Sport-Études et Handball : Définition et Enjeux en France

La pratique sportive est un pilier du bien-être, de la santé et de la réussite personnelle. En France, elle est aussi un vecteur d'intégration sociale et culturelle. Pour soutenir les jeunes talents, les dispositifs sport-études et les sections sportives scolaires (SSS) ont été mis en place. Cet article vise à clarifier ces dispositifs et leurs modalités d'aménagement pour les élèves sportifs.

1. Les Sections Sportives Scolaires (SSS)

Les ministères en charge de l’éducation nationale et des sports souhaitent densifier l’offre de SSS en proximité pour les élèves et améliorer leur visibilité pour les familles. Les chefs d’établissement sont ainsi encouragés à déposer des projets d’ouverture de SSS et à promouvoir l’offre de pratique physique, sportive, ou artistique en SSS auprès des familles.

1.1. Rôle et Objectifs des SSS

Les SSS jouent un rôle crucial dans la formation de jeunes sportifs de bon niveau, ainsi que de futurs éducateurs, arbitres ou dirigeants sportifs. Elles participent activement à un projet d'éducation par le sport, promouvant la santé, l'égalité, les valeurs sportives, et peuvent même influencer positivement les résultats scolaires et le climat scolaire. De plus, elles renforcent les alliances éducatives avec le tissu associatif local, ouvrant l'école sur son environnement.

1.2. Modalités de Fonctionnement des SSS

Une SSS est ouverte dans un établissement du second degré par décision du recteur d’académie, sur proposition du chef d’établissement, après avis du conseil d’administration et selon les modalités précisées en ligne sur le site Éduscol. Chaque année, le recteur arrête la carte des SSS de l’académie, après l’examen des demandes d’ouverture et de fermeture des sections par un groupe de pilotage académique constitué notamment des directeurs académiques des services de l’éducation nationale (Dasen) et des inspecteurs d’académie-inspecteurs pédagogiques régionaux EPS (IA-IPR EPS).

La SSS ne peut se limiter à un seul niveau de classe. Elle a vocation à couvrir si possible l’ensemble du cursus collège ou lycée. Dans le cas d’effectifs réduits, le fonctionnement en réseau d’établissements est une solution à étudier. L’engagement de chaque département dans l’implantation de SSS est à rechercher, tout en s’inscrivant dans le cadre d’une cohérence académique.

L’ouverture d’une SSS se traduit par un volume supplémentaire de trois heures hebdomadaires de pratique sportive. Cela peut donc nécessiter une organisation du temps scolaire pour les élèves qui y participent. La SSS ne dispense aucunement des enseignements obligatoires. Les trois heures dévolues à la section sportive scolaire sont partie intégrante de la dotation horaire globale de l’établissement.

Une SSS est ouverte pour couvrir le cursus scolaire d’un élève au collège ou au lycée. Ce dispositif doit être pérenne, quelle que soit la mobilité des personnels, et inscrit au cœur du volet sportif du projet d’établissement. Dans le cas où l’établissement concerné relève du secteur de l’élève, le chef d’établissement procède à l’inscription de ce dernier.

Ce coordonnateur est responsable du projet pédagogique de la section et de son fonctionnement. L’encadrement est effectué aussi souvent que possible par les professeurs d’EPS de l’établissement ou, à défaut, sous la responsabilité d’un professeur d’EPS, par des éducateurs sportifs proposés par un club affilié à une fédération nationale et agréée par l’éducation nationale.

Le temps de pratique dans le cadre de la SSS doit être intégré à l’emploi du temps de l’élève et ne peut en aucun cas se substituer aux horaires obligatoires d’EPS. Les IA-IPR EPS sont chargés de l’évaluation des SSS. Chaque section est évaluée tous les trois ans au lycée et tous les quatre ans au collège.

Au collège, la SSS contribue à l’acquisition des compétences du socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Une appréciation peut être portée sur le bulletin trimestriel ou le livret scolaire de l’élève.

