L'Histoire du Stade Aubagne Football: Un Club Emblématique en Quête d'Unité

Située dans le sud de la France, Aubagne est une charmante ville célèbre pour son patrimoine culturel et historique. Et on aime de plus en plus son équipe de football locale qui, à trois journées de la fin de la saison, n’a jamais été aussi proche d’écrire un chapitre inédit de sa jeune histoire, et d’accéder en National.

À l'ombre de son imposant voisin marseillais, Aubagne n'a jamais tutoyé l'élite française du football. Jusqu'à cette saison, avec la participation au championnat de Nationale 2 et surtout, la qualification pour les 1/16e de finale de la Coupe de France.

Il n'empêche que ces belles performances ne sortent pas de nulle part, comme l'assurent les responsables de l'Aubagne Football Club : "Entre Aubagne et le ballon rond, c'est une histoire d'amour qui remonte à loin et n'est pas près de s'éteindre".

Grâce à son succès au Puy, le club provençal, qui s’apprête à fusionner avec ses voisins Air Bel et La Penne, s’est ouvert les portes du National en grand.

Voir l’AFC en National n’est plus un fantasme et, même si l’accession n’est pas encore acquise, elle tomberait, c’est le hasard, la même année que la fusion avec les voisins d’Air Bel et de La Penne-sur-Huveaune.

En regroupant les forces vives de l’Est du bassin marseillais, le club va devenir, dès la saison prochaine, le GROS club du département en termes de licenciés, au même titre que Marignane Gignac Côte Bleue, dont la fusion a été actée voilà deux ans.

« Battre Le Puy chez lui, c’est énorme, avançait l’entraîneur « Momo » Sadani dans les colonnes de La Provence, dimanche, au lendemain de ce match au sommet que d’aucuns considéraient comme la finale de la poule A de National 2.

Pour autant, pas question d’organiser une fête avant l’heure puisque, comme le raconte Lionnel Jeanningros, le président de l’AFC (depuis juin 2014), « Chat échaudé craint l’eau froide ! ».

Le chef de l’entreprise éponyme, importateur et grossiste en fruits et légumes et installé sur le marché de gros de Marseille, a encore en mémoire un match de CFA2 (N3) important pour l’accession en CFA (N2), sur ce même terrain, face à Toulouse-Rodéo, en avril 2017.

« Ce jour-là, on avait voulu mettre les petits plats dans les grands, comme on dit, et on on avait fait match nul 0-0, on avait raté un penalty, raconte Jeanningros. Ce match a coûté, je pense, la montée en CFA… (c’est finalement Grasse qui est monté). Donc on ne fera pas deux fois la même erreur.

Entendez par là que, face à Hyères, personne n’achètera ni bouteille de champagne ni petits fours avant la rencontre, d’autant moins que, côté varois, tout le monde a encore en travers de la gorge le scénario du match aller (0-1 et un but d’Aubagne dans le temps additionnel, une spécialité maison cette saison !).

Enfin parce que, dans cette poule Sud, les cadors, du moins sur le papier, sont nombreux : Hyères, Alès, Thonon-Evian, Fréjus/Saint-Raphaël, Cannes, Toulon ou encore Grasse et Le Puy étaient régulièrement cités parmi les potentiels favoris.

Mais Aubagne ? Qui aurait pu penser que cette formation caracolerait en tête ?

Promis à un printemps d’enfer, talonné par une équipe du Puy impressionnante de régularité et louée pour sa qualité de jeu (1/4 de finaliste de la coupe de France fin février face à Rennes et invaincue en National depuis début octobre et une défaite à domicile contre Fréjus/Saint-Raphaël), confronté à un calendrier démentiel avec, justement, un voyage sinueux en Haute-Loire, le club aubagnais a finalement réussi à s’extirper de tous les pièges.

Il a su profiter d’une petite ouverture pour récupérer la première place quand, au bénéfice d’un difficile succès à domicile face à Cannes (2-1) lors de la 21e journée, les Auvergnats, leaders le temps d’une petite semaine, ont laissé filer deux points chez eux la veille face à Bourgoin-Jallieu (1-1).

Contre Cannes, le 13 mai dernier, ils étaient 400 spectateurs à encourager les Marine et Jaune (un kop « Ultras Aubagne » a été créé il y a un an, avec une cinquantaine de personnes), et presque autant … en dehors du stade !

Il est possible aussi de regarder le match depuis le clos bouliste, en face de la tribune, ou tout simplement autour du complexe, lieu de vie où le passage est incessant. Un certain charme diront les uns, un manque à gagner (billetterie, buvette) pour les autres.

