Bien que le cricket ne soit pas le sport officiel indien, il amène plus d’excitation et a une plus grand base de fans que le sport national, le hockey. De fait, aucun sport en Inde ne peut se comparer au cricket quant à la popularité et la génération de revenus. En Inde, le cricket n’est pas seulement un sport : c’est une véritable religion.
La température a largement dépassé les 40 degrés à New Delhi. Mais rien ne stoppe ces jeunes indiens qui courent et tapent dans la balle sous l'oeil attentif de leurs coachs. En Inde, le cricket est une passion nationale !
Ce sport compte 1,5 milliard d'adeptes dans le monde. C’est un sport dont on ignore à peu près tout en France. Pourtant, le cricket figurera en 2028 au nombre des disciplines olympiques, et l’engouement qu’il suscite déplace des foules considérables. Pour un novice, les règles du cricket peuvent paraître obscures... et parfois très étonnantes.
Au cricket s'affrontent deux équipes de 11 gentlemen. Derrière un casque à grillages et une batte à la main : c'est le batteur. Son but : taper la balle le plus loin possible. A la défense : les lanceurs, le gardien et les chasseurs. Le lanceur peut jouer sur les effets ou la vitesse pour tromper le batteur. En général, la balle touche le sol avec un rebond. A la réception de la précieuse balle : le gardien et les neuf chasseurs. Avec ses gants qui lui font des mains de Mickey Mouse, le gardien attrape les balles ratées par le batteur. Il est aussi capitaine d'équipe. Enfin, les "chasseurs" courent après la balle. Leur but est de toucher un "guichet" avec celle-ci. Vous avez compris? Parfait !
La coupe du monde de cricket se déroule actuellement en Inde. Et fait des cartons d’audience. Alors qu’elle passe totalement inaperçue en France. Démarrée le 5 octobre, la coupe du monde cricket se déroule actuellement en Inde. Cette compétition passe totalement inaperçue en France. Et pourtant, elle est plus suivie dans le monde que la dernière coupe du monde de rugby ! Il y a 4 ans, cette coupe du monde de cricket avait attiré 1 milliard 600 millions de téléspectateurs !
Elle fait partie des 10 manifestations sportives les plus suivies au monde, aux côtés de la coupe du monde de foot ou des jeux olympiques d’été et d’hiver.
Les français ne performent pas. La France ne s’est pas qualifiée pour cette 13e coupe du monde de cricket. On regarde ça de très loin, environ 2000 licenciés seulement, et une place de 53e au classement mondial. Il faut se tourner vers l’Australie, l’Angleterre, l’inde ou le Pakistan pour trouver les nations phares du cricket. L’Australie a été sacrée cinq fois championne du monde dont trois d’affilée entre 1999 et 2007. L’Inde, le pays hôte, est également un géant de ce sport, deux titres mondiaux.
Importé en Inde par les AnglaisLe cricket a été importé en Inde par les Anglais durant la période de colonisation. Le jeu s’est répandu dans tout le pays au début des années 50. C’est la quatrième fois que l’Inde accueille le mondial de cricket, discipline pratiquée là-bas depuis le 18e siècle, c’est le sport le plus populaire du pays. L’Inde est aujourd’hui la première nation mondiale et la grande favorite de cette coupe du monde.
Bienvenue dans le cœur du sport indien, une nation où le cricket n’est pas seulement un jeu, mais une religion qui unit des millions de personnes. Le cricket est ancré dans l’âme de l’Inde, où chaque match est un festival et chaque victoire une célébration de la fierté nationale.
Des stades bondés aux ruelles animées où les enfants improvisent des parties, il unit des millions de personnes au-delà des classes sociales, des langues et des régions. Pour comprendre pourquoi le cricket est le sport le plus populaire en Inde, il faut comprendre son histoire. Le cricket a fait son apparition en Inde au XIXᵉ siècle, sous l’influence des colons britanniques. Après l’indépendance en 1947, le sport a pris une dimension symbolique : jouer et battre les anciennes puissances coloniales, comme l’Angleterre ou l’Australie, est rapidement devenu une affaire de fierté nationale.
