L'équipe de Nouvelle-Zélande de rugby, plus connue sous le nom des All Blacks, est une des équipes les plus emblématiques et les plus titrées du monde. Cet article explore son histoire riche, ses joueurs marquants et les dernières actualités qui la concernent.

Histoire et Palmarès
La New Zealand Rugby Union a été fondée en 1892. Depuis, les All Blacks ont accumulé un palmarès impressionnant :
- Coupe du Monde : 3 (1987, 2011, 2015)
- Rugby Championship : 20 (1996, 1997, 1999, 2002, 2003, 2005, 2006, 2007, 2008, 2010, 2012, 2013, 2014, 2016, 2017, 2018, 2020, 2021, 2022, 2023)
Défaites et Réactions
Plusieurs jours ont passé, mais la défaite ne semble toujours pas digérée. Le 13 septembre, lors de la 4e journée du Rugby Championship, les All Blacks se sont inclinés contre l'Afrique du Sud (10-43) à Wellington : en perdant de 33 points, la Nouvelle-Zélande a concédé la plus large défaite de son histoire.
La défaite record des All Blacks face à l'Afrique du Sud (43-10), a provoqué une onde de choc en Nouvelle-Zélande, où médias et anciens joueurs ont évoqué un anéantissement et une « véritable raclée ».
« Rarement, peut-être jamais, les All Blacks ont été battus de cette manière. Ils ont été anéantis, résume le journaliste Gregor Paul, dans le New Zealand Herald. Les leaders autoproclamés de l'innovation dans le rugby mondial ont été balayés, et leur héritage en a pris un coup. Perdre ne nuit pas forcément à l'image, mais les défaites record, si. »
L'ancien capitaine Kieran Read a dénoncé un manque de combativité, alors que les Springboks ont inscrit quatre de leurs six essais dans les 18 dernières minutes. Kieran Read a également pointé du doigt le manque de leadership dans le groupe actuel, le comparant à l'impact du capitaine et « talisman » des doubles champions du monde en titre, Siya Kolisi qui « unifie cette équipe, et pas seulement ça, il unifie le pays. Il le fait depuis plusieurs années ».
Le média Stuff a quant à lui estimé qu'il était logique de voir la Nouvelle-Zélande chuter au troisième rang mondial, derrière l'Afrique du Sud et l'Irlande, après une performance marquée notamment par 46 plaquages manqués.
Avec six défaites en 21 matches, le bilan est loin des standards établis par Graham Henry et Steve Hansen entre 2004 et 2019.
NEW ZEALAND v SOUTH AFRICA | The Rugby Championship 2025 | Round 4
Renforts et Préparations
Pour rebondir et rester en course pour remporter le Rugby Championship, le sélectionneur Scott Robertson a annoncé des renforts au sein de son groupe. En vue du match contre les Wallabies, il a confirmé le retour du demi de mêlée Cam Roigard, de retour de blessure, mais également d'un autre numéro 9, Cortez Ratima, ainsi que de deux joueurs très expérimentés : le talonneur Codie Taylor et le deuxième-ligne Patrick Tuipolotu.

Matchs Récents
Une équipe d'Argentine en feu a fait preuve d'une plus grande discipline que la semaine précédente pour battre la Nouvelle-Zélande (29-23), samedi à Buenos Aires lors de la deuxième journée de Rugby Championship et remporter sa toute première victoire à domicile contre les All Blacks. La Nouvelle-Zélande était la seule nation majeure que l'Argentine n'avait jamais battue sur son sol.
Après deux journées, les quatre équipes qui composent le Rugby Championship comptent une victoire et une défaite chacune. Samedi les Springboks avaient pris leur revanche sur l'Australie (30-22), après avoir été battus une semaine plus tôt. Les Néo-zélandais sont leaders pour un point, celui du bonus défensif acquis grâce à une pénalité de Damian McKenzie samedi au buzzer.
« Je pense qu'ils ont montré plus de passion et d'intensité que nous, a reconnu le capitaine des All Blacks Scott Barrett. Ils ont franchi la ligne d'avantage et gardé le ballon, et nous, nous avons concédé des pénalités qui ont fait leur jeu, nous avons été surclassés. »
La Nouvelle-Zélande va devoir en tirer les leçons avant d'accueillir les champions du monde sud-africains à Auckland, où les Springboks n'ont plus gagné depuis 34 ans.
