Parce que les temps changent, l’AS Saint-Étienne a souhaité faire évoluer son logo et son identité visuelle, en étroite collaboration avec ce qui la définit le plus : son « Peuple Vert ».

Pour l’occasion, nous vous proposons un voyage dans le passé.
Un processus participatif pour un nouveau logo
En septembre dernier, le club a lancé une démarche populaire par le biais d’un questionnaire axé sur l’identité du club et son futur logo, comptabilisant plus de 12 000 participations. Fortes de ces avis, l’AS Saint-Étienne et les agences BARONY//TRENTA ont travaillé lors de plusieurs ateliers avec 42 personnes issues d’horizons différents (représentants des groupes de supporters, partenaires, ambassadeurs, supporters, joueurs et salariés).
Ces précieux moments d’échanges et de collaboration ont permis d’élaborer plusieurs pistes pour finalement faire émerger trois logos. Fin novembre, près de 16 000 supporters ont pu exprimer leur préférence parmi ces trois propositions afin d’élire le futur logo de l’AS Saint-Étienne, lequel entrera en vigueur le 1er juillet 2022.
L’ASSE remercie l’ensemble de ses supporters pour la forte mobilisation dont ils ont fait preuve.
Cette démarche authentique et participative a permis l’élection d’un logo à la majorité en comptabilisant 61% des voix pour la proposition 1. Le logo 2 a lui reçu 16% des suffrages et le 3 en a compté 23%.
Origines et Symboles : le logo de l'ASSE - Remontada (Épisode 11)
Signification du nouveau logo
Alliance d’inspiration numérique et d’origines stéphanoises marquées, le logo retenu, à la typographie singulière, arbore une forme de blason dynamique, résolument futuriste sans renier le passé.
Ce nouveau logo a comme principale spécificité d’intégrer dans son blason plusieurs éléments des armoiries de la ville de Saint-Étienne : les deux palmes d’or, la couronne et les trois croisettes.
L’étoile Bleu-Blanc-Rouge, symbolisant les 10 titres de champion de France de l’ASSE, règne toujours en haut du logo mais s’intègre désormais à lui et possède des liserés plus prononcés.
Pour la première fois de son histoire et juste avant ses 90 ans, le club verra également son année de création, 1933, s'inscrire en bas de son emblème, dans l’une des trois bandes blanches.
Ces bandes vertes et blanches, apparues pour la première fois sur le logo du club en 1960, sont une référence aux stores extérieurs de l'enseigne Casino dont le fondateur, Geoffroy Guichard, a également créé l'ASSE en 1933.
Le pourtour doré, déjà présent sur plusieurs anciens logos et soulignant l'histoire et le prestige du club, marque également son retour. L'or intègrera ainsi la palette de couleurs secondaires.
Enfin, la taille de caractère des diverses dénominations présentes sur le logo favorise désormais une meilleure hiérarchie et lisibilité.
Une version de ce logo enrichie par une représentation des branches de chêne et laurier, symboles de force et d’éternité, aura principalement des usages institutionnels.
Par ce nouvel emblème, l'ASSE porte des valeurs chères à la ville de Saint-Étienne : respect de l’héritage, combativité et innovation. Avec son identité visuelle associée, ils prendront effet au début de la saison 2022-2023.
Évolution historique des logos de l'ASSE
Le 27 juin 2022, l’ASSE changea officiellement son logo et mis un terme à celui utilisé, dans sa dernière version, depuis 1997.
1933-1950 : Les débuts sobres
En 1933, l’ASSE officialise son statut professionnel. Son premier logo est sobre et fait apparaître le sigle ASSE ainsi que la couleur verte, en référence bien évidemment à Casino, l’entreprise fondatrice du club.
Cette teinte verte qu’on retrouvait déjà bien avant 1933, fait référence aux stores du premier local qui se situait Rue des jardins à Saint-Étienne.
Ce logo ASSE bien simpliste est loin d’être le plus réussi mais il est le plus historique de l’AS Saint-Etienne car il marque les débuts officiels du club stéphanois.
Le premier logo est certainement le plus sommaire. Il est créé le 26 juin 1933, lors de la création de l’AS Saint-Étienne. Il reprend les couleurs historiques de Casino, présent sur les stores extérieurs du premier magasin.
Majoritairement blanc, le vert est présent sur la dénomination du club déjà affichée à l’époque : « l’ASSE » et marque également le pourtour du logo.
Cette forme est encore utilisée aujourd’hui, notamment en Angleterre (Arsenal, Manchester United, Aston Villa, Norwich).
