Les San Antonio Spurs, une franchise de basket-ball américaine basée à San Antonio, dans l’État du Texas, incarnent une histoire riche et jalonnée de succès. Fondée en 1967, elle joua tout d’abord 9 saisons en ABA (American Basketball Association) sous les noms des « Dallas Chaparrals » et « Texas Chaparrals » jusqu’en 1973, où la franchise est relocalisée à San Antonio, et où elle prit le nom qui est encore le sien aujourd’hui. Retour sur le parcours exceptionnel de cette équipe emblématique.

L'ère George Gervin : Les débuts d'une légende
C’est au même moment que les Spurs, par le biais d’un échange avec les Virginia Squires, obtiennent le futur Hall of Famer George Gervin, pour lesquels il jouera 12 ans. Ce serait la première grande star de l’équipe, la portant sur ses épaules grâce entre autres à sa faculté de marquer dans tout type de situations, même les plus compliquées, avec une facilité déconcertante.
On lui loue généralement la popularisation du « finger roll », inventé dans les années 1960, c’est une variante du double-pas dans laquelle le ballon roule sur les doigts du porteur avant de se déposer dans le panier. Il détient également quatre titres de meilleur marqueur sur une saison, ce qui est le troisième plus gros total de l’histoire de la NBA.
L'arrivée de David Robinson et le renouveau
La saison 1991-1992 sera similaire. Sélectionnèrent le pivot David Robinson en provenance de l’US Navy. Résultat : 71 points à 26/41 au tir. Tim Duncan, mais nous y reviendrons plus tard. Il était capable de tout faire défensivement. Il est l’un des plus polyvalent de l’histoire.

L'ère Tim Duncan et la dynastie Popovich
Maîtresse de leur succès futur : Gregg Popovich. Qu’elles perdront 4-2 face aux Houston Rockets. Devant les Boston Celtics et prendre le premier choix ! Né en 1976 sur les Îles Vierges Américaines. Il est considéré comme le meilleur ailier fort de tous les temps. Comme on l’appelle, est considéré comme tel, et à raison.
Il rentre dans le cercle, puis planche sa carrière. Impressionnant, il est tout de même indéfendable. Il fait partie de tout son arsenal offensif. Poste d’ailier fort ou de pivot, Duncan était un défenseur d’exception. C’est avec ce coach que les Spurs démarrent la saison 1997-1998. Sur le campus. Des joueurs à recruter.
Il rencontrait, même en dehors du terrain, pour motiver à rejoindre l’équipe. Les raisons de son succès à la tête des San Antonio Spurs.
L'émergence du trio magique : Parker, Ginobili et Duncan
San Antonio se présente à la Draft avec les choix numéro 29 et 57. Ginobili, un jeune arrière argentin jouant au Reggio de Calabre, en Italie. Parker commencera très tôt à jouer en club. Matchs. Finir sous le cercle. Position. Même en réaliser un en pleine course. Jusqu’au panier.
La folie et la classe ne font qu’un seul homme. Kilos et originaire de Bahía Blanca en Argentine. La NBA. Une pièce maîtresse de l’équipe. Toujours au maximum et mettait toujours ses coéquipiers en avant. Manu », ce serait compétitivité. Sont formels, c’est un des plus grands compétiteurs de l’histoire de la NBA. Tapa dans l’œil de R.C. en attendant de rejoindre la grande ligue. 2000.
MVP des finales, rien que ça. Ginobili est l’éclair de folie qu’il fallait aux Spurs. Fil des années. Un des joueurs les plus dévoués à son équipe que la NBA ait connue. Statistiques en avant. Et la réussite du trio ne se fera pas attendre.
Ce 491e succès a permis à Duncan, Parker et Ginobili de devenir le deuxième trio le plus prolifique de l'histoire de la Ligue devant l'un des trios les plus célèbres de tous les temps, celui formé aux Lakers par "Magic" Johnson, Michael Cooper et Kareem Abdul-Jabbar. Les trois Spurs ne sont plus devancés que par Larry Bird, Kevin McHale et Robert Parish qui ont remporté 540 matches entre 1980 et 1992 avec les Celtics.
Les trois protégés de Gregg Popovich ont également remporté trois bagues de champion ensemble (2003, 2005 et 2007) et sont passés tout près d'une quatrième en juin 2013.

