Statistiques et Confrontations Épiques: France vs Norvège au Handball

Depuis le début du XXIe siècle, la confrontation entre la France et la Norvège est devenue un classique du handball féminin, un incontournable. Leur rivalité est « le » feuilleton à la mode du handball féminin.

Une confrontation classique du handball féminin.

Les palmarès respectifs des Bleues et des Norge ne laissent toutefois pas de place au doute : c’est bien à une finale avant la lettre que vont assister les spectateurs de l’Arena Stozice. Depuis la victoire du Monténégro au championnat d’Europe organisé en Serbie en 2012, le titre continental n’a plus échappé à l’une de ces deux équipes. Vainqueures du dernier Euro et du dernier Mondial, les Norvégiennes comptent huit titres européens, un record.

Un Palmarès Impressionnant

Championnes olympiques à Tokyo en 2021, les Françaises n’ont remporté qu’une seule fois cette compétition, en 2018, et ont perdu une fois en finale, en 2020, contre… la Norvège.

L’opposition de style entre la France et la Norvège promet un match spectaculaire. Comme les Suédoises et les Danoises, les Norvégiennes sont réputées pour leur jeu porté vers l’attaque.

Comment la Suède a révolutionné le handball avec son jeu rapide en 2021 ?

« Leur grande force est leur base arrière. Grâce à leur taille, elles sont très fortes au tir longue distance », expliquait au Monde Olivier Krumbholz avant le tournoi. La Norvège compte notamment dans ses rangs la star Henny Reistad (23 ans, 1,81 mètre) qui a déjà marqué dix-sept fois au-delà de la ligne des 9 mètres depuis le début de l’Euro.

L’arrière Nora Mork, la pivot Vilde Ingstad Mortensen et la demi-centre Stine Bredal Oftedal font également partie des meilleures marqueuses de la compétition. « Les Norvégiennes ont une équipe très complète, insiste l’ancienne internationale Blandine Dancette, retirée des parquets après le titre olympique à Tokyo, en 2021. Elles ont la culture de la passe : en attaque placée, le ballon circule vite, avec peu de déchet, mais elles sont également brillantes dans le jeu de transition car elles courent vite. Comme elles ont aussi des ailières précises et rapides, le danger peut venir de partout. »

La Défense Française : Une Force Incontournable

L’équipe de France, elle, est d’abord réputée pour sa défense, « la meilleure au monde », selon les mots d’Olivier Krumbholz après la victoire sans appel (27-19) au tour principal contre le Monténégro, une équipe pourtant invaincue à l’issue de la phase préliminaire. « Les Scandinaves n’aiment pas jouer contre nous car notre agressivité finit par les user. A nous de les faire douter ! », soutient Estelle Nze Minko, la capitaine des Bleues. Cette priorité à la défense réclame une organisation sans faille et une débauche d’énergie, parfois au détriment de l’efficacité en attaque. Pour espérer remporter le tournoi, les Bleues devront se montrer plus régulières au tir que lors du dernier Mondial espagnol.

Devant à la pause en finale contre la Norvège, les Françaises s’étaient écroulées en seconde période. « Nous n’avions plus de pétrole dans le réservoir », glisse M. Krumbholz. Ce jour-là, la France était tombée sur un os. Autrice de onze arrêts, dont sept consécutifs dans le money time, la gardienne Silje Solberg avait écœuré les attaquantes tricolores. Béatrice Edwige s’en mord encore les doigts : « C’est elle qui a fait pencher la balance du côté norvégien ! »

Vendredi, le sort de la rencontre dépendra en grande partie du duel entre deux des meilleures gardiennes du monde. Depuis le début de l’Euro, Cléopâtre Darleux et Silje Solberg affichent des statistiques quasiment identiques : 42,4 % d’arrêts pour la Française contre 41 % pour la Norvégienne. Si la défense des Nordiques semble plus friable qu’en Espagne, le jeu de la France paraît, lui, plus équilibré.