1950-1960 : L'affirmation et les premiers titres
En 1950, l’ASSE se permet une petite folie graphique. Les lettres « ASSE » sont encerclées pour créer une drôle de forme.
Durant l’après-guerre, l’ASSE s’affirme comme une valeur sûre du championnat français. Mais la situation financière est mauvaise et l’ASSE est à deux doigts de disparaître en 1950.
Grâce au retour de Pierre Guichard à la présidence, et de l’excellent travail du trio Jean Snella, Charles Paret et Pierre Garonnaire, l’ASSE parvient à se stabiliser dans l’élite et à décrocher ses premiers titres nationaux.
Rachid Mekhloufi est la grande star de cette période. Arrivé en 1954, il marquera 25 buts lors de la saison du premier titre des verts en 1957.
En 1950, le design évolue, la dénomination « ASSE » est toujours présente et le vert devient la couleur majoritaire.
L’AS Saint-Étienne connait surtout avec ce logo son premier grand succès : le championnat de France de 1957. Une réussite qui l’envoie en coupe d’Europe des Clubs Champions.
1960-1968 : L'apparition des bandes vertes
C’est en 1960 que les bandes vertes légendaires font leur apparition sur le logo de l’ASSE. Celles-ci rendent hommage aux bandes présentes sur la devanture des supérettes, supermarchés et autres succursales Casino de l’époque.
Ces années sont marquées par l’arrivée de Roger Rocher à la présidence qui s’attache à poursuivre l’œuvre de professionnalisation du club.
L’ASSE décroche son deuxième titre en 1963 puis son troisième en 1967. Ces premiers titres sont le début des grandes années de domination sur le football français.
Les bandes verticales vertes et blanches faisant référence aux stores extérieurs de Casino apparaissent en 1960. Elles inspireront les logos suivants. La dénomination « A.S.S.E » est toujours exhibée.
La forme du logo change et s’inspire une nouvelle fois des clubs anglais de l’époque (Tottenham, Aston Villa).

1968-1975 : L'ère de la panthère noire
En 1968, Roger Rocher souhaite changer le logo de son club en pleine gloire. Tout juste auréolée d’un troisième et bientôt quatrième titre de champion de France, l’ASSE souhaite un animal sur son logo à l’image du lionceau des Sochaliens, du chien des Lillois ou encore du crocodile des Nîmois.
C’est alors qu’un membre du directoire de l’ASSE voit une panthère sur un timbre africain et se dit que ce serait une très bonne idée pour le futur logo.
Cela tombe bien, Salif Keïta est alors l’immense vedette du club et son surnom est la panthère noire. L’ASSE fait alors appel à l’école des Beaux-Arts et c’est Roger Viou qui dessinera les maquettes du logo.
Ce logo est le premier à arborer une panthère. La raison est simple : elle est malienne, est arrivée à Saint-Étienne en septembre 1967 et joue sur le front de l'attaque.
Salif Keïta, Stéphanois jusqu’en 1972, dispute 186 matchs et marque 164 buts, une performance qui lui permet d'être encore aujourd'hui le second meilleur buteur de l’histoire de l’ASSE.
La panthère apparaît un an après son arrivée. Le club souhaite se renouveler un peu en changeant de logo.
Un beau jour, le docteur Julliand, un proche du club, remarque sur l’émission télé-philatélie présentée sur TF1, une série de timbres venant du Mali. Ces timbres présentent souvent la panthère noire.
L’idée est donc toute trouvée et le club lance un concours auprès de l’École des Beaux-Arts. C'est Roger Viou qui dessine cette panthère, à jamais rattachée à l’AS Saint-Étienne.
Sur ce logo, la panthère est dite bondissante avec un ballon juste à côté pour évoquer l’esprit du club. Et pour la première fois une double dénomination « ASSE » et « Saint-Étienne » est présente.
1980-1987 : Le retour aux sources
Au lendemain de sa grande épopée, l’ASSE ressort son logo des années 60 et le fait briller de mille feux en lettres dorées.
La panthère noire disparaît des radars, certainement à cause des tensions qui régnaient entre Salif Keita et le président Rocher depuis son départ en 1972 à l’OM.
Il est le logo des années 80, le logo du titre de 1981, des années KB Jardin et Cake Rocher. Il est aussi le logo de la dernière grande époque des verts.
Cette époque où Michel Platini et Johnny Rep foulaient la pelouse de Geoffroy-Guichard.
Si la panthère disparaît du logo en 1980, elle reste un emblème indissociable du club. L’écusson reprend sa forme d’origine et les bandes verticales vertes et blanches du troisième logo sont également de retour.