Composition de l'Équipe
Jeudi matin, le sélectionneur néo-zélandais Scott Robertson a communiqué la composition de l'équipe néo-zélandaise qui affrontera le XV de France dans deux jours, au Forsyth Barr Stadium.
Composition de l'équipe : Jordan Reece Proctor J. Barrett Ioane B. Barrett Roigard Savea Lio-Willie Vaa’i Holland S. Barrett (cap.) Newell Taylor
Remplaçants : Taukei’ao, Norris, Tosi, Finau, Kirifi, Ratima, Tupaea.
Analyse du Match contre l'Angleterre
Première victoire face à la Nouvelle-Zélande à Twickenham depuis 2012, dix victoires d’affilée, trois sur trois dans cette tournée d’automne, pour résumer, l’Angleterre a passé un très bel après-midi. Et fait à nouveau peur.
Maro Itoje et les siens ont proposé une partition de très haute volée, malgré un trou d’air en première période. Dans l’intensité, dans le combat, dans le jeu aérien ou en mêlée fermée, la Rose a répondu présente.
Seul Néo-zélandais à avoir répondu présent dans cette rencontre, le demi de mêlée des Hurricanes a réalisé une belle partition. Il a été juste dans l’animation, a pris des initiatives et a dicté le tempo sur les rares séquences proposées par les siens.
Les failles ont été nombreuses côté néo-zélandais. Comme un symbole, le capitaine néo-zélandais, Scott Barrett, a été très peu en vue. Le centre néo-zélandais était aligné en premier centre, poste habituellement occupé par Jordie Barrett, blessé face à l’Irlande et forfait pour cette fin de tournée. Et la différence a été flagrante.
Effectif
Voici un aperçu de l'effectif actuel de l'équipe de Nouvelle-Zélande :
| Nom | Pays | Poste |
|---|---|---|
| B. Mcalister | NZL | Talonneur |
| S. Taukei'aho | NZL | Talonneur |
| C. Taylor | NZL | Talonneur |
| G. Bower | NZL | Pilier |
| E. De Groot | NZL | Pilier |
| T. Lomax | NZL | Pilier |
| F. Newell | NZL | Pilier |
| O. Norris | NZL | Pilier |
L'Importance des Demis de Mêlée Mobiles
Le nom de Gregor Paul ne vous dit sûrement rien, mais en Nouvelle-Zélande sa voix porte lorsque l’on parle de ballon ovale. Bien évidemment, cette volonté n’est pas juste mue par simple envie ou jalousie.
En clair, Gregor Paul explique que les stratégies défensives ont changé et que dans un monde où les plaquages offensifs font loi, un demi de mêlée mobile devient une nécessité. Selon lui, cette observation est le premier constat majeur qui peut être fait durant ce début d’ère de Scott Robertson. Cette dernière s’est vérifiée lors de la tournée anglaise chez les All Blacks, selon l’analyste.
Selon lui, TJ Perenara (81 caps) et Finlay Christie (22 caps) “n'ont pas assez fait pour inciter les défenseurs à rester près du ruck”, mettant en difficulté l’ouvreur en place. En effet, les jeunes Cortez Ratima, Noah Hotham et Cam Roigard sont les sujets de beaucoup d’espoirs dans le pays au long nuage blanc. Pour cause, ces trois prodiges ont un profil bien plus moderne, aimant porter le ballon et propices à s’enfuir au ras des rucks.
Si l’idée de moderniser son jeu apparaît comme une évidence afin de rester parmi les meilleurs, la Nouvelle-Zélande a-t-elle cependant intérêt à chercher son propre Antoine Dupont ? En France, la mêlée a toujours été l’un des principaux centres d’intérêt de son rugby à XV. En Nouvelle-Zélande, le débat a bien plus fréquemment tourné autour de l’identité du numéro 10 titulaire.
Ces dernières années, la folle concurrence entre Beauden Barrett, Damian McKenzie et Richie Mo’unga montre encore que la formation néo-zélandaise, comme les autres grandes nations anglo-saxonnes, pousse organiquement ses éléments les plus décisifs à revêtir le rôle d’ouvreur. Si Antoine Dupont ne s’est pas fixé en tant qu’ouvreur au fil de sa formation, c’est parce que le système de formation français poussait à cela.