Le Rôle et les Responsabilités des Joueurs de Hockey sur Glace : Explication Détaillée

Au hockey sur glace, chaque joueur joue un rôle clair et précis, contribuant à la dynamique et à la stratégie de l'équipe. Aussi différentes que puissent paraître, à première vue, les positions individuelles au hockey sur glace, les six joueurs poursuivent tous le même objectif. La rapidité de jeu au hockey sur glace exige que chaque joueur puisse changer de rôle et soutenir son équipe là où le besoin s'en fait sentir.

Voici un aperçu des différents rôles et de leurs responsabilités :

Les Attaquants

Les joueurs de champ, eux, ont plusieurs tâches. En effet, tout changement dans la situation de jeu requiert de la part des joueurs une certaine polyvalence et un soutien constant à leurs coéquipiers. Cela signifie qu'un défenseur peut très bien attaquer le but adverse en situation offensive et qu'à l'inverse, un attaquant peut prêter main-forte à la défense. Les attaquants se doivent d'être agiles.

Le Centre

Le centre, un des trois attaquants, est le principal acteur en situation offensive au hockey sur glace. Le joueur à qui est attribué le rôle de centre au hockey sur glace doit être particulièrement solide et savoir s'imposer. D'une part parce que son rôle de soutien induit une large palette de tâches à remplir, qu'il s'agisse de marquer des buts, de défendre ou de désorganiser le jeu de l'équipe adverse, d'autre part puisqu'il est forcément la cible privilégiée des défenseurs adverses, qui font tout leur possible pour contrecarrer ses actions.

Le saviez-vous ? le célèbre hockeyeur canadien Wayne Gretzky, qui occupait entre 1979 et 1999 la position de centre en NHL, a déclaré un jour : « I skate to where the puck is going to be, not where it has been. », autrement dit : « je patine vers l'endroit où le palet va être, et non vers là où il a été. » Cette phrase a même inspiré Steve Jobs, qui le cita lors de la présentation du premier iPhone en 2007.

Les Ailiers (Droit et Gauche)

Les deux ailiers (droit et gauche) composent avec le centre le trio d'attaque et jouent de part et d'autre du centre. Les deux ailiers agissent sur le côté gauche ou droit du terrain de hockey sur glace et sont donc appelés ailier gauche ou ailier droit. Cela signifie que l'ailier droit joue principalement sur le côté droit de la patinoire, l'ailier gauche sur le côté gauche.

Tout comme le centre, les ailiers sont amenés, selon la situation de jeu, à jouer un rôle différent. Eux-aussi ont pour tâche de tenter des buts, et en situtation défensive, ils doivent soutenir les défenseurs de leur équipe.

Les Défenseurs

Les défenseurs prudents ; les gardiens de but détiennent les clés du succès. Les deux défenseurs de hockey sur glaces jouent, tout comme les ailiers, soit sur le côté gauche, soit sur côté droit du terrain, selon la position qui leur a été attribuée. Comme les autres joueurs de champ au hockey sur glace, les deux défenseurs doivent jouer plusieurs rôles.

En même temps, ils ne doivent pas laisser la zone de but vide et sans défense et doivent revenir rapidement dans cette zone, afin que l'adversaire ne puisse pas profiter de leur absence et contre-attaquer. Ces tâches variées affectées à la position de défenseur contribuent à faire du rôle de défenseur au hockey sur glace, un rôle très exigeant. Les défenseurs doivent réagir rapidement, communiquer avec leurs coéquipiers et être de bons patineurs - surtout en marche arrière ( !

Il est en effet fréquent que le duo de défense agisse sur la patinoire comme un duo bien soudé et bien rodé. Alors que les trois positions d'attaquants se mélangent en fonction des changements de joueurs réalisés tout au long du match, les deux défenseurs, eux, sont généralement étroitement coordonnés d'un point de vue tactique et connaissent bien les particularités et le fonctionnement de leur partenaire.

Le Gardien de But

Le gardien de but de hockey sur glace défend contre les tentatives de buts de l'adversaire. Le poste de gardien de but est un poste clé faisant l'objet d'une formation spécifique. La tâche principale du gardien de but est de défendre son but en bloquant les palets adverses, et, tout en défendant avec succès ses filets, de renforcer la confiance en soi de l'équipe. Le gardien de but doit se concentrer uniquement sur la défense de la cage.

