L'Histoire du Soccer en Salle à Montréal: Des Ligues aux Équipes

Montréal a une riche histoire en matière de soccer, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur. Cet article explore l'évolution du soccer en salle à Montréal, en mettant en lumière les ligues, les équipes et les moments clés qui ont façonné ce sport dans la ville.

Vue de Montréal la nuit

Les Débuts du Soccer Professionnel à Montréal

En 1992, la CSL, championnat du Canada créé en 1987, disparaît. Montréal, qui y était représenté par le Supra, se retrouve une fois de plus sans équipe de football professionnelle pour défendre ses couleurs. C’est en 1993 que l’Impact de Montréal FC allait disputer son premier match, sous les ordres d’Eddie Firmani, celui-là même qui avait dirigé le Manic de Montréal à l’époque de la NASL au début des années 80. Le public a bien répondu à l’appel. Si bien que lors du premier match à Montréal, 5380 spectateurs viennent encourager leur nouvelle équipe.

Pour la petite histoire, rappelons que l’IMFC avait battu Tampa Bay 4-2 à la plus grande joie des amateurs massés dans les gradins du Centre Claude Robillard. Cette saison fut toutefois difficile. En 1994, après le départ de Firmani, Valerio Gazzola est appelé à prendre la relève comme entraîneur. Trosième à l'issue de la saison régulière, Montréal se qualifie pour la première phase finale de son histoire. Après avoir disposé de Los Angeles en demi-finale, Montréal est l’hôte de la grande finale contre les Colorado Foxes. Devant 8169 spectateurs, l’IMFC s'impose 1-0 et donne ainsi un premier championnat nord-américain de football à la ville de Montréal.

L'Incursion dans le Soccer en Salle (1997-2000)

Durant l’hiver 1997-1998, Montréal allait disputer la première de 3 saisons de soccer en salle dans la National Professional soccer League (NPSL). L’équipe évoluait au Centre Molson, l'antre des Canadiens de Montréal. Mais le spectacle proposé était très pauvre durant la première année et l'intérêt du public inexistant du début à la fin.

Au printemps 1999 intervient un tournant dans l'histoire du club. Le groupe Saputo vend l’équipe à un groupe d’actionnaires locaux dirigé par Joey Saputo, impliqué à titre personnel. Les nouveaux propriétaires décident alors de ne pas disputer la saison estivale 1999, prétextant vouloir mieux se concentrer sur la saison intérieure 1990-2000 qui allait être disputée alors dans la salle omnisports du Centre Claude Robillard. Une erreur car beaucoup de choses durent être recommencées à zéro l'année suivante, effaçant ainsi une bonne partie du travail effectué depuis la création de l'équipe.

Durant l’année, la concession intérieure est vendue à un groupe d’hommes d’affaires de Toronto mené par Neil Jamieson. Il faut donc attendre la saison 2000 pour revoir le club jouer au soccer à 11, mais pour la deuxième fois de son histoire, Montréal était déjà éliminé dès la saison régulière terminée.

MLS - Thierry Henry : L'Impact de Montréal qualifié pour les séries

Les Années de Reconstruction et de Succès (2001-2006)

En 2001, Valério Gazzola est de retour à la barre du club et on embauche même des joueurs européens comme Grégory Campi et George Papandreou. Toutefois, la saison s'avère très difficile, le groupe Ionian décidant de mettre fin à son implication dans le club et le déclarant en faillite en plein championnat ! La A-league doit mettre l’équipe sous tutelle pour pouvoir terminer la saison et Joey Saputo est nommé administrateur pour la ligue. Nick De Santis devient joueur-entraîneur et les membres de l'équipe subissent des coupures de salaires. Sans ces nombreux sacrifices de la part des joueurs et du personnel du club, c’était la fin du football professionnel à Montréal.

Pendant l’automne 2001, la reprise de l’équipe est annoncée en grande pompe avec la participation de partenaires corporatifs majeurs tels Hydro-Québec, le gouvernement du Québec et Saputo. L’avenir du club est assuré pour 5 ans et les gens en place pourront travailler plus librement à construire quelque chose de stable. On annonce l’embauche de Bob Lilley comme entraîneur, lui qui venait de conduire Hershey à la finale de la A-League.

