Les Joueurs Français en NBA: Performances et Perspectives de la Saison

La NBA a repris ses droits il y a un mois, et cette saison est marquée par la présence record de dix-neuf joueurs français dans la ligue nord-américaine. Si Victor Wembanyama attire les projecteurs, d’autres réalisent une belle entame, tandis que certains rencontrent plus de difficultés.

Victor Wembanyama, fer de lance du contingent français en NBA.

Un Contingent Français Record

Ils sont dix-neuf joueurs français à être présents dans une franchise NBA cette saison, un record ! Le championnat nord-américain a repris le 22 octobre dernier. Certains Tricolores ont déjà eu l’occasion de flamber sur les parquets, quand d’autres ont un peu plus de difficultés à briller, et pour quelques-uns d’entre eux, le temps de jeu est limité.

Les Stars et les Valeurs Sûres

Victor Wembanyama

Victor Wembanyama est le fer de lance du contingent français en NBA. Tous les regards sont braqués sur celui qui a été choisi en premier lors de la draft 2023 par les San Antonio Spurs. Après avoir été écarté des parquets pendant huit mois en raison d’une thrombose à l’épaule, « Wemby » a réalisé un début de saison impressionnant, avec 26,2 points en moyenne par match, 12,9 rebonds et 50,2 % au tir. Fort de ses 2,24 m, il compte 3,6 contres par match, démontrant une grande force de dissuasion pour ses adversaires. Une élongation au mollet est venue ralentir un début de saison plutôt canon du pivot des Spurs. Wembanyama, de retour après plusieurs mois d’absence en raison d’une thrombose veineuse profonde à l’épaule, s’est de suite affirmé comme l’un des meilleurs joueurs de la ligue. Plus costaud, plus dominant, l’intérieur joue plus proche du cercle depuis le coup d’envoi de la saison. Du coup, il est plus efficace globalement (50% aux tirs contre 47 l’an dernier) et il tire plus de lancers-francs (7 contre 4).

Alexandre Sarr

Numéro 2 de la draft en 2024, Alexandre Sarr réalise un beau début de saison dans le marasme washingtonien. La franchise de la capitale ne compte qu’une victoire pour douze défaites, mais le pivot tire son épingle du jeu. En 13 matches joués, il compte 18,3 points en 29 minutes, avec 8,2 rebonds et 3,6 passes décisives. Comme Wembanyama, il joue plus proche du cercle et il est donc plus efficace. Ses qualités de passeur sont aussi mises en avant à Washington. C’est peut-être la plus grosse déception de l’année côté français.

Alexandre Sarr, surnage dans une équipe de Washington déjà promise aux dernières places de la conférence Est.

Rudy Gobert

Autre défenseur bien connu en NBA, Rudy Gobert est bien lancé dans cette saison. Quatre fois défenseur de l’année, il a connu un exercice 2024-2025 plus compliqué, mais l’ancien des Utah Jazz montre un bon rendement. Au sein d’une franchise de Minnesota qui reste sur deux finales de conférence à l’Ouest, le Français cumule 10,7 points en 31,4 minutes jouées. Surtout, il compte 9,6 rebonds, et se montre efficace en attaque, avec 76,2 % de réussite au tir. Le quadruple meilleur défenseur de l’année a vécu une campagne compliquée. Le transfert de Karl-Anthony Towns, avec lequel il avait fini par trouver des automatismes, l’a considérablement perturbé. Plus agressif, et plus en forme sur la fin de campagne, il est néanmoins monté en puissance dans la dernière ligne droite. Rudy Gobert reste le pilier de la défense des Timberwolves.

Bilal Coulibaly

Bilal Coulibaly est revenu de l’Euro blessé et a manqué le début de saison avec les Washington Wizards. Ainsi, il n’a pu jouer que cinq matches mais est revenu avec des intentions prometteuses. Avec 9,6 points sur les 24,6 minutes qu’il joue en moyenne, il cumule également 4,4 rebonds, et 3,4 passes, avec une adresse qui peut s’améliorer, à 36,4 %. Les pépins physiques ont un peu perturbé le premier mois de Bilal mais il est globalement intéressant, même s’il peut s’avérer irrégulier d’un match sur l’autre.

Zaccharie Risacher

À Atlanta, le début de saison est plutôt bon, avec neuf victoires pour six défaites, et ce en l’absence de Trae Young, blessé depuis fin octobre. Zaccharie Risacher, lui, a entamé sa saison sophomore (deuxième année) dans la lignée de son année rookie. Titulaire au sein de l’effectif des Hawks, il cumule 12,9 points en 24,8 minutes. Son adresse est en hausse par rapport à l’an dernier, avec 47,7 % de réussite (45,8 % l’an dernier). Le début de saison est bon et, pourtant, il reste frustrant. Non pas en raison des performances du Français. Il joue bien et il dispose d’un rôle bien défini au sein de cette équipe ambitieuse des Hawks. C’est justement les tâches qui lui sont confiées qui nous enrage par moments. Ce n’est même pas du chauvinisme. Atlanta a choisi Risacher en première position à la draft. Autant que ce soit pour le développer.

