L'histoire du stade du PSG à Viry-Châtillon: Gloire, défis et renaissance

L'Entente Sportive Viry-Châtillon (ESVC), club historique francilien, a connu son heure de gloire avec une saison en deuxième division lors de l’exercice 1982-1983. Le club était surtout réputé pour sa formation de jeunes talents à l’instar des internationaux Paul-Georges Ntep et surtout Thierry Henry, passé par l’Essonne entre 1991 et 1992.

Thierry Henry, un des joueurs emblématiques formé à Viry-Châtillon

Un club entre espoir et difficultés

Aujourd’hui, le club mise de nouveau sur la jeunesse, notamment la génération prometteuse des moins de 19 ans. Magloire Mbimbe, meilleur buteur actuel de l’équipe seniors toutes compétitions confondues, incarne cette relève et vit « un rêve éveillé auquel il a toujours du mal à croire ».

Toutefois, l'ES Viry-Châtillon a été éprouvé par un été très compliqué avec une relégation sportive en National 3 puis une rétrogradation administrative par la DCNG en Régional 1. Le gendarme financier du football français a sanctionné le club essonnien en proie à des difficultés financières depuis plusieurs années. Après 33 saisons au niveau national, le club dirigé par Pascal Mazeau a retrouvé l’échelon régional avec amertume.

Défis financiers et relégation

« A mon arrivée en août 2009, il y avait un déficit de 350 000 euros que l’on comblait petit à petit chaque année et la DNCG nous a allumés cet été alors qu’il restait seulement 14 000 euros de perte », avance, médusé, le président du club. La descente en R1 nous a fait perdre 50 % des revenus que l’on percevait grâce aux sponsors et a engendré une baisse notable de subventions accordées au club par la mairie ou le conseil départemental.

Avec cette relégation en R1, Viry-Châtillon a perdu gros financièrement mais surtout sportivement. L’entraîneur de l’équipe première, Walid Aichour a dû composer avec une vague de départs à l’intersaison : « 80 % de nos joueurs sont partis l’année dernière, mais certains sont restés grâce à la forte personnalité et l’aura de Walid Aichour », explique Pascal Mazeau. En poste depuis 2013, Aichour est conscient des lacunes de son effectif actuel : « J’ai des joueurs intrinsèquement moins forts que l’an passé, mais on a sensibilisé le groupe sur d’autres valeurs comme la solidarité et la cohésion de groupe. »

Coupe de France: Une parenthèse enchantée

La magie de la Coupe est une chose, mais Pascal Mazeau n’oublie jamais de rappeler l’objectif du club à ses joueurs. « Quelques jours après la qualification, je suis allé dans le vestiaire pour leur dire que la remontée en N3 était l’objectif prioritaire, au contraire, de la Coupe, qui est une parenthèse agréable avec la présence des télévisions mais qui ne va pas durer. »

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Pour qu’une équipe d’amateurs évoluant en Régional 1 (6e division) réalise une telle performance, il faut mélanger quelques ingrédients : un adversaire encore un peu vacances après les fêtes, un gardien en état de grâce, un but marqué à l’issue d’un cafouillage et un terrain compliqué pour niveler la valeur des deux équipes.

Le terrain « d’honneur » n’est utilisé que pour les grandes occasions comme lors du 32e de finale et cette victoire historique face aux SCO d’Angers (1-0 le 5 janvier), pensionnaires de Ligue 1 tombés entre les trous et les faux rebonds d’Henry-Longuet. Afin de soulager ce qui tient davantage du champ de patates que d’une pelouse anglaise, les locaux s’entraînent exclusivement sur la pelouse synthétique contiguë.

Un regard vers l'avenir

À l’heure où tous les regards sont tournés vers le futur Grand Paris, le stade Robert-Bobin de Bondoufle connaîtra peut-être finalement l’avenir de géant qu’on lui promettait à sa naissance. Près de 30 ans après sa naissance, l’Essonne reste une vitrine du sport et entend bien le montrer rapidement, mais sans grands travaux inutiles cette fois-ci. « L’objectif, ce sont les Jeux olympiques de 2024.

« Avec le président du conseil, on part du principe que l’Essonne est une terre d’avenir, dotée de très beaux domaines départementaux. Dans le cadre du sport, Robert-Bobin présente un grand intérêt et nourrit de grandes ambitions. En 2024, il ne sera pas un site de compétitions des JO, mais il a la capacité d’être un site d’entraînement par exemple. On en fera un fleuron du département, parce que ça a du sens. Le match de l’ESA contre le PSG sera plus qu’un simple coup d’envoi. C’est la meilleure publicité qui pouvait nous arriver » , se réjouit l’édile, qui espère valider le projet un an avant la cérémonie d’ouverture.

