Histoire du rugby : Suisse vs Espagne et la qualification pour la Coupe du Monde 2027

L'histoire du rugby entre la Suisse et l'Espagne est marquée par des moments clés, notamment la qualification historique de l'Espagne pour la Coupe du Monde 2027. Cette qualification a été obtenue en battant la Suisse (13-43) lors de la deuxième journée du Rugby European Championship (REC) à Yverdon-les-Bains.

Carte des qualifications pour la Coupe du Monde de Rugby.

Un moment historique pour l'Espagne

On imagine que les joueurs de l'équipe d'Espagne vont fêter leur qualification pour la Coupe du monde 2027, en Australie. En battant la Suisse (13-43) ce dimanche à Yverdon-les-Bains, lors de la deuxième journée du REC (Rugby European Championship), les Leones ont validé leur participation au prochain Mondial mais le souvenir de leur cauchemar des dernières années doit encore les hanter.

En 2018 et en 2022, les Espagnols s'étaient déjà qualifiés pour les Coupes du monde 2019 et 2023 mais ils avaient été sanctionnés pour avoir aligné des joueurs non qualifiés pour représenter l'Espagne. À chaque fois, ils avaient tenté de plaider la bonne foi devant World Rugby, les règles d'éligibilité étant extrêmement confuses, mais ils n'avaient pas obtenu gain de cause.

Cette fois, on espère que les dirigeants de la Fédération espagnole ont pris toutes les mesures nécessaires. L'Espagne devrait disputer, dans deux ans en Australie, la deuxième Coupe du monde de son histoire après celle de 1999 où elle avait perdu ses trois matches de poules contre l'Afrique du Sud, l'Écosse et l'Uruguay.

Lucien Richardis : Un acteur clé de cette qualification

Arrière du Stade toulousain et international espagnol, Lucien Richardis vit une saison 2024-2025 bien remplie. Après avoir remporté le championnat de France espoir l’an dernier, il a contribué à la qualification historique de l’Espagne pour la Coupe du monde 2027. C’était mon premier match avec l’équipe d’Espagne et il y avait beaucoup d’émotion.

On savait que l’équipe d’Espagne s’était déjà qualifiée il y a trois ans, mais qu’elle avait été disqualifiée pour des problèmes administratifs. Cette fois, c’est la bonne. On était super content de se qualifier 25 ans après la dernière participation de l’Espagne à un Mondial. Cette qualification, c’est historique !

On est arrivés en Suisse quatre jours avant pour bien nous préparer. On savait exactement ce qu’on avait à faire : gagner et aller chercher cette qualification. L’envie était immense et tout le groupe était concentré sur cet objectif. Derrière, les trois-quarts on a bien travaillé le jeu aérien, le jeu au pied mais aussi les contre-attaques. Dans des matchs comme ça, ou le jeu est plutôt fermé, ça tape beaucoup au pied.

Selon Richardis, l'entraîneur est quelqu’un de très compétent. Il a entraîné l’Uruguay lors de la Coupe du monde 2023 et faisait partie du staff de l’Argentine en 2015. Il connaît très bien le rugby et nous a emmenés jusqu’à cette Coupe du monde. Personnellement, il m’a donné des consignes claires, notamment de jouer libéré et de prendre du plaisir sur le terrain.

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Le développement du rugby en Espagne

Lors de la première journée de la compétition, vous avez accueilli les Pays-Bas à Madrid. Je ne jouais pas. Mais le stade était plein, ça criait fort, il y avait une belle ambiance, on sentait une vraie ferveur. Le rugby espagnol se développe, les gens s’y intéressent de plus en plus.

Richardis explique qu'il joue parfois à l’ouverture, parfois à l’arrière. Ça dépend des systèmes de jeu. Avec l’Espagne, je préfère jouer en 10, alors qu’à Toulouse, je suis plus à l’aise en 15.

D’une manière générale, on s’entend tous très bien. Il y a un bon petit groupe, pas de division, tout le monde est ensemble. Je m’entends très bien avec le numéro 8, Raphaël Nieto (Niort). C’est comme mon frère. Je vais souvent chez lui, il vient souvent chez moi, on mange souvent ensemble. On se connaît depuis huit ans maintenant. J’ai commencé le rugby à Saint-Jory Bruguière avant de rejoindre le Stade toulousain en 2017. J’ai fait toutes mes catégories de Benjamin à Espoir au Stade toulousain.

L’année dernière, j’étais en double licence au Toec Toac FCT, ce qui m’a permis de jouer en Fédérale 1. Jouer en senior, ça forme à sa manière, avec des impacts plus rudes. Puis j’ai été pris dans le groupe U20 d’Espagne. Et il y a quelques semaines le sélectionneur m’a appelé pour m’expliquer le projet. L’équipe de France ne m’a jamais appelé, alors que l’Espagne a cru en moi. C’était important pour moi de rendre fière ma mère, mes grands-parents et toute ma famille espagnole.

Moments marquants et futurs défis

Interrogé sur ses moments marquants, Richardis répond : Le match contre les Fidji, sans hésitation. L’enjeu était énorme : si on perdait, on descendait, si on gagnait, on restait en Coupe du monde A. Le match contre les Bleuets était aussi particulier mais très agréable à jouer. J’affrontais des amis comme Siale Tolofua et Thomas Lacombe, avec qui j’ai gagné des titres. Jouer contre eux, ça faisait vraiment bizarre. Et en plus, ce sont des mecs qui plaquent fort.

J’adorerais jouer contre la Nouvelle-Zélande. J’ai eu la chance de les affronter en U20 cet été. Le haka est très impressionnant. Pour l’instant, tout se passe bien au Stade. Je suis sous contrat jusqu’en 2028. Je m’entraîne souvent avec les professionnels et je suis bien ici.

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