Le Bergerac Périgord Football Club (BPFC), club de National 2 (N2), a marqué l'histoire du football français par ses performances remarquables, notamment sa victoire contre Saint-Étienne (Ligue 1) en 8es de finale de la Coupe de France le dimanche 30 janvier. Cet exploit, parmi d'autres, met en lumière l'importance du stade de football de Bergerac, tant sur le plan sportif qu'émotionnel pour la communauté locale.

Un Parcours Historique en Coupe de France
Le BPFC a démontré à plusieurs reprises sa capacité à rivaliser avec des équipes de divisions supérieures, s'inscrivant dans la lignée d'autres clubs amateurs ayant réalisé des performances notables en Coupe de France, tels que Calais en 2000, Carquefou en 2008 et Les Herbiers en 2018. Le parcours du club en Coupe de France est jalonné de moments mémorables, tels que l'élimination de Metz en 32e de finale et, plus récemment, la victoire contre Saint-Étienne.
Victoire Historique contre Saint-Étienne
Le 30 janvier, le BPFC a réalisé un exploit majeur en éliminant Saint-Étienne (1-0) en 8e de finale de la Coupe de France. Ce match a vu tout un stade se lever pour célébrer le but victorieux. Avant cette rencontre, Saint-Étienne avait déjà joué à Périgueux en Coupe de France, en 1978 contre Angers.
Le Bergerac Périgord FC a déjà disputé un 8e de finale de Coupe de France le jeudi 2 mars 2017, à Libourne.
Soutien Indéfectible des Supporters
Comme contre Metz en 32e de finale, les supporters du Bergerac Périgord FC sont prêts à donner de la voix. Dimanche, les joueurs du Bergerac Périgord FC tenteront d'enchaîner une deuxième performance en Coupe de France, contre Créteil, club de National. Une victoire les propulserait en 8e de finale, comme en 2017. Les supporters y croient et devraient être un peu moins de 3 000, à peupler les deux tribunes du stade Gaston-Simounet de Bergerac.
Le Stade Gaston-Simounet: Un "Chaudron" pour le BPFC
Le BPFC attache une grande importance à jouer à domicile, considérant son stade comme un véritable "chaudron", surnom donné au stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne. La direction du club était prête à faire des concessions financières pour jouer à Bergerac, malgré les contraintes liées aux réglementations sanitaires. Les supporters jouent un rôle essentiel dans le soutien de l'équipe, créant une ambiance passionnée lors des matchs à domicile.
Logistique et Billetterie
La jauge sanitaire (3 172 personnes en places assises) n’ayant été annoncée par le Préfet de la Dordogne que le vendredi 21 janvier, seule une partie des billets destinés aux partenaires, licenciés et abonnés, était disponible. Le reste des billets envoyé par la Fédération Française de Football (FFF) n’a été reçu que le vendredi dans l’après-midi. La direction a privilégié les plus fidèles du club, à savoir : les licenciés, les partenaires, et les abonnés. Dès le lundi 24 janvier, la direction propose donc une revente complémentaire aux licenciés, partenaires (dans une limite de 400 places). Vient enfin, la vente au grand public, le mardi 25 janvier, avec les 600 places restantes.
Pour l’occasion, la Communauté d’Agglomération Bergeracoise met gratuitement à disposition deux bus au départ de Bergerac pour les supporters du BPFC.
L'importance des Infrastructures Sportives
Les enceintes, bâtiments et équipements sportifs constituent une composante visible du patrimoine sportif. Certaines réalisations peuvent revêtir une importance architecturale majeure, tandis que d'autres suscitent un attachement émotionnel particulier pour une collectivité.
