Le PSG Vise un Nouveau Stade : Poissy et Massy en Pôle Position

Dix jours après son tout premier couronnement en Ligue des champions, le PSG franchit un nouveau palier dans son processus de développement. Ce mardi, le club a officiellement jeté son dévolu sur deux sites en Île-de-France pour y implanter son futur stade d’une capacité d’accueil entre 60 et 90 000 places.

Après avoir prospecté pendant de longs mois en Île-de-France, le club champion d’Europe va se concentrer sur deux sites assez éloignés de la capitale en vue d’y implanter son futur stade : Poissy et Massy. Comme nous l’avions évoqué depuis déjà plusieurs semaines, le champion d’Europe a, pour l’heure, décidé de mener des études de faisabilité sur les sites Stellantis de la ville de Poissy et la ZAC de la Tuilerie, située à Massy, dans l’Essonne. Les deux finalistes ne seront, au plus tôt, départagés qu’à l’automne 2026.

Cette volonté clairement affichée de quitter Paris est liée au refus de la maire de Paris Anne Hidalgo de céder le Parc des Princes. Or, pour continuer à grandir et rester dans la course avec les plus grands clubs de la planète, le PSG veut absolument être propriétaire de ses installations.

« L’objectif du Paris Saint-Germain, ce n’est pas de gagner une Ligue des champions, c’est de gagner des Ligues des champions, explique le directeur général du club, Victoriano Melero, dans une interview aux Echos. On ne veut pas marquer l’histoire du PSG, mais l’histoire du football. Or, on ne peut pas être compétitif sur le plan sportif, si on n’est pas compétitif sur le plan économique. Si le Paris Saint-Germain veut pouvoir rivaliser économiquement avec les plus grandes équipes de football européennes, il nous faut un stade plus grand.»

Les 98 % de renouvellement des abonnements, la totalité de billets vendus en l’espace de 48 heures pour la diffusion de la finale de Ligue des champions, puis en 12 heures pour les célébrations du titre, sont par exemple autant d’éléments qui convainquent les dirigeants que le Parc est devenu trop petit pour Paris et qu’il est l’heure d’aller implanter son cocon ailleurs.

Pourquoi ces deux choix ?

Ils étaient au moins cinq en lice, cinq à avoir été approchés ou avoir postulé, peut-être un peu plus à s’imaginer avoir la capacité d’accueillir le futur écrin, gigantesque et ultramoderne, dont rêve de se doter le PSG dans les années à venir. Il n’en restera que deux.

Comme l’intérêt de plus en plus distancié des dirigeants du club de la capitale à leur endroit pouvait le laisser présager, les candidatures d’Aulnay-sous-Bois, Saint-Quentin Yvelines et Ris-Orangis ont été retoquées au profit des sites Stellantis, proposant 75 ha à Poissy (78), et de la ZAC de la Tuilerie, s’étendant lui sur 20 ha, à Massy (91).

Deux emplacements différents mais qui ont toutefois l’avantage de répondre, plus que tous les autres, aux critères fixés par le PSG. En termes d’accessibilité, Poissy est en effet connecté aux autoroutes A 13, A 14, desservis par réseaux ferrés de la SNCF, du RER A, la ligne J du Transilien, le Tramway 13.

La connectivité locale, nationale et internationale est, au regard des dirigeants parisiens, aussi le premier atout de Massy grâce à ses deux lignes RER (B et C), le tram T12 et le futur métro 18 du Grand Paris Express, le TGV, les autoroutes A 6, A10, la N20 et évidemment l’aéroport d’Orly. Tous deux entrent également dans le rayon que s’était fixé le club par rapport au centre d’entraînement.

Situé à seulement 6 kilomètres du Campus, le site de Stellantis est évidemment une aubaine. Les 38 km séparant le Campus de Massy entrent aussi dans les limites fixées par le club. Dans leur choix, les dirigeants ont également tenu compte de la nature du foncier et de la capacité de transformation de ces sites.

Pourquoi un délai si long ?

Si les dirigeants parisiens ont, pour l’heure, jeté leur dévolu sur ces deux sites, aucun choix ne sera fait, au mieux, avant l’automne 2026. Après avoir engagé une démarche exploratoire de plusieurs mois en Île-de-France pour trouver l’emplacement idoine, le PSG se doit désormais de mener, en lien avec les partenaires locaux, une série d’études complémentaires visant à compléter la faisabilité de leur projet.