Les connexions entre la meneuse Grâce Zaadi et la pivot Pauletta Foppa reste le socle du jeu de l’équipe de France, mais la machine bleue ne s’enraie plus lorsque ses adversaires parviennent à bloquer leur relation. Les ailières Pauline Coatanea, Chloé Valentini et Coralie Lassource répondent présent. Surtout, les Tricolores possèdent, avec Océane Sercien-Ugolin, Audrey Dembele et Orlane Kanor, un trio de shooteuses efficace à 9 mètres. Avec vingt buts, dont onze depuis la ligne des 9 mètres, la dernière nommée est l’attaquante française la plus prolifique.

Avec un taux de réussite de 65,4 % au tir depuis le début de la compétition, la France fait jeu égal avec son adversaire du jour (64,1 %). Les leçons du dernier Mondial apprises, Olivier Krumbholz - qui dispute face à la Norvège son 500e match à la tête des Bleues - a tout fait pour que ses cadres arrivent en phase finale sans trop puiser dans leurs réserves. Les jeunes joueuses sorties du banc se sont montrées à la hauteur des attentes, à l’image de Léna Grandveau (19 ans), la meneuse de Nantes, qui a réussi ses débuts contre l’Espagne.

Pas moins de douze joueurs français ont marqué, démontrant la profondeur de banc de l'équipe.

Finales de Championnat du Monde

Ainsi, les deux nations rivales se retrouveront pour la 5e fois en finale d'un Championnat du monde. Avec pour l'instant un avantage de trois victoires à une pour les joueuses scandinaves. À l'image de la balance totale de leurs confrontations, qui penche nettement en faveur des Norvégiennes avec 65 victoires en 94 confrontations (pour 24 succès français et 5 scores de parité).

En tête à la pause (10-8), les Bleues pouvaient croire en leur bonne étoile jusqu'au bout mais un missile à neuf mètres de l'arrière gauche nordique Kjersti Grini expédiait les deux équipes en prolongation (18-18). D'abord une, puis deux. Et si les Bleues parvenaient à s'accrocher malgré l'expulsion de leur artificière numéro 1 Nodjalem Myaro (6 buts lors de cette finale), elles finissaient par craquer sous les coups de boutoir de Grini (8 buts) et les parades de la légendaire gardienne Cecilie Leganger.

Douze ans après, les Bleues retrouvent la Norvège en finale d'un Championnat du monde. Paradoxalement, alors que désormais elles ont l'habitude d'évoluer à un tel niveau - elles qui ont décroché le premier titre de leur histoire en 2003 face aux Hongroises (32-29) au terme d'un scénario renversant achevé sur une nouvelle prolongation avant de buter six ans plus tard sur la Russie (22-25) -, les Bleues passent globalement à côté de l'événement.

Ajoutez à cela l'excellente tactique mise en place par le sélectionneur norvégien pour éteindre une Alexandra Lacrabère autrice de dix buts en demi-finales et… aucun en finale, et vous aurez une idée de l'impuissance française lors de cette finale, survolée par les Norvégiennes (24-32), emmenées par une excellente Kristine Lunde (6 buts). «On n'avait pas les armes aujourd'hui», admettra logiquement Olivier Krumbholz. «On a été trahi par notre défense. On a été battu par beaucoup plus fort que nous. Les cadres étaient fatiguées, elles ont été héroïques pendant ce tournoi. Il ne faut pas oublier la satisfaction du parcours.

Mais le dos au mur, les Bleues allaient parfaitement réagir pour dominer d'abord la Roumanie (26-17) et finir deuxièmes de leur poule. Puis en écartant successivement la Hongrie (29-26) en 8es, le Monténégro (25-22) en quarts et la Suède (24-22), déjà, en demies. Direction donc une troisième finale face à la Norvège. La bonne cette fois.

Portée par une Amandine Leynaud royale dans son but (10 arrêts) et un tandem Allison Pineau-Manon Houette (4 buts chacune) très efficace, la France prend le meilleur sur la Norvège (23-21), éteinte offensivement par la défense hexagonale alors même que les Scandinaves avaient toujours inscrit a minima 28 buts à chaque match de la compétition.

À Granollers, les Bleues disputent 28 minutes de rêve. À tel point qu'elles disposent même d'une opportunité en or de mener de sept buts, qu'Estelle Nze Minko avait le malheur de manquer avant de se faire exclure. Sans le savoir encore, il s'agissait du début de la fin pour l'équipe de France qui, certes, atteignait la pause avec une belle avance (16-12) mais avec aussi une certaine frustration de ne pas disposer d'un viatique plus important encore.