Zaccharie Risacher monte en puissance dans un effectif d’Atlanta privé, pour l’heure, de son leader, Trae Young.

Moussa Diabaté

Moussa Diabaté bénéficie d’un bon temps de jeu à Charlotte, avec 22,8 minutes en moyenne. Avec 10,3 points et 67,9 % de réussite au tir, il réalise un bon début de saison, et ajoute à ses stats 7,9 rebonds en moyenne par match. Intéressant dans un effectif de Hornets à la peine dans la conférence Est, avec seulement quatre victoires. Diabaté s’épanoui dans son rôle de pivot back-up à Charlotte et il montre qu’il est bel et bien un vrai joueur NBA quand il est enfin utilisé au-delà du garbage time. Les Hornets le font jouer en sortie de banc mais il lui donne 23 minutes chaque soir. Suffisant pour qu’il tourne quasiment en double-double.

Les 46 : L'histoire de la France en NBA

Nicolas Batum

Dans cette configuration, Nicolas Batum offre quelques garanties. Le vétéran tricolore est une valeur sûre en sortie de banc, dans son rôle de couteau suisse : 4,2 points en 17,9 minutes avec 33,3 % de réussite. En défense, il cumule 2,9 rebonds. Le rôle de “Batman” est de plus en plus réduit, se limitant désormais à certains “matchups” et ce rôle de “spot-up shooter” qui doit profiter des décalages générés par James Harden ou Kawhi Leonard. Néanmoins, à 36 ans et pour sa 17e saison en NBA, Nicolas Batum est toujours ce “glue guy” capable de réaliser les actions qui comptent. Le vétéran est dans son rôle aux Clippers. Et ce dernier dépasse justement le cadre du terrain.

Nicolas Batum, ici face à Paul George lors de la défaite des Los Angeles Clippers face à Philadelphie.

Les Jeunes Pousses et les Situations Précaire

Si Moussa Diabaté est en forme à Charlotte, Tidjane Salaün est un ton en dessous son coéquipier. Il s’affiche, pour l’heure, avec des stats inférieures à celle de l’an dernier, avec 11,9 minutes sur sept matches joués, et compte 3,1 points et 3,6 rebonds en moyenne. Cela reste toutefois encourageant.

De son côté, Noah Penda vit sa première saison en NBA. À Orlando, il a un temps de jeu réduit à 6,7 minutes en sept matches. Mais il a tout de même pris le soin d’inscrire 2,4 points et de capter 1,9 rebond.

Enfin, à Portland, Sidy Cissoko peut se montrer un peu. Avec une présence lors de neuf matches, et 13 minutes disputées en moyenne, son temps de jeu est intéressant. Ses stats le sont également, avec 40,9 % de réussite au tir, et trois points inscrits en moyenne. Il est l’un des rares jeunes français draftés qui jouent des matches. Cissoko profite des nombreux forfaits à Portland et il était même titulaire cette semaine.

Guerschon Yabusele est arrivé chez des New York Knicks qui visent le titre cette saison. Porté par une belle saison à Philadelphie, le capitaine des Bleus lors du dernier Euro peine à retrouver son rendement, et à s’intégrer dans les rotations new-yorkaises. Seulement 9,7 minutes en moyenne sur les 12 matches auxquels il a pris part, avec une réussite en berne : 2,5 points, 32,3 % (31,8 % à trois points). L’arrivée à New York ne se passe clairement pas comme prévu. Yabusele joue à peine 10 minutes par match et son rôle aux Knicks manque de clarté. Lui peine à s’imposer, notamment en raison d’une forte maladresse.

Non loin de Manhattan, de l’autre côté de l’East River, Nolan Traoré n’a eu que quatre matches pour se montrer avec une équipe de Brooklyn à la peine, faisant également quelques apparitions en G-League, l’antichambre de la NBA. Il a inscrit 1,8 point en 8,8 minutes jouées en moyenne, avec une adresse absente, à 22,2 %. Le jeune meneur des Nets n’a pas trouvé sa place dans un effectif pourtant faiblard et normalement ouverts aux joueurs prometteurs.

Huit minutes, c’est plus que la moyenne octroyée à Rayan Rupert à Portland. L’ancien joueur du Mans compte 6,1 minutes en moyenne sur les huit rencontres où son nom apparaît sur la feuille de stats. Le premier n’a pas réussi à confirmer sa place dans la rotation des Blazers, et son avenir dans l’Oregon reste flou, alors que sa prochaine année de contrat ne sera garantie qu’au 1er juillet.