La véritable explosion de popularité a eu lieu en 1983, lorsque l’équipe indienne a remporté sa première Coupe du monde de cricket face aux redoutables West Indies. Depuis, l’Inde s’est imposée comme l’une des nations majeures du cricket mondial.

Sachin Tendulkar, une légende du cricket indien.
En Inde, le cricket dépasse largement le cadre sportif : il est une véritable obsession nationale. Lors des grands tournois, les rues se vident, les écrans géants envahissent les places publiques, et les conversations tournent presque exclusivement autour du match du jour. Le cricket joue aussi un rôle de ciment social. Dans un pays aussi vaste et diversifié que l’Inde, où coexistent des centaines de langues et de cultures, ce sport constitue un point de ralliement universel.
Cette passion est également nourrie par les héros nationaux. Des légendes comme Sachin Tendulkar, surnommé le « Dieu du cricket », ou des capitaines charismatiques tels que M. S. Dhoni et Virat Kohli incarnent l’espoir et l’excellence. Depuis 2008, le cricket indien a changé de dimension avec la création de l’Indian Premier League (IPL).
Notre itinéraire ne serait pas complet sans un arrêt au stade M. Chinnaswamy de Bangalore. Niché au cœur de la ville, connue comme la Silicon Valley de l’Inde, le stade offre un mélange de modernité et de ferveur traditionnelle pour le cricket. Si les stades colossaux offrent un spectacle grandiose, le véritable esprit du cricket indien s’épanouit dans ses rues. Connu sous le nom de « gully cricket », c’est là que les rêves de jouer pour l’équipe nationale prennent racine.
En vous promenant dans les ruelles de Mumbai ou dans celles de Delhi, vous tomberez sur des matchs de cricket improvisés où tout, de la planche de bois à la branche solide, devient une batte. Le gully cricket est autant une question d’improvisation que de compétences. Les ruelles étroites deviennent les limites du terrain, et chaque passant est un joueur de champ potentiel. Vous serez peut-être même invité à participer, un geste qui met en évidence la nature inclusive du cricket en Inde.
Si votre voyage vous mène à Chennai, faites une pause sur la plage Marina Beach, où le cricket rencontre l’océan. Avec le golfe du Bengale en toile de fond, les jeunes passionnés perfectionnent leur jeu sur les étendues de sable.
Quelques règles du cricket
Le cricket en Inde est une expérience qui fait appel à tous les sens, et le goût ne fait pas exception. En parcourant le pays pendant la saison du cricket, vous découvrirez que chaque région offre ses propres saveurs. En Inde, aucun match de cricket n’est complet sans la panoplie de snacks que les vendeurs servent habilement aux supporters enthousiastes.
Dans la ville des Nawabs, Hyderabad, laissez-vous séduire par l’arôme du biryani qui flotte dans le stade international Rajiv Gandhi. Chaque grain de riz est imprégné d’épices et d’histoire, à l’image des légendes du cricket qui ont joué sur son terrain. Alors que la journée s’achève et que les projecteurs prennent le relais, le carnaval alimentaire qui se tient à l’extérieur des stades prend vie. Qu’il s’agisse de pav bhaji frais à Mumbai ou de succulents kebabs à Lucknow, les plats sont aussi variés que les joueurs sur le terrain.
Voyager en Inde pendant la saison du cricket demande un peu d’organisation pour que tout se passe bien. Les villes qui accueillent des matches sont exceptionnellement animées, il est donc recommandé de réserver votre hébergement à l’avance sur des plateformes comme Agoda. Assister à un match de cricket en Inde, c’est voir le pays dans toute sa vitalité.
Quelle que soit votre origine, l’esprit contagieux des fans de cricket, l’intensité des matchs et l’atmosphère générale peuvent faire en sorte que n’importe qui se sente chez soi. Que vous soyez séduit par les terrains chargés d’histoire, ravi par les saveurs exubérantes ou ému par la passion inébranlable des supporters, le cricket en Inde vous promet une aventure à nulle autre pareille.

Le pouvoir politique indien tente de tirer profit de la ferveur des habitants pour ce sport pourtant hérité de l’époque coloniale.Le scénario était écrit : la victoire devait être retentissante et le succès total pour Narendra Modi.