Avec un noyau principalement composé de joueurs canadiens auxquels furent adjoints Eduardo Sebrango et Zé Roberto entre autres, Montréal édition 2002 allait retrouver le chemin de la phase finale de la saison. Une élimination trop hative contre Rochester mettra un terme à une très bonne saison pour la formation montréalaise. Elle se consolera cependant en remportant la première édition de la Coupe des Voyageurs, alors championnat du Canada officieux.

Avec une moyenne de 5355 spectateurs par match, la plus grosse de son histoire, l’IMFC a réussi à regagner la faveur du public. Mais la plus belle réussite se situe sans le moindre doute au niveau de l’affluence au Centre Claude Robillard. Pour son dixième anniversaire, en 2003, le club vise ouvertement le haut du tableau. Pas moins de onze nouveaux joueurs débarquent et la quasi-totalité du noyau a une expérience internationale.

Malheureusement, avec son style de jeu qui porte à tout sauf à l'attaque, Bob Lilley est incapable de concrétiser ces ambitions sur le terrain. Ses penchants pour le jeu défensif à outrance offrent au nombreux public un spectacle indigne de la qualité des joueurs mis à sa disposition. S'en suit une nouvelle élimination précoce, en quarts de finale, contre Rochester. Cependant, en coulisses, les occasions de se réjouir ne sont pas rares : le palmarès de Montréal s'est enrichi avec une deuxième Coupe des Voyageurs consécutive, le public est encore plus nombreux que la saison précédente et les records d'assistance sont battus à plusieurs reprises.

C’est donc sous les ordres de l'ancien adjoint que s’amorce la saison 2004 et ce, sous le signe de la concrétisation. Dix ans après avoir gagné le titre comme joueur, De Santis a le mandat d’amener l’équipe plus loin possible et de redonner un style plus châtoyant au onze montréalais. On assiste effectivement à une nette progression offensive mais c’est toujours en défense que Montréal est le plus dominant.

Après avoir terminé la saison régulière en deuxième position à un point de Portland, Montréal a la chance de se venger de sa bête noire, Rochester, qu'il sort dès les quarts de finale en remportant aussi bien le match aller que le retour. En demi-finale, Syracuse fait preuve d’inexpérience et d’indiscipline et s'avère une proie assez facile pour des Montréalais qui atteignent ainsi la grande finale de la A-league. Tout au long de la saison, le public répond présent, si bien que le club a établi un nouveau record avec une assistance moyenne de 9551 spectateurs. Pour cette apothéose, ils sont 13,648 à assister à la victoire 2-0 contre Seattle.

Si l'équipe perd une de ses figures historiques, Lloyd Barker, qui a mis un terme à sa carrière, elle conserve ses fers de lance Greg Sutton, Gabriel Gervais et Sandro Grande, malgré les rumeurs de transfert dans un championnat plus relevé. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, 2005 sera sous le signe de la continuité. Elle poursuit sur son élan et commence l'année par une série de 15 rencontres consécutives sans défaite.

Mais l'évènement de l'année fut surtout l'annonce de la construction du stade Saputo, qui ouvrira ses portes en 2007. Malgré les bons résultats, l'équipe a un problème structurel : elle marque trop peu pour une formation du top. Ainsi, en 2006, l'IMFC s'arrange pour avoir en ses rangs quatre des meilleurs buteurs de la D1 la saison précédente mais, en contrepartie, perd Eduardo Sebrango.

Les Défis et les Changements (2007-2011)

L'année 2007 commence par une grande lessive dans le noyau. Un nombre impressionnant de transferts, entrants comme sortants, laisse augurer une période de transition. Pourtant, l'équipe trouve vite le bon rythme... avant de s'essouffler et de prendre 5 points sur 15 contre les 3 derniers. S'ensuivent de nombreux nouveaux départs et arrivées.

Nick De Santis remet sa démission. Il prend du coup le poste de directeur technique, qui semble taillé à sa mesure. En 2008 (re)naît aussi, enfin, un championnat du Canada. John Limniatis est le nouvel entraîneur. Les débuts de Limniatis coïncident avec deux victoires contre Vancouver dans cette compétition. L'équipe n'est pas pour autant relancée mais, après quelques semaines difficiles, elle arrache un nul 1-1 à Toronto, suffisant pour remporter le titre national et se qualifier pour le tour préliminaire de la Ligue des champions.