Les deux sites, qui avaient déjà envisagé une réorientation de leurs activités, se sont certes déjà artificialisés. Il n’en demeure pas moins qu’avant de se porter acquéreur de terrains où faire pousser un projet de plusieurs centaines de millions d’euros, des études poussées sont nécessaires pour limiter la confrontation aux nombreux obstacles populaires, environnementaux ou logistiques qu’un tel projet pourrait faire naître, mais aussi pour étudier l’accessibilité au lieu, les retombées économiques pour le club et le territoire concerné ou encore l’intégration urbaine du projet.

Car, en plus du stade, d’une capacité de 60 à 90 000 places, Paris aimerait pouvoir créer un « quartier » de loisirs à la mode US avec restaurants, bars et hôtels.

« Ce projet représente une étape structurante pour le développement du club, assure dans un communiqué le directeur général du club Victoriano Melero. Pour rester compétitif, nous devons disposer d’un stade à la hauteur de nos ambitions, capable d’accueillir un plus grand nombre de supporters dans les meilleures conditions. Nous avançons avec méthode et exigence, en nous appuyant sur des analyses rigoureuses, indispensables pour un projet de cette envergure. Notre ambition est claire : bâtir un stade durable, exemplaire et à la hauteur de nos objectifs sportifs, économiques et territoriaux. »

Le PSG doit-il changer de stade pour grandir ?

L’option Parc des Princes est-elle abandonnée ?

S’il fallait un signe de supplémentaire de la rupture entre Anne Hidalgo et Nasser Al-Khelaïfi, l’absence de la maire de Paris lors du couronnement européen à Munich il y a dix jours, comme lors des célébrations au Parc des Princes le lendemain soir, confirment une fois de plus qu’en l’état les deux parties sont irréconciliables. Dans ce contexte et, alors que le club vient d’annoncer son intention de se doter d’un stade à la hauteur de ses ambitions, le Parc des Princes ne fait, aujourd’hui, pas partie de l’équation. Ne pas être à l’ordre du jour interdit-il pour autant au dossier d’être rouvert dans le futur ? Évidemment, non ! Au club, l’historique écrin parisien n’est aujourd’hui pas un sujet.

Et pour cause. Le projet de construction d’un nouveau stade, surdimensionné et à la pointe, pourrait, s’il est érigé sur un des deux sites choisis, a minima engager le club sur plus d’une décennie avant d’être inauguré. Reste que le calendrier lié à ce nouveau projet et les études qui seront menées sur chacun des sites jusqu’à l’automne 2026, laissent, tout le monde en a conscience, le temps aux élections municipales de se tenir à Paris.

Et à la nouvelle municipalité de renouer le contact avec le PSG. « Nous sommes sur un projet industriel à quarante ans, donc on ne peut pas travailler avec des si, explique Victoriano Melero. Nous vivons déjà avec un aléa sportif, on ne peut pas y rajouter un aléa politique. Nous avons besoin de devenir propriétaire de notre stade et pour l’instant je constate que cela est impossible à Paris.

Candidate à la mairie de Paris, Rachida Dati a frappé fort ce jeudi sur RMC. Contrairement à la municipalité actuelle, l’ancienne ministre de la Culture ouvre grand la porte à une vente du stade au PSG pour débloquer une situation devenue intenable. Car selon elle, le constat est sans appel : le Parc des Princes doit se refaire une beauté.

Selon ses dires, l’enceinte réclame au moins 100 millions d’euros de travaux immédiats. Une ardoise que la ville de Paris ne peut plus assumer seule, alors que le PSG refuse logiquement d’investir massivement dans un stade dont il n’est pas propriétaire. Le message envoyé à Nasser Al-Khelaïfi est clair : si elle emporte la Marie de Paris, le dialogue reprendra.

«Nous entamerons des négociations pour la vente du Parc des Princes au PSG. Parce que moi, je souhaite que ce club reste à Paris», a affirmé la candidate. Une position qui tranche radicalement avec l’inflexibilité d’Anne Hidalgo ces derniers mois. Si le montant de 40 millions d’euros a circulé dans les travées de l’enceinte de la Porte de Saint-Cloud, Rachida Dati refuse pour l’instant de s’avancer sur un chiffre précis. Elle déplore l’absence d’expertise réelle sous la mandature actuelle : «On n’a jamais évalué le prix du Parc des Princes. Il faut lancer une expertise».

Pour le club de la capitale, qui ronge son frein entre projets de nouveau stade en banlieue (Poissy, Massy) et rénovation impossible, cette annonce pourrait bien rebattre les cartes de la future enceinte des champions d’Europe en titre.