Cette petite famille qui bloque le projet pharaonique d’un grand club
Projet d'un Nouveau Stade: Ambitions et Développement
Le BPFC nourrit des ambitions de développement, notamment à travers un projet de construction d'un nouveau stade d'une capacité de 4 000 à 5 000 places. Visant le niveau National, cette nouvelle équipe nécessiterait un terrain aux normes, aujourd’hui inexistant en Dordogne. Ce projet, porté par un groupement d'entreprises du BTP et de l'aménagement, vise à doter le club d'une infrastructure aux normes pour évoluer au niveau National.
Mercredi 21 juin, le projet a franchi une « étape importante », selon le patron du BPFC qui l’a présenté au conseil d’orientation de la Communauté d’agglomération bergeracoise (CAB). L’accueil des élus a été « extrêmement favorable » selon Fauvel, comme le confirme Frédéric Delmarès, le président de la CAB, qui estime que les élus ont « compris l’intérêt du projet ».
Une "Arena Low Cost"
Le stade, porté par un groupement d’entreprises du BTP et de l’aménagement, serait une sorte d’arena. « Nous sommes sur une arena low cost, tempère Christophe Fauvel. Mais il serait possible de couvrir le haut de la structure. » Le stade servirait d’abord à accueillir la nouvelle entité issue du rapprochement entre les deux clubs, prévu pour la saison 2024-2025. Mais il aurait également une vocation événementielle pour recevoir des concerts ou autres manifestations.
Situé sur la zone des Sardines, sur un terrain de 6 à 10 hectares derrière la future caserne des pompiers, il serait complété par « un ou deux hôtels » mais aussi une zone de loisirs avec « murs d’escalade » et complexe de « trampolines ».
Calendrier et Financement
Selon le patron du BPFC, Christophe Fauvel, le stade serait opérationnel en 2025 ou 2026. Coût estimé : 30 millions d’euros.
Le patron du BPFC espère désormais une « délibération rapide » de la CAB pour une promesse de vente sur le terrain. Le texte devrait être examiné par les élus en septembre, indique Frédéric Delmarès.
Viendra ensuite le temps des études de faisabilité, notamment économiques. « On peut imaginer que le permis de construire soit déposé fin 2024 pour au moins un an de travaux.
Interrogé, Jonathan Prioleaud, le maire, estime que les élus doivent avant tout être des « facilitateurs » face à ce projet privé. « Une des questions est celle de l’exploitation derrière, mais ce sont eux qui prennent le risque », estime l’édile. Un aspect évacué par le président du BPFC, qui mise sur la partie événementielle pour rentabiliser l’investissement.
Les Installations Sportives de Bergerac en Bref
Dans un soucis d’amélioration des infrastructures sportives de la ville, le complexe sportif du Pont Roux va se doter d’un nouvel équipement sportif ! Le complexe sportif du Barrage continue sa restructuration. Après la refonte du terrain en herbe situé près du collège Jacques Prévert, deux nouveaux terrains de foot à 5 vont bientôt voir le jour en lieu et place de deux courts de tennis qui étaient utilisés par l’US Bergerac Tennis. Avec un terrain synthétique, deux terrains enherbés, deux courts extérieurs, deux courts en terre battue, un gymnase et des terrains de sport « outdoor », le complexe sportif du Barrage ne cesse de se transformer, entre modernisme et écologie.
Ces terrains, gérés par la municipalité, serviront à de multiples associations, équipes, mais aussi groupes scolaires. En partenariat avec le Bergerac Périgord Football Club soutenant le projet, cette structure accueillera les collèges, lycées, mais aussi les écoles primaires pour la pratique et l’enseignement sportif, dans un lieu adapté et facile d’accès.
La création de ces deux terrains a été rendue possible grâce à la participation financière du Fonds d’Aide au Football Amateur, appelé FAFA à hauteur de 31334€, le Conseil régional avec 26000€ et Départemental avec 35000€, l’Agence Nationale du Sport avec 26000€ et la Ville de Bergerac, pour un total de 188000€. Cette infrastructure sera donc parée à accueillir des tournois et manifestations comme les tournois UNSS District, des tournois régionaux, Inter-Lycées mais également promouvoir le football féminin et Inter-Entreprises. L’ouverture est attendue pour mi-avril. Une riche idée pour la pratique du ballon rond en Bergeracois !
