L'Histoire Vraie Derrière "Ballers" et le Parcours de Dwayne Johnson

Ballers, la série de HBO, est revenue pour une deuxième saison. La série explore le monde de la NFL, ses défis, son hypocrisie et son obsession de l'argent. Pourtant, la série repose sur Dwayne Johnson, son acteur et producteur exécutif.

Dwayne Johnson se raconte clairement : il utilise le football américain pour conter sa propre histoire de réussite dans un monde où il n'avait aucun repère.

"Ballers": Divertissement ou Réflexion sur le Monde du Football Américain ?

La série veut se croire sérieuse, faisant une incursion dans le monde de la NFL et ses tares. Pourtant, la série ne semble pas vouloir approfondir ces thèmes. Elle se réduit à quelques petits coups frileux pour donner quelques soubresauts à l'intrigue.

Dans la saison 1, tout se ramenait à Dwayne Johnson. Il supportait les crasses, allait voir le patron pour faire pardonner les coups de sang de Joe, il négociait quasiment les contrats… En résulte une série épurée, où Dwayne Johnson finit toujours par surmonter les obstacles grâce à son sourire, ses relations et son franc-parler.

Le Rôle de la NFL et des Seconds Rôles

La NFL est quasi-absente de la première saison, réduite à la portion congrue de savoir combien les joueurs vont toucher d'argent. Autrement, ce sont de petites rivalités et le vrai-faux suspense sur la carrière de Charles qui font vivoter la série. Mais jamais le rôle de la NFL, en tant que presque lobby ou manne financière tenant les joueurs d'une main de fer, n'est exploré.

De même, l'idée de la presse médiatique est personnifiée par Jay Glazer, et donne l'occasion d'explorer les points faibles de Spencer. Quant au background montrant la cupidité des grands patrons, il est à peine exploré.

Le Parcours de Dwayne Johnson: Des Terrains de Football aux Écrans d'Hollywood

Dieu bénisse les États-Unis pour ce qu’ils sont : le premier producteur au monde de serial-killer et l'inventeur de success-story à tour de bras. Dwayne Johnson n’étant pas, du moins nous lui souhaitons, un serial-killer, il n’en est pas moins une figure emblématique du paysage cinématographique actuel outre-Atlantique. Retour sur le parcours d’une icône en devenir.

Fils de Wayde Douglas Johnson et d’Ata Maiva, Dwayne Johnson n’a pas eu une enfance comme vous et moi. Chez les Johnson, on est catcheur de père en fils. Papa est catcheur. Papi est catcheur. Mamie est catcheuse (oui, oui). Dwayne côtoie depuis sa plus tendre enfance les bastons, les rings et les projecteurs. Un genre d’enfant de la balle survitaminé qui, bouillonnant sur les bancs de la fac de Miami, se destine à une carrière dans le football américain.

Y aurait-il mutinerie dans le camp des Johnson ? Pourtant, comme un cri de l’atavisme familial écrasant les aspirations séditieuses de l’ado en crise, le destin voudra qu’une blessure ne vienne mettre un terme à ces velléités de footballeur. Adieu NFL : le ring a été plus fort.

Une fois son diplôme de criminologie en poche, il retourne auprès des siens pour apprendre le métier et se forger une réputation au cours de compétitions nationales. Un an plus tard, il signe à la WWF (Wrestling World Federation), l’équivalent de la 20th Century Fox pour les catcheurs. En quelques années, le jeune catcheur se hisse, entre insolence et maitrise des codes, parmi les plus célèbres figures du catch de la fin des années 90. Il devient « The Rock » en hommage à son papounet (Rocky Johnson pour les connaisseurs), la Montagne « heel » pour être précis.

Si cette ascension peut sembler dérisoire à nos yeux européens, elle n’en demeure pas moins représentative de l’une des principales facettes de ce sport : le showtime. Autant les prouesses physiques du catch sont questionnables, autant les pérégrinations du géant pour atteindre le titre ultime valent le détour. Mais alors que le monde entre dans les années 2000, Dwayne "The Rock" Johnson entre dans une nouvelle ère : le cinéma.

À la manière d’un Hulk Hogan flirtant avec le grand écran, The Rock se destine à une carrière dans l’industrie cinématographique en interprétant des rôles plus ou moins importants avant d’annoncer son départ de le WWE en 2003. Mais un Johnson ne quitte jamais vraiment le ring. Neuf ans plus tard, il remet ça, enfilant à nouveau son slip moulant à grand renfort de mises en scènes plus lourdes les unes que les autres. Sa dernière apparition date de janvier 2015.

On a beau être aux États-Unis, au début des années 2000, lorsque pratiquement tout était censé être possible, il n’est pas simple pour un type comme Dwayne de réussir à se faire une place dans le monde du cinéma. Néanmoins, l’homme a du ressort et, profitant de la notoriété de sa masse musculaire, il décroche un rôle secondaire dans Le Retour de la Momie, deuxième volet de la franchise sorti en 2001, dans lequel il joue le Roi Scorpion.