Lionel Jeanningros, président depuis 10 ans du Aubagne Footbal Club, alerte sur "ici Provence". Un manque à gagner et une ambiance affectée. Depuis l’avenue Simon Lagunas, des spectateurs regardent les matchs du Aubagne FC gratuitement. "Cela ne concerne que quelques personnes, mais au-delà de l’aspect financier, il y a une question d’ambiance", explique Lionel Jeanningros.

À neuf euros l’entrée, "moins cher qu’une place de cinéma", il estime que ces supporters gagneraient à rejoindre la tribune pour encourager leur équipe. Problème : la vue depuis la passerelle est excellente. "Ils ont une vue d’ensemble importante", reconnaît le président du club. Certains apportent même des chaises pliantes pour suivre les rencontres dans le confort.

Au-delà de l’ambiance et du manque à gagner, la sécurité est en jeu. "Si un fumigène ou un pétard était lancé depuis la passerelle, le club ne pourrait rien faire", alerte Lionel Jeannigros. Située en dehors de l’enceinte du stade, cette zone échappe à la surveillance du club.

Pour limiter ce phénomène, la solution évidente serait de bloquer la vue depuis la passerelle. "Quand l’accession au National a été officielle, cela devait être réglé, mais ça n’a pas été fait", regrette le président du club, qui dit attendre toujours un soutien concret de la mairie.

Mais à plus long terme, c’est un nouvel équipement qui est réclamé. "Le stade a été construit dans les années 50 et il est totalement ouvert sur l’extérieur. Il ne correspond plus aux exigences actuellesL", explique Lionel Jeannigros. Si Aubagne venait à monter en Ligue 2, "certains matchs pourraient être interdits dans ce stade".

Figures Emblématiques du Club

Si André-Pierre Gignac et Alaixys Romao ont été les principales vedettes, notamment pour les jeunes générations, d’autres anciennes stars du football et de l’OM n’ont pas été du reste.

De Joseph Bonnel ancien directeur du service des Sports d’Aubagne, mais surtout ancien international français et ancien olympien dans les années 1960, à Jean Tigana un professionnel qui a marqué l’histoire du football français et qui avait fini sa carrière à l’OM au début des années 90, en passant par Marcel Dib, autre figure emblématique de l’OM, international français aussi dans les années 1990, et Christian Donnat, ancien directeur du service des Sports à Aubagne et ancien joueur professionnel, dans les années 1970, qui, inévitablement, est passé aussi par la case OM.

« Grâce à vous l’histoire d’amour entre l’OM et Aubagne continue », lançait Hélène Lunetta, adjointe au maire déléguée aux Sports à tous ces joueurs qui font ou qui avaient fait les beaux jours du club phocéen.

« Un grand moment autour du foot. C’est le score le plus important dans un quartier qui nous tient particulièrement à coeur », indiquait Daniel Fontaine le maire d’Aubagne avant de rendre hommage à Christian Donnat.

« Un homme qui a construit, année après année, tout ce qui se fait dans le domaine des sports à Aubagne… C’est un homme qui a le cœur sur la main. C’est l’ami de tout le monde et on veut l’honorer en donnant son nom à ce stade ».

Le maire d’Aubagne soumettra cette proposition aux élus de la ville au prochain conseil municipal. Visiblement très ému, l’ancien directeur du service des Sports s’est dit « surpris et fier » de cette proposition.

« Je dois dire que lorsque Monsieur le Maire m’a demandé si j’acceptais que ce stade porte mon nom, j’ai mis un certain temps à réaliser ».

Christian Donnat a expliqué aussi le lien qui l’attache à cette ville qu’il n'a jamais quittée par son cœur. « Bien que ma carrière de footballeur professionnel m’avait éloigné de ma ville, j’ai toujours gardé le contact grâce à ma famille et à mes amis. Et lorsque j’avais intégré le service des Sports avec Joseph Bonnel comme chef de service, j’avais basculé dans autre chose. J’étais enfin chez moi avec les Aubagnaises et les Aubagnais de tous horizons ».

Les Infrastructures Sportives d'Aubagne

Parmi ses bijoux, le stade de Lattre-de-Tassigny brille par sa grandeur et ses multiples équipements sportifs. Le stade de Lattre-de-Tassigny tient son nom du prestigieux maréchal Jean de Lattre de Tassigny. Chef militaire respecté, il a marqué l'histoire française par son rôle central durant la Seconde Guerre mondiale. D'une capacité impressionnante, le stade accueille régulièrement divers événements sportifs locaux et régionaux.