Plusieurs sources politiques l'assurent, le Premier ministre indien avait écrit l'un de ses plus beaux discours pour célébrer la victoire de son équipe en finale de la Coupe du monde de cricket. Las, l'incertitude du sport est parfois cruelle. C'est l'Australie qui s'est imposée le 19 novembre à Ahmedabad et le speech sur la toute-puissance de l'Inde a été reporté. Modi, qui connaît bien le cricket, a vite compris que la fête allait être gâchée. Le tour d'honneur qu'il avait prévu d'effectuer à mi-match a lui aussi été annulé.
Quand il remet finalement le trophée au capitaine australien, Pat Cummins, il tente de faire bonne figure. Mais derrière le podium monté sur la pelouse, le stade est déjà aux trois quarts vide. Pour l'Inde et son Premier ministre, la déception est à la hauteur de l'espoir.
De l'avis général, les « Men in Blue » (le surnom de l'équipe nationale) étaient les meilleurs du tournoi. Invaincus jusqu'en finale, ils avaient battu toutes les grosses nations (Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande, Angleterre…). La finale aurait dû être le point d'orgue d'une Coupe du monde parfaite. Tous les vols en direction d'Ahmedabad affichaient complet les jours précédant le match. Des convois de voitures avaient été mis en place depuis Delhi et Mumbai (Bombay). Le grand soir, plus de 300 millions de personnes ont regardé la finale. Soumis à une telle pression, les joueurs indiens ont-ils flanché ?
Engouement. Des jeunes filles s’entraînent au cricket dans le village de Dharoki, au Pendjab, le 24 mars. Le cricket est un sport confidentiel, voire inexistant, dans la grande majorité des pays. Mais en Inde, ce jeu inventé en Angleterre au XVIe siècle passionne les foules et déchaîne l'enthousiasme. On y joue dans les clubs chics, dans les bidonvilles, devant les temples hindous, dans les écoles coraniques…
Comme l'écrit Ashis Nandy, un célèbre écrivain et psychologue indien : « Le cricket est un sport indien découvert accidentellement par les Anglais. » Au moment de l'indépendance, en 1947, les leaders nationalistes espéraient que le sport quitterait le sous-continent avec les colons. Mais le virus s'était déjà emparé de la population.
Surtout que le cricket vient panser une blessure narcissique pour un peuple peu réputé pour ses compétences sportives. Le pays n'a gagné que 10 médailles d'or depuis le début des Jeux olympiques modernes, en 1896. À titre de comparaison, la Chine en a remporté 262, les États-Unis, 1 061. En football, le sport le plus populaire à l'échelle du monde, l'équipe nationale est classée derrière l'île de Curaçao (150 000 habitants). Les Indiens s'en moquent. Comme pour le cinéma, le pays se suffit à lui-même. Son marché local - 1,4 milliard d'habitants - permet de faire tourner une industrie florissante.
L'une des dernières grosses productions de Bollywood, 83, retrace d'ailleurs la première victoire de l'Inde en Coupe du monde, en 1983, au Royaume-Uni. Car, depuis quelques années, l'ex-colonisé a dépassé l'inventeur anglais, qui préfère le football ou le rugby.
Malgré sa défaite en finale, l'Inde occupe la première place du classement international. Son championnat, l'Indian Premier League, est le plus regardé et celui qui propose les plus gros salaires. Un afflux d'argent qui dénature l'esprit du sport, selon certains.
Passé par les instances dirigeantes du cricket, l'écrivain et historien Ramachandra Guha dénonce le contrôle qu'y exercent « des politiciens férus d'intrigues et de prétendus ex-maharajas », dans son livre The Commonwealth of Cricket (non traduit). Le fils du puissant ministre de l'Intérieur a récemment été nommé à l'un des postes clés de la fédération nationale. Un mélange des genres que déplore également l'écrivain Salil Tripathi. Lui aussi féru de cricket, il trouve un motif de satisfaction à la défaite de son équipe en finale. « C'est un bon retour à la réalité pour le pouvoir. Si on l'avait emporté, une immense vague nationaliste aurait déferlé sur le pays. »
Passion et rivalité rythment le quotidien indien, où le sport façonne bien plus qu’un simple divertissement. Entre traditions séculaires et compétitions modernes, la fierté nationale se nourrit d’exploits et de valeurs partagées. Vous ressentez sûrement cette curiosité pour ce qui unit des millions de personnes autour d’un terrain, d’une arène ou d’un stade, cherchant à comprendre comment ces pratiques influencent la société. Dans un pays où chaque région possède ses propres héros et disciplines, la question centrale demeure : comment le sport tisse-t-il un lien indéfectible entre héritage et innovation ?