Ce qu’il y a d’intéressant avec ce premier film, c’est qu’il va finalement lui servir de passerelle entre son passé de catcheur et son ambition d’acteur. Tandis que le monde découvre son sourcil relevé dans son combat final contre le benêt Brendan Fraiser, il tourne le spin-off Le Roi Scorpion. Un premier rôle principal dans un film dispensable mais qui pose la pierre fondatrice de sa carrière dans le cinéma.

Au fil de ses apparitions, il n’est plus The Rock, il redevient Dwayne Johnson. La suivante sera tout aussi décisive : Bienvenue dans la jungle.

L’histoire commune veut qu’au cours de ces mêmes années 2000, Dwayne n’ai enchainé que des films de seconde zone, des navets, comme Doom et Be Cool (film catastrophique avec entre autres, John Travolta, Uma Turman, Harvey Keithel et Vince Vaughn) ainsi que La Montagne Ensorcelée avant de finir par être miraculeusement intégré au casting de la rentable franchise Fast & Furious.

Avec Southand Tales, Dwayne s’écarte avec autodérision de l’image simplette de l’ancien catcheur reconverti en acteur bodybuildé pour film d’action au scénario quasiment pornographique. Une autodérision qu’on retrouvera dans No Pain, No Gain de Michael Bay (Bad Boys, Armageddon, Transformers…) où l’homme interprète, aux côtés de Mark Wahlberg, un bodybuilder illuminé et assoiffé d’argent facile, avec une justesse notable. Des rôles à contre-courant des films dans lesquels il est attendu comme tête d’affiche immanquable, du type G.I Joe, Hercules, l’inspecteur Luke Hobbs dans Fast & Furious ou plus récemment dans San Andreas.

Produite par Wahlberg, cette série de second plan et d’une utilité toute relative s’intéresse aux pérégrinations de footballeurs à la retraite, face à la cruelle réalité et aux affres abyssales des fins de mois difficiles. Une série honnête qui n’entend pas résoudre les grands mystères de l’existence ou apporter la paix en Syrie, et dont la cohérence repose uniquement sur notre bon Dwayne. Son rôle sur-mesure (celui d’une ancienne star du football américain) s’avère même un peu trop facile, un peu trop lisse, compte tenu de son potentiel en termes de décalage comique. Mais qu’importe…

Pur produit de l’industrie du spectacle américain, le Rock n’est peut-être pas le meilleur acteur qu’Hollywood possède actuellement. Néanmoins, Dwayne Johnson (car il est important désormais de démarquer sa double casquette) est peut-être le symbole de ce que l’Amérique sait faire le mieux : des acteurs hollywoodiens pleins de bonne volonté, capables de représenter à eux seuls un genre et de s’en démarquer avec une certaine dose d’humour.

Rédemption : Une Histoire de Seconde Chance

L’histoire de Sean Porter, un officier contrôleur judiciaire, a décidé de créer une équipe de football avec des jeunes détenus réputés pour être dangereux. Il est convaincu que c'est le seul moyen de leur enseigner leur respect d'eux-mêmes et des autres et de leur apprendre à s'intégrer dans la société. Cette comédie dramatique est vraiment excellente.

Adapté d'un documentaire... Gridiron Gang relate le destin de Sean Porter et Malcolm Moore, un tandem d'entraîneurs de football américain qui prirent sous leur aile de jeunes détenus réputés dangereux et leur enseignèrent le respect mutuel et les valeurs du travail en équipe. Leur épopée et celle de leur équipe était au centre du documentaire Gridiron Gang, réalisé en 1993 par Lee Stanley. Ce dernier a coiffé sur le Gridiron Gang de Phil Joanou la casquette de producteur.

Gridiron, qu'est-ce que c'est ? Le terme "Gridiron" est utilisé pour nommer un terrain de football américain, et par extension le sport en lui-même. Cette appellation se rapporte au terrain, qui comporte de nombreux marquages aux sols (une ligne tous les 10 yards) : vu de haut, il ressemble ainsi à un grillage ("Gridiron" en anglais).

J’aime beaucoup Dwayne Johnson quand il sort du standing « gros muscle ». À l'époque, il était encore présenté comme « The Rock ». Là il a un rôle beaucoup plus profond. Son personnage prend de la place et il le fait bien. Il envoie de l’émotion et on sent une réelle implication de sa part. De plus, son duo avec Xzibit fonctionne très bien, même s’il est vrai que ce dernier ...

Si vous ne connaissez rien au football américain vous ne serez pas perdu tant ...

L'Impact du Streaming sur les Séries sur le Football Américain

Avec l’arrivée des plateformes de streaming et comme le football américain est un sport qui captive des millions de personnes à travers le monde, il n’est donc pas étonnant que l’on voit de plus en plus de séries sur le football américain.

