L'histoire du Stade Olympique de Montréal et son lien avec le football américain

Le Stade olympique de Montréal, surnommé en anglais le « Big O », est un stade omnisports couvert d'une capacité maximale de 65 000 places. Conçu par l'architecte français Roger Taillibert, il a été construit pour les Jeux olympiques d'été de 1976.

Situé dans le Parc olympique de Montréal, à l'intérieur du quadrilatère formé par la rue Sherbrooke, le boulevard Viau, l'avenue Pierre-de-Coubertin et le boulevard Pie-IX, dans l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, il borde le parc Maisonneuve et le jardin botanique.

Vue extérieure du Stade Olympique de Montréal.

Genèse et Construction du Stade

Dés 1963, le maire de Montréal, Jean Drapeau, souhaite construire un stade couvert à Montréal pour attirer une équipe de baseball majeur. Le 4 décembre 1969, Jean Drapeau annonce officiellement la candidature de Montréal pour la présentation des Jeux olympiques d'été de 1976.

Le maire Drapeau souhaite un stade combinant une structure économique à construire et un aménagement intérieur dédié au baseball et au football canadien mais adaptable aux Jeux olympiques. En août 1971 l'architecte français Roger Taillibert, concepteur du Parc des Princes, est invité à Montréal pour exposer son œuvre Parisienne réalisée pour un faible coût grâce à l'emploi de pièces en béton préfabriqués.

Le 6 avril 1972, la ville dévoile la première maquette du futur Stade olympique devant la presse internationale. Il s’agit d’un bâtiment ellipsoïdal ressemblant à un immense coquillage, ouvert au centre et surmonté d’une tour habitable de 165 mètres de hauteur soutenant un toit souple amovible, inspiré par le pavillon australien à l'Expo 70 d'Osaka et par le projet de la Tour Paris-Montréal cher à Jean Drapeau mais non réalisée.

Le 28 avril 1973, les travaux d'excavation débutent au Parc olympique de Montréal. En 1974 Le chantier du stade démarre sous le contrôle du service des Travaux publics de la Ville. Le 12 avril 1974 l'architecte Taillibert et la Ville sont éloignés quand le gouvernement du Québec leur impose un « mandataire-coordonnateur » (LVLV-Lavalin) et un nouveau gérant de chantier (Désourdy-Duranceau).

Défis et Retards de Construction

Au même moment les premiers problèmes surgissent. Le dessin des plans de construction, confié à la firme québécoise Régis Trudeau et Associés, prend trop de temps. De plus, le sol, qui longe l'ancienne falaise de la mer de Champlain, est plus fragile qu'attendu et il faut revoir les fondations.

En juillet deux bureaux d'études français, S.E.E.E et Europe Études sont engagés pour refaire les plans du stade et de sa tour respectivement. Le 5 août l'excavation des fondations du stade peut démarrer puis les premiers piliers, coulés sur place, commencent à s'élever du sol.

Les problèmes subsistent, entre autres à cause de la complexité des structures, de la nouveauté des méthodes de construction et de problèmes techniques non prévus. De plus, la corruption est présente : par exemple certains fournisseurs se font payer plusieurs fois pour un même chargement, des travaux sont refaits inutilement, des vols de matériaux et d'outils sont commis et de nombreux emplois sont fictifs.

Ajoutant au désordre, le 30 novembre 1974, une grève de deux mois éclate sur le chantier. En outre l'inflation sévit: le prix de l’acier, fixé par les producteurs américains à 200 dollars la tonne au début du chantier, passe à 900 dollars en six mois puis atteins 1 200 dollars la tonne.

Ces facteurs contribuent à l'explosion des coûts réévalués à 580 millions de dollars début 1975 (2,48 milliards de dollars de 2016). Les membres de la RIO déterminent qu’il serait impossible de terminer les constructions à temps selon le plan prévus et prennent des mesures drastiques.

