L'Histoire Triomphale du Saint-Nazaire Volley-Ball Atlantique

Le Saint-Nazaire Volley-Ball Atlantique (SNVBA) a écrit une page glorieuse de son histoire en remportant son premier titre de champion de France de Marmara SpikeLigue. Retour sur un parcours exceptionnel, marqué par des confrontations mémorables et une détermination sans faille.

Saint-Nazaire célèbre sa victoire en Marmara SpikeLigue. (J.B. Autissier/L'Équipe)

Un Sacre Historique en Marmara SpikeLigue

Dans un match retour irrespirable, Saint-Nazaire a remporté son premier titre de champion de France au « golden set » contre Tours (15-12), dimanche. Le SNVBA a remporté dimanche le premier titre de champion de France de son histoire, deux ans après sa montée en Marmara SpikeLigue. Tenant du titre, Tours n'a pas réussi à remonter son retard après sa défaite au match aller (3-1). Le retour, qui a duré près de 3 h 15, a réservé un scénario étouffant.

Vainqueur du premier set (25-21), Saint-Nazaire a cédé les deux suivants (18-25, 27-29) avant de réagir en s'offrant le quatrième (25-21). De quoi garantir, a minima, le fait de jouer un « golden set ». Lequel est devenu inévitable une petite demi-heure plus tard quand Tours a remporté le tie-break (15-17), alors que Saint-Nazaire avait obtenu une première balle de titre. Mais le SNVBA a remis un coup de collier pour dominer le « golden set » (15-12) et décrocher un premier titre, grâce notamment à ses américains Jordan Ewert (19 points) et Kyle Ensing (13), qui ont compensé l'énorme match du Brésilien du TVB Aboubacar Dramé (28 points).

Une énorme surprise pour le 7e de la saison régulière, qui avait déjà éliminé Nantes et Tourcoing, respectivement deuxième et troisième, pour se hisser en finale.

Les Débuts du Club et Son Évolution

Le Saint-Nazaire Volley-ball Atlantique fête ses cinquante ans ce vendredi 6 octobre, à l’occasion de la réception en amical du voisin nantais (18 h 30). Saint-Nazaire fête ses cinquante ans ! D’abord connu sous le nom de SNVB jusqu’en 1993, puis SNVBA depuis, le club évolue désormais en Ligue A et est qualifié pour la Coupe d’Europe cette saison. Ce vendredi 6 octobre, le club proposera une exposition dans sa salle Coubertin.

« Avec mes amis de l’époque Alain Le Boulicaut et Jacques Blochet on a créé une association sportive qu’on a déclarée en préfecture fin septembre 1972. La première équipe a commencé lors de la saison 1973-1974 en départementale, qui, de mémoire, s’appelait division honneur départemental. Au moment de la création nous étions tout au plus 25 licenciés, puis une équipe féminine s’est formée dans les années 1975, et des cadets et juniors sont ensuite arrivés. Fin 1978, nous étions une petite centaine. Chaque année, l’équipe senior a gravi les échelons, ce qui a rapidement suscité une forte émulation. De nombreux bénévoles étaient déjà présents, je pense notamment à la famille Pragnère, à Thierry Jean, Alain Coueffé.

« J’ai succédé à René Frémondière en 1978 lorsque j’ai arrêté de jouer aux PTT Nantes, j’avais 30 ans. Parmi les souvenirs, je retiens la mythique salle de la Berthauderie où nous jouions à l’époque. Il y avait une émulation énorme, on évoluait devant 1200, parfois 1300 spectateurs, bien au-delà de la capacité autorisée. Quelle ambiance ! Les soirs de match, il fallait faire la queue sur des centaines de mètres avant d’accéder à l’enceinte ! Je me souviens de Joel Batteux, le maire emblématique de Saint-Nazaire, qui était présent presque à chaque fois et qui faisait la queue comme tout le monde. Aujourd’hui j’ai des problèmes de mobilité qui restreignent mes déplacements, mais je suis très attentivement les matches sur internet.

