le PSG contrôle enfin la double confrontation ? « Dans le football, il est impossible de voir ce qui va se passer. Le match, on joue les dernières 30 minutes avec un joueur de plus, mais quand arrive le moment où ils ont égalisé pour faire match nul, il y a une faute et il n'y a pas de supériorité dans ce type d'action. Parce que le gardien peut y aller, peu importe si tu as un joueur de moins ou de plus. Ce sont des situations très difficiles à défendre et ça a été la complication quand tu joues ce type de compétition. Il y a une équipe qui est éliminée, il ont fait ce qu'ils ont fait. Dans ce cas, s'ils avaient marqué le but, il y aurait eu une prolongation et ce serait un autre match.

L'entraîneur de Monaco a dit que le carton rouge n'était pas forcément mérité et avait été un tournant. « Le scénario, fantastique. C'est le meilleur scénario du monde. Le Parc des Princes, les deux côtés avec des supporters, incroyable. C'est incroyable. Avoir cette chance de jouer ici, incroyable. On a joué la première mi-temps avec beaucoup d'imprécision, et ils sont là tous les temps, tous les temps à nous supporter.

Votre préférence va vers qui pour le tirage au sort : Chelsea ou retrouver à nouveau Barcelone ? « Facile, c'est très facile. Chelsea ou Barcelona ? Tu vas voir que je suis en train de dire la vérité. Chelsea ou Barcelona ? Et premier, je voudrais jouer à la maison, ici. Ok, on va voir demain.

« Comme nous savions la difficulté, nous savions le niveau de Monaco, il n'y a pas de surprise. Dans cette éliminatoire, on a démarré le premier match avec beaucoup de difficultés, les deux premières fois qu'ils ont surmonté notre milieu de terrain, ils ont marqué deux buts et ça a été très compliqué. Mais ce que nous avons montré pendant cette saison, c'est notre résilience, notre capacité à surmonter des problèmes. Mais cette compétition, c'est compliqué et tu dois savoir qu'il faut t'améliorer parce que le niveau dess adversaires sera très compliqué lors de la prochaine phase.

Vous êtes qualifié, c'est bien. Mais on sent que ce début de saison, sans préparation, vous le traînez un peu jusqu'à maintenant. Vous n'arrivez pas à être à 100%, vous êtes peut-être à 70-80%. « (il souffle) Continuer à faire la même chose. Nous sommes prêts à jouer à n'importe quelle équipe. Nous sommes prêts à jouer à n'importe quelle compétition. Et ce que nous cherchons à faire, c'est la même chose. Cette saison est particulière, tout le monde le sait parce que toutes les équipes ont eu beaucoup de joueurs blessés. Et ça, dans notre cas, c'est très clair. Ce n'est pas une excuse. Jamais on a parlé d'utiliser ça comme excuse mais c'est important d'avoir tous les joueurs. C'est important d'avoir toute l'équipe. Mais il reste trois mois de compétition, trois et demi, et nous avons la même mentalité de chercher à gagner les deux compétitions qu'on joue. C'est notre objectif, c'est toujours un objectif très difficile.

Le PSG est en 8e de finale de la Ligue des champions après un match nul sans éclat face à Monaco (2-2) hier soir au Parc des Princes. Est-ce inquiétant ?

Depuis 2012, le PSG s'est toujours qualifié en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Seul le Bayern et le Real ont fait aussi bien.

Guy Lacombe disait très justement dans votre journal que certains joueurs n'étaient pas au niveau de l'an dernier. Mais la question n'est pas plutôt : quel joueur du PSG est à son niveau de l'an dernier ? À part Zaïre-Emery, qui n'est pas non plus un leader technique, j'ai du mal à voir...

Comme nous l'avons écrit, les propos de Dembélé ne visaient pas Doué. Ou pas seulement Doué. Le système de Luis Enrique repose sur le collectif et ne supporte pas le moindre glissement vers l'individualisme. Hier, on a vu Vitinha porter beaucoup trop le ballon alors que sa force est de distribuer le plus vite possible. Doué est retombé dans ses travers en cherchant l'exploit individuel avant la passe décisive. Kvara fait parfois les mauvais choix et Barcola est toujours aussi imprécis. J'ajoute à cela deux latéraux mal inspirés et on obtient une équipe qui déraille. Est-ce inéluctable ? Non, vraiment pas. Paris reste une équipe hors du commun. Je pense que si on fait un rapide tour d'Europe, personne n'a envie de jouer contre le PSG.