L'un des atouts majeurs du stade multi-sports est sans conteste la diversité de ses installations. Des terrains de football impeccablement entretenus aux pistes d'athlétisme dernier cri, chaque détail a été conçu pour offrir une expérience optimale.

Le secteur d'athlétisme est un vrai paradis pour les amateurs de courses, sauts et lancers. Avec une piste d'entraînement en tartan aux normes internationales, il permet une pratique intensive et sécurisée de nombreuses disciplines.

Le terrain de football du complexe est reconnu pour ses dimensions réglementaires et sa qualité de gazon exceptionnelle. Les tribunes spacieuses permettent d'accueillir un grand nombre de spectateurs, faisant de chaque match un véritable événement pour la communauté locale.

Adjoint au stade de Lattre-de-Tassigny, le complexe Serge Mésonès comprend également la fameuse piscine Alain Bernard. Ce centre nautique porte le nom du célèbre nageur français, double médaillé olympique. Il est possible de profiter de différentes activités aquatiques telles que l'aquagym, la natation synchronisée, ou encore des cours de natation pour tous les âges.

Outre le stade principal, Aubagne compte plusieurs autres équipements sportifs qui enrichissent l'offre locale. Ces espaces supplémentaires viennent compléter les installations existantes et offrent aux résidents une variété d'options pour la pratique sportive. Le complexe Charrel est apprécié pour ses grandes surfaces et sa fonctionnalité. Il comprend une salle omnisports capable d’accueillir des compétitions régionales.

Beaucoup de jeunes d'Aubagne fréquentent assidûment cet endroit, y trouvant un lieu propice pour développer leurs talents athlétiques et créer des liens d'amitié solides. Le complexe de Lattre / Bras d'Or est une autre infrastructure majeure. Ses terrains multifonctionnels sont adaptés à une multitude de sports, permettant ainsi à chacun de trouver activité à son goût. Ce complexe joue un rôle crucial dans la promotion du sport auprès de la population locale.

Situé au centre d’Aubagne, le stade de Lattre-de-Tassigny est facilement accessible en voiture ou par les transports en commun. Pour ceux qui se déplacent en voiture, plusieurs parkings sont aménagés aux alentours offrant une grande capacité de stationnement. Les lignes de bus desservant le stade facilitent grandement l’accès pour les personnes ne disposant pas de véhicule.

Au-delà des installations sportives, le stade propose plusieurs services auxiliaires pensés pour rendre l’expérience des visiteurs agréable et pratique. Pour garantir une sécurité optimale, une équipe d’agents de sécurité est présente lors des événements majeurs.

Le stade de Lattre-de-Tassigny n’est pas seulement réservé aux activités sportives. Avec ses vastes surfaces et ses équipements polyvalents, il accueille des fêtes de quartier, des festivals culturels, et même des concerts. Durant la belle saison, les journées portes ouvertes, les kermesses et autres festivités locales animent le stade. Ces événements boostent non seulement la notoriété du stade mais favorisent aussi une intégration plus forte des nouveaux venus dans la communauté.

Grâce à ses capacités d’accueil, le stade organise régulièrement des tournois de grande ampleur réunissant des équipes venues de toute la région. Chaque tournoi ou compétition devient alors une fête du sport, un moment intense partagé par tous, acteurs et spectateurs.

Le développement continu des infrastructures sportives à Aubagne, illustré par des complexes tels que le complexe Serge Mésonès et le complexe Charrel, contribue fortement à la dynamisation de la ville.

Ce vendredi 31 janvier à 19 h, en National le club d'Aubagne reçoit Concarneau, qui jouait l'an dernier en Ligue 2.

Une rencontre a priori anecdotique contre Quevilly-Rouen, 14e du classement, mais ô combien attendue par les supporters, venus en nombre ce mercredi soir, 23 octobre, pour ce grand moment de l'histoire d'Aubagne et de son club : son premier match à la maison en National, 3e division du foot français.

Un moment "inoubliable, tout simplement incroyable" pour Jean-Claude, leader des Ultras d'Aubagne qui ont pu soulever la coupe de champion de National 2 ce mercredi soir avec les joueurs, cinq mois après le sacre.

Et pour cause, les Aubagnais n'avaient pas foulé la pelouse du stade De-Lattre depuis ce fameux match synonyme de montée, le 18 mai 2024. La faute à des travaux d'homologation du système d'éclairage du stade retardés de deux mois.

"Un rêve éveillé" La réception de Quevilly-Rouen mettait ainsi fin à des semaines d'errance entre Fos-sur-Mer et Marignane, les supporters n'ayant pas suivi le début de saison avec la même attention qu'à domicile.