Histoire du Bergerac Périgord Football Club (BPFC)
« Bergerac était le club phare, la référence pour tous les villages d’ici » Le Bergerac Périgord Football Club (BPFC) est son descendant direct, quand bien même il n’a pris ce nom qu’en 2012. Longtemps le club a évolué en blanc, les couleurs des Enfants de France Bergerac.
Le premier âge d’or
Dès le départ, le stade de Campréal a été son fief. C’est ici que se jouaient les rencontres, à l’ombre des mêmes tribunes en bois qui vibrent aujourd’hui. Sa renommée est restée locale jusqu’aux années 1950, avec l’arrivée de nouvelles recrues. « Il était accompagné de Canova, qui venait du Havre. Quand ils sont arrivés, Bergerac était en Promotion Honneur. De locale, la renommée était devenue nationale. Un an plus tard, ils terminaient premier de leur groupe et faisaient le championnat de France amateur. »
« L’équipe jouait un peu partout, poursuit Henri Doloy. Cette dynamique faisait rêver des gamins comme moi. Pour nous, c’étaient des gars inaccessibles. Bergerac était le club phare, la référence pour tous les villages d’ici. » Cette première épopée s’est poursuivie dans les années 1960, avec des joueurs comme Max Obispo, le père du célèbre chanteur.
L’aventure continue
À cette période faste a succédé un creux. Les EFB se sont scindés et une partie des joueurs et de la direction s’en est allée créer un club à Lalinde. Les derbys locaux étaient électriques, mais les résultats de Bergerac ont plongé.
Pendant ces années, le club connait des hauts et des bas : « Bergerac jouait en Division Honneur et descendait parfois en Promotion », soupire Henri Doloy. C’est l’époque où il a pris les rênes pour une première fois. Sous la présidence suivante, de Leygues et Marlot, l’équipe se hisse en National 3. De nouveau aux commandes, il a participé à l’émancipation définitive du club.
A suivi une période troublée jusqu’à l’arrivée de Christophe Fauvel, en 2005. « Je n’étais pas du milieu mais mon fils était licencié [NDLR : aujourd’hui, Paul dirige le BPFC]. J’ai accepté mais j’avais clairement posé mon ambition : dans trois ans, être en CFA.
2012 est une année charnière, avec la fusion du Bergerac Foot avec le FC Trois Vallées, donnant naissance au Bergerac Périgord Football Club. « Cela nous a ancré sur le territoire, donné une assise sur le Périgord. » Trois ans plus tard, il retrouvait le CFA, « où peu ou prou nous avons toujours évolué dans le haut du tableau. »
En 2017, il accédait une première fois aux 8es de finale de la Coupe de France, contre Lille. « Il y a eu un fort engouement à cette époque, mais rien à voir avec ce que nous vivons actuellement, compare-t-il. Les gens s’approprient d’avantage l’aventure. »Et de conclure : « Dans le passé, nous avons été un des plus grands clubs amateurs de France.
L'ascenseur émotionnel de 2023
Pour le dernier match de la saison, les périgourdins étaient promus en National (un niveau que le club n'a jamais connu de son histoire) si ils l'emportaient face à Montpellier, et que le Puy ne gagnait pas. Au stade Campréal, ils ont gagné grâce à un but à la 89e minute, quand le Puy était tenu en échec un but partout. Mais après la fin de leur rencontre, ils ont vu sur leurs smartphones les auvergnats marquer un penalty décisif. Et leur passer devant à la dernière seconde de la saison. Un scénario cruel et une déception énorme.