Stade Robert-Bobin de Bondoufle

Quel est le point commun entre le Bayer Leverkusen, la Juventus, Panthrakikos, l’OGC Nice, le Celta de Vigo, l’Aris Salonique, le Legia Varsovie, Leiria, l’Athletic Bilbao, l’AS Evry, le FK Teplice ou encore Roulers ? Rien a priori, si ce n’est que tous ces clubs ont affronté le Paris Saint-Germain en match amical au stade Robert-Bobin de Bondoufle, dans l’Essonne.

« Ce jour-là rime avec un bon moment, mais de manière générale, le stade Bobin, c’est un stade qu’on n’oublie pas, peu importe les circonstances » , rembobine l’ancienne internationale tricolore Candice Prévost. Pour résumer ? « Noir, froid et austère. La finale a démarré dans ce cadre-là et tout d’un coup, les ultras parisiens sont arrivés et ont ensoleillé les grands blocs de pierre de la tribune découverte. »

Coincé entre l’A6 et la Francilienne, Robert-Bobin attire parfois le regard des automobilistes qui passent au loin en continu, mais sans jamais s’arrêter. Ou alors si peu. De l’avis général, la situation relève du gâchis.

En dépit du manque de sièges coqués, de la piste d’athlétisme et de l’absence de structures pour filmer la tribune d’honneur (dont seule une petite partie est couverte), le stade Robert-Bobin est devenu la maison de ce mastodonte du football féminin hexagonal. « Même après la fusion avec le Paris FC, nous ne l’avons pas quitté. Il fait partie de notre identité essonnienne » , résume Marie-Christine Terroni avec une certaine tendresse pour ce stade où elle a vécu le plus beau match de sa vie : « La demi-finale de la Ligue des champions contre Lyon en 2013. En dépit de la défaite au match aller, 12 000 personnes étaient présentes ce soir-là.

Parmi les rencontres au sommet qu’il a accueillies, un match entre les féminines de la France et du Canada, mais aussi des matchs de préparation de la Côte d’Ivoire ou du Cameroun.

Le bilan est un peu faiblard pour une infrastructure qui coûte environ un million d’euros par an au département. De quoi faire dire à celle qui est également maire de la commune voisine de Saint-Michel-sur-Orge que Robert-Bobin demeure une enceinte « sous-utilisée » .

Le futur stade du PSG et les enjeux territoriaux

Le sujet, concernant le futur stade du club de football du Paris-Saint-Germain (PSG), crée un emballement médiatico-numérique dès qu’il est abordé. Dernièrement, la ville de Massy, en Essonne, candidate pour accueillir l’enceinte, en a été l’objet, depuis la parution, fin mars, d’un article du journal Le Parisien mentionnant que le site essonnien aurait la préférence des dirigeants parisiens. À Massy, Nicolas Samsoen, l’édile, se veut plutôt modéré face à ce flot d’informations.

À la question de savoir si Massy est le site privilégié du PSG, comparé aux autres villes candidates comme, par exemple, Ris-Orangis, le maire a répondu qu’il n’en savait rien. Il a précisé cependant que la teneur des discussions qu’il a avec le club de la Capitale, le laisse penser, que l’hypothèse massicoise est prise au sérieux. Alors, en attendant la réponse du PSG, il réfléchit déjà, par anticipation, à identifier toutes les éventuelles études à réaliser sur la circulation, le stationnement ou encore la sécurité publique.

Ce terrain de plusieurs hectares rempli de déchets devrait pouvoir accueillir un parking de 4000 places à proximité du stade et du village du PSG. Interdite au public et placée sous la surveillance de vigiles pendant plusieurs années, la décharge de l’hippodrome de Ris-Orangis (Essonne) est désormais ouverte aux quatre vents. Ce site de 5 ha, qui appartient à l’État, est de nouveau occupé depuis plusieurs mois. Sur place, à deux pas de l’emplacement que la mairie a proposé pour accueillir le futur stade du PSG, des dizaines de familles vivent dans des habitats de fortune construits au milieu des immondices.

Hippodrome de Ris-Orangis, un site potentiel pour le futur stade du PSG

« On revient à la case départ, souffle le maire (PS) de Ris-Orangis, Stéphane Raffalli. À l’époque, j’avais alerté les préfets dès les premiers instants alors que ce n’était qu’un tout petit campement. Ils auraient dû réagir très vite mais rien n’a été fait. Depuis, les choses se sont accumulées et nous sommes arrivés à cette énorme décharge publique à ciel ouvert.

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