Position : gardien de but de hockey sur glace. Tâche : bloquer les palets. La star canadienne de la LNH des années 1960, Gene Ubriaco, a résumé le rôle important du gardien de but comme suit : « Le gardien de but, c'est 75% du match. Sauf si c'est un mauvais gardien de but : ce sera alors 100%.

Les joueurs de champ doivent soutenir autant que possible le gardien de but qui doit repousser un grand nombre de tirs au cours d'un match. Leur soutien est plus particulièrement important en situation de rebond, c'est-à-dire lorsque le gardien de but a réussi à dévier le palet mais pas à le retenir, et qui offre ainsi à l'adversaire une occasion de deuxième tir rapide. Alors que le gardien de but avait initialement pour rôle unique de protéger le but, il s'engage de nos jours beaucoup plus dans le jeu.

À propos : à l'inverse des cinq joueurs de champ composant son équipe, le gardien est autoriser à « geler le palet » (en anglais : freeze the puck), c'est à dire, conserver le palet dans sa mitaine ou le couvrir pour provoquer un arrêt de jeu.

L'équipement spécifique du gardien de but comprend un gant d'attrape (ou mitaine), une crosse ou canne de gardien (plus large et plus arquée que celle des joueurs de champ), des patins de gardien (lames plus plates, coque renforcée...), des bottes de gardien (aussi appelées jambières ou guêtres), un bloqueur (un gant spécial surmonté d'une partie rectangulaire rembourrée et permettant de devier les tirs, portée du côté où le gardien tient le manche de sa crosse) et un masque (casque spécial dôté d'une grille de protection et protégeant toute la tête). En effet, le gardien de but est particulièrement exposé à des tirs de palets extrèmement puissants et aux chocs directs. Une protection spéciale et renforcée est donc indispensable, et lui permet par ailleurs d'arrêter les tirs.

L'ancien gardien de but canadien Glenn Hall résume - en connaissance de cause, ce que cela signifiait d'être gardien de but, avant que les masques ne deviennent la norme : « ma priorité était la survie, et seulement après, l'arrêt du palet.

« Of course, the final piece of the puzzle is passion. Without it, the hard work is just too hard. » - autrement dit : « bien sûr, la passion constitue la dernière pièce du puzzle. Sans elle, le dur labeur devient tout simplement trop dur.

Comprendre les postes du Hockey sur Glace en 5 minutes !

Les Championnats du Monde de Hockey sur Glace en France

La France organisant les championnats du monde de hockey sur glace : le fait aurait paru incongru il y a seulement dix ans. Le pays ne possédait qu'une patinoire potentielle, le Palais Omnisports de Paris-Bercy, et celle-ci ne correspondait pas aux standards de confort et d'infrastructure de la compétition : elle a été rénovée dans l'intervalle. Aucune seconde salle de capacité suffisante ne permettrait d'accueillir un Mondial élite.

L'Allemagne a alors été courtisée : tendre la main à un voisin représentait pour elle l'intérêt d'accueillir un nouveau Mondial rapidement (après 2010) au lieu d'attendre son tour pendant une décennie. Le Danemark la draguait aussi, mais tenait à accueillir la finale ; il s'est résolu sans peine à patienter un peu pour se présenter tout seul. La France, elle, avait absolument besoin de ce partenariat, politiquement si symbolique à l'heure où la construction européenne est menacée de fissures.

Les deux pays ont su partager leurs cultures : l'expérience allemande et la nouveauté française donnent un cachet à cette organisation originale, uvre de malice et de persévérance. Des vertus illustrées par les mascottes officiels Astérix et Obélix, héros gaulois dont le choix a été suggéré... par les Allemands.

Chaque pays a choisi sa tête de série. La France accueillera le Canada, pays spontanément associé au hockey sur glace dans l'esprit des Parisiens, qui est aussi le double champion du monde en titre. L'Allemagne a opté pour la Russie, qui draine de nombreux supporters installés dans la région rhénane, ainsi que son lot de stars.

Toutefois, l'effectif assemblé par la Suède pourrait lui voler la vedette et le statut de favori du côté de Cologne. Le hockey mondial suivra d'un il curieux la "greffe" du hockey sur glace auprès du public parisien, dans un contexte rendu plus difficile par les attaques terroristes de ces dernières années. Au-delà des progrès accomplis dans sa reconnaissance internationale au sein du milieu, l'enjeu pour la France est de conquérir le grand public - ou au moins le public sportif - et donc de capter l'attention médiatique.