Ca s'est joué à quoi? A deux-trois minutes. Le foot c'est beau mais parfois c'est cruel - Patrick de Lorraine, le speaker du BPFC
Comparaison avec Le Puy Foot 43 Auvergne
Il est intéressant de noter, à titre de comparaison, l'histoire d'un autre club français, Le Puy Foot 43 Auvergne, qui a connu des évolutions similaires en termes d'infrastructures et de performances sportives. Fondé en 2009, Le Puy Foot est issu de la fusion de deux clubs locaux et a gravi les échelons du football français, accédant au championnat de National à plusieurs reprises. Le club a également réalisé des exploits en Coupe de France, éliminant notamment le FC Lorient (Ligue 1) en 2020.
Le capitaine du BPFC, Damien Fachan est resté longtemps sur le terrain vide avec son frère Marc après la fin du match. A la fin de son match contre Montpellier (2-1) les périgourdins étaient promus. Mais à 260 kilomètres de là, le Puy a gagné au bout du temps additionnel. L'ascenseur émotionnel est monté très haut pour Bergerac ce samedi 28 mai.
Le club de Dordogne, bien ancré en National 2, vit depuis trois ans une situation atypique où le père, Christophe Fauvel, préside, et le fils, Paul Fauvel, dirige. Un tel duo de dirigeants existe aussi au Bergerac Périgord FC où, la saison dernière, les Fauvel, père (Christophe, président) et fils (Paul, directeur-général) ont hissé leur club de National 2 en 1/4 de finale de la Coupe de France (élimination aux tirs au but face à Versailles), 4 ans après un premier 8e de finale perdu face à Lille.
En championnat, ils sont passés à plusieurs reprises tout près de l’accession en National, comme en 2017, lorsqu’ils ont terminé à 3 points de Cholet, et surtout en mai dernier, quand ils ont loupé la dernière marche avant de mourir à 2 points du Puy-en-Velay.
La relation père-fils à la tête du BPFC
Christophe Fauvel : Oui je crois que cet adage nous correspond parfaitement ! Nous partageons beaucoup de choses avec Paul.
Paul Fauvel : Totalement! Je pense qu’on se ressemble sur les traits de caractère et notre façon de voir la vie. Nous sommes attirés par les projets et l’envie de toujours bien faire !
Paul : On nous associe souvent à l’idée de « mafia du Bergerac Périgord FC » depuis 18 ans (bien sûr, c’est une blague!). J’avoue que ça ferait un téléfilm sympa, ça nous fait marrer.
Christophe : Oui c’est souvent le cas ! Même si nous avons nos propres trajectoires personnelles et professionnelles, le BPFC est un instrument qui nous rassemble beaucoup.
Paul : De façon transparente, on sort de moins en ville car avec la très bonne saison dernière, beaucoup de personnes nous parlent de football. Et quand on en mange à longueur de semaine, c’est compliqué de toujours être efficace dans la discussion.
Christophe : Dans ma vie professionnelle je suis quelqu’un qui délègue beaucoup ! Pour le meilleur souvent et quelques fois malheureusement aussi pour le pire. Dans le football, c’est pareil. Paul a une latitude très large qui correspond véritablement à un poste de Directeur général. Il décide maintenant sur beaucoup de choses mais néanmoins me consulte régulièrement.
Paul : Je ne peux pas répondre moi car sinon je vais me faire fâcher ! Mais je vais quand même le faire. De façon opérationnelle, je prends les décisions au quotidien pour le bon fonctionnement du club.
Paul : Les plus belles anecdotes ont été écrites autour de la Coupe de France, les joies partagées sur le terrain, le voir les larmes aux yeux c’était trop beau! On a des photos communes qui illustrent ces moments et pour l’avenir, c’est magnifique! Notre article commun dans « L’Equipe », c’est la consécration d’une carrière peut-être. Le nombre de messages que l’on a pu recevoir… Certains croient que je suis le président du club alors que je bosse encore avec mon père.
Christophe : Indéniablement c’est Paul, il a pratiqué ce sport de 6 à 22 ans !