Après avoir éliminé Esteli de peine et de misère, Montréal réalise l'exploit de sortir de son groupe, composé également d'Atlante (Mexique), Olimpia (Honduras) et Joe Public (Trinité-et-Tobago). En cours de saison, le club profite également du retour au Québec, pour des raisons diverses, de Rocco Placentino, Sandro Grande et Félix Brillant.

La saison 2010 est un mélange de rupture et de continuité. Rupture car suite à une menace de sécession de la part de certaines équipes, la compétition n'est plus contrôlée par les USL et devient la Division 2 américaine. Continuité car on ne change pas une équipe qui gagne, et l'effectif est maintenu avec seulement quelques renforts à certaines positions stratégiques.

2011 s'avère un flop monumental. En début de saison, le club crie haut et fort que tous les joueurs du noyau ont les capacités de l'accompagner en MLS un an plus tard. Et pourtant, Marc Dos Santos et son équipe sont méconnaissables : après une élimination contre Vancouver en demi-finale de la Coupe du Canada (qui a remplacé le défunt championnat) et un départ calamiteux en NASL (nouveau nom de l'antichambre de l'élite américaine), l'entraîneur remet sa démission.

L'Arrivée en MLS et les Changements d'Identité (2012-2021)

La saison 2012 est historique pour le club, puisqu'il y effectue son entrée en Major League Soccer. Il ne conserve que six joueurs de la saison précédente, et seul Hassoun Camara percera au niveau supérieur. Jesse Marsch est le nouvel entraîneur et, à de rares exceptions près, les premiers transferts sont des joueurs de MLS plus ou moins expérimentés et de jeunes Américains.

Rapidement, des renforts arrivent d'Italie. Le déclic se produit quand l'axe de l'entrejeu passe de deux à trois joueurs. Ce sera le point fort de l'équipe, grâce au Brésilien Felipe et à Patrice Bernier, revenu au bercail. Vers la mi-championnat, deux grands noms débarquent : l'attaquant Marco Di Vaio, premier joueur désigné de l'histoire du club, et Alessandro Nesta, qu'on ne présente plus.

Malgré cela, l'équipe est une des plus faibles de la compétition sur les ailes, dans le jeu aérien et sur les phases arrêtées. Montréal termine dans le ventre mou du classement et réussit une bonne première saison quand on la compare à celles des formations arrivées en MLS au cours des années précédentes. Le club concentre alors toute son énergie à la recherche de ...

Ce 14 janvier 2021, la franchise québécoise de Major League Soccer (MLS) de l’Impact de Montréal dévoile sa nouvelle identité. « Le nom de base est Club de Foot Montréal mais ce sont les fans et les médias qui décideront de notre appellation avec le temps » a précisé Kevin Gilmore lors d’un échange avec la presse. Les couleurs retenues sont le noir impact, le gris glacé et le sacré bleu. « C’est un processus qui dure plusieurs mois » nous précise Justin Kingsley en visioconférence.

Nouveau logo du Club de Foot Montréal

L'Association de Soccer du Québec (ASQ)

L’ASQ s’adressent aux ligues, aux clubs et aux équipes non affiliés avec la Fédération de Soccer du Québec. L’Association de Soccer du Québec (ASQ) chapeaute les championnats et tournois de la Ligue de Développement Soccer 11 du Québec aussi connu sous le nom de la Ligue DS11. L’A.S.Q. et la LIGUE DS11 et La Ligue de Développement Soccer 11 a été mis en place en se basant sur les principes de formation et de développement sportifs communément appelés la méthodologie JMG.

L’Association des Joueurs de Soccer du Québec, procure un financement et un support pour la Ligue de Développement DS11 et permets à tous les jeunes qui y participent de jouer dans les championnats et tournois de la la Ligue DS11 et de l’A.S.Q.gratuitement.