En trois minutes, dès la reprise, la Norvège revenait à hauteur de Françaises soudain extrêmement fébriles dans tous les secteurs du jeu. Incapables de se remettre la tête à l'endroit, elles allaient alors vivre trente minutes en enfer, avec un score quasi irréel de 17-6 sur cette seconde période, pour une victoire finalement très nette des Scandinaves (22-29). « C'est difficile parce que je pense qu'on avait les clés en première mi-temps», tentera d'expliquer après-coup la gardienne Laura Glauser. «Et malheureusement on s'est fait avoir dans la seconde, donc c'est d'autant plus dur. Le changement d'attitude de la Norvège, en attaque et en défense, nous a pris de court. Elles nous ont asphyxiées, on n'a pas trouvé de bulle d'air.

La France menait pourtant à la pause mais c'est finalement la Norvège qui a su trouver la faille pour prendre le contrôle du match face à des Français auteurs de grosses erreurs ! La France sombre et est déjà éliminée de l'Euro de handball 2020.

Statistiques des Confrontations

Voici un aperçu des statistiques générales des confrontations entre la France et la Norvège :

  • Matchs : 23
  • Victoires de la France : 14
  • Nuls : 0
  • Défaites de la France : 9
  • Buts marqués par la France : 605
  • Buts encaissés par la France : 586

La France n'avait pas d'autres choix que de gagner face à la Norvège pour son deuxième match à l'Euro 2020. Malheureusement, les Bleus n'ont pas su trouver la solution pour arriver à bout des Norvégiens.

Tableau des Confrontations Récentes

Voici une table qui résume les confrontations entre la France et la Norvège dans différentes compétitions :

Compétition Date Résultat
Championnat d'Europe 19 janv. 2026 France 38 - 34 Norvège
EHF EURO Cup 11 mai 2025 France 35 - 34 Norvège
EHF EURO Cup 9 nov. 2024 Norvège 27 - 31 France
Jeux olympiques d'été 29 juil. 2024 France 22 - 27 Norvège
Jeux olympiques d'été 1 août 2021 Norvège 32 - 29 France
Championnat du monde 14 janv. 2021 Norvège 24 - 28 France
Championnat d'Europe 12 janv. 2020 France 26 - 28 Norvège
Championnat d'Europe 12 janv. 2018 France 32 - 31 Norvège
Qualifications au championnat d'Europe 6 mai 2017 France 28 - 24 Norvège
Qualifications au championnat d'Europe 3 mai 2017 Norvège 35 - 30 France
Championnat du monde 29 janv. 2017 Norvège 26 - 33 France

Les Bleus ont dominé la Norvège lors du Championnat d'Europe 2026.

Les Bleus n'ont pas baissé de rythme par la suite, ne laissant aucun espoir aux Norvégiens de revenir (22-17, 29-21) pour finalement s'imposer par cinq buts d'avance (32-27). L'équipe de France a remporté le match au sommet du groupe C contre la Norvège, qui évoluait à domicile, et débutera donc le tour principal avec deux points. Une belle soirée pour les Bleus !

L'équipe de France masculine de handball était qualifiée pour le tour principal de l'Euro avant de défier la Norvège dans son antre de Baerum. Restait à remporter ce match au sommet du groupe C pour débuter le tour principal, où l'attend notamment le Danemark et l'Espagne, avec deux points. Mission accomplie ! Les Bleus se sont imposés 38-34 et remportent donc ce groupe C. Une première étape dans la défense de leur titre. Les hommes de Guillaume Gille partaient légèrement favoris face au pays-hôte après les deux matchs que les deux équipes avaient disputés contre la République et l'Ukraine (+34 de différence de buts pour la France, +21 pour la Norvège).

Analyse du Match Récent

Et cela s'est traduit sur le terrain, malgré la grosse ambiance mise par les fans norvégiens.