Équipes et Joueurs Clés des Championnats du Monde
Pays Joueurs Clés Remarques
Russie Ligne Panarin-Shipachyov-Dadonov Jeune en défense, mais talentueuse en attaque.
Suède Viktor Hedman, Anton Strålman, William Nylander Forte défense, mais gardiens questionnables.
États-Unis Connor Hellebuyck, Brock Nelson, Jack Eichel, Johnny Gaudreau Équipe à fort potentiel avec de jeunes stars.
Allemagne Thomas Greiss, Dennis Seidenberg, Marco Sturm Assise défensive solide, mais manque de profondeur au poste de centre.
Danemark Nikolaj Ehlers, Peter Regin, Morten Madsen, Julian Jakobsen Moins de profondeur en défense, mais attaque prometteuse.

La Russie aime à croire que la KHL lui permet de dominer naturellement le hockey européen. N'était-elle pas la mieux à même d'avoir un plan B avec l'absence des joueurs de NHL aux Jeux olympiques 2018 ? L'équilibre annoncé de l'effectif pour ce championnat du monde, avec une ligne de NHL et trois lignes de KHL, devait s'inscrire dans ce dessein olympique. Cette distinction n'est néanmoins pas si pertinente que a, car les jeunes défenseurs s'apprêtent massivement à franchir l'Atlantique et à ne plus être disponibles pour les JO.

C'est un fait : la KHL est en difficulté financière et en déclin. La Russie est extrêmement jeune aussi bien en défense, du fait des blessures des rares cadres, que dans les cages avec des gardiens tous âgés de moins de 23 ans. C'est un choix délibéré de ne pas appeler Bobrovsky afin de laisser Andrei Vasilievsky faire ses preuves comme numéro 1. Le talent ne manque jamais en attaque, mais il faut le fondre dans un collectif. La ligne Panarin-Shipachyov-Dadonov n'a plus besoin de démontrer sa complémentarité, mais c'est la seule. Maintenant qu'il faut se résoudre à accepter l'immminente fin de carrière de Datsyuk pour cause de blessures répétées, il est temps pour la Russie de se trouver de nouveaux centres.

Malgré la difficulté du poste, très exposé, les sélectionneurs nationaux ont souvent de longs mandats en Suède. Chaque changement est donc un évènement, et l'arrivée cette saison de Rikard Grönborg. En dix ans, il a gravi tous les échelons dans le staff des équipes nationales, de simple recruteur pour les U18 jusqu'au poste le plus prestigieux à la tête de la Tre Kronor. Sur le plan de la constitution de l'effectif, le résultat est spectaculaire. Alors que les appels du précédent sélectionneur Pär Mårts sonnaient dans le vide, les hockeyeurs suédois de NHL ont subitement retrouvé leur patriotisme.

À l'exception d'Erik Karlsson (qui joue en play-offs NHL avec deux fractures au pied et ne viendra pas de toute façon), la Suède a rassemblé pour ainsi dire ses six meilleurs arrières de NHL : Viktor Hedman et Anton Strålman sont censés former une des meilleures paires de la ligue, Klingberg, Ekman-Larsson et Brodin sont de fantastiques patineurs, et Edler complète en amenant un aspect physique. Mais c'est aussi cette super-défense qui a encaissé 8 buts en préparation contre les Tchèques, rappelant les précédentes prestations catastrophiques de Hedman aux Mondiaux... A-t-il mûri depuis pour devenir un grand joueur, ou est-il surcoté sur grande glace ? Les attaquants de NHL, quant à eux, ne sont pas forcément des superstars. Deux d'entre eux auront un rôle strictement défensif, Krüger et Nordström. Mais la Suède dispose d'une pépite : son avant le plus talentueux vient de fêter ses 21 ans, c'est William Nylander, fils du légendaire Michael Nylander (double champion du monde). Ce sont surtout les gardiens qui posent question, comme souvent avec la Suède.

Champions du monde en U20, en U18 et chez les féminines, les États-Unis pourraient viser le Grand Chelem mais ont toujours le même malentendu vis-à-vis des principaux Mondiaux, ceux des adultes. On a plutôt assisté à un mouvement contraire. Dylan Larkin s'est fait fort d'envoyer des SMS aux autres hockeyeurs américains pour les mobiliser et s'assurer de faire partie d'un meilleur effectif. Des voix ont commencé à critiquer les dirigeants de USA Hockey et le manager Jim Johannson : les annonces précoces de sélection de joueurs universitaires - même s'ils sont très talentueux - auraient un effet dissuasif sur les joueurs de NHL, qui se sentent passer au second plan. Tout est affaire de dynamique...