Enfin, quatre Tricolores ne sont pas en difficulté pour la simple et bonne raison que leur temps de jeu est famélique. Joan Beringer, drafté cet été à Minnesota, pâtit de la concurrence aux postes intérieurs, avec Rudy Gobert, Julius Randle et Naz Reid. Ainsi, Il compte 4,1 minutes avec 2 points de moyenne et 1,3 rebond.

Joan Beringer, ici au contre face à Jaden Hardy lors d’un match face à Dallas, doit composer avec une forte concurrence sur les postes intérieurs à Minnesota.

À New York, la rotation est un peu plus ouverte que l’an dernier, mais Pacôme Dadiet et Mohamed Diawara ne disposent pas pour autant d’un temps de jeu fourni. Le premier, rookie l’an dernier, est habitué à jouer des petits bouts de matches, et continue sur ce rythme avec 2,8 minutes en moyenne sur les cinq rencontres lors desquelles il est apparu. Avec 0,8 point à 25 % au tir et 0,6 rebond, il peut clairement mieux faire.

Enfin, pour Noa Essengué, drafté par Chicago, c’est encore plus compliqué, puisqu’il n’a pas été utilisé du tout depuis le début de la saison par des Bulls qui carburent et surprennent.

Objectifs de la Saison pour Chaque Joueur

Chaque joueur français en NBA a des objectifs spécifiques pour cette saison, allant de la quête de temps de jeu à la contribution à des équipes prétendantes au titre. Voici un aperçu des ambitions de quelques-uns :

  • Victor Wembanyama (San Antonio Spurs) : Chasser les play-offs et rafler les distinctions individuelles.
  • Rudy Gobert (Minnesota Timberwolves) : Rester un défenseur d'élite tout en formant Joan Beringer.
  • Nicolas Batum (L.A. Clippers) : Jouer le titre au sein d'une équipe qui fait de nouveau peur.
  • Zaccharie Risacher (Atlanta Hawks) : Affirmer sa place dans le cinq majeur d'Atlanta.
  • Alexandre Sarr (Washington Wizards) : Devenir un leader au sein d'une franchise en reconstruction.
  • Bilal Coulibaly (Washington Wizards) : Prendre soin de son corps et progresser au tir.
  • Guerschon Yabusele (New York Knicks) : Dynamiser le banc des Knicks, prétendants au titre.
  • Noah Penda (Orlando Magic) : Maximiser un temps de jeu probablement limité.
  • Mohamed Diawara (New York Knicks) : Grappiller des minutes dans un rôle défensif.
  • Nolan Traoré (Brooklyn Nets) : Dominer la hiérarchie des meneurs de Brooklyn.
  • Noa Essengue (Chicago Bulls) : Gagner en maturité, entre NBA et G-League.
  • Maxime Raynaud (Sacramento Kings) : Apprendre du Lituanien Domantas Sabonis.
  • Joan Beringer (Minnesota Timberwolves) : S'aguerrir chez un prétendant au titre.

Top 10 des Meilleurs Marqueurs Français en NBA

Le basketball français a brillé et continue de performer en NBA grâce à plusieurs joueurs ayant marqué l’histoire. En tête du classement, on retrouve bien évidemment Tony Parker, qui domine largement avec plus de 19 000 points, suivi par Nicolas Batum et Rudy Gobert, deux joueurs au scoring régulier. D’autres talents comme Evan Fournier, Boris Diaw et Joakim Noah ont également marqué les esprits dans la ligue. Avec l’émergence de Victor Wembanyama, ce classement pourrait rapidement évoluer.

Statistiques Offensives et Défensives des Joueurs Français en NBA

Voici un aperçu des statistiques des joueurs français en NBA, incluant les points, rebonds, passes décisives, et plus encore :

# Joueur Équipe MJ Min Pts Reb Ast
1 Victor Wembanyama SAS 40 29.0 24.4 11.1 2.8
2 Alex Sarr WAS 41 28.2 17.2 7.8 2.8
3 Rudy Gobert MIN 54 31.3 11.0 11.1 1.7
4 Zaccharie Risacher ATL 42 24.2 10.5 3.5 1.3
5 Bilal Coulibaly WAS 33 26.8 9.8 4.4 2.5
6 Moussa Diabaté CHO 50 25.2 8.2 8.6 1.6
7 Maxime Raynaud SAC 48 23.5 9.8 6.6 1.0
8 Sidy Cissoko POR 50 22.3 6.5 2.6 1.5
9 Tidjane Salaün CHO 32 16.0 6.3 4.3 0.8
10 Noah Penda ORL 38 13.7 4.8 3.7 1.2

La saison NBA 2025-2026 promet d'être passionnante avec une forte présence française et des joueurs déterminés à marquer leur empreinte dans la ligue.

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