L'achèvement des installations non essentielles est repoussé, la tour s’arrêtera à 72 mètres. Afin de faciliter la direction et d’accélérer l’avancement des travaux, le chantier est divisé en six cellules (secteur Stade, secteur Vélodrome, secteur mât-piscines, secteur stationnement Viau, secteur stationnement Pie-IX et secteur installations temporaires), chacune ayant à sa tête un ingénieur.

Les demandes des syndicats ayant été accordées, deux mois après la prise en main du chantier par la RIO, la cadence des travaux accélère, une nouvelle harmonie règne sur le chantier et la productivité augmente.

Le 7 avril 1976, les grues et les équipements lourds sont enlevés du centre du stade pour permettre la pose du gazon et l’aménagement de la piste d’athlétisme. Le 10 mai, les deux tableaux d’affichage, le tiers des sièges et la pelouse sont installés. Le 9 juillet, les travaux de construction du stade sont officiellement terminés, à l’exception des aménagements extérieurs et de la tour.

L'Utilisation du Stade Après les Jeux Olympiques

Le 26 septembre 1976, les Alouettes de Montréal deviennent la première équipe locale à disputer un match dans le stade. Le 15 janvier 1977 les piscines ouvrent au public. L’intérieur du stade est réaménagé et, le 15 avril 1977, les Expos de Montréal y disputent leur premier match à domicile devant 57 592 spectateurs.

En 1991, la RIO modifie le stade pour le rendre plus adapté au baseball. En 1998, les Expos renoncent à construire un nouveau stade à la suite du refus de Québec d'investir dans le projet.

Malgré des débuts encourageants, on va vite déchanter. Roger Taillibert, l’architecte, avait réussi le coup de crayon parfait au Parc des Princes ; ici, il est allé trop loin. Les arches qui s’avancent au-dessus du terrain et bloquent la lumière du jour, les immenses tribunes souvent vides, le gris et la froideur du béton créent une ambiance oppressante que certains journalistes vont jusqu’à qualifier de « totalitaire ».

Pour les joueurs, ce n’est pas mieux, bien au contraire. Le toit qui surplombe en partie l’aire de jeu multiplie les « fausses balles » au baseball et annule nombre de coups spectaculaires. Le gazon artificiel posé sur la dalle et la piste d’athlétisme est trop mince et martyrise les articulations.

Après trois saisons en haut de l’affiche, les Alouettes sombrent dans la médiocrité et se replient progressivement vers le plus petit stade Percival-Molson de l’université McGill.

Match des Expos en 1978.

Le Toit Amovible et ses Problèmes

Le 10 février 1978, le gouvernement du Québec annonce, après de longs débats, vouloir couvrir le stade d'un toit amovible comme prévu dans les plans originaux de Roger Taillibert mais moyennant quelques modifications et pour un coût évalué à 65 millions de dollars.

Mais le chantier doit être stoppé en urgence car les pieds de la tour risquent de s'enfoncer dans le sol, en effet les appuis antisismiques en néoprène sur lesquels ils reposent et le sous-sol rocheux lui-même sont jugés trop fragiles. Suite à un moratoire sur le parachèvement du stade, il ne reprendra que le 17 septembre 1985.

Pour alléger la structure les 78 derniers mètres de la tour sont faits de caissons d'acier plutôt que de béton. Malgré deux incendies, le 29 août 1986 puis le 25 octobre, la construction est terminée le 15 avril 1987 avec la mise en place du toit rétractable.

Le premier toit rétractable, une toile de Kevlar fabriquée en Allemagne en 1975, entreposée à Marseille jusqu'en 1982 puis sous les gradins du stade, est assemblée dans un hangar à Ville Saint-Pierre et ramenée au stade la nuit du 25 novembre 1986 pour y être installé.

Le toit est replié pour la première fois dans la tour le 12 octobre 1987. Cependant, les manœuvres d'ouverture et de fermeture usent prématurément la toile qui déchire 17 fois, le plus gravement le 27 juin 1991 suite à des vents violents.

