Histoire et Évolution du Stade Paimpolais FC

Le Stade Paimpolais FC est né en 1946 de la volonté et de l'engagement de son premier président, Charles BOURCIER. C'est la fusion du club laïc, le Stade Paimpolais Football Club, et celui de l'église, baptisé la Paimpolaise, qui donne naissance au premier club de football paimpolais.

Logo de la Fédération Française de Football

Depuis la Seconde Guerre mondiale, c'est l'un des trois clubs de foot de la ville de Paimpol, avec Kérity. Tous les membres du Stade Paimpolais FC sont licenciés auprès de la Fédération Française de Football (FFF). L'équipe assurant l'encadrement des joueurs sont titulaires des Brevets d'États, nécessaires à l'encadrement de l'enseignement et la pratique de ce sport.

Les Infrastructures et les Joueurs

Le terrain principal est à Bel Air, sur le terrain "d’honneur", un terrain en herbe. Actuellement, le club compte 320 licenciés. Les jeunes font partie intégrante du dynamisme du club paimpolais. En effet, ils représentent près des deux tiers des joueurs et seront la relève de l'équipe première qui cette année évolue en Régionale 1 (R1). La formation des joueurs est l'une des clés de la réussite du Stade Paimpolais F.C.

Les petits Paimpolais évoluent dans le club comme sur le terrain, gravissant les échelons un à un jusqu'à l'élite. En effet, le SPFC fait partie des quatre clubs les plus dynamiques du département des Côtes d'Armor avec Guingamp (Ligue 1), Saint-Brieuc (National 2) et Lannion F.C.

Parcours en Coupe de France

Le Stade Paimpolais affronte FC Challans, dimanche 10 décembre, pour le 8e tour de la Coupe de France. Entre écharpes à réceptionner, barnums à monter et billets à distribuer, l’équipe logistique du club de foot et ses bénévoles ont presque autant de travail que les joueurs avant le match. Après deux victoires contre des équipes de N3, Paimpol affrontera ce dimanche Challans, son troisième club de calibre national.

Ce mardi soir, c’est un peu l’effervescence dans les locaux du stade Paimpolais. « C’est la première fois que nous jouons un huitième tour à domicile ! » se réjouit Raymond Le Deu, le directeur du club.

La Coupe de France

Wallid Tanine : Un Artisan de l'Épopée en Coupe de France

À Paimpol (Côtes-d'Armor), le nouveau gardien du stade paimpolais FC rêve de jouer un 32e de finale de la Coupe de France face à une équipe professionnelle. À Paimpol (Côtes-d’Armor), parvenu au 8e tour de la Coupe de France, le Stade paimpolais FC est devenu le petit Poucet de la compétition.

Les Marine reçoivent Challans dimanche 10 décembre 2023, encore une équipe de Nationale 3. Les hommes d’El Hadji Lô ne partent pas battus, bien au contraire. À l’image du gardien Wallid Tanine (21 ans), l’un des grands artisans de cette belle épopée.

Avant de poser tes valises à Paimpol, Wallid Tanine a fait sa formation au Paris FC car il est originaire de Paris. Ensuite, il a signé au SC Bastia. Après la rétrogradation de ce club, il est retourné au Paris FC. Il a signé cinq ans comme professionnel à Casablanca, mais il n’en a fait que deux. Puis, il est arrivé en Bretagne à Langueux, Plérin et depuis cette année à Paimpol.

Pour Wallid Tanine, ce n’est que sa 2e année dans cette compétition. Donc c’est forcément son meilleur parcours.

Paimpol sort de la Coupe de France

Il faut être décisif dans les moments importants. Les matchs de coupe, c’est une autre ambiance. On ne peut vivre cela qu’en coupe de France.

Une nouvelle fois face à une Nationale 3… Pas déçu par le tirage ? Non, car pour lui la coupe reste secondaire par rapport au championnat. Comme nous avons déjà battu deux Nationale 3, nous sommes en confiance. Nous savons que nous pouvons encore passer.

Bruno Bourguignon : Un Pilier du Club

À la tête d'une entreprise de fruits et légumes réputée en Côtes-d'Armor, Bruno Bourguignon est sponsor du Stade Paimpolais FC et coach. Le football est sa passion depuis toujours. Bruno Bourguignon, sponsor, vice-président et entraîneur adjoint de l’équipe première : un des piliers du Stade Paimpolais.