« J’ai succédé à Alain Soudé en 1984 parce qu’entre sa vie professionnelle et son implication au SNVB, gérer la présidence devenait compliqué pour lui. On en avait parlé bien avant, et après réflexion, je me sentais apte, j’ai donc accepté. À l’origine, j’étais basketteur, mon épouse était volleyeuse, on alternait entre les deux sports, un jour il a fallu trancher, j’ai choisi le volley, d’abord en tant que bénévole, jusqu’à embrasser la présidence. En 1984, on était en N2, ou peut-être même en N1B, et on atteint la N1A en 1989. Cette première accession ne s’était pas très bien passée, on était le petit poucet, personne ne connaissait Saint-Nazaire, au niveau recrutement on avait eu du mal à faire venir des joueurs, on avait fait l’ascenseur. On était remonté en N1A en 1992 avec une équipe bien plus compétitive, on avait fini septième. Quand on voit où en est le club aujourd’hui, on peut dire que c’est quand même énorme. L’Europe, c’est une belle cerise sur le gâteau. Il y a tellement de bons souvenirs ! Qui ne se souvient pas de l’ambiance de la Berthauderie ? Tant de grosses équipes s’y sont cassé les dents ! L’ambiance était folle, les spectateurs étaient assis à trois mètres du terrain… Le chaudron portait bien son nom, il était chaud bouillant !

« Je suis arrivé en 2002, le club évoluait en N2. J’ai été président en relais avec Pierre Leroux pendant une douzaine d’années. On a connu des hauts et des bas, différentes montées jusqu’en Ligue B, puis des remontées en N1 et Ligue A. C’était une expérience très intéressante. On a essayé de structurer le club, de le professionnaliser. Une anecdote me revient : on évolue en N1 et on fait tout un parcours pour réaccéder au monde pro. On dispute la finale à Canteleux (banlieue de Rouen) et le vainqueur monte en Ligue B. On gagne 3-2, là-bas, c’est un souvenir mémorable. Avoir un club pro à Saint-Nazaire, c’est dans la nature des choses. Le volley y est incontournable, tout Nazairien connaît le SNVBA. Pour avoir connu une montée en Ligue A, l’important est de pérenniser les choses. Sous la présidence de Yannick Poterie, cela a été le cas.

« J’ai repris la présidence en septembre 2015, le club avait été mis en règlement judiciaire au tribunal de Saint-Nazaire en juin. On a fait une année en Élite. Ça nous a permis d’assainir rapidement les finances, car beaucoup de partenaires sont restés. Ensuite, on a essayé de structurer le club dans la mesure du possible, pour que la section amateur et la partie pro puissent progresser de façon raisonnable. On a recruté notamment des éducateurs sportifs pour la partie amateur. On a attaqué la Ligue B à partir de 2016-2017 en faisant notre petit bonhomme de chemin avec trois places de finaliste, jusqu’à la montée en 2021-2022. Notre gestion financière saine nous permet d’avoir un équilibre et des recettes propres : l’an passé, 50 % d’entre elles provenaient du privé. La bonne surprise de la saison dernière, ça a été la victoire lors du tournoi de qualification européen. On a renforcé le staff médical avec l’incorporation d’un préparateur physique à temps plein. Cet anniversaire donne l’opportunité de voir ou revoir des gens que je ne connaissais même pas, car je suis arrivé au club en tant que partenaire. On est le seul club pro qui évolue à ce niveau sur la côte, mais au milieu d’un monde sportif très présent à Saint-Nazaire. Comme je le dis toujours, ce sont les 50 ans du volley à Saint-Nazaire, car le SNVB s’est terminé en 1992 et le SNVBA a pris la suite. C’est un club qui a eu des hauts et des bas. Quand on ne structure pas correctement, et parce qu’on n’avait pas les moyens de le faire à l’époque, on peut vite redescendre. Ce n’est pas évident de rester dans l’élite, on le voit aujourd’hui. On arrive à une certaine maturité, oui, mais il faut qu’on soit méfiant cette année. J’ai entendu dire que la deuxième année en Ligue A est complexe à gérer. Nous sommes attendus un peu partout maintenant. Fêter l’anniversaire du club, on en a discuté l’année dernière avec Yannick Poterie quand j’étais vice-président et lui président. 50 ans de club, on ne peut pas rater cette occasion. Je me suis appuyé sur les mémoires vivantes du club, qui ont fait un travail de recherche de photos, d’articles, pour faire ces 24 panneaux d’exposition, plus quelques tenues d’époque et deux grandes affiches. Ça va être très convivial, très sympa, de revoir d’anciens joueurs, dirigeants, bénévoles… Énormément d’anciens dirigeants sont des bénévoles de maintenant. On nous dit qu’on a des bénévoles très accueillants et ça fait plaisir à voir. Les productions télé sont ravies de venir à Saint-Nazaire.