La RIO recommande alors de remplacer la toile par un toit fixe en acier de 6 000 tonnes pour 57,2 millions de dollars et le gouvernement accorde le contrat de fabrication. Un nouveau toit immobile est mis en place en avril 1998 pour la somme de 37 millions de dollars.

Le 18 janvier 1999, il se déchire sous le poids de la neige en pleine installation du Salon de l'Automobile. Des restrictions sont imposées interdisant l'organisation de manifestation dans le stade en cas d'accumulation de glace ou de neige sur le toit.

Coûts et Rénovations

La facture du Parc olympique, de 1,35 milliards de dollars canadiens de 1976 avec les intérêts (5,2 milliards de dollars de 2016), est payée totalement le 14 novembre 2006, soit 30 ans après les Jeux, notamment grâce à une partie des revenus d'une taxe provinciale sur le tabac. De ce coût total, le stade et sa tour représentent presque 70%(Stade: 57 %, Tour: 12 %).

En faisant alors le second stade le plus coûteux jamais construit (après celui de Wembley à Londres), qui lui vaut le surnom anglais de Big Owe (« Grand Dû »). La rénovation des infrastructures commence en 2010 et devrait coûter 400 millions de dollars sur 20 ans.

Entre 2013 et 2015, le centre sportif et ses piscines, localisés sous la tour du stade, sont entièrement rénovés. En 2014 un écran géant haute définition remplace les deux écrans précédents qui dataient des rénovations de 1991-1992. En 2016 la tour est repeinte, sa façade est en cours de réfection, ses étages sont en cours d’aménagement et son funiculaire devrait être remplacé d'ici 2019.

En février 2024, les autorités annoncent la construction d’un troisième toit, fixe, pour 870 millions de dollars canadiens. Avec la rénovation intérieure (tribunes, circulation, sonorisation) qui s’impose également, l’addition devrait atteindre 1,1 milliard (700 millions d’euros).

Le Stade et le Football

En 1981, le ballon rond revient faire un petit tour avec la naissance du Manic, la « franchise » montréalaise d’une North American Soccer League déjà sur le déclin. La première saison est fort acceptable (23 000 spectateurs de moyenne, avec une pointe à 58 000 en play-offs), mais elle n’est qu’un feu de paille.

Les années fastes du Cosmos de Beckenbauer et Pelé ne reviendront pas, les caisses se vident rapidement, et le Manic plie les gaules fin 1983 après une dernière saison fantomatique (9 000 spectateurs de moyenne).

Après avoir été utilisé ponctuellement pour de grandes occasions par l'Impact de Montréal en 2008 et 2010, le Stade olympique devient le stade hivernal de l’équipe à la suite de son accession en MLS en 2012. Le 12 mai de l'année, 60 860 spectateurs sont présents au match contre le Galaxy de Los Angeles, un record pour le soccer au Québec.

Dans ce contexte, l’accession de l’Impact de Montréal à la Major League Soccer nord-américaine en 2012 est une bouffée d’oxygène. Le club qui verra plus tard passer Rémi Garde et Thierry Henry sur son banc joue d’ordinaire au stade Saputo, dont il ne remplit pas toujours les 20 000 places, mais délocalise ses gros matchs au Stade Olympique tout proche.

Enfin, la cathédrale de béton prend des airs de Parc des Princes : 58 912 spectateurs pour le match inaugural contre le Chicago Fire, 60 860 deux mois plus tard pour la venue du L.A. Galaxy où jouent encore David Beckham et Landon Donovan.

L’Impact n’ira presque jamais loin en play-offs de la MLS mais va connaître son heure de gloire en Ligue des champions de la CONCACAF 2014-15. Après une phase de poules jouée à Saputo et remportée face aux New York Red Bulls et aux Salvadoriens du FAS, on passe au Stade Olympique pour les éliminations directes.