Paul : J’ai l’avantage d’avoir été joueur (gardien notamment) donc d’avoir ce vécu du terrain contrairement à lui. Après, il s’est nourri des analyses des entraîneurs, dirigeants, conseillers qu’il a pu voir aussi, c’est riche également. Moi j’ai connu les U6 jusqu’à la N2, donc ça me donne une certaine transversalité dans les décisions à prendre. Et au poste de gardien, on a un recul nécessaire qui permet de guider au mieux les joueurs.
Christophe : A cause de certains tweets que j’avais pu faire. Mais en fait, il râle surtout car c’est lui qui aurait aimé les écrire (rires) !
Paul : Il n’y a pas forcément de grosses engueulades. Mais le sprint final de la saison dernière, entre mars et mai, a été tendu. On a eu quelques points de divergences sur des prises de parole internes à avoir (ou pas) ou bien des discours publics à tenir. Les tweets sont évidemment souvent critiqués, même si ça reste notre arme (plus trop) secrète. Il y a des divergences mais ça ne dure jamais, on expose nos arguments et on tourne la page.
Paul : Ce ne sont pas vraiment des réunions, c’est plutôt généralement autour d’un repas au restaurant ou sur la terrasse de la maison familiale, avec des discussions tardives sur fond musical. Elles dérivent souvent sur des idées un peu folles ou des rêves inavouables en public, mais ça « brainstorme » fort généralement.
Christophe : Non c’est compliqué, et à cet égard il faut rendre hommage à notre famille - et surtout mon épouse - qui supporte les joies, les peines, les rythmes de déplacements, les vacances tronquées et surtout toutes les difficultés pour gérer un club comme le BPFC depuis 18 ans.
Paul : Très compliqué… On fait des efforts devant ma mère car ça peut vite la gonfler. Mais au final, on attend que tout le monde aille se coucher pour attaquer fort la discussion. Même mon petit frère peut avoir son mot à dire quand il en a envie.
Christophe : Dans le sport, elle est forcément limitée. C’est ma 18e année à la présidence de ce club et le temps va venir ou je vais céder la place. Paul aspire également à évoluer dans son parcours professionnel. Mais nous pourrons peut-être nous retrouver dans une autre aventure entrepreneuriale car il a ça dans les gènes et moi c’est ma vie ! Et pourquoi pas avec son jeune frère Tom ?
Paul : Elle dure déjà depuis 25 ans dans la vie personnelle, plus de 3 ans dans la vie professionnelle, donc c’est déjà pas mal. Mais il faudra qu’un jour nos routes se séparent, pour que je puisse personnellement m’épanouir ailleurs, dans un autre contexte que mon club, et prouver ma valeur.
Christophe : Le mieux serait de leur poser la question !
Paul : Les joueurs ont pris comme repère de traiter avec moi directement, comme l’ensemble des salariés, éducateurs, dirigeants et bénévoles du club. Je ne pense pas que traiter avec un directeur de 25 ans les gêne tant que ça. J’essaye d’être proche d’eux car je les apprécie humainement, mais je me dois de garder une certaine distance pour être professionnel. Ils le savent.
Paul : Avec le coach, Erwan Lannuzel, on a une relation qui est particulière. J’ai été à l’origine de sa venue en étant le premier à discuter avec lui, en échangeant sur notre vision du projet et notre volonté de travailler un jour ensemble. C’est ensuite, après cette phase préliminaire, que le président a pu valider l’idée et avancer dans le bon sens. Mais avec Erwan, on travaille en direct et on partage nos décisions par la suite avec le président via un groupe de discussion partagé. La plus grande proximité d’âge aidant aussi (le coach a 34 ans), ça facilite nos échanges et nos repères de travail au quotidien pour être hyper alignés en toutes circonstances.
Christophe : Ah mais totalement !
Paul : Absolument, sans hésiter même !
Christophe : Non, jamais de la vie !
