L'histoire du Sud Action Marseille (SAM), club de handball des 13e et 14e arrondissements de Marseille, est avant tout une histoire d'engagement et de passion. Vingt-trois ans plus tard, ce sont eux qui tiennent les rênes du Sud Action Marseille, club de handball des 13e et 14e arrondissements.
L'histoire démarre en 2002 avec trois ballons et beaucoup d'envie. L'objectif n'était pas de bâtir une grande structure mais d'offrir aux minots du quartier un lieu pour jouer. Les familles se sont vite impliquées.
Au départ, ils étaient simplement des parents venus accompagner leurs enfants à l'entraînement. Un goûter préparé à la va-vite, une voiture prêtée pour un déplacement… Ces gestes anodins se sont transformés en engagements. "On venait aider sans penser que ça deviendrait une responsabilité", sourit Nathalie Sollari, aujourd'hui présidente. Ce qui devait être provisoire est devenu vital.

Un club formateur et protecteur
L'équipe fanion évolue en Nationale 3 mais le cœur du projet se trouve ailleurs. Le SAM forme, accompagne et protège. Certains jeunes ont rejoint le Pôle Espoir d'Aix, d'autres des sélections nationales, quelques-uns sont devenus pros. "Chaque jeune compte, qu'il vise le haut niveau ou qu'il joue pour le plaisir", rappelle Nathalie Sollari.
Inclusion et solidarité au cœur du projet
Dans les quartiers Nord, une licence sportive reste un luxe. Pour que personne ne soit laissé au bord du terrain, le club s'appuie sur des partenariats avec les collèges Frais-Vallon et Pythéas. Grâce aux aides, beaucoup jouent sans payer. "On ne fait pas que du handball, on crée des repères", souligne Kevin Credoze, vice-président.
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Les défis financiers
Mais le nerf de la guerre, c'est l'argent. Sans mécène, sans sponsor majeur, il faut trouver sans cesse des solutions. Chaque printemps, le grand tournoi jeunes et les stages de vacances deviennent vitaux. Plus qu'une fête, c'est une vraie bouffée d'oxygène financière. Longtemps, les entraîneurs payaient même leurs déplacements.

Fierté et appartenance
Bleu et blanc en hommage à l'OM, un croquis qui relie le Vélodrome à la Bonne Mère, et dans le dos les noms de tous les licenciés. "C'est important qu'ils se sentent représentés", insiste la présidente.
L'ambiance du SAM
Sur le terrain, l'ambition reste mesurée. Le quotidien du SAM se résume à des scènes simples. Des tribunes pleines, des cris d'enfants, des bénévoles derrière la buvette. "On n'a pas les moyens des gros clubs", concède Nathalie Sollari.
| Aspect | Détails |
|---|---|
| Création | 2002 |
| Niveau de l'équipe fanion | Nationale 3 |
| Objectif principal | Offrir un lieu pour jouer aux jeunes des quartiers |
| Soutien financier | Tournois jeunes, stages de vacances, bénévolat |
| Valeurs | Formation, accompagnement, protection des jeunes, inclusion |