C’est la première fois que la mention « A.S Saint-Étienne » est utilisée. Le pourtour en or fait référence au palmarès du club remporté depuis 1957.
1987-1992 : La brève réapparition de la panthère
Tournée sur la gauche, celle-ci rend certainement hommage aux belles heures de gloire du passé. Elle est proposée dans une version modernisée et retravaillée, avec toujours le dessinateur Roger Viou à la baguette.
En 1987, la panthère signe une brève réapparition mais elle est beaucoup moins utilisée et moins appréciée des supporters.
Le concept de ce logo est le même que celui de 1968 avec l'animal dit rugissant. Elle s'accompagne d'une double dénomination « ASSE » et « St-Étienne » et de la présence d'un ballon ... qui, entre nous, ressemble d'ailleurs plus à un ballon de volley-ball.
Ce logo aura une durée de vie très courte.
1992-2022 : Le logo actuel et ses ajustements
Souvent oublié, certainement car il représente une période douloureuse pour les Verts, le logo de 1992 est pourtant l’un des plus beaux logos de l’histoire de l’ASSE.
Ce nouveau logo, apparu lors de la saison 1992-1993, arbore l’inscription « Association sportive de Saint-Etienne » tandis que les lettres « A.S.S.E » sont encadrées au centre.
Un an plus tard, l’étoile fait son apparition.
C’est le logo actuel de l’AS Saint-Étienne. Créé en 1992, il a connu quelques petits ajustements au début de son utilisation.
En 1992, il n’y a pas d’étoile Bleu-Blanc-Rouge au-dessus du logo, elle est rajoutée un an après, en 1993, symbolisant les 10 titres de champion de France.
Les bandes verticales vertes et blanches sont toujours utilisées et trois dénominations figurent sur le logo « Saint-Étienne », « A.S.S.E » et « Loire ».
Au début des années 2000, le logo est légèrement modifié avec une mise en relief, donnant un effet de 3D à l’écusson.
Ce logo reste aujourd’hui le plus ancien pour un club de Ligue 1 Uber Eats, et ce sera le cas jusqu'au 30 juin 2022.
Les inscriptions « Association Sportive de Saint-Etienne » sont remplacées par « Saint-Etienne » et « Loire », et offrent une version plus minimaliste.
À la fin des années 90, l’ASSE lance également un nouveau blason avec une nouvelle panthère qui sera utilisée sur les différents produits dérivés.
Enfin, en 2000, l’ASSE ne résistera pas à l’assaut du modernisme.
Les blasons des clubs de football et leurs secrets
La chouette de Dijon, l’étoile de Saint-Étienne, les licornes d’Amiens ou encore les couleurs de Montpellier… Les blasons des clubs de football renferment de nombreux secrets.
Le blason actuel du Stade Rennais a été dessiné en 2002. Il copie celui créé l’année précédente à l’occasion des 100 ans du club, en faisant disparaître la mention « centenaire ».
Au centre du blason, deux hermines se disputent un ballon. Les Rennais ont toujours repris à leur compte ce symbole de l’identité bretonne.
La légende raconte que la duchesse Anne de Bretagne aurait pris part à une partie de chasse où la proie était une hermine blanche. Acculée au bord d’une mare, cernée par les chasseurs, la bête préfère mourir plutôt que de salir sa fourrure. Impressionnée par la noblesse de l’animal, la duchesse épargne l’hermine.
Mieux, elle en fait son emblème. Sur le drapeau breton sont représentées les taches noires qui parsèment la fourrure de l’hermine.
Le rouge et noir sont les couleurs du Football Club Rennais, qui a fusionné en 1904 avec le Stade Rennais afin de créer le Stade Rennais Universitaire Club (SRUC).
Le logo des Canaris a fait peau neuve en janvier 2008. Trois projets ont été proposés aux supporters, qui ont voté sur internet (100 000 votes à l’issue de la consultation selon le président Waldemar Kita).
Sont conservées par rapport au précédent : la traditionnelle goélette (le voilier qui figure sur les armoiries de la ville), les étoiles rappelant les 8 titres de champions de France et la date de création du club (1943).
Les cinq hermines qui symbolisent la Bretagne font leur retour sur le blason, elles qui avaient disparu depuis 2003. Le FC Nantes retrouve son nom d’origine : le mot « Atlantique » tombe aux oubliettes.
Le Paris Saint-Germain est né en 1970 de la fusion entre le Stade Saint-Germain et le Paris Football Club. Les couleurs du blason du club sont les traces de cette union.