La France a en effet mené pendant quasiment tout le match. Les Bleus ont commencé la rencontre par un 4-2, avant de connaitre une petite panne d'efficacité qui a permis aux Norvégiens de prendre les devants (4-5, 5-6). Mais la France a retrouvé le chemin du but et Charles Bolzinger a aligné plusieurs arrêts, ce qui lui a permis de reprendre une belle avance (16-11). Après vingt minutes, le coach norvégien avait déjà pris deux temps-morts, preuve de l'impuissance de son équipe, et la France a finalement regagné les vestiaires avec trois buts d'avance (20-17), malgré une moins bonne efficacité devant le but (65% contre 71%).

En deuxième période, les Bleus ont suffisamment maîtrisé leur sujet pour ne pas trembler. Ils ont toujours compté entre deux et six buts d'avance, et si la star norvégienne Sander Sagosen marquait (9 buts en 14 tirs), Hugo Descat lui répondait dans la foulée. La Norvège n'a ainsi jamais vraiment pu reprendre espoir. A 33-30, alors que le pays-hôte venait de marquer deux buts d'affilée, un temps-mort de Guillaume Gille a permis de stopper la dynamique, et la France a enchaîné avec un 3-0 pour se donner encore plus d'air. Les Bleus l'emportent finalement de quatre buts, grâce notamment aux six réalisations de Descat (en 7 tirs), qui débutait son Euro après une blessure à la cheville. Du côté des gardiens, Rémi Desbonnet a signé 5 arrêts en jouant la deuxième mi-temps et Charles Bolzinger 4 en disputant la première.

Les Bleus vont désormais quitter la Norvège pour prendre la direction du Danemark, où ils joueront le tour principal puis la phase finale en cas de qualification. Jeudi, ils débuteront leur tour principal contre le deuxième du groupe B avec déjà deux points au compteur.

ANGLETERRE: Premier League Classements

Une appétence offensive rarement, voire jamais, vue en équipe de France. Les Bleus terminent ce tour préliminaire avec 126 buts inscrits pour 88 encaissés. Sur les dix derniers Euros, la France marque en moyenne 88,3 buts lors du tour préliminaire. Jusqu’ici, les éditions les plus prolifiques étaient 2024 avec 98 buts face à l’Allemagne, la Macédoine du Nord et la Suisse, 2018 avec 97 buts contre la Norvège, la Biélorussie et l’Autriche, et 2014 avec 94 buts face à la Pologne, la Russie et la Serbie. Quand on se projette rapidement vers l’avant, c’est parfois au détriment d’une défense plus rugueuse. Malgré l’évolution du handball, toujours plus rapide qu’il y a quelques années, et l’élargissement du nombre d’équipes, qui laisse davantage de place aux nations plus modestes, cette volonté constante de marquer laisse parfois des intervalles. Les 88 buts encaissés en 2026 constituent un record, après 85 en 2024, 83 en 2014 et 82 en 2018.

2026 est une édition de tous les records, avec également un goal-average exceptionnel. La France termine à +38. Avant cette édition, le podium était occupé par 2022 avec +22, 2018 avec +15 et 2008 avec +14. En moyenne, l’équipe de France boucle son tour préliminaire avec un goal-average de +10,1. L’équipe de France a maîtrisé la Norvège par 38 à 34 (20-17) pour s’offrir déjà deux points dans le tour principal. Les Bleus devront attendre mardi soir et le dénouement de la poule B pour connaître leurs adversaires de jeudi et de samedi (Danemark et/ou Portugal et/ou Macédoine-du-Nord). Lundi prochain, ils feront face à l’Espagne et concluront mercredi 28 janvier le tour principal face à l’Allemagne.

Équipe de départ : ce lundi soir l’équipe de France boucle le tour préliminaire avec un ultime match, face à la Norvège, dans l’Unity Arena de Baerum-Oslo. La composition du groupe a évolué : Hugo Descat effectue son entrée dans les seize joueurs alignés. demeure en position de réserviste, c’est Aymeric Zaepfel qui l’accompagnera en tribunes. Pendant 60 minutes, les spectateurs de l’Unity Arena vont pousser très fort derrière leurs favoris qui chercheront, tout comme les Bleus, à remplir leurs bagages de ces fameux deux points. Plus un seul siège n’est disponible dans cette salle de spectacle dédié au handball pour ce premier tour de l’Euro.