Sponsor, il est également vice-président du club et l’adjoint de Ludo Le Gall à la tête de l’équipe fanion. Trois rôles qu’il s’efforce de tenir avec l’objectif de transmettre des valeurs sportives et humaines fortes. Bien qu’originaire de Guingamp, il est né à Tréguier en 1962. Baignant dans une famille sportive, il grandit en rouge et noir jusqu’à ses 18 ans. Ce sont peut-être les souvenirs les plus profonds de sa vie.

À 18 ans, il subit une déchirure des ligaments croisés du genou. Les dirigeants d’En-Avant m’ont expliqué qu’il ne pourrait pas jouer au plus haut niveau mais qu’il pourrait tout de même pratiquer pour le plaisir. Malgré cette blessure grave, Bruno Bourguignon va faire une belle carrière de joueur de club de Ligue.

Chez les Goëlands de Plouézec, il connaît trois montées en trois saisons. Il intègre ensuite le CS Bégard puis le Stade Paimpolais FC. Il jouera ensuite à Bégard de nouveau puis à Lézardrieux, avant de terminer sa carrière par une saison de foot-loisirs. Il a 43 ans… Mais surtout, partout où il est passé, il a laissé l’image d’un joueur de devoir, d’un homme impliqué dans la vie du club.

Partout il s’applique à rendre à son club ce qu’il y a appris : Aujourd’hui, il y a trop de consommateurs, beaucoup de mercenaires. Je suis un entraîneur-éducateur. Le club est et doit être toujours plus fort que les joueurs. Alors, parallèlement, Bruno Bourguignon se mue dans la peau de « Coach Bourgui ».

Il commence à Saint-Agathon où il emmène l’école de foot dont fait partie son fils Flavien en finale de Bassin. Puis, à la demande d’Yvon Schmitt, un des hommes forts de l’histoire d’En-Avant, il devient entraîneur à l’école de football du club guingampais. Il y reste deux ans avant un retour à Bégard où il passera 12 ans en prenant en charge successivement les équipes des débutants jusqu’aux U19.

À chaque tranche d’âge, il applique sa patte faite de notions simples comme le plaisir, le respect et le travail, dit-il : Ma vie, c’est transférer les valeurs et la passion du football. Avec « Coach Bourgui », la première règle est de marquer un but de plus que l’adversaire.

Encore un principe immuable, poursuit-il : A l’école de foot, il faut d’abord apprendre la motricité, le jongle, la passe et le dribble. Le reste vient après. Bruno Bourguignon en est à sa 4e saison au Stade Paimpolais.

Quand il apprend que « Bourgui » quitte Bégard, le président Raymond Le Deu a sauté sur son téléphone. Les deux hommes se connaissent et s’apprécient. C’est ainsi que Bruno Bourguignon devient l’adjoint de Ludo Le Gall : C’est un binôme qui marche bien. Il y a de l’entente et du respect mutuel. Une excellente complémentarité aussi.

Les réseaux de « Bourgui » sont aussi fort utiles quand il s’agit de jouer les recruteurs l’an dernier pour repartir en Régionale 2 après une saison décevante en DSE. Avec, à l’arrivée, une accession en Régionale 1, la plus haute du football amateur et la volonté de l’y installer durablement.

Bruno Bourguignon est aussi un des sponsors du club : Ma vie se résume en trois lettres : FFF. Cela ne veut pas dire Fédération française de football, mais Famille, Fruits, Football. En effet, il est à la tête d’une « plate-forme multifrais » qui distribue fruits et légumes sur les Côtes d’Armor et l’Ille-et-Vilaine et emploie 85 salariés.

Une vie bien remplie qui commence tôt le matin, avant 5 heures… Bruno Bourguignon quitte le boulot vers 19 h 30 tous les soirs. Sauf les mercredis et vendredis où « Coach Bourgui » prend le relais : Le foot, c’est mon oxygène. J’en ai besoin pour mon équilibre.

Mais la famille aussi est importante, explique-t-il : Quand je suis en famille, c’est le soir, le samedi et les périodes hors foot. Mais ce temps-là n’est que pour ma famille. L’objectif sera d’installer le Stade en R1. Pour cela, il faudra 34 points et faire franchir un palier supplémentaire aux jeunes.

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