Le rouge de la tour Eiffel et le fond bleu sont les deux couleurs de la ville de Paris, une référence à La Fayette et à Jean-Sylvain Bailly, deux personnages clé de la Révolution française de 1789.
Le blanc est un clin d’œil aux armoiries de Saint-Germain-en-Laye, et c’est aussi la couleur de la royauté. Auparavant, il y avait un berceau qui accompagnait la fleur de lys rappelant que Louis XIV est né à Saint-Germain-en-Laye en 1638, mais depuis 2013, le berceau a disparu à cause du merchandising.
Le logo de l’OL fait figurer depuis ses débuts en 1950 un lion, symbole de la ville. Au Xe siècle, les comtes de Lyon ont pris pour symbole un lion, présent aujourd’hui sur le blason de la ville.
Le nom de la ville de Lyon n’a cependant aucun lien avec l’animal, puisqu’il vient de son nom latin Ludugnum.
L’Olympique de Marseille aime relooker son logo. Mais dans ces changements, le club marseillais a toujours conservé ses fondamentaux : le bleu et blanc, couleurs de la cité phocéenne, le sigle OM et la devise historique « Droit au but ».
Seule innovation, en 1993 : l’étoile dorée apparaît après la victoire olympienne en Coupe d’Europe face au Milan AC.
Le premier président de l’Olympique de Marseille, René Dufaure de Montmirail, s’est inspiré de son sceau personnel (DM) pour créer le logo originel du club, en entrelaçant les lettres O et M. Il y a ajouté la devise « Droit au but », qui était celle de la fiancée de René Dufaure de Montmirail. Celle-ci, nommée Marguerite, avait prétendument un « caractère fonceur ».
Présente sur le premier logo du club, la devise fut écartée de 1935 à 1986. Depuis, elle est devenue l’un des symboles du club.
Sur le blason de l’AS Saint-Étienne figure une étoile située en haut depuis 1993. Celle-ci représente les dix titres de champions de France de l’ASSE (1957, 1964, de 1967 à 1970, de 1974 à 1976, et 1981).
Saint-Étienne est le club qui a remporté le plus de fois le championnat français devant l’OM. C’est pourquoi le club stéphanois a décidé d’ajouter une étoile tricolore bleu-blanc-rouge au-dessus de son logo pour symboliser cet exploit.
Les contours du nouveau logo du Lille OSC forment un hexagone. Cette forme représente la citadelle de Lille, célèbre monument de la ville construit par Vauban au XVIIe siècle.
Le club nordiste a décidé de changer l’identité visuelle de son logo cette année en retouchant également le célèbre dogue, symbole du LOSC. Son origine remonte aux années 1930. Après un match contre Paris gagné par l’Olympique Lillois au Parc, un journaliste parisien avait comparé les joueurs à des dogues parce qu’ils ne lâchaient rien.
Le rouge et le noir, couleurs emblématiques de l’En Avant de Guingamp, ont un sens politique lors de la fondation du club. Créé au début du XXe siècle par un patronage laïc, l’EAG est ancré à gauche du camp républicain. Ces couleurs font référence au courant politique anticlérical, proche de l’anarcho-syndicalisme.
Par ailleurs, le nom « En Avant » rappelle les titres de la presse socialiste, créés à la fin du XIXe siècle : Vorwärts en Allemagne, Avanti ! en Italie, ou encore Forward aux États-Unis.
Sur le logo de l’En Avant de Guingamp figure également un triskell, symbole celtique à trois branches, très présent dans la tradition bretonne. Ce symbole serait synonyme de dynamisme et d’enthousiasme.
Avant d’adopter son logo actuel en 1999, le Stade de Reims possédait autrefois un blason représentant une bouteille de champagne sur un ballon de football. Celui-ci a été modifié à cause d’une loi interdisant la promotion de l’alcool : la loi Evin, votée en 1991, qui limite le droit de faire de la publicité pour les boissons alcoolisées. Le Stade de Reims évoluera alors sans logo pendant huit ans, jusqu’à retrouver celui-ci en 1999.
Emblème de la ville et qui a donné son surnom aux « Crocos », un crocodile figure sur le blason du Nîmes Olympique. En effet, celui-ci est le symbole d’une bataille remportée à l’époque romaine. Après la campagne égyptienne, certains des soldats romains s’installèrent à Nîmes. Leur victoire à la bataille d’Actium fut alors symbolisée par un crocodile enchaîné à un palmier, une représentation reprise alors sur des pièces de monnaie frappées à Nîmes.