Pour moi, le problème hier était un manque de complémentarité du milieu de terrain. L’absence de Fabian Ruiz se fait sentir. Quand est-il censé revenir ?

Fabian Ruiz est touché au genou et dans son dernier point médical, mardi, le club disait simplement qu'il « poursuit son travail individuel ». Sans précision de durée. Et c'est un vrai problème. Parce que vous avez raison, il manque à Paris. Je vais faire référence à l'analyse de Samir Nasri hier sur Canal+ : Warren Zaïre-Emery réussit un remarquable début de saison mais quand il joue au milieu, sa relation avec Neves et Vitinha est moins fluide. Sa complémentarité est moins évidente et moins efficace.

Marquinhos a-t-il toujours le niveau en Ligue des champions ?

Oui, je lis et j’entends la petite musique qui cherche à le décrédibiliser. Il a raté son match hier et a été en grande difficulté. C’est vrai. Mais va-t-on parler du rôle défensif des milieux qui couraient dans le vide ? Des latéraux peu inspirés comme Mendes ou totalement perdu comme Hakimi ? Il est à l’origine du deuxième but mais en première période, le Marocain joue à contresens. Je pense qu’il n’avait pas la tête pour jouer un match d’un tel niveau. Ce qui est totalement compréhensible vu l’affaire dans laquelle il se retrouve. Alors pointer seulement Marquinhos ne me paraît pas juste.

Le club a-t-il raison de soutenir Hakimi qui est accusé de viol ?

C’est un sujet grave et très délicat. Cela ne me choque pas qu’un employeur soutienne son salarié, présumé innocent jusqu’au jugement. Mais le club est sur une ligne de crête. Si Hakimi est présumé innocent, une femme est présumée victime de viol. Elle mérite respect et protection. Si le club peut soutenir son joueur de manière officieuse, il n’aurait pas dû laisser les supporters déployer leur banderole de soutien à Hakimi. Cela a choqué beaucoup de monde.

Comment expliquez-vous que Paris a encore fait un aussi mauvais match ?

Il y a plusieurs raisons. D'abord, la qualité de l’opposition proposée par Monaco, avec une stratégie très audacieuse (défense quasi en un contre un) mais qui a beaucoup gêné Paris. Ensuite, il faut évoquer leur niveau physique : ils courent moins, ils sont moins mobiles, moins lucides, moins solides sur leurs appuis. Et puis, surtout, l’état d’esprit. Les Parisiens sont mal dans leur corps et mal dans leurs têtes. On ne peut pas commencer un match de Ligue des champions les mains dans les poches. C’est insupportable. Ils n’ont pas respecté l’adversaire, ils n’ont pas respecté le jeu, ils n’ont pas respecté la compétition, ils n’ont pas respecté leur statut, ils n’ont pas respecté leur public et, plus inquiétant que tout, ils ne se sont pas respectés.

Le tirage au sort commence demain vendredi à midi.

Chelsea ou Barcelone, ce sont deux adversaires compliqués mais prenables à condition de retrouver le vrai Paris.

Avec cette équipe aujourd’hui, on n’a plus aucune certitude. Contrairement à la saison dernière, j’ai l’impression que Luis Enrique ne maîtrise pas tous les paramètres de son équipe. Lui-même ne doit jamais savoir à quoi s’attendre. Cela se ressent lors de ses conférences de presse où il se montre de plus en plus évasif, moins sûr du destin de son équipe. Comme s’il savait, au fond de lui que, cette fois, ça n’ira pas au bout. Cela tranche avec son discours conquérant de la saison dernière. Le PSG a les moyens de battre Barcelone ou Chelsea, mais il faudra retrouver le visage de 2025. Sinon ce n'est même pas la peine.

