Qu'est-ce que Sky Premier Football et Comment la Premier League Est-elle Devenue un Phénomène Mondial?

La Premier League est aujourd'hui reconnue comme la compétition la plus prestigieuse et la plus suivie à travers le globe. Chaque week-end, des millions de spectateurs se branchent pour suivre des rencontres d’une intensité rare, avec des clubs qui se disputent le titre de champion. Mais comment la Premier League a-t-elle pris cette place de leader dans le football mondial ?

Pour comprendre comment la Premier League a pris cette place prédominante, il est important de revenir sur sa création. En 1992, après une scission avec l'ancienne First Division de la Football League, la Premier League est fondée dans le but d'attirer davantage de revenus via les droits télévisés. Cette décision historique est un véritable tournant pour le football anglais.

L'ascension de la Premier League

Dans les années 1990, la Premier League n'était pas encore le championnat dominant en Europe qu'elle est aujourd'hui. À cette époque, d’autres ligues, comme la Serie A italienne et la Liga espagnole, attiraient les majeures parties des stars mondiales. L’Italie, avec des joueurs comme Diego Maradona et Ronaldo, ainsi que l’Espagne avec Zinedine Zidane, étaient souvent considérées comme des ligues plus compétitives.

Au début des années 2000, la Premier League a commencé à se démarquer. L’ouverture internationale du championnat et sa capacité à attirer des stars mondiales ont fait de la Premier League un spectacle suivi par des millions de fans, non seulement au Royaume-Uni, mais partout dans le monde. L'essor des clubs anglais dans les compétitions européennes, notamment avec les victoires en Ligue des Champions de Manchester United en 1999, de Liverpool en 2005 et de Chelsea en 2012, a permis de renforcer la visibilité mondiale de la Premier League.

Dès les années 2000, les revenus issus des droits télévisés ont explosé et ont propulsé la ligue au sommet des ligues les plus riches. Ce financement massif a permis aux clubs anglais d’investir dans des infrastructures de pointe, mais surtout dans le recrutement de joueurs de calibre mondial. Des clubs comme Manchester United, Chelsea, Manchester City, et plus récemment Newcastle United, ont été rachetés par des investisseurs internationaux, qui ont injecté des milliards dans les équipes. En 2003, l’achat de Chelsea par Roman Abramovitch a marqué le début d’une nouvelle ère, suivie par l'acquisition de Manchester City par le fonds souverain des Émirats arabes unis en 2008.

Le mercato anglais est souvent le plus impressionnant au niveau mondial, avec des transferts record. En 2023, Arsenal a déboursé 105 millions d’euros pour recruter Declan Rice, tandis que Manchester United a signé Mason Mount pour 100 millions d’euros.

Au-delà de son impact financier, la Premier League s’est également affirmée par ses performances en compétitions européennes. Ces dernières années, les clubs anglais ont souvent dominé les phases finales de la Ligue des Champions et de la Ligue Europa. Ce succès n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une préparation méticuleuse et d’un recrutement judicieux.

Les joueurs de la Premier League attirent l'attention du monde entier.

L'audience mondiale et l'ambiance des stades

Avec sa puissance financière et ses succès sur la scène européenne, la Premier League a également su conquérir une audience mondiale. Les chiffres sont impressionnants : en moyenne, la Premier League est regardée par 4,7 milliards de téléspectateurs cumulés sur l’ensemble d’une saison. Lors des grands chocs comme Manchester United contre Liverpool, l’audience peut atteindre jusqu’à 30 à 40 millions de téléspectateurs en temps réel. En ce qui concerne les stades, la Premier League fait également très fort. Avec un taux d'occupation de près de 95 %, ce sont environ 400 000 spectateurs qui assistent physiquement aux matchs chaque week-end. Cette couverture médiatique mondiale et la ferveur des supporters sur place consolident l’attractivité de la Premier League.

Enfin, l’âme de la Premier League réside dans ses stades emblématiques et l’ambiance unique qu’ils offrent. Des lieux comme Anfield, Old Trafford, ou encore Stamford Bridge sont des terrains mythiques où l'histoire du football s'écrit chaque semaine. Le public anglais, avec ses chants, ses traditions et son énergie, fait de la Premier League un spectacle incomparable. Les matchs se déroulent dans des stades souvent remplis à craquer, avec une ferveur qui se transmet à travers les écrans dans le monde entier !

La Premier League a cette capacité unique à attirer à la fois les meilleurs joueurs, les meilleurs entraîneurs, et des centaines de millions de spectateurs chaque semaine. La Premier League n’a pas fini de dominer les autres championnats européens sur le plan financier. Le bon côté des choses, ses clubs viendront probablement dépenser leur argent en Ligue 1 en proposant de grosses sommes pour les joueurs de nos écuries.