Paul : A titre perso, ce n’est qu’un mini-épisode de ma vie (il est conseiller municipal dans l’opposition à la ville de Bergerac). Je souhaitais m’impliquer pour mon territoire, apporter des idées nouvelles d’un mec de 25 ans à un système vieillissant. Cela n’a pas tourné dans le bon sens.
Paul : Pas simple cette question. Je pense que je dois être le mieux placé étant élu au sein du conseil municipal. Je les côtoie deux à trois fois par mois, ça me permet de discuter, d’échanger avec eux. Avec ses mandats économiques, mon père a une autre influence que la mienne.
Christophe : Si ! Le foot a toujours pris une place très ou trop importante dans la famille ! Et lorsqu’il y à des épopées en Coupe de France, je ne vous parle même pas des rythmes à la maison.
Paul : Si bien sûr ! Mais c’est notre adrénaline à nous, ce qui nous fait avancer et ce qui nous réunit.
Christophe : En vacances je ne sais pas, mais nous partageons souvent des week-ends ensemble avec Paul.
Paul : Ca fait déjà quelques années que l’on ne part plus en famille, ni même que j’habite chez mes parents d’ailleurs. Mais ça ne nous empêche pas de nous retrouver des week-ends sur la côte Atlantique pour profiter, en famille ou avec des amis.
CF : Les cons et habituels rageux des réseaux sociaux ! Leur premier (et unique) argument a été d’imaginer que j’avais embauché Paul uniquement parce que c’était mon fils ! En occultant juste au passage qu’il connaissait le club par cœur pour y être depuis l’âge de 6 ans, y était très apprécié par les bénévoles et fidèles du club, qu’il est titulaire d’un diplôme bac + 5 de commercial et a effectué un stage de 6 mois très concluant chez Lagardère Sport, et en ayant aussi géré bénévolement (j’insiste sur bénévolement) plusieurs gros matchs de Coupe de France, etc.
CF : Je suis un adepte du travail collectif. On réussit ensemble ou on échoue ensemble. A partir de là, j’ai toujours été solidaire des décisions prises par mes DG, que ce soit dans le cadre professionnel ou en sport.
PF : Avoir une proximité relationnelle pour la prise de décision et le partage d’idée, avoir une source d’inspiration, « un modèle » à suivre depuis son enfance. J’ai surtout observé depuis 18 ans l’évolution du projet, ce qui a marché, ou un peu moins.
PF : Peut-être l’image que ça peut renvoyer, sur le fait d’être « placé » à un moment ou un autre. C’est le jugement rapide que l’on peut faire sans me connaitre, sans nous connaître. Ensuite, ce n’est pas une relation professionnelle que l’on a, mais passionnelle !
PF : Quand j’étais joueur dans les catégories jeunes. Sauf que je jouais en équipe C à l’époque! Donc si vraiment être favorisé c’était de jouer en équipe C, pas sûr que ce soit un reproche si solide que ça !! Dans le rôle de directeur, c’est plutôt des cas isolés, des « rageux du web » qui peuvent sortir ces imbécilités. Mais le plus important, c’était d’avoir la caution en interne de ceux qui m’entourent.
PF : Au départ, il y a surement plus à perdre qu’à gagner. Car si l’aventure tourne mal, ça peut nous être reproché. Si tout tourne bien, on peut dire aussi que c’est la continuité logique du projet. Mais à aucun moment je me suis levé un matin avec la trouille au ventre de ne pas réussir. Je n’aurais jamais accepté le challenge sinon !
PF : Ce n’est pas trahir un secret de dire que c’est même mon objectif dans ma vie professionnelle. L’étape Bergerac doit me servir de tremplin pour l’avenir afin de prouver ma valeur ailleurs que dans un contexte familial et affectif. Intégrer le monde professionnel, découvrir un système où le fonctionnement est déjà bien rodé, avec des moyens financiers et structurels au-dessus de Bergerac, j’avoue que ça me motiverait.