Tim Duncan's Top 10 Plays of His Career
Les titres de champions
C’est la saison suivante que San Antonio verra le graal. Dépends des New York Knicks (4-1). Conférence face aux Lakers 4-1. Au titre NBA. Detroit Pistons, champions en titre, pour une finale rugueuse et défensive. Deux équipes n’arriveront pas à se départager avant le septième match. Game Winner à 3 points à 7 secondes de la fin de la prolongation.
Titre de l’histoire de la franchise.
La philosophie de jeu des Spurs
De jeu et la mentalité que Gregg Popovich a inculqué aux Spurs. Collectif. Systématiquement dans les meilleures défenses de la ligue. Essayer d’en encaisser moins. Sur l’attaque. Les déplacements sans ballon.
L'ère Kawhi Leonard et la transition
Championne NBA va connaître trois ans de déceptions successives. 2m01 en provenance de la petite université de San Diego State. Prêts à tout pour l’obtenir. Jeune talent, ainsi que deux rookies. Jeune Kawhi pour le faire dévoiler son vrai potentiel. La saison 2011-2012 va relancer la machine Spurs. Bilan de 50 victoires pour 16 défaites.
Conférence face à l’Oklahoma City Thunder. Retrouver les finales NBA, six ans après leur dernière participation. 4-0 en finale de conférence. Bosh. San Antonio pour les deux matchs suivants. Recoller la série à 2 matchs partout. En Floride avec l’occasion de clôturer la série et de partir avec le titre. 3 points miraculeux de Ray Allen qui mènera le match en prolongation.
En finale à nouveau face au Heat. L’apogée du coaching de Gregg Popovich. Mouvement sans ballon, peu de dribbles et pas d’individualités. Pratique ce système. Devient un des meilleurs joueurs de la ligue. Définitivement le flambeau au jeune Kawhi.
La reconstruction et l'arrivée de Victor Wembanyama
Temps que la nouvelle génération prenne le dessus. Conditions spéciales de la situation. Avant d’être libre, sa côte a beaucoup baissé. Agent ont mis sur la franchise. Couplé à cette arrivée le départ de Tony Parker chez les Charlotte Hornets (37 ans) et la retraite de Manu Ginobili (41 ans), et c’est sans crier gare qu’une nouvelle ère se profile à San Antonio, autour du duo DeMar DeRozan et LaMarcus Aldridge, et entourés de jeunes à développer.
Aujourd’hui, Gregg Popovich est le dernier membre de l’âge d’or des Spurs et arrive lui aussi au bout de sa carrière. Les lueurs d’espoirs pour notre avenir se nomment Derrick White, Lonnie Walker ou Dejounte Murray.
Rien n’arrête Victor Wembanyama. Les Spurs n’avaient jamais démarré une saison à 5-0, même pas à l’époque de Tim Duncan, Manu Ginobili et Tony Parker. Ce record tombe ce 30 octobre 2025, veille d’Halloween, face au Miami Heat (107-101). Cette nuit, la machine française a encore frappé : 27 points, 18 rebonds, 6 passes, 5 contres, et une autorité tranquille sur tout ce qui bouge dans la raquette.
Saison 2025-2026 : Un début prometteur
Les Spurs ont été reçus cinq sur cinq et la NBA commence à se gratter la tête. Porté par un Victor Wembanyama monstrueux (27 points, 18 rebonds, 6 passes, 5 contres face au Heat), San Antonio signe le meilleur départ de son histoire. Cet article vous a plu ? Il est la suite logique d’un début de saison maîtrisé où les Spurs ont battu successivement Dallas, New Orleans, Brooklyn, Toronto et donc Miami.
L’équipe joue juste. Et surtout, elle joue ensemble. Historiquement, c’est une claque temporelle : la dernière fois que San Antonio avait débuté en 4-0, c’était en 2016 avec Kawhi Leonard et LaMarcus Aldridge. Depuis, la franchise végétait dans la reconstruction. Ce 5-0, c’est donc bien plus qu’une série : c’est la preuve que le projet Wembanyama a pris racine.
Le contraste avec l’an dernier est saisissant : 34 victoires seulement sur la saison 2024-25, et déjà cinq en dix jours. Pas parce que Wemby s’est transformé en scoreur à 40 points ; parce que le collectif a évolué.
Les Spurs ont remporté leur 10e victoire (pour 4 défaites), et ont aussi prouvé qu'ils pouvaient s'en sortir sans leur leader français, de bon augure pour les prochaines semaines.