Au départ, j’étais partenaire du club. Je suis natif d’Aubagne, j ai joué en jeunes ici. Mais jamais en seniors. Je venais voir les matchs avec mon père, on était supporter, puis on est devenu partenaire, selon un système de mécénat classique, et de fil en aiguille, la situation a évolué.

L’ancien président (Marcel Anastasio) m’a fait entrer au comité directeur, puis j’ai été poussé par des personnes pour investir financièrement dans le club et aussi m’impliquer « physiquement ». En fait, à un moment donné, il y a eu des divergences de vue et une passation de pouvoir.

Concrètement, j’ai tous les jours au téléphone des personnes du club, le secrétaire général, le directeur général, William Fekraoui, qui a porté le projet de fusion au départ, le coach Mohamed Sadani, pour avoir les nouvelles.

Aubagne FC, ça reste encore un club familial où il y a beaucoup de proximité, avec un stade en centre ville. Quand je parle de proximité, je parle aussi d’un point de vue intellectuel et moral, parce que j’ai un rapport avec les gens. Le maire était même là lors de nos deux derniers matchs à domicile contre Cannes et Toulon.

Cette saison, nous avons 1,2 million d’euros. On est dans la moyenne en N2. On consacre environ 700 000 euros à l’équipe fanion : là encore, on est dans la moyenne. On a 650 licenciés mais ce chiffre va grossir puisqu’on a finalisé la fusion avec Air Bel et La Penne-sur-Huveaune. On a fait une estimation : en restant raisonnable, on devrait arriver à 1100 voire 1200 licenciés. Air Bel a 521 licenciés jeunes et La Penne compte 236 licenciés.

Cela fait deux ans qu’on réfléchit au projet. Il y a eu pas mal d’oppositions au départ (une pétition contre le projet circule actuellement) et aussi des gens enthousiastes. Aux gens qui sont « contre », il a fallu expliquer les choses, parce qu’on ne voulait pas arriver et « foutre » en l’air tout ce qui a été fait.

Bien entendu, dans une fusion, des gens s’y retrouvent et d’autres pas : peut-être que ces derniers, ceux qui vont partir, reviendront vers nous dans un an ou deux. On s’y attendait. Air Bel, c’est le premier quartier, quand on arrive à Marseille, pratiquement limitrophe avec La Penne-sur-Huveaune, qui elle est juste à côté d’Aubagne, donc il y a une vraie raison et une vraie logique géographique à ce rapprochement.

Oui au niveau sportif, mais sur le plan administratif, tout sera centralisé sur Aubagne. Sur le plan des installations, avec cette fusion, en plus de nos trois terrains d’Aubagne, on aura un terrain en pelouse à La Penne, où on envisage de faire jouer notre réserve (R2), dont l’objectif, l’an prochain, sera de monter en Régional 1. C’est de regrouper les forces vives.

À Aubagne, on a fait le constat suivant : en National 2, soit vous avez une grosse politique de formation et vous arrivez à sortir des jeunes, mais ce n’est pas toujours évident, ou alors, c’est à celui qui met le plus d’argent sur la table pour « signer » un joueur et là, on rentre clairement dans un système de surenchère : « Combien ils te donnent là-bas ? Combien on va te donner… » Mais nous, clairement, on ne veut pas rentrer dans ce système-là.

Air Bel est un club référence au niveau national voire international en matière de formation, donc le but sera toujours de former des joueurs : les tout meilleurs partiront, on l’espère, dans des clubs pros, mais pour ceux qui n’auront pas cette chance dans un premier temps, eh bien ils pourront passer par la case aubagnaise, en National 2 ou peut-être plus haut, en National, si jamais on monte; ça leur permettra d’être exposé, d’être vu, et pour eux, ce sera peut-être reculer pour mieux sauter. On le voit, il y a plein d’exemples de joueurs en National ou en N2 qui ne sont pas passés par des centres de formation et qui ont fini par devenir pro sur le tard.

Pour l’organigramme, le directeur sportif, qui vient d’être nommé - il s’agit de Franck Tognarelli, qui était déjà directeur sportif à Air Bel -, fera ses choix avec les éducateurs des trois clubs, en fonction des compétences des uns et des autres.

Oui. mais on ne peut pas dire que la différence sera énorme entre les deux. Si on monte, on ne fera pas de folie. On va garder les pieds sur terre et la tête bien fraîche, sans s’enflammer. La différence de budget serait minime. On fonctionnerait avec un budget en légère augmentation. Pour le stade, il est aux normes du National, sauf au niveau de l’éclairage, qui est insuffisant et qu’il faudrait changer. La mairie est prête, elle a budgétisé ces travaux, le cas échéant.

