L'Histoire et le Palmarès du Stade Foyen Rugby : 110 Ans de Passion

Le Stade Foyen Rugby, club emblématique de Sainte-Foy-la-Grande, a célébré plus d'un siècle de passion pour le ballon ovale. Cet article retrace les moments marquants de son histoire, de ses exploits sur le terrain à l'ambiance festive qui l'a toujours caractérisé.

Une date clé : 1979, l'ascension en groupe B

Quelle date retenir en 110 ans d'histoire ? La réponse est unanime au sein du club : le 20 mai 1979. Ce jour-là, le Stade Foyen prend la direction du stade Jean Alric à Aurillac pour défier Montélimar en finale du championnat de France de 2ème division. En 1979, le Stade Foyen accède au groupe B.

Coco Dupeyron, l'une des mémoires du club, était remplaçant ce jour-là. Plus de mille personnes avaient pris le train pour soutenir leur équipe. Tous les magasins étaient en rouge et noir. La ligne était ouverte jusqu'à Aurillac. Ils l'ont d'ailleurs fermée l'année d'après.

[Résumé] 10/03/1979 - Coupe de France - Seizième de finale - LENS NANCY 1 - 2

L'épopée en deuxième division (1965)

Le dimanche 11 avril 1965, le Stade Foyen accédait pour la première fois en deuxième division après avoir battu Tartas en quart de finale, à Saint-Médard-en-Jalles, 8 à 6 avec deux essais du trois quart centre Beyssey et une transformation du première ligne Fourcaud.

Un exploit après une saison déjà exceptionnelle dans une poule dominée par UA Libourne. Des Libournais qui ne dépasseront pas les 8e de finale. En 16e, les Foyens s’étaient imposés 9 à 3 face à Vic-Fezensac après prolongation, puis en 8e, 14 à 0 face à Annonay. En demi-finale, ils tomberont avec les honneurs contre Hagetmau 6 à 3. Des 21 joueurs qui ont écrit cette histoire sportive, seuls deux sont décédés, le capitaine et entraîneur Michel Faure et Fourcaud.

Le bourbier de Mourennes et l'arrivée au stade Mézières

Les deux saisons suivantes, les rouge et noir sont en groupe B et les visiteurs du bourbier de Mourennes s'appellent le Racing, Le Boucau ou Mont-de-Marsan. C'était un pré à vaches qui s'inondait dès qu'il pleuvait beaucoup avec un ruisseau où souvent l'arbitre était invité à se plonger quand le match ne plaisait pas au public....Une année, il y avait 50 centimètres de flotte dans les vestiaires. Petite tribune, main courante, un public très proche. Quand on recevait, ça nous aidait beaucoup.

Un mythe qui prend fin en 1983-84 quand les rugbymen investissent le stade Mézières sur la commune voisine de Port-Sainte-Foy. Avec le complexe sportif de Mézières, le Stade Foyen dispose de trois terrains.

Fêtes et convivialité : l'ADN du club

D'ailleurs les joueurs qui venaient à Sainte-Foy, c'était pour le jeu beaucoup axé sur le jeu de trois-quarts et pour la fête. Il valait mieux être bon dans ce domaine sinon ils avaient du mal à suivre... Des fêtes démarrées au Duplex, siège du club, et terminées au Caveau, la boite de nuit locale. "Toute la ville se retrouvait là, assure Bernard Vergnaud, demi de mêlée de l'équipe de 1963 à 1971, c'était une bonne agence matrimoniale."

Les défis actuels et l'avenir du club

Même s'il y a énormément de gens attachés au club, ces personnes s'en vont pour des raisons professionnelles. On a la même problématique avec les joueurs qui, quand ils arrivent en seniors, partent au plus près à Bordeaux à 1h15 de route d'ici. Donc ça complique la tâche. Vous ajoutez l'évolution du rugby, des mentalités, avec des communes qui ont moins de moyens qu'à une certaine époque pour aider financièrement les associations. Malgré la bonne volonté, le budget est plus difficile à boucler aujourd'hui.

Et si le contexte économique lui interdit aujourd'hui pareille ambition, il est toujours fringant avec ses 300 licenciés et vient de fêter ses 110 ans, comme il avait fêté ses 100 ans d'ailleurs, par une montée en fédérale 3.

Figures emblématiques

Le club girondin qui a aussi vu passer dans son école de rugby des gamins du nom de Rémi Lamerat, Ugo Mola ou encore Julien Ledevedec.

Ils seront une quinzaine à être honoré, à Pierre-Lart ce dimanche, lors de la venue des équipes de Bazas pour le compte du championnat de fédérale 3, dont l’ex-international, le troisième ligne Gérard Mauduit. « Avec et autour du match, il y a l’immense plaisir de la rencontre », explique l’historien du Stade Foyen. La rencontre, c’est la qualité d’un accueil basé sur la confiance.

En 1922, Sainte-Foy-la-Grande se passionnait déjà pour le rugby.

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