Calendrier des matchs (Octobre - Novembre 2025)
| Date | Compétition | Adversaire | Résultat |
|---|---|---|---|
| 23 Oct. 2025 | Sais. régulière | Dallas Mavericks | 92-125 (SA Spurs) |
| 25 Oct. 2025 | Sais. régulière | NO Pelicans | 116-120 (SA Spurs) |
| 26 Oct. 2025 | Sais. régulière | Broo. Nets | 118-107 (SA Spurs) |
| 28 Oct. 2025 | Sais. régulière | Toro. Raptors | 121-103 (SA Spurs) |
| 31 Oct. 2025 | Sais. régulière | Miam. Heat | 107-101 (SA Spurs) |
| 03 Nov. 2025 | Sais. régulière | Phoe. Suns | 130-118 (SA Spurs) |
| 06 Nov. 2025 | Sais. régulière | Los . Lakers | 118-116 (SA Spurs) |
| 08 Nov. 2025 | Sais. régulière | Hous. Rockets | 121-110 (SA Spurs) |
| 09 Nov. 2025 | Sais. régulière | NO Pelicans | 126-119 (SA Spurs) |
| 11 Nov. 2025 | Sais. régulière | Chic. | 117-121 (SA Spurs) |
Les San Antonio Spurs sont devenus une franchise marquante et respecté dans le paysage de la NBA. Mais comment cette franchise, située au fin fond du Texas a-t-elle pu devenir un monument, rivalisant avec certaines franchises situées dans de plus gros marchés ? Commençons par une petite remise en contexte.
La future franchise de San Antonio a été créé à Dallas en 1967, sous le nom des Dallas Chaparrals, au sein de la ABA (American Basketball Association). Mais l’équipe ne produisant pas assez de revenus, il fut décider d’en faire une équipe itinérante. La franchise sera ensuite dans une situation compliquée, à cause de propriétaires très avares .
Heureusement, un groupe d’investisseurs se proposera pour racheter la franchise. L’achat sera une réussite, et l’équipe s’implante donc à San Antonio. La même année, la ABA fusionne avec la NBA, ce qui donnera l’occasion aux Spurs de récupérer George Gervin, afin de l’associer à James Sillas.
Les Spurs se placent ainsi comme une place forte de la conférence Ouest lors des années 70, sans jamais parvenir à disputer une finale NBA. L’équipe menée par George Gervin se débrouillait bien en saison régulière, mais en Playoffs… C’était une autre paires de manches. On pouvait y croire au début des années 80, avec une fenêtre de tir de 2 ans, mais l’ombre des Lakers était trop grande. Il faudra attendre la draft 1987 pour que les Spurs puissent espérer une nouvelle fois, avec la draft de David Robinson en première position.
En fait, voilà ce qu’il faut pour obtenir le respect de la ligue : un talent générationnel que sera David Robinson, mais aussi un bon front office. Durant les années 80, les Spurs draftent les pièces essentielles, qui seront placés aux côtés de David Robinson : Alvin Robertson, Sean Elliott, ou Willie Anderson, entre autres. Des recrutements de free agents auront aussi lieu, notamment avec Terry Cummings en 1989, Avery Johnson en 1990, Dale Ellis, J.R Reid et Vinny Del Negro en 1992, ou encore Dennis Rodman en 1993.
Entre 1990 et 1996, les Spurs ne tomberont jamais sous les 47 victoires, avec un pic à 62 victoires lors de la saison 1994-1995, qui verra David Robinson obtenir son seul titre de MVP. David Robinson aura instauré une véritable terreur dans les raquette lors de ces 6 ans, en rivalisant avec les plus grands de son époque. Et ces deux éléments arriveront à un an d’écart chacun. Alors que David Robinson se blesse en 1996 et est out pour la saison, Gregg Popovich, alors General Manager, décidera de virer le coach Bob Hill en plein milieu de la saison, et de devenir lui-même le coach !
Après cette saison 1996-1997 de tanking non dissimulée, les Spurs auront le privilège de pouvoir sélectionné Tim Duncan à la draft 1997. Coach Pop apportera tout ce qu’il faut à cette équipe : de la rigueur, un jeu dur, une identité propre, et surtout de la continuité. Popovich instaurera une discipline quasi militaire dans l’équipe, et fera bien comprendre que rien n’est au dessus de l’institution Spurs.
Une défense de fer. Quand on regarde l’équipe du premier titre, on constate qu’elle est assez moderne. Par la suite, les Spurs se distingueront aussi par la draft. Le duo Pop/RC Bufford est expert dans le développement de joueurs passés sous les radars, en atteste les carrières de Tony Parker, Manu Ginobili, Bruce Bowen ou Stephen Jackson. Aucun de ces joueurs n’a été sélectionné avant la 28ème place de la draft, et ils jouent pourtant tous un gros rôle dans la conquête du titre de 2003.