Le SM Caen arbore sur son logo un Viking depuis 2016. Car les Vikings sont considérés comme étant les ancêtres des Normands. Les Vikings s’étaient installés en Normandie, après avoir remonté la Seine en 841 à bord de leurs drakkars, pillant tout sur leur passage. « Le pays des Hommes du Nord », qui coïncide avec les limites de la Normandie actuelle, est alors né. Le Viking n’est apparu sur le logo du Stade Malherbe que depuis trois ans, en remplacement de l’année de création du club.
Le logo du Montpellier Hérault Sport Club est un cercle rayé de bleu et d’orange mais il n’en a pas toujours été ainsi. En 1989, le maire de la ville Georges Frêche décide que les équipes qui sont subventionnées par la municipalité doivent adopter le bleu et le blanc que l’on retrouve sur le blason de la ville. Un an plus tard, c’est au tour du Conseil général de l’Hérault de dicter sa loi : il faudra désormais ajouter de l’orange, symbole du soleil que l’on retrouve sur le logo du Conseil général. Montpellier coupe la poire en deux et adopte donc le bleu de la ville et l’orange de l’Hérault sur son blason.
L’AS Monaco affiche un logo à bandes rouges et blanches depuis ses débuts. Le club monégasque a tout simplement adopté les couleurs de la Principauté. Elles ont été choisies dès le XIVe siècle par la famille Grimaldi.
L’emblème du Dijon FCO met en avant une chouette aux ailes déployées. Celle-ci fait référence à une sculpture de l’église Notre-Dame, sur le contrefort ouest de la chapelle édifiée au XVe siècle par la riche famille Chambellan. Elle connaît un immense succès car nombre de Dijonnais la caressent de la main gauche en faisant un vœu, comme un porte-bonheur. Elle représenterait l’incarnation de l’Esprit Saint.
L’aigle représenté sur le blason du club apparaît également en rouge sur l’emblème de la ville. Il apparaît peu après 1430 dans les statuts octroyés par le comte Amédée VII, alors duc de Savoie, à la ville de Nice. C’est un symbole du Saint-Empire romain germanique, qui s’étendait à cette époque jusqu’aux confins du Rhône. Historiquement, l’aigle niçois est généralement représenté la tête tournée sur sa droite, positionnement auquel se conforme le logo du club. Les joueurs sont d’ailleurs surnommés « Les Aiglons » en référence à cela.
Créé en 2006, le logo actuel est une synthèse de tous les précédents. Quatre éléments propres à Strasbourg sont représentés. Le blason de la ville, qui est repris en partie par la bande diagonale rouge, fait son apparition au début des années 1950. La cigogne (en blanc), intégrée au logo à la même période, est un animal symbolique en Alsace. La cathédrale Notre-Dame apparaît au début des années 1960. C’est le monument historique le plus caractéristique de la ville de Strasbourg. Le sigle RCS, acronyme de Racing Club de Strasbourg, accompagne le blason du club depuis le début. Il ne l’a quitté qu’au cours des années 1970, quand le club a été rebaptisé Racing Pierrots Strasbourg Meinau (RPSM).
Le SCO affiche un logo en noir et blanc. Ces deux couleurs se sont imposées au bout de dix ans d’existence sans qu’on en sache réellement la cause. On attribue parfois ce duo à l’architecture de la ville qualifiée de blanche ou noire, selon où l’on se trouve. Blanche lorsqu’on est devant un bâtiment fait de tuffeau (craie d’Anjou) ou noire lorsqu’on fait référence au schiste, cette pierre sombre que l’on retrouve dans le quartier historique de la cité.
Cette forme devenue emblématique des joueurs de Bordeaux s’appelle un scapulaire. Aujourd’hui, les Girondins sont identifiables avec ce scapulaire.
Cette saison, le Toulouse FC arbore un tout nouveau blason inspiré de celui de la ville. Alors que depuis 2001, le « Téfécé » avait opté pour un logo simple avec des bandes mauves et blanches, il revient ici à ses origines, qui datent du XIIe siècle. Ainsi sont représentés un agneau (symbole de force, héritage de la période romaine de la ville) qui porte la croix de Toulouse (ou croix occitane ou croix du Languedoc), avec, en fond, deux bâtiments majeurs de la ville : la basilique Saint-Sernin et le château Narbonnais.
Le logo de l’Amiens SC est inspiré de celui de la ville, avec deux licornes cabrées. La licorne étant un symbole des vertus chevaleresques de pureté et d’attrait pour la beauté et la délicatesse. Cet animal magique sert de tenant et de support du blason sur les armoiries de la ville.