Servi par Aymeric Minne, Elohim Prandi ouvre la marque. L’ancien parisien Sander Sagosen égalise et Charles Bolzinger réalise un superbe arrêt face à Patrick Anderson. Dika Mem inscrit le 2e but tricolore puis Yanis Lenne ajuste Torbjorn Bergerud. (3-1, 4e) Hugo Descat signe son retour en marquant sur son premier ballon. Yanis Lenne hérite d’un ballon de contre-attaque et manque son un-contre-un avec le portier norvégien. Quelques secondes après, il écope d’une exclusion de 2 minutes pour une défense trop rugueuse. Sander Sagosen est l’unique buteur de sa formation : 3 buts (sur 4 tirs). Malgré de nombreuses opportunités, les Bleus manquent d’efficacité et voient leur adversaire égaliser (4-4, 9e). Tobias Grondhal donne l’avantage, pour la première fois, à sa formation avant l’égalisation de Dika Mem. Le capitaine Ludovic Fabregas réplique à l’ailier gauche August Pedersen puis Yanis Lenne inscrit son 2e but (7-6, 13e). Torbjorn Bergerud évolue à 50 % d’arrêts : il permet à son équipe, en difficulté face à la défense des Bleus, de tenir le score (7-7, 14e). Une passe sublime d’Elohim Prandi, dans le dos, permet à Nicolas Tournat, nouvel entrant, d’ouvrir son compteur dans ce match (9-7 ; 15e). Un tir à 120 km/h d’Elohim Prandi puis une contre-attaque conclue par Yanis Lenne placent les Bleus à trois longueurs devant les hommes de Jonas Wille qui pose un temps-mort (11-8, 17e). L’activité défensive de la défense perturbe les Norvégiens qui peinent à trouver la faille. Thibaud Briet, entré au relai d’Aymeric Minne, frappe et marque. Simen Lyse, futur joueur du PSG, marque son 2e but de la soirée. Dylan Nahi défend au poste 3 et pousse, avec ses partenaires, la Norvège à la faute. Nicolas Tournat s’arrache, Charles Bolzinger stoppe un ballon, puis Dylan Nahi conclut une contre-attaque : les Bleus mènent 14-9 après 21 minutes. Le coach norvégien rassemble à nouveau ses joueurs pour stopper l’hémorragie. Sander Sagosen et ses partenaires s’essaient au jeu à 7 contre 6 et marquent, par Tobias Grondhal, tout au bout de leur possession. Melvyn Richardson et Benoît Kounkoud sont entrés à droite. Elohim Prandi enfile les buts mais la Norvège effectue un rapproché (16-13, 25e). Au tour de Guillaume Gille de distiller ses consignes avant que Dylan Nahi n’inscrive le 17e but français. La Norvège grignote jusqu’à -2, par Kevin Gulliksen et avant la lucarne trouvée par Thibaud Briet. Aymeric Minne est revenu pour les derniers instants de ce premier acte : le triangle Briet-Minne-Tournat est conclu par ce dernier buteur. Pour la troisième fois. Tobias Grondhal ramène son équipe à -2, mais juste avant le gong, c’est Melvyn Richardson qui réussit un tir splendide sur la droite de Bergerud, auteur de 8 arrêts.