En quart de finale retour, ils sont 38 000 à voir l’Impact se qualifier face aux Mexicains de Pachuca au bénéfice des buts à l’extérieur (2-2, 1-1).

Projet du troisième toit, avec sa coque rigide et le cerceau de verre qui l’entoure.

CF Montréal

Le CF Montréal, anciennement connu sous le nom d'Impact de Montréal, est un club de football professionnel basé à Montréal, au Québec, au Canada, qui participe à la Major League Soccer (MLS) dans la Conférence de l'Est.

Fondé en 2010 et jouant dans la MLS depuis 2012, le club est l'incarnation moderne de l'Impact de Montréal original, qui a joué dans diverses ligues de football américain de deuxième division de 1993 à 2011.

Le CF Montréal, connu à l'origine sous le nom d'Impact de Montréal, a été fondé en 1992 par la famille Saputo, marquant ainsi le début d'un nouveau chapitre dans l'histoire du football professionnel à Montréal. L'incorporation de l'équipe dans l'American Professional Soccer League (APSL) en 1993 a été la première étape vers l'établissement d'une solide tradition footballistique dans la ville.

Au cours de la seconde moitié des années 1990 et au début des années 2000, l'Impact a dominé l'APSL, qui est devenue plus tard la A-League et enfin la première division de l'USL, en remportant plusieurs titres de saison régulière et de championnat.

La construction du Stade Saputo en 2008, financée par la famille Saputo, a été une étape importante pour le club, lui fournissant un domicile permanent et renforçant l'infrastructure pour soutenir la croissance du football professionnel à Montréal.

Le succès continu en USL et la popularité croissante du football en Amérique du Nord ont conduit à la spéculation et finalement à la confirmation de la transition de l'Impact vers la Major League Soccer (MLS) en 2012.

Depuis qu'il a rejoint la MLS, le CF Montréal a connu des moments de succès importants qui ont souligné sa capacité à rivaliser au plus haut niveau. L'une des réussites les plus marquantes du club a été son parcours jusqu'à la finale de la Ligue des champions de la CONCACAF en 2015, où il est devenu la première équipe canadienne à atteindre la finale de ce tournoi.

Outre ses succès dans la Ligue des champions de la CONCACAF, le CF Montréal a remporté plusieurs éditions du championnat canadien, s'imposant ainsi comme l'une des équipes les plus performantes du pays.

Tout au long de son histoire, le CF Montréal a accueilli plusieurs joueurs extraordinaires qui ont eu un impact significatif sur le terrain et en dehors. Marco Di Vaio, le premier Franchise Player de l'histoire du club, est arrivé en 2012 et est rapidement devenu un leader de l'équipe, terminant sa carrière en MLS avec 34 buts en 76 matchs.

Jusqu'à la saison 2023, le CF Montréal a poursuivi son évolution, en relevant des défis et en obtenant des succès sur le terrain et en dehors. Bien qu'il n'ait pas réussi à se qualifier pour les séries éliminatoires en 2023, le club a montré des moments d'éclat et des promesses pour l'avenir. Le départ de Wilfried Nancy, nommé entraîneur de l'année en MLS en 2022, et l'arrivée d'Hernan Losada comme nouvel entraîneur ont marqué le début d'un nouveau chapitre pour le club.

Distinctions entre Football Américain et Canadien

Le football canadien et le football américain tiennent leurs origines du même endroit. À la base, ils sont dérivés du rugby, qui était entre autres joué par des régiments britanniques stationnés à Montréal au milieu du XIXe siècle.

Les règles évoluèrent, variant d’une association, d’un club ou d’un endroit à un autre. Par la suite, les deux footballs prirent des directions à l’image de leur pays respectif. Le football américain se distingua rapidement, au point de devenir méconnaissable. La version canadienne demeura plus près de la version britannique, pour ensuite se rapprocher de la version américaine.