Là ou les Spurs s’illustreront aussi est dans le renouveau proposé dans les années 2010. A ce moment, la ligue évolue, mais avec la même base de joueurs, ls réussiront à s’adapter de la plus belle des manières. Passant d’une attaque lente et méthodique se terminant quasiment toujours par un tir dans la raquette, les Spurs sont maintenant à la recherche du tir parfait, avec un jeu de passe léché et un tir extérieur plus présent. Pour preuve de cela l’augmentation des joueurs pouvant tirer de loin : 6 joueurs de l’effectif prenaient 1 tir ou plus derrière la ligne des 3 points lors de la saison 2002-2003, contre 9 pour la saison 2013-2014 !
En résumé : les Spurs se sont imposés comme l’une des meilleures équipes de la ligue entre 1997 et 2017, tout en gardant la même base. Vous l’aurez sans doute compris : les Spurs sont une exception dans l’histoire. Mais le fait qu’ils soient devenu un « ovni » vient d’un autre fait. Les Spurs sont basés à San Antonio, soit un petit marché en NBA. La ville n’attire que les touristes, et la philosophie Spurs n’est également pas très attrayante.
C’est la loi du sport de haut niveau. Une équipe basé dans une région peu attirante, même avec des moyens égaux, ne peut concourir avec celles basés dans les grands marchés. Comme dit précédemment, les Spurs sont l’exception de la ligue. Aucun autre petit marché n’a pu avoir une dynastie d’une telle longévité. Cette exception existe grâce au coach Gregg Popovich, en poste depuis 1996, ainsi qu’au staff et aux scouts, qui ont toujours su repérer les perles rares. Les exemples les plus flagrants sont encore une fois le trio Tony Parker, Manu Ginobili et Bruce Bowen.
Avec leur condition de petit marché, les Spurs ont souvent dû compter sur des joueurs peu désirés au moment où ils rejoignaient l’effectif texan. Danny Green, Bruce Bowen, Steve Kerr, Marco Belinelli, ou encore Matt Bonner en sont de beaux exemples. L’identité de l’équipe joue aussi un grand rôle dans l’histoire des Spurs. La franchise n’est pas habitué aux marasmes médiatiques, hormis en 2018 et 2022, et même les joueurs restent assez discrets tant qu’ils sont présent dans l’effectif.
En construisant cette véritable institution, les Spurs ont gagné le respect de toute la sphère NBA. Derrière une grande victoire se cache souvent une défaite. Une douleur. Pour mieux comprendre l’euphorie liée au cinquième titre de l’histoire des San Antonio Spurs, il faut remonter à la source. Pas au premier point de départ - l’arrivée de Tim Duncan - mais à ce qui aurait pu être la fin d’un cycle, la fin d’une équipe. Cette fameuse finale perdue la saison dernière. Ce fameux Game 6. Ce rebond de Chris Bosh. Le regarde de Duncan, cantonné sur le banc au même moment. Ce tir maudit - selon le point de vue - de Ray Allen. Ce même Duncan qui frappe du poing avec rage sur le parquet de l’American Airlines Arena après avoir manqué un tir près du cercle à quelques secondes de la fin du Game 7. Cette défaite cruelle.
« C’est incroyable. La douleur a hanté les joueurs des Spurs. Gregg Popovich n’a cessé d’y repenser tous les jours depuis ce fameux Game 6. Puis la souffrance a laissé place à la motivation, au désir de revanche. Les larmes de peine ont disparu, remplacé par les larmes de joie de Tony Parker, enlacé par ses coéquipiers. On raconte que c’est dans un désir de « saisir le destin à la gorge » que Beethoven a composé la Cinquième Symphonie. Comment ne pas y voir un lien avec ces San Antonio Spurs collection 2013-2014 ? Le titre de la saison passée leur était destiné. Pendant des années, Parker, Duncan, Ginobili, Popovich et consorts ont couru après un nouveau titre. Pendant des années, la presse et les fans les ont considérés comme trop vieux, trop fatigués, trop usés. Mais les Texans se sont maintenus au plus haut niveau. Malgré les désillusions, ils ont continué à parfaire leur collectif pour s’offrir une nouvelle opportunité de remporter une bague. Ce devait être la dernière. La finale 2013 leur semblait promise. L’histoire était belle : Gregg Popovich et Tim Duncan sacrés une dernière fois ensembles avant d’annoncer leur retraite. Ils étaient à 28 secondes du titre. Et le destin en a voulu autrement. Ray Allen est passé par-là. La légende des éperons a croisé la route de celle de LeBron James et du Miami Heat, en route vers l’histoire.