Les droits TV et leur impact financier

Vous l’avez sûrement lu depuis hier soir, la Premier League a officialisé la vente de ses droits TV domestiques pour la période 2025-2029. Comme souvent, elle s’y est pris tôt, et a encore touché le pactole. Alors que le marché est à la baisse, comme en Serie A par exemple et malheureusement probablement bientôt en Ligue 1, le championnat anglais a réussi le tour de force de limiter la casse. Mieux, le deal global est le plus grand jamais signé dans l’histoire du sport anglais, avec un montant total de 7,8 milliards d’euros, sur 4 ans. À titre de comparaison, l’actuel contrat liait les diffuseurs sur 3 ans (2022-2025) pour la somme de 5,8 milliards d’euros. Rapporté à la saison, le nouveau deal s’élève à 1,95 milliard d’euros par saison, contre 1,94 milliard d’euros actuellement. Une très légère hausse donc, pour un nombre de matches diffusés supérieur.

En effet, 270 des 380 matches par saison seront diffusés. Le créneau des matches du samedi 16h ne l’est toujours pas, dans le but de favoriser la fréquentation dans les stades. Les autres rendez-vous, comme le « Monday Night Football », et les cases phares du samedi 13h30 ou du dimanche 17h30, seront toujours là. La BBC conserve son programme mythique « Match of the day », avec les résumés des rencontres. Un seul acteur déjà présent s’est défilé de l’appel d’offres, à savoir Amazon, qui avait débarqué sur les terres anglaises il y a 4 ans, pour 20 matches par saison. Le tout est donc partagé entre Skysports, 4 lots sur 5, et TNT Sport (nouveau nom de BT Sport). Skysports diffusera au moins 215 rencontres par saison et disposera du multiplex de la dernière journée de championnat.

Tous les acteurs se frottent les mains, de Richard Masters, directeur général de la Premier League aux patrons de Sky Sports et TNT Sport, même si, au final, entre le cycle plus long (4 ans au lieu de 3) et un nombre de matches diffusés qui augmente, le prix payé par match diminue. Avec quasiment 2 milliards par saison, le championnat anglais écrase la concurrence dans le domaine des droits TV domestiques. Et il faudra ajouter à ce montant les droits vendus à l’étranger. En 2022, la renégociation avec les partenaires étrangers (Canal Plus en France) avait permis d’atteindre 6,3 milliards d’euros pour le cycle 2022-2028.

La Premier League a annoncé ce lundi un nouvel accord sur les droits TV du championnat d'Angleterre pour un montant record de 6,7 milliards de livres sterling (7,8 milliards d'euros) sur quatre ans, à partir de la saison 2025-2026. Soit une somme d'environ 2 milliards d'euros par saison, là où notre bonne vieille Ligue 1 rêve aujourd'hui d'en décrocher la moitié.

Tableau comparatif des droits TV

Championnat Diffuseurs Principaux Montant Annuel Estimé (droits domestiques)
Premier League Sky Sports, TNT Sports 1,95 milliard d'euros
Serie A DAZN, Sky Italia 900 millions d'euros

Le contrat en cours (2022-2025), le plus élevé parmi les grands championnats nationaux de football, est lui estimé à 5 milliards de livres (5,8 milliards d'euros) sur trois ans.

Sky et TNT s'affirment, Amazon disparaît du paysage. Ramenés sur une saison, les droits TV restent donc relativement stables, passant de 1,66 milliard de livres (1,94 milliard d'euros) en moyenne par saison à 1,67 milliard (1,95 milliard d'euros) pour le nouvel accord.

En outre, les droits futurs portent sur un plus grand nombre de matchs diffusés: pour la première fois, toutes les rencontres d'une journée de championnat seront retransmises en direct à l'exception de la case du samedi 15h (non diffusée pour favoriser la fréquentation des stades).

Les diffuseurs Sky Sports et TNT Sports ont conservé leurs droits de retransmission des matchs en direct. Sky diffusera au moins 215 matchs en direct par saison, TNT 52. Amazon, qui avait participé au précédent appel d'offres et avait remporté les droits de vingt matchs par saison, n'a pas décroché de lot cette fois-ci.

La BBC a gardé de son côté les droits de son programme phare Match of the Day, qui présente les moments forts de chaque journée de championnat.

"Le résultat de ce processus souligne la force de la Premier League", a déclaré Richard Masters, son directeur général.