Elle parvint par après à conserver sa distinction, même si celle de son gigantesque voisin lui porte ombrage. Le premier club formé au nord de la frontière fut le Montreal Football Club, en 1868. (Au sud, le Oneida FC de Boston a été fondé en 1862.)

C’est en 1929 que la passe avant commença à être utilisée, dans l’ouest. (Elle l’était au sud de la frontière, où on s'était éloigné de cette règle du rugby, depuis 1906.) Elle fut officiellement acceptée à grande échelle en 1931.

La situation avantagea les Winged Wheelers de Montréal, qui avaient au quart Warren Stevens, un américain, familier avec cette tactique, et qui étudiait à McGill. Il faut dire qu’à ce moment, comme les clubs sont amateurs, les joueurs sont essentiellement locaux et la présence d’américains est rarissime.

Montréal en profita pour remporter la Coupe Grey. Au début des années 1930, le club de Winnipeg se mit à embaucher des joueurs américains. Devant le succès qu’il remporta à mettre fin à l’hégémonie de l’est en 1935, une règle fut mise en place pour limiter leur nombre au sein d’une équipe.

Par contre, comme ceux-ci étaient des professionnels, cette règle eut pour effet d’officialiser le professionnalisme. En 1956, la valeur d’un touché passa de cinq (comme au rugby) à six points, chose qui était déjà en place aux États-Unis depuis 1912.

C’est en 1958 que l’est (IRFU) et l’ouest (WIRFU) s’allièrent formellement pour former la Ligue Canadienne de Football. Depuis, seulement ses équipes sont éligibles à disputer la Coupe Grey, éliminant ainsi les clubs seniors.

C’est en 1961 que commencèrent les rencontres régulières (autres que le match de la Coupe Grey) entre les équipes de l’est et de l’ouest. Jusqu’au milieu des années 1980, un noir qui tenait à jouer comme quart n’avait presque que la LCF comme débouché.

Aujourd’hui, les deux types de football conservent plusieurs distinctions, qui font en sorte de rendre le jeu différent. On peut en préférer un ou l’autre, ou apprécier les deux.

Les trois essais (au lieu de quatre), le terrain (110 verges versus 100) et les zones de but plus grands et plus larges, les receveurs en mouvement et la verge entre les deux lignes de mêlée favorisent le plus long jeu, la passe et l’offensive. Ils offrent aussi la possibilité de compter sur des joueurs agiles, mais qui sont considérés comme trop petits pour la NFL.

Parmi les autres différences, on retrouve :

  • 20 secondes pour mettre le ballon en jeu au lieu 45 et un temps d’arrêt par demie au lieu de trois, ce qui accélère le rythme du jeu;
  • 12 joueurs au lieu de 11;
  • Un simple (ou un rouge, bon pour un point) pour un botté qui se retrouve dans la zone des buts (incluant une tentative de placement ratée);
  • Immunité de 5 verges sur un attrapé de botté, pas de « fair catch »;
  • 21 des 44 joueurs doivent être canadiens, dont 7 partants;
  • Le poteau des buts à l'avant de la zone de buts (comme au rugby), plutôt qu'au fond.

Comme on l’a vu, les deux versions sont légitimes. Elles sont toutes deux originaires du rugby, mais ont simplement évolué différemment. Il n’y en a pas une qui est plus « vraie » que l’autre. Les deux sont aussi riches en histoire.

Tableau comparatif des différences entre la CFL et la NFL

Caractéristique CFL (Football Canadien) NFL (Football Américain)
Terrain 110 yards (100,5 mètres), plus large 100 yards
Position des poteaux À l'entrée de la zone d'en-but Au bout du terrain
Nombre de joueurs par escouade 12 11
Nombre de tentatives pour gagner 10 yards 3 4
Nombre de matchs en saison régulière 18 17
Nombre de joueurs Américains limité à 20 Pas de limitation

Stade Olympique Impact

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