Certains ont même expliqué qu'ils auraient été prêts à venir mais qu'on n'avait même pas essayé de leur demander ! C'est comme si les Américains se concentraient sur les jeunes et "partaient battus" quant à l'idée d'inviter des joueurs plus confirmés. Avec le renfort d'anciens joueurs comme Bill Guerin dans le comité de sélection, on a senti cette année l'intention de composer une meilleure équipe. Et elle a failli se concrétiser par l'arrivée de la superstar américaine Patrick Kane. Il s'est donné quelques jours pour y réfléchir sérieusement, les médias avaient déjà interprété sa venue... et il a finalement décliné l'invitation, presque au même moment que le prodige Auston Matthews.

Même si le changement est moins spectaculaire sans "effet Kane", les États-Unis ont quand même une meilleure équipe. Les deux joueurs-clés qui ont amené la médaille de bronze en 2015, le gardien Connor Hellebuyck et l'attaquant Brock Nelson, sont de nouveau présents, et les deux jeunes stars Jack Eichel et Johnny Gaudreau sont là pour mener l'équipe. Un finisseur patenté est présent avec Anders Lee : après sa saison de 25 buts en 2014/15, il n'en avait planté qu'un seul au Mondial.

Ajoutez-y trois champions du monde juniors en janvier dernier, tous au talent exceptionnel : Clayton Keller, Jordan Greenway et la sensation Charlie McAvoy, défenseur qui a débuté en NHL à 19 ans, directement au premier match de play-offs avec 24 minutes de temps de jeu, deux jours après avoir signé son contrat avec Boston ! Le coach Jeff Blashill, contrairement à ce qu'il vit dans une équipe de Detroit en reconstruction, dispose d'une équipe à fort potentiel qui pourrait encore atteindre le dernier carré. Méfiez-vous des jeunes...

Le précédent Mondial à domicile en 2010 a laissé des souvenirs inoubliables en Allemagne, avec une demi-finale historique, mais l'héritage financier et médiatique a été assez vite dilapidé par une fédération discréditée. Franz Reindl, président du comité d'organisation aujourd'hui comme à l'époque, a entre-temps pris la présidence de la fédération allemande (DEB) et lancé un programme à dix ans appelé "Powerplay 2026" pour consolider en particulier les structures de formation. L'équipe nationale peut encore porter le flambeau bien haut, car tout réussit à Marco Sturm depuis son entrée en fonction il y a deux ans. Tous les supporters veulent la qualification en quart de finale, comme l'an passé.

Mais l'Allemagne a le calendrier des équipes classées 9 et 10 dans l'élite, et commencera par affronter tous les gros. Si elle réussit un exploit d'entrée (comme face aux Américains dans le stade de Schalke en 2010), elle peut lancer une vague. Les Allemands s'appuient sur une assise défensive solide. Le gardien Thomas Greiss jouit de la pleine confiance de son coach et de ses équipiers. Dennis Seidenberg a fait son grand retour en équipe nationale lors de la qualification olympique, Justin Krueger a effectué une saison solide chez le champion suisse Berne, et un nouveau colosse est arrivé, Konrad Abeltshauser, élu défenseur de l'année en DEL.

L'autre point faible de l'Allemagne est le poste de centre. Le capitaine Marcel Goc et Daniel Pietta étant blessés, le manque de profondeur à ce poste reste criante. Meilleur marqueur l'an passé, Patrick Hager est un joueur complet qui fait l'unanimité, mais ses collègues sont jeunes et peu expérimentés. Puisque Leon Draisaitl, dominant à Edmonton aux côtés de Connor McDavid, est en train d'aller loin en play-offs de NHL, ce sont ses deux collègues de la génération 1995 qui occuperont la responsabilité du centre : Dominik Kahun et la révélation du camp de préparation, l'universitaire Frederik Tiffels.

Président de la fédération allemande et du comité d'organisation, Franz Reindl a eu la surprise de recevoir une invitation de l'ambassadeur de Slovaquie à Berlin. Que lui valait cet honneur ? Heureusement que c'est un représentant officiel qui le dit, car on vient à en douter en regardant cette équipe. Officiellement, il n'y a plus de crise, plus de boycott, puisque la fédération a mis en place les changements promis. Mais en pratique, les fans se demandent l'équipe nationale n'est pas toujours boudée. La cascade de forfaits ne peut pas être qu'une coïncidence.