SNVBA contre Paris Volley: Une rivalité marquante

Le Saint-Nazaire volley-ball Atlantique (SNVBA) et le Paris Volley, deux clubs avec des trajectoires distinctes, se sont croisés à plusieurs reprises dans l'histoire du volley-ball français. Leurs affrontements, souvent chargés d'enjeux importants, ont marqué les esprits des supporters et ont contribué à l'histoire de ces deux équipes.

Une Finale de Ligue B Mémorable

Le samedi 27 avril, le Saint-Nazaire volley-ball Atlantique a reçu Paris en finale aller du championnat de France de Ligue B. Le vainqueur de cette confrontation avait la chance de monter en Ligue A. Trois mois plus tôt, peu auraient parié sur une telle apothéose, tant les Nazairiens semblaient en difficulté.

En terminant 6e de la saison régulière, les Nazairiens ont bénéficié d'un facteur chance en évitant Paris dans leur partie du tableau. Ensuite, ils ont éliminé Martigues et Cambrai, deux adversaires redoutables, sans concéder plus d'un set par rencontre. Durant les play-offs, les Nazairiens ont affiché une transformation remarquable.

Selon Gilles Gosselin, il y a eu une prise de conscience collective et une unité créée entre les joueurs. Paris était considéré comme le favori de la finale, mais Illac a prouvé que l'ogre de la capitale pouvait être ébranlé.

La clé de cette finale résidait dans la capacité à contenir l'arme principale des Parisiens et à soigner l'engagement de Saint-Nazaire. Malgré la distance avec les playoffs, Saint-Nazaire a remporté une belle victoire sur le parquet de Paris lors de la 23e journée de Ligue A (1-3).

Luuc Van Der Ent pour Saint-Nazaire (au centre).

Saint-Nazaire s'est offert une huitième victoire à Paris, dominant largement la rencontre (0-3). Helder Mendes Spencer a marqué 17 points, bien accompagné par Kyle Ensing (12 points).

Le Retour en Ligue A du Paris Volley

Relégué pour des raisons financières, le Paris Volley a remporté le titre de Ligue B en dominant Saint-Nazaire en match d'appui (3-0). Le club de la capitale a ainsi retrouvé l'élite dès la saison suivante.

Après une saison en Ligue B, le Paris Volley est remonté dans l'ascenseur. Le club parisien, fort de neuf titres de champion de France, a remporté le match d'appui face à Saint-Nazaire, confirmant une saison très solide.

Autres Rencontres et Défis

Les volleyeurs de Saint-Nazaire se sont imposés à Paris, gagnant 3 sets à 1. Cette performance n'a cependant pas suffi pour atteindre les play-offs. Ils ont joué leur dernier match de la saison à domicile contre Poitiers.

Le SNVBA a reçu les Tchèques du Ceske Budejovice pour une qualification en 8es de finale de la Ligue des Champions.

Récapitulatif des Moments Clés

Voici un tableau récapitulatif des moments clés de l'histoire du SNVBA :

Année Événement
1972 Création du SNVB
1993 Le club devient le SNVBA
1989 Première accession en N1A
2021-2022 Montée en Ligue A
[Année] Premier titre de champion de France en Marmara SpikeLigue

L'histoire du SNVBA est riche en événements marquants, témoignant de la passion et de l'engagement de ses joueurs, dirigeants et supporters.

LIVE Championnat nationale 2 Masculine SNVBA

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