Rachida Dati et la Vente du Parc des Princes

Rachida Dati a livré ce jeudi sa position sur une éventuelle vente du Parc des Princes au Paris Saint-Germain. Candidate à la mairie de Paris, l’élue a promis l’ouverture de négociations autour du mythique stade du club francilien. Mis en stand-by depuis quelques mois, le projet d’un nouveau stade du PSG pourrait rapidement être enterré. La faute à la campagne des Municipales qui bat son plein dans la capitale.

À l’inverse d’Anne Hidalgo qui refuse une vente du Parc des Princes au club de Ligue 1, Rachida Dati a promis l’ouverture de négociations avec le PSG si elle est élue maire de Paris lors du scrutin des 15 et 22 mars. Invitée ce jeudi de la matinale de BFMTV-RMC, la candidate LR dans la capitale s’est montrée des plus claires. "Moi je souhaite que le PSG reste à Paris", a d’emblée assuré celle qui fera notamment face à Emmanuel Grégoire (PS), Pierre-Yves Bournazel (Horizons) et Sophia Chirikou (LFI).

Et celle qui vient d’annoncer sa démission de ses fonctions de ministre de la Culture de se prononcer sur le coût du Parc des Princes pour la municipalité: "Sur les travaux, aujourd’hui c’est 100 millions d’euros au moins pour refaire les travaux. Le Parc des Princes est très vétuste."

Hidalgo voulait initialement vendre selon Dati

Dossier majeur de Nasser Al-Khelaïfi et de la direction du PSG ces dernières saisons, l’achat du Parc des Princes constitue un élément central dans la croissance du club selon les dirigeants. Mais si une vente avait brièvement été envisagée, l’affaire a capoté après le refus de la mairie de Paris de se séparer d’un bien historique.

"Il y avait eu une négociation entre Madame Hidalgo et le président du PSG. En fait, les Verts ont empêché Madame Hidalgo de mener ces négociations", a encore rappelé Rachida Dati ce jeudi sur le plateau de BFMTV-RMC. "Alors qu’elle voulait vendre, puisqu’elle a demandé à mon groupe politique qu’on appuie ces négociations." "Mais comme on ne connaissait pas les conditions et les termes des négociations."

"Le Parc des Princes est vétuste" mais le PSG paiera les travaux en cas de vente

Véritable coût pour la mairie de Paris, le Parc des Princes a besoin de travaux comme n’a eu de cesse de le répéter le PSG ces dernières années. Mais si le club francilien se refuse à financer les travaux d’un stade dont il n’est pas propriétaire, il rénovera l’enceinte en cas de vente.

"Aujourd’hui le Parc des Princes est vétuste, il y a une partie qui est classée et il faut tout refaire", a enchaîné Rachida Dati. "Il faut évidemment voir le Parc des Princes en soi et ses abords. Moi je voudrais en faire un grand parc sportif auquel les Parisiens pourront avoir accès et un grand centre culturel qui soit intégré. On a un peu commencé à regarder." Et de préciser sur la prise en charge des travaux: "Si vous le vendez au club, bien évidemment que le PSG prendra en charge les travaux. Donc je le dis, nous entamerons des négociations pour la vente du Parc des Princes au PSG. Parce que moi je souhaite que ce club reste à Paris."

Aucun prix fixé pour le Parc des Princes

Relancée à plusieurs reprises sur un prix de vente précis, un montant de 40 millions d’euros a parfois été évoqué, Rachida Dati a rapidement coupé. Si cela lui semble insuffisant , la candidate a surtout regretté qu’aucune estimation claire ne soit prête du côté de la mairie.

"Le chiffre qui est sorti n’a jamais été confirmé. En réalité on n’a jamais évalué le prix du Parc des Princes", a finalement lancé celle qui espère succéder à Anne Hidalgo. "Il faut lancer une expertise et aujourd’hui nous n’avons pas les éléments.

Consultation des Supporters Parisiens

Un questionnaire a été envoyé à près de 90 000 supporters parisiens concernant le projet de nouveau stade du club champion d'Europe. « Rêvons plus grand », peut-on lire à l'intérieur du Parc des Princes. Un slogan qui prend toute sa signification depuis quelques mois puisque le Paris Saint-Germain semble bien parti pour quitter son enceinte historique, dont la capacité (48 000 places) est jugée insuffisante.