Rémi Desbonnet a pris place derrière la défense tricolore qui concède le premier but de la 2e période, par Kevin Gulliksen. Aymeric Minne, absent lors du match précédent, bat Torbjorn Bergerud. Les Bleus possèdent trois buts d’avance après le 2e but de son capitaine Ludovic Fabregas. Les Norvégiens poursuivent le jeu à sept mais le solde est en faveur des Tricolores. Après 35 minutes, le premier jet de 7m du match est marqué par Hugo Descat. 23-19 pour les champions d’Europe en titre. Le cinquième but de Sander Sagosen n’est pas suffisant pour recoller avec Hugo Descat, cette fois depuis son aile fétiche. Yanis Lenne se distingue aussi à l’opposé : 25-21 (37e). S’il avait bien débuté le match, Torbjorn Bergerud cède la responsabilité du poste à Robin Haug. Et +5 (26-21, 39e) pour les Bleus avec un jet de 7 réussi par Hugo Descat. En infériorité numérique, Sander Sagosen relance sa formation mais Hugo Descat climatise l’Unity Arena : 27-22, après 40 minutes. L’ailier qui a débuté à Villers-sur-Marne, est en forme malgré une semaine compliquée par une entorse (5 sur 6). Sander Sagosen, buteur pour la 8e fois, permet à son équipe de croire à un destin favorable. Le manque d’élégance de Sander Sagosen n’est pas sanctionné pour un coup de coude au crâne asséné à Ludovic Fabregas venu en défenseur avancé. Il reste 14 minutes et les Norvégiens sont revenus à -4 (30-27). Aymeric Minne puis Dylan Nahi renvoient le pays hôte à -5 avant qu’August Pedersen ne réduise la marque. Il reste 7 minutes à jouer et la Norvège revient sur les talons des Bleus (33-30). Dika Mem, Dylan Nahi et Aymeric Minne assoient le succès des Bleus avant même l’entrée du money-time. Thibaud Briet répond à Kevin Gulliksen et le public norvégien est devenu silencieux. Une Marseillaise s’échappe de la tribune au moment où Thibaud Briet marque son 4e but : il le célèbre face aux supporters avant qu’August Pedersen et Kevin Gulliksen allègent un peu l’addition.

Y. Lenne (5/7), Minne (3/6), Bos, Prandi (4/8), M. Exclusions temporaires : Y. Guillaume Gille : C’était le match auquel on s’attendait, pas simple, dans un contexte bien identifié. Il a fallu bien jouer et répondre présent dans une atmosphère où on joue à l’extérieur. Cette victoire, c’est une belle haie de franchie qui nous ouvre les portes du tour principal avec deux points, qui ne seront pas de trop quand on voit ce qui nous attend. J’ai l’impression qu’on a dominé le match mais qu’on aurait pu le tuer plus tôt. Il ne manquait, à certains moments, pas grand-chose pour que la Norvège ne recolle. Ils nous ont mis la pression avec leur sept contre six, mais on a su trouver des solutions de notre côté aussi. Il y a eu de la sérénité, on a été en mesure de répondre au coup de chaud des Norvégiens. C’était important de garder notre sang-froid et ce petit matelas de sécurité. Désormais, peu importe les résultats de ce soir et de demain soir, il n’y aura que du beau monde. Il va falloir jouer à notre meilleur niveau et répéter les bonnes performances, dans un tableau incroyablement relevé.

Hugo Descat : J’ai eu de bonnes sensations mais le principal, c’est que l’équipe se qualifie et gagne les matchs. J’ai presque envie de dire que je ne suis qu’un pion. Ce soir, notre stratégie a payé, on prend deux points et vu la qualité des adversaires qu’on va avoir, ce n’est pas rien. Désormais, on a deux jours pour se reposer, on a fait la première partie du travail mais il reste le plus important. Jouer sur l’aile, quand on a autant de ballons, c’est un plaisir. C’est vrai qu’on joue vite, qu’on marque beaucoup, mais on prend aussi beaucoup de buts. J’ai l’habitude de dire de dire que c’est l’équipe qui court le plus qui gagne, et pour l’instant, ça se voit.

Aymeric Minne : Ca fait du bien de retrouver le terrain même si ça se tire un peu physiquement. C’est pour ça que j’ai fait le changement attaque et défense en début de match, histoire de pas me cramer trop vite. On a fait un très bon match, avec beaucoup de rythme, comme on a pu le faire depuis le début de la compétition. C’était intéressant car on n’a jamais vraiment paniqué, on a toujours été dans le bon rythme, avec une petite avance. On a deux points, on est content parce que vu la suite, ça ne va pas être simple.

Elohim Prandi : C’est toujours gratifiant de gagner ce genre de matchs. Il y a plein de petites choses à améliorer, des détails sur lesquels bosser. On doit plus poser le jeu, maitriser nos temps faibles, accepter de ne pas toujours jouer à fond aussi. On est très performant en attaque, on perd de moins en moins de ballons et c’est forcément intéressant pour la suite. Je trouve qu’on montre de la sérénité, on sait ce qu’on fait, même si, encore une fois, on doit aussi apprendre à poser le jeu parfois. Ce soir, les Norvégiens ont galéré pour recoller et ils n’ont sans doute pas eu l’énergie pour mettre le coup de collier pour passer devant.

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