2. Les Classes Sport-Études

Le Code de l’éducation prévoit que « des aménagements appropriés et des actions de soutien sont prévus au profit des élèves manifestant des aptitudes sportives particulières, en vue de la pratique sportive d’excellence et d’accession au haut niveau. La scolarité peut être adaptée en fonction du rythme d’apprentissage de l’élève et de ses événements sportifs » (article L. 332-4).

Ces élèves ont besoin, à des degrés différents selon leur niveau de pratique et les caractéristiques de leur activité sportive, d’aménagements de la scolarité leur permettant de concilier leur double cursus scolaire et sportif. L’objectif est de rendre compatibles les formations sportive et scolaire au plus près des aspirations, des potentialités et des charges d’entraînement et de compétition des élèves sportifs, en fonction des caractéristiques de la performance dans leur sport.

Le déroulement de la scolarité de l’élève et son évolution sportive doivent être pensés en termes de continuum, afin d’accompagner l’élève sportif dans son orientation, dans sa réussite scolaire et sportive puis dans son insertion socio-professionnelle, en repensant et densifiant l’offre.

2.1. Fonctionnement des Classes Sport-Études

Une classe sport-études est ouverte dans un établissement du second degré sur décision du recteur d’académie, après avis du comité de pilotage académique du sport de haut niveau (CPASHN) et sollicitation préalable de l’établissement bénéficiaire. Chaque année, le recteur d’académie arrête la carte des classes sport-études, après l’examen des demandes d’ouverture et de fermeture par le CPASHN, composé des Dasen, des IA-IPR EPS et des représentants de la maison régionale de la performance (MRP).

La classe sport-études a vocation à accueillir des élèves pratiquant des sports différents, afin d’atteindre un effectif suffisant pour constituer une division complète, mais peut aussi être organisée autour d’un groupe d’élèves ayant la même activité et pratiquant au sein de la même structure sportive. Elle concerne un même niveau scolaire, même si des regroupements d’élèves de niveaux différents sont possibles en fonction des effectifs et des projets pédagogiques.

Le recteur d’académie veille à ce que l’implantation des classes sport-études soit lisible et cohérente. L’engagement de chaque collectivité territoriale dans l’implantation des classes sport-études est à rechercher, tout en s’inscrivant dans la cohérence de la carte académique et de la proximité des structures pour la formation sportive.

2.2. Aménagements et Suivi des Classes Sport-Études

L’établissement scolaire assure la formation scolaire dans le respect des programmes en vigueur. Il assure, dans la mesure de ses possibilités, une organisation pédagogique propice à la réussite du double cursus. Pour cela, il aménage la scolarité et peut également alléger la scolarité selon les conditions énoncées au point 2.2.7.

La demande d’affectation en classe sport-études est formulée par l’élève et ses représentants légaux. Elle fait l’objet d’un dépôt de candidature dans le calendrier et selon la procédure définis par les services académiques et départementaux pour l’affectation des élèves au collège et au lycée. Une commission d’affectation dédiée, placée sous l’autorité du Dasen du département d’implantation du dispositif, examine les demandes et ordonne les candidatures proposées à l’affectation.

Le chef d’établissement veille au bon fonctionnement de la classe sport-études. Il désigne un membre volontaire de l’équipe éducative pour en assurer le suivi et la coordination.

L’équipe organise les enseignements en fonction des aménagements et des allègements arrêtés. Les formes et les stratégies d’intervention doivent permettre les acquisitions visées par les programmes en vigueur. En fonction du niveau de développement du projet de performance sportive, l’encadrement sportif assure la mise en œuvre des contenus propres au cursus de la formation sportive.

L’ouverture d’une classe sport-études nécessite un aménagement de la scolarité pour tous les élèves qui y participent. Elle peut occasionner un allègement de la scolarité, dans la limite de quatre heures trente minutes hebdomadaires, qui peuvent être annualisées afin de répondre notamment à des contraintes de pratique saisonnière.

Afin de permettre aux élèves de suivre leur entraînement sportif, les établissements scolaires concernés veillent par ailleurs à proposer un emploi du temps « compacté », libérant des plages horaires adaptées aux temps d’entraînement, dans la configuration concernant le plus grand nombre des élèves accueillis.

Les acquis scolaires des élèves sont portés dans le livret scolaire unique (LSU) et le livret scolaire numérique du lycée (LSL).