En juin 2025, le club a annoncé qu'il retenait les candidatures de Massy (Essonne) et Poissy (Yvelines) pour son projet de construction de nouveau stade. Avec ce projet, le champion d'Europe compte passer d'une capacité de 48 000 places à une enceinte de 60 000 à 80 000 places. De quoi rêver (beaucoup) plus grand.

En dévoilant ces deux options, le PSG avait officialisé sa volonté de quitter son stade fétiche qu'il occupe depuis 1974. Les dirigeants avaient un temps envisagé d'acheter le Parc des Princes, ce que la mairie de Paris a refusé. C'est dans ce contexte que le PSG a lancé une consultation de grande ampleur. Au total, plus de 90 000 personnes doivent répondre à des questions globales sur les deux sites retenus.

La consultation porte notamment sur l'accessibilité des sites les jours de match et hors jour de match, le confort, les services. Le club a précisé que le Parc des Princes ne faisait pas partie du périmètre de l'étude.

Décision Attendue Après les Élections Municipales

Le PSG décidera ensuite « à l'automne 2026 » où il construira sa future enceinte, selon une source proche du dossier. Un délai qui laisse le temps aux élections municipales de livrer leur verdict, qui pourrait être décisif.

À Paris, la ministre de la Culture et candidate de l'opposition, Rachida Dati, a laissé entendre qu'elle pourrait remettre sur la table la question de la vente du Parc des Princes aux dirigeants qataris. Opposée à sa vente, Anne Hidalgo s'est dite « ouverte » à un agrandissement du stade.

Poissy : Un Site Potentiel pour le Nouveau Stade

Le Paris Saint-Germain envisage de construire son futur stade sur le site Stellantis à Poissy. En compétition avec Massy, la ville des Yvelines pourrait accueillir une enceinte de plus de 60 000 places. C’est officiel : Poissy fait partie des deux finalistes retenues par le Paris Saint-Germain pour accueillir son futur stade. L’autre ville en lice est Massy, dans l’Essonne.

Interrogés dans les rues de Poissy, les habitants expriment des avis partagés. Si certains y voient un rayonnement positif pour la ville, d’autres s’inquiètent des nuisances possibles ou de l’impact sur la vie de quartier. « Moi je pense que c’est une belle opportunité pour Poissy », affirme un habitant du quartier de Noailles. Côté élus, Sandrine Berno Dos Santos, maire (DVD) de Poissy, se dit « honorée » que la ville soit en finale, soulignant la transformation post-industrielle du territoire.

Le Paris Saint-Germain mènera des études approfondies sur les deux sites en compétition avant de prendre sa décision finale fin 2026.

Autres Projets de Stades en Île-de-France

Le Paris Saint-Germain souhaite construire un grand stade en Ile-de-France pour quitter le Parc des Princes. Ce n'est pas le seul club francilien à avoir ce projet. Actuellement en National, le FC Versailles va bâtir une nouvelle enceinte de 10 000 places.

Paris est sur le toit de l'Europe du football grâce au succès du PSG en Ligue des champions. Néanmoins, au niveau des infrastructures, la capitale française est loin d'être la championne d'Europe. La Ville Lumière fait pâle figure à côté de Londres et ses 7 stades de foot de plus de 25 000 places.

Le Paris Saint-Germain se sent à l'étroit au Parc des Princes (48 000 sièges) et envisage de construire un grand stade en banlieue. L'autre formation parisienne de Ligue 1, le Paris FC, doit partager le stade Jean-Bouin avec les rugbymen du Stade Français.

Le FC Versailles va avoir son stade

Un autre ambitieux de la région parisienne est encore plus mal loti. Il s'agit du FC Versailles 78. Détenu par un groupe d'investisseurs dont Alexandre Mulliez, le club de National a changé d'enceinte à plusieurs reprises. Il a occupé Jean-Bouin, le stade Montbauron à Versailles avant de s'installer au stade Georges-Lefèvre à Saint-Germain-en-Laye (camp des Loges).

Un lieu trop modeste pour une possible montée en Ligue 2 à moyen terme mais cela va changer selon les informations du Parisien. Le quotidien francilien indique que le FC Versailles va déménager à Saint-Quentin-en-Yvelines où il va bâtir un stade flambant neuf.

L'enceinte fera 10 000 places et sera située sur l'île de loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines. l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines » avec une inauguration prévue pour 2028-2029.

De quoi accélérer le projet sportif du FC Versailles en quête du monde professionnel. De plus, cela permettra de renforcer l'identité locale et de fédérer son public dans les Yvelines. C'est le meilleur compromis pour un club qui ne peut réaliser un tel projet à Versailles.

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