Mais ce que l’on veut, c’est essayer de former des jeunes. Actuellement, dans notre effectif, on a des joueurs de la région marseillaise, c’est bien, et, depuis l’an passé, on en a quelques-uns qui sont devenus des titulaires comme Ryan Silva ou Yassine « Zino » Benattab, les deux qui jouent régulièrement : ça donne une connotation locale à notre équipe.

C’est vrai… Le pont au-dessus de la pelouse est « à bloc » lors des matchs. En fait, il peut vite y avoir du monde, notamment tout autour du stade, pas uniquement sur le pont, mais aussi en face, au clos bouliste. On peut vite multiplier l’affluence par 2; ça a un certain charme mais ce sont autant de personnes qui ne paient ni leur place ni une consommation !

Surtout que, si on monte, on aura plus de monde, quand on voit les noms de certains adversaires potentiels, Nancy, Sochaux, Le Mans… On peut dire que le National est une Ligue 2 bis. Voir des affiches Aubagne-Sochaux, Aubagne-Nancy, ça fait tout de même rêver ! Après, pour en revenir à notre stade, il est comme il est. C’est un stade omnisports, avec une piste et un club d’athlétisme qui fonctionne bien.

On ne s’y attendait pas, c’est vrai. Et le National n’était pas prévu cette saison. Bon, on n’y est pas encore. Il reste trois matchs. Quand on a lancé le projet de fusion, on s’était dit qu’on jouerait la montée dans une saison ou deux. Surtout que, l’an passé, on était lanterne rouge à mi-saison; heureusement, on avait fait une belle remontée et on s’était sauvé à la dernière journée à Louhans-Cuiseaux. Donc bon… impossible d’imaginer qu’on allait jouer la montée cette année, et en plus, on a perdu à Andrézieux à la première journée, on a perdu à Alès à la 3e journée, on n’a pas bien démarré.

Oui. Cela fait 10 ans que je suis président, et cette saison, c’est le groupe le plus uni et le plus soudé que j’ai vu. La différence, pour moi, elle se fait là. Parce que, très franchement, j’ai vu d’autres équipes dans notre poule, même Toulouse et Alès, qui ne sont pas loin de nous et contre lesquelles ça s’est joué sur des détails. C’est vraiment un championnat très serré. Elle a de la qualité technique et un peu d’expérience aussi, mais au-delà de ça, j’en reviens à son gros état d’esprit, à sa grosse solidarité.

Franchement, l’an passé, neuf clubs sur dix auraient viré le staff à la trêve hivernale, quand on était en bas de tableau. Mais nous, on a fait un choix différent : on a écarté des joueurs et on s’est « soudé » et resserré avec le staff. La mayonnaise a pris et le staff a ressenti cette confiance. Il sait qu’il peut travailler sereinement; bien sûr, on se dit les choses, on n’est pas toujours d’accord, c’est normal, mais tout est mis à plat. L’équipe dirigeante est soudée et fait corps. Ici, il n’y a pas de bruits de couloir ou d’autres choses comme ça.

Oui, parce que l’on resterait raisonnable. Le National, cela ne nous fait pas peur, cela nous excite. Mais c’est une excitation mesurée. En ville, les gens commencent à en parler, mais il faut rester dans notre projet de formation des jeunes.

Et sur le long terme ? Le but, c’est de pérenniser le club en National si on monte. Mais on sait la difficulté de ce championnat, qui ressemble à la Ligue 2, sans les avantages. On sent bien que les instances veulent des grandes villes à ce niveau, des clubs « costauds ». Mais notre credo, qui est de former les jeunes, ne changera pas.

J23 I FC Versailles vs SC Aubagne AB en replay I National FFF 2025-2026

Classement National 2 (poule A)

National 2 (poule A) : 1. Aubagne (47 points); 2. Adresse : Av. Adresse : Trav. Adresse : 420 Av. Adresse : Av. Adresse : Av. Adresse : 87 Av. Adresse : Trav. Adresse : Trav. Adresse : Stade du, Prom.

Voici un tableau récapitulatif des principaux aspects du club :

Aspect Détails
Nom du club Aubagne Football Club (AFC)
Président Lionel Jeanningros
Entraîneur Mohamed Sadani
Stade Stade de Lattre-de-Tassigny
Budget 1,2 million d'euros (en N2)
Nombre de licenciés 650 (avant fusion), estimé à 1100-1200 après fusion
Fusion Avec Air Bel et La Penne-sur-Huveaune
Objectif Pérenniser le club en National, former des jeunes

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