Finalement, le PSG s'en est très bien sorti malgré les absences. Il faut se souvenir du match à Barcelone, et des prestations de Mayulu et Mbaye. Le véritable handicap, c'est la fatigue physique, l'usure mentale, la charge émotionnelle. Il faut mesurer à quel point l'année 2025 a été éprouvante à tous points de vue. Cela se paye quand on n'a pas le temps de se régénérer.

Ce n'est pas parce que Paris est champion d'Europe qu'on n'a pas le droit de critiquer. On est en droit d'attendre plus que ce qui nous a été proposé hier soir ou depuis le début de l'année 2026 (excepté le festival lors du clasico). Les critiques sont à la hauteur des ambitions. Le PSG et Luis Enrique ont clairement annoncé qu'ils visaient le doublé, et ils ont raison d'être ambitieux après l'année de rêve qu'ils nous ont offerte en 2025. Mais on a le droit de dire que ce n'est pas avec des prestations comme celle d'hier qu'ils vont y arriver. On cherche à comprendre, on analyse, on cherche des solutions. En étant constructif et en gardant du recul car personne n'a oublié qu'avant le mois de janvier 2025, personne n'aurait imaginé que cette équipe allait produire un jeu aussi exceptionnel.

C'est effectivement un des éléments qui explique les problèmes du PSG cette saison : les adversaires se sont adaptés. Chelsea, lors de la finale de la Coupe du monde des clubs, avait trouvé la faille avec un gros pressing sur le milieu, et notamment Vitinha. Beaucoup ont suivi cet exemple. En prenant le Portugais en individuel, on coupe les transitions parisiennes. Monaco l'a très bien fait, avec Bamba et Camara. Luis Enrique doit absolument trouver une parade. Le retour de Ruiz peut faire du bien. Il offre plus de solutions que Zaïre-Emery, avec un jeu moins stéréotypé. Et puis il faut absolument resserrer les lignes. On ne retrouve pas le bloc qui faisait la force du PSG l'an dernier, sur les phases offensives comme défensives. Les lignes s'étirent ce qui complique les transitions.

Kvara a été assez irrégulier en début de saison et ce sont surtout ses stats en Ligue 1 qui sont décevantes. Mais en Ligue des champions, c'est honorable : 9 matchs, 4 buts, 3 passes décisives… La ligne d'attaque n'a pas cessé de bouger à cause des longues absences de Dembélé et Doué. Mais le niveau de confiance que lui accorde Luis Enrique est facile à voir : quand il est apte lors des grands matchs, Kvara est systématiquement titulaire. Et personne ne le conteste. C'est un joueur exceptionnel qui a besoin, comme beaucoup, d'être à 100% pour donner le meilleur de lui-même. Et, comme beaucoup, 2025 a été une année intense avec un transfert, la Ligue des champions, la Coupe du monde des clubs et un mariage!

Le joueur : et pourtant, Akliouche...

Maghnes Akliouche n'a pas déçu. Dans un rôle très libre à droite de l'attaque monégasque, l'international français (5 sélections, 1 but) a montré dès les premières minutes qu'il avait envie de donner une autre tournure à sa saison.

Son excellent travail pour Coulibaly aurait mérité d'être décisif (9e) d'entrée mais ce dernier s'est bien rattrapé, au moins sur cette action, en lui offrant l'ouverture du score (45e), en première intention et avec l'aide du poteau. Son premier but de la saison en Ligue des champions. Précieux dans le camp adverse (trois passes avant un tir, douze vers le dernier tiers), actif (trois récupérations), Akliouche a ensuite décliné, à l'image de son équipe.

Joueurs du PSG célébrant la qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions après le match nul contre Monaco. Source: Le Monde.

Luis Enrique et Sebastien Pocognoli après le match PSG-Monaco. Source: Le Parisien.

Voici un tableau récapitulatif des statistiques clés du match :

ÉquipeButsTirs cadrésPossession
PSG2555%
Monaco2445%

PSG – Monaco : L’intelligence des appels à vide sur coups de pied arrêtés | Analyse des 2 buts PSG

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