"En tant que partenaires de longue date, Sky Sports et TNT Sports sont réputés pour offrir une couverture et une programmation de classe mondiale", a-t-il ajouté.

Sky Sports et TNT Sports, nouveau nom de BT Sports, vont continuer de diffuser la Premier League au Royaume-Uni jusqu'en 2029 pour un montant en hausse. Amazon, qui proposait 20 rencontres par saison, sort du jeu.

La Premier League mise sur la continuité et toujours plus d'argent. La Ligue anglaise a annoncé ce lundi avoir signé un nouveau contrat de diffusion avec ses partenaires historiques Sky Sports et TNT Sports (nouveau nom de BT Sports depuis son rachat par Warner Bros Discovery) pour quatre saisons supplémentaires à partir de 2025-2026, soit jusqu'en 2030. Le premier proposera 215 matches en direct par saison et le second 52 rencontres. La BBC continuera de proposer les highlights et la célèbre émission Match of the Day, présentée par Gary Lineker.

Dans un marché des droits en crise, la Premier League récupère 6,7 milliards de livres sur quatre ans, l'équivalent de 7,8 milliards d'euros, soit 1,95 milliard d'euros par saison.

L'autre information majeure de ce nouveau deal anglais, c'est la sortie d'Amazon Prime Video qui diffuse depuis 2019 vingt matches de Premier League par saison.

30 minutes pour devenir très bon en marketing.

Sus aux géants du Net ! Jeudi, deux acteurs historiques du cinéma et de la télévision, Disney et 21st Century Fox, se mettaient d'accord pour que le premier achète au second suffisamment d'actifs (dont une part de 39 % dans Sky) pour contrer la percée de Netflix et Amazon dans la diffusion de contenus. Les prix de gros sur la base desquels ils échangeront leurs contenus n'ont pas été communiqués.

L'impact sur les téléspectateurs britanniques

Bonne nouvelle pour les consommateurs. Dans le détail, BT pourra vendre à ses abonnés Sky Now, le service de streaming en ligne de Sky qui inclut ses contenus les plus populaires, notamment les onze chaînes de Sky Sports (avec des matches de la Premier League de foot anglaise, les grands prix de Formule 1 et les rencontres de cricket), mais aussi Sky Cinema et Sky Atlantic, qui diffuse la série à succès « Game of Thrones ».

De son côté, Sky pourra commercialiser auprès des siens les chaînes de BT Sport. Sky permettra ainsi « à ses abonnés de pouvoir visionner tous les matches de Premier League, de Ligue des Champions et de Ligue Europa montrés sur les chaînes de Sky et BT via un seul contrat Sky ». Idem pour BT.

Pour les téléspectateurs britanniques, c'est donc une bonne nouvelle : ils pourront accéder à une offre plus complète sans que la concurrence ne cesse de jouer pour autant : chacun des deux groupes continuera de se différencier dans la présentation de ses contenus, en essayant de proposer le meilleur prix.

La réaction de la Premier League

Pilule amère pour la Premier League. A commencer par la Premier League de football anglais, dont BT et Sky se partagent aujourd'hui les droits, et qui vient tout juste de lancer son appel d'offres pour les saisons 2019 à 2022 , dont les résultats sont attendus pour février. Car un tel accord de coopération entre les deux diffuseurs actuels de la compétition n'augure rien de bon.

Lors de la dernière procédure d'enchères en 2015 , les deux groupes avaient accepté de débourser 5,1 milliards de livres à eux deux sur trois ans (5,8 milliards d'euros), soit une inflation de 70 %. La League a-t-elle trop tiré sur la corde ?

« L'accord que viennent de conclure BT et Sky devrait de facto éviter une nouvelle surenchère sur les prix, de leur part en tout cas », estime Toby Syfret, analyste télé chez Enders Analysis.

« Cet accord pourrait suggérer une approche plus collaborative entre BT et Sky au moment où des marques comme Amazon et Netflix pourraient contribuer à faire monter les enchères pour ce type de contenu premium », confirme Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

Avantages pour Sky et BT

Base de clients plus large. « En concluant un tel accord, Sky et BT limitent les risques, estime James Barford, analyste télécoms lui aussi chez Enders Analysis. S'ils laissent échapper un lot au profit de l'autre, ils pourront quand même en proposer les contenus à leurs clients ».

Quoi qu'il arrive, il leur permet en tout cas d'amortir leur investissement sur une base de clients plus large. Sky explique ainsi vouloir « maximiser la distribution de ses chaînes les plus emblématiques et monétiser ses investissements dans les contenus à travers toutes les plateformes télévisées possibles. »

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