Les Changements d'Entraîneurs au CF Montréal

Le monde du soccer professionnel est en constante évolution, et le CF Montréal ne fait pas exception. Récemment, le club a connu des changements significatifs au niveau de son encadrement technique, soulevant des questions sur les qualifications des entraîneurs et les défis auxquels ils sont confrontés.

Départ de Hernan Losada

Hernan Losada n’est plus l’entraîneur du CF Montréal. Déjà, lors du bilan de saison, on sentait les tensions. Les déclarations aux médias tant d’Olivier Renard que de Gabriel Gervais qui se disaient mécontent de l’attitude de l’équipe à Columbus illustraient que le tapis glissait sous les pieds de l’entraîneur.

Le Court Passage de Laurent Courtois

Laurent Courtois était à la tête du CF Montréal depuis plus d'un an. Le CF Montréal a décidé de virer, ce lundi, l'entraîneur français Laurent Courtois, dernier de Conférence Est en MLS avec un seul point en cinq journées. Nommé à la tête de l'équipe québécoise en janvier 2024, l'ancien joueur formé à l'OL a payé le mauvais début de saison de sa franchise.

Wilfried Nancy: Un Modèle de Réussite

À la fin de sa carrière de joueur, marquée notamment par une expérience en deuxième division à Toulon, Wilfried Nancy a fait ses bagages. Direction le Québec, où le Havrais a façonné sa philosophie d’entraîneur à l’académie de l’Impact Montréal, puis comme adjoint de Rémi Garde et Thierry Henry. Wilfried Nancy avait fait le tour de ce qu’il y avait à voir en France.

Dix-huit ans plus tard, il n’est plus tout à fait le même. Les mots lui viennent d’abord en anglais lorsqu’il raconte cette « story ». Cette histoire, la sienne, qui l’a vu devenir l’un des entraîneurs les plus prestigieux du continent nord-américain. Car Wilfried Nancy pêle-mêle, c’est deux premières saisons brillantes à Montréal avant son départ à Columbus, deux nominations parmi les trois techniciens de la saison en MLS sur les deux derniers exercices.

Les Défis de Thierry Henry à Montréal

Thierry Henry vient de passer une saison - chamboulée par le Covid - sur le banc du Club de Foot Montréal (ex-Impact) en MLS. Loin de la pression médiatique qui avait accompagné son passage à Monaco. Alors qu'il vient d'annoncer son départ "pour raisons familiales", RMC Sport a interrogé ceux qui l’ont côtoyé là-bas pour évoquer l'apprentissage et l'évolution de coach "Titi" au Québec.

Thierry Henry, quarante-trois ans, 441 buts en carrière, est un jeune coach. Mais il n’épouse pas le modèle du manager moderne qui laisse ses adjoints les mains dans le cambouis pour observer de loin. "Dans les bureaux, il délègue beaucoup à ses adjoints, raconte Olivier Renard, directeur sportif belge du club montréalais. Mais sur le terrain, il aime bien montrer lui-même ce qu’il aimerait voir. Il a un corps d’athlète et il pourrait jouer demain. Il n’a pas pris un kilo." Mais sa place est désormais sur le banc.

Five Montréal: Une Nouvelle Organisation de Soccer

Fondé en 2023, ce groupe d’organisation de Five, Futsal, 7vs7 et 8vs8 s’affirme et s’impose davantage dans le paysage sportif montréalais. Le concept de Five Montréal est clair : organiser des matchs où les joueurs, après réservation, ont leur place garantie. Pas de système de remplaçants, « tu viens, tu as ta place, tu joues, tu prends du plaisir et tu reviens », affirme Théodore.

La ville de Montréal n’a pas été choisie au hasard, « c’est ici qu’il y a tous les immigrants qui jouent au foot », déclare Théodore. Ce groupe d’organisation met un point d’honneur au relationnel, « on privilégie bien plus le lien social que la recherche de marge à tout prix », confie Théodore.

Équipe/Organisation Type de Soccer Année de Fondation/Début
Supra de Montréal Professionnel (CSL) 1987
Impact de Montréal FC Professionnel (NASL, MLS) 1993
Club de Foot Montréal Professionnel (MLS) 2021 (changement de nom)
Five Montréal Five, Futsal, 7vs7, 8vs8 2023

tags: #soccer #en #salle #montreal