2.3. Aménagement Individuel Sport-Études

La classe sport-études est la réponse prioritaire apportée aux élèves bénéficiaires des aménagements et des allègements présentés au 2.2.7. Il peut cependant arriver que, en raison de fortes contraintes sportives ou géographiques, un élève ne puisse rejoindre une classe sport-études ou qu’il puisse avoir besoin d’aménagements renforcés au sein même de la classe sport-études qu’il fréquente.

Pour les élèves non scolarisés en classe sport-études demandant un aménagement individuel au sein de leur établissement de scolarisation, la demande s’apprécie au regard de l’impossibilité à rejoindre ou suivre dans de bonnes conditions une classe sport-études, en raison d’un isolement géographique ou d’une pratique de haut niveau/haute performance.

L’aménagement individuel sport-études est mis en place sur demande des représentants légaux, sur autorisation du directeur d’école, sous couvert de l’IEN de circonscription, ou du chef d’établissement, après avis de la MRP pour les élèves non scolarisés dans les classes sport-études, et dans le respect des dispositions prévues au paragraphe 2.2.7. Il peut occasionner un allègement de la scolarité, dans la limite de quatre heures trente minutes hebdomadaires (non cumulables avec l’allègement proposé en classe sport-études).

3. Le Métier de Handballeur Professionnel

Le handballeur professionnel consacre une grande partie de son temps à l'entraînement et aux compétitions. Contrairement aux idées reçues, ce métier exige des efforts considérables, similaires à ceux des basketteurs et footballeurs professionnels. La préparation physique et une alimentation équilibrée sont essentielles. Les joueurs sont souvent en contact avec des professionnels de santé tels que kinésithérapeutes, médecins du sport et diététiciens.

La vie de famille peut être affectée par les nombreux déplacements pour les matchs. Les handballeurs peuvent également être amenés à tester du matériel sportif et à participer à des actions de promotion et de communication pour leur club ou leurs sponsors. Ils peuvent aussi effectuer des arbitrages lors d'épreuves sportives.

Compétences requises Formations Salaire moyen en LNH (France)
  • Anatomie et physiologie
  • Diététique
  • Techniques de communication et de marketing
  • Normes de sécurité
  • Réglementation du handball
  • Équipements sportifs
  • Arbitrage
  • Management d'équipe
  • Sections Sportives Scolaires (SSS)
  • Centres d'Entraînement Régionaux (CER)
  • Pôles Espoirs
  • Centres de Formation des Clubs Professionnels
4000-5000 euros par mois

DEVENIR JOUEUR PROFESSIONNEL ?! Explications !

3.1. Formations et Parcours

Pour devenir handballeur, il faut passer par des clubs sportifs. La première étape est d'intégrer une Section Sportive Scolaire (SSS) entre 11 et 14 ans, avec 2 à 3 entraînements par semaine. Ensuite, les jeunes peuvent rejoindre un Centre d'Entraînement Régional (CER) entre 13 et 18 ans pour préparer l'entrée au Pôle Espoirs ou dans les clubs nationaux. L'intégration du Pôle Espoirs permet d'accéder à un programme d'excellence visant à être sélectionné en Équipe de France Jeunes, puis Junior, et enfin, intégrer les Centres de Formation des Clubs Professionnels.

Après 18 ans, les handballeurs prometteurs entrent en Centre de Formation des clubs Professionnels, où ils suivent un entraînement intensif en parallèle de leurs études supérieures. Il est crucial pour un sportif de haut niveau de poursuivre des études en raison de la courte carrière dans ce domaine.

3.2. Rémunération

Le salaire d'un handballeur professionnel varie en fonction du club et de l'équipe. En LNH en France, le salaire moyen tourne autour de 4000-5000 euros par mois. Cependant, la rémunération des cadres de l'équipe de France peut atteindre jusqu'à 50 000 euros bruts par mois.

3.3. Autres Métiers du Handball

Outre le métier de handballeur professionnel, d'autres professions dans le domaine du handball sont accessibles, offrant des opportunités variées pour ceux qui souhaitent rester impliqués dans ce sport passionnant.

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