Comme le plus fidèle et le plus précieux des internationaux (Sekera) est toujours en play-offs, l'équipe slovaque compte autant de joueurs de NHL que l'Italie : zéro ! La seule certitude est dans les cages où Julius Hudacek a été solide en préparation. L'attaque paraît limitée et peu efficace, même si on espère que Michel Miklik soit revenu dans une bonne phase après de solides play-offs en Finlande. Quant à la défense, il lui manque tous ses joueurs-clés. Le comble est que le vétéran et pilier Dominik Granak, qui figurait encore en première ligne après une saison ratée, a quitté l'équipe nationale après avoir effectué toute la préparation ! Difficile de croire après ça qu'il n'y a pas un malaise.

La "pression négative" que les joueurs décrivaient l'an passé pèse sur les esprits, et certains semblent vouloir éviter le naufrage et les critiques. Les spectateurs slovaques ne jurent que par un quart de finale, mais il n'a plus rien d'évident. L'effectif est majoritairement constitué de joueurs d'Extraliga tchèque, dont cinq jouent au Sparta Prague : la Slovaquie pourra-t-elle créer la surprise en prenant exemple sur ce club qui a atteint la finale de Ligue des Champions en déjouant tous les pronostics ? Il le faudra car, après tant d'absences subies, le choix volontaire du staff de se séparer de deux titulaires de l'an passé (Bakos et Lusnak) a fait l'unanimité...

Organisateur du championnat du monde pour la première fois de son histoire en 2018, le Danemark espère franchir le cap des 5000 licenciés à la faveur de nouvelles patinoires ouvertes dans la région de Copenhague. À défaut d'une qualification olympique manquée une fois de plus, elle compte sur cette occasion pour consacrer et accélérer le développement spectaculaire qu'a déjà connu le hockey sur glace. La motivation risque d'être moindre cette année car le Danemark est assuré de se maintenir en tant que prochain pays organisateur.

On s'attendait à ce que les mobilisation des joueurs serait moindre et que beaucoup pensent déjà l'an prochain. Mais après avoir atteint les quarts de finale l'an passé, les Scandinaves peuvent encore atteindre ce même objectif. Le talent d'exception Nikolaj Ehlers, exceptionnel de vitesse, est déjà le meneur offensif à 21 ans, et il bénéficiera en plus cette fois du métier de Peter Regin à ses côtés. D'autres cadres comme Morten Madsen et Julian Jakobsen sont capitaines en club et sont des piliers d'expérience.

La défense n'a malheureusement pas la même profondeur : Mads Bødker a arrêté sa carrière, Daniel Nielsen et Stefan Lassen sont blessés. Ces trois hommes représentaient un temps de jeu cumulé de 54 minutes par match au dernier Mondial. C'est un vrai défi pour Tomas Jonsson, l'entraîneur-adjoint chargé des lignes défensives qui est membre du "Triple Gold Club". Seuls cinq arrières ont du vécu à ce niveau, et le temps de jeu va forcément devoir être comblé par des joueurs inexpérimentés. L'expérience internationale de Philipp Bruggisser se limite aux 21 minutes au total des 7 rencontres pendant le Mondial 2014, mais son bon lancer peut servir en jeu de puissance, d'autant qu'il tire de la droite (comme Kristensen, Russell et... c'est tout !).

L'alternative est le prometteur Matias Lassen, qui a aidé Leksand à être promu dans l'élite suédoise l'an passé alors qu'il était encore junior... puis s'est fait prêt à Mora et l'a fait monter aux dépens de Leksand cette année ! Le rôle du dernier rempart sera donc encore essentiel.

La Lettonie a traversé un automne turbulent. Le controversé Kirovs Lipmans, qui régnait sans partage depuis vingt ans, a été évincé de la présidence de la fédération avant la fin de son mandat, par un vote-surprise de défiance. Aigars Kalvitis, ancien Premier Ministre du pays (!) mais aussi président de la compagnie gazière nationale Latvijas Gaze (filiale de Gazprom...), a été élu à sa place, non sans avoir auparavant démissionné de son poste au Dinamo Riga. Après les intrigues politiques, la Lettonie se devait de retrouver une direction sportive. La sélection nationale naviguait à vue avec des entraîneurs inté...

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