Le cricket occupe une place centrale dans le paysage sportif indien. Introduit par les Britanniques au XVIIIe siècle, il est devenu un pilier de culture et de tradition après l’indépendance. La performance de figures emblématiques comme Sachin Tendulkar et Virat Kohli a marqué l’histoire du cricket mondial. Leur talent inspire une nouvelle génération d’athlète et renforce la fierté nationale. L’IPL, véritable compétition nationale, suscite un immense engagement et dynamise le développement des infrastructure sportives.
Le kabaddi reste un sport traditionnel majeur, incarnant diversité et valeur ancestrale. Avec plus de 30 millions de pratiquants, il se distingue par sa technique simple et son engagement collectif. La lutte se pratique dans les akharas, lieux dédiés à la discipline et à la formation des jeunes. Ce sport offre des opportunités de progrès social et économique. Ces pratiques sportives contribuent à la cohésion et à l’identité indienne.
Le football connaît un essor remarquable grâce à la Super League indienne. Les infrastructure s’améliorent pour accueillir des championnat de plus en plus suivis. Le badminton et le tennis progressent grâce à des athlète comme Saina Nehwal et des académies spécialisées. La performance de ces sportifs attire l’attention des jeunes et des médias. Le développement du basketball et du e-sport illustre la diversité de l’offre sportive.
Les sports indiens véhiculent des valeur fortes comme la fierté, la tradition et la diversité. Chaque discipline incarne une facette de société et renforce l’identité collective. Des compétition majeures comme l’IPL ou les tournoi de kabaddi rassemblent des millions de spectateur. Ces événements favorisent la rivalité saine entre équipe et encouragent l’esprit d’équipe.
La popularité croissante des sports modernes reflète l’ouverture de l’Inde sur le monde. Les Jeux nationaux d’Inde servent de tremplin pour les athlète émergents issus de chaque État. Cet événement met en avant la diversité régionale et encourage la performance à travers des compétition multisports.
La présence de l’Inde lors des Jeux Olympiques et des Jeux du Commonwealth renforce la popularité du sport dans la société. Les médaille remportées lors de ces rendez-vous créent une identité collective et stimulent l’engagement des jeunes générations. Des disciplines comme le tir à l’arc et le hockey sur gazon gagnent en popularité grâce à la performance d’athlète remarqués lors de grandes compétition.
Les académies spécialisées jouent un rôle clé dans la formation des athlète. Elles offrent un entraînement structuré et des équipements adaptés pour développer le talent. La couverture médiatique des championnat et des tournoi nationaux amplifie la passion des fan. Les retransmissions télévisées et les réseaux sociaux multiplient les spectateur et renforcent la culture sportive.
Les initiatives gouvernementales soutiennent la création de nouvelles infrastructure et la mise en place de programmes d’entraînement intensif. Ces politiques favorisent l’accès au sport pour tous et encouragent la participation à des compétition locales et internationales.
Le sport occupe une place centrale dans la société indienne en favorisant le développement social et l’engagement citoyen. Les valeur transmises par la compétition et la victoire inspirent la jeunesse à viser l’excellence. L’évolution des infrastructure et la reconnaissance des talent locaux contribuent à une identité nationale forte et à la fierté collective. Au-delà du cricket, le kho-kho et le malla-yuddha offrent une immersion fascinante dans l’héritage sportif indien.
De nombreuses grandes villes comme Mumbai, Delhi ou Bangalore proposent des billets accessibles pour les matchs de cricket ou de kabaddi, notamment pendant l’IPL ou la Pro Kabaddi League. Plusieurs villages du Pendjab, du Maharashtra ou du Tamil Nadu ouvrent leurs akharas et terrains communautaires aux voyageurs curieux.