« Il fallait que l’on surmonte tout ça. Ce ne serait pas partie tant que nous ne nous serions pas regardés dans une glace. Nous voulions aider Manu, Tim et Tony à gagner encore une fois ici pour les remercier de tous leurs sacrifices et de leur engagement au sein de cette organisation », témoigne R.C. « On s’est tous demandé si on pourrait surmonter cette douleur. Tout a changé lors du training camp. « Pop » les a mis au défi. Nous avons affronté la réalité de la saison dernière. Nous avons affrontés la réalité de nos erreurs. Il a empêché les joueurs de se cacher. Nous avons tous reconnus que nous aurions pu mieux faire. Que nous aurions dû mieux faire.
Les San Antonio Spurs ne se sont pas écroulés. Ils sont au sommet de la NBA depuis dix-sept ans. Depuis l’arrivée de Tim Duncan le soir de la draft 1997. Dix-sept saisons consécutives à plus de 50% de victoires. Trois titres étalés sur trois décennies différentes. Dans la Cinquième Symphonie, Beethoven voulait « retranscrire la lutte de l’homme sur son destin et le triomphe final. » Il voulait également retranscrire une unité harmonique parfaite. Là encore, on peut y trouver un rapport avec les Spurs. Les hommes de Gregg Popovich se sont remis au travail. Ils sont revenus encore plus forts de cette défaite. Le staff texan a profité du training camp pour parfaite encore un peu plus l’attaque en mouvement des Spurs. Sur le terrain, les cinq joueurs ne forment plus qu’une note, qu’un instrument qui pratique un basket fluide, rythmé. La Texas Symphony est née. Toutes les statistiques parlent en faveur de Tony Parker et ses coéquipiers. Ils forment l’attaque la plus efficace de toute la NBA. Leur jeu collectif fait saliver les fans et les compilations à l’honneur des Spurs font le tour de la planète depuis quelques semaines.
« Ils étaient simplement plus forts que nous. Ils ont dominé tous les aspects du jeu. Il y a 15 ans, un jeune Tim Duncan portait une équipe de vétérans sur le toit du monde. Les San Antonio Spurs décrochaient leur premier titre NBA au cours d’une saison marquée par le lockout. Un titre « tronqué », pour reprendre les termes de Phil Jackson. Duncan avait déjà l’étoffe d’un futur Hall Of Famer mais son équipe ne faisait pas rêver les foules. Les Spurs étaient présentés comme une équipe ennuyeuse et défensive. Les arrivées successives de Tony Parker et Manu Ginobili ont marqué le début de l’internationalisation de la franchise. Pour un succès toujours aussi impressionnant sur les parquets. Les Spurs ont renversé les New Jersey Nets en 2003 après s’être cassé les dents sur les superstars hollywoodiennes des Los Angeles Lakers les saisons précédentes.
En 2005, ils sont venus à bout des Detroit Pistons au terme d’une finale très serrée mais surtout… marquée par les guerres de tranchées entre les deux équipes habitués à ne pas dépasser les 90 points par match. Enfin, en 2007, ils ont vaincu une première fois LeBron James et les Cleveland Cavaliers. 4-0, un sweep. Les Spurs étaient au sommet de leur art. Enfin, c’est ce qu’on pensait. Mais la finale n’a pas passionné les foules. « Heureusement que nos gars n’écoutent jamais ce que les gens disent’ », rappelle R.C. Les San Antonio Spurs ont continué à se façonner un nouveau style, plus en adéquation avec le basket moderne. Ils ont même dépassé les standards. Ce sont eux qui fixent les règles. Ce sont les modèles des autres franchises. Ils ont développé un basket total.
Gregg Popovich a profité de la saison régulière pour parfaire son système et ses rotations. Les Texans ont tout testé : différents groupes de départ, « small ball », « tall ball », etc, etc. Il avait vu juste. Les Spurs ne pouvaient pas perdre. Ils ont forcé le destin. Ils ont constitué l’une des plus belles équipes avec l’un des meilleurs coaches et l’un des meilleurs joueurs de l’histoire. La douleur qui a mené à ce cinquième titre était terrible. Mais la victoire n’en est que plus grande. Cette cinquième symphonie, ce cinquième titre, restera sans doute le plus beau de l’histoire de ces San Antonio Spurs.