Le foot US est un sujet idéal pour les séries télévisées car il offre une toile de fond riche en émotions, en suspense et en drames humains. Les rivalités entre franchises, les défis des athlètes pour atteindre les sommets de la ligue et la passion des fans créent un décor idéal pour des intrigues palpitantes et profondes.

L’arrivée des plateformes de streaming a favorisé la diffusion des séries sur le football américain en France. Les créateurs ont maintenant une plus grande liberté pour explorer une variété de sujets sur le thème du foot US et de les promouvoir dans de nombreux pays dont la France. Cette nouvelle ère de la télévision te permet en tant que fan de football américain de découvrir par exemple, des séries sur les coulisses de ce sport, sur les défis sportifs auxquels sont confrontés ces athlètes, ou bien encore sur les histoires personnelles des joueurs qui se déroulent en parallèle du football.

Ces séries sur le football américain ont un énorme avantage, c’est de populariser notre sport qui est le foot US en France.

Quelques Séries Comédie/Dramatique sur le Football Américain:

  • Friday Night Lights: Suit l’histoire d’une équipe de foot US de lycée dans une petite ville du Texas.
  • Ballers: Explore la vie tumultueuse des joueurs professionnels de la NFL hors des terrains.
  • All American: Inspirée de la vie du joueur professionnel NFL Spencer Paysinger.
  • Colin in Black & White: Raconte la jeunesse de Colin Kaepernick au lycée.

Quelques Séries Documentaires sur le Football Américain:

  • Last Chance U: Suit le quotidien de jeunes joueurs talentueux de football universitaire.
  • Hard Knocks: Plonge au cœur du camp d’entraînement de présaison d’une équipe NFL.
  • All or Nothing: Immersion dans une équipe de foot US tout au long de la saison sportive.
  • Quarterback: S’immisce dans le quotidien de 3 quarterbacks NFL (Patrick Mahomes, Kirk Cousins et Marcus Mariota).

Il y a quelques années, dans une interview au magazine américain Sports Illustrated, en 2016, Dwayne Johnson avouait rêver encore de football américain. «Pendant des années, j'ai rêvé de Super Bowl. J'en suis le joueur star, tout le monde m'attend dans le stade. Je sors du tunnel mais je n'ai pas mes chaussures. Ou alors je ne trouve pas mes protections. C'est même devenu bizarre.

Il a imité son père et son grand-père. Et commencé sa carrière sous le pseudonyme de Rocky Maivia. Mais la foule n'appréciait pas son rôle de brave gars, lui réservant régulièrement sifflets et moqueries. Il a donc endossé le rôle du méchant sur les rings, devenant The Rock. Avec un succès immédiat grâce à son sens inné de la comédie. Il multiplie les spectacles, remporte de nombreux titres de champion du monde, attire des foules immenses.

En 2000, McMahon réussit à le placer dans l'émission humoristique populaire Saturday Night Live. The Rock se débrouille parfaitement dans les sketches de l'émission et décroche peu après un petit rôle dans un film de Stephen Sommers qui va cartonner, le Retour de la momie. D'autres suivront, notamment le Roi scorpion - un spin-off du Retour de la momie - où il incarne le personnage principal. Ce qui lui rapporte environ 5,5 millions de dollars...

À l'époque, son agence artistique, Creative Artists Agency (CAA), cherche désespérément à effacer son passé de catcheur. En 2008, son surnom de The Rock n'apparaît plus au générique de ses films. Johnson (120 kg, 1,94 m) a aussi dû baisser le pied sur la musculation pour s'adapter aux canons hollywoodiens. Mais il a le sentiment de ne plus être lui-même. Il demande alors à son ex-épouse, Dany Garcia, patronne de sa société de production, de s'occuper du management de sa carrière. Il se remet au catch et à la gonflette. Garcia, elle, choisit de faire de lui une entreprise de divertissement, à l'image de ce que produit d'ailleurs la WWE. The Rock aura donc une émission de télévision (The Hero, en 2013), il tient depuis quatre saisons le rôle principal de la série Ballers (il est un ancien joueur de football américain passé par l'université de Miami !), il produit des documentaires (Muscle Beach), des films (Baywatch), etc.

Grâce à cette nouvelle stratégie, et bien aidée par le succès de Fast and Furious 5 en 2011 (la franchise à succès aux côtés de Vin Diesel et Paul Walker), sa carrière hollywoodienne décolle. Et les succès s'enchaînent (Fast and Furious 6 et 7, San Andreas, le blockbuster catastrophe dont il est le héros)... Aujourd'hui, il est l'un des acteurs les mieux payés d'Hollywood et sa tête de videur de boîte de nuit s'affiche sur les écrans de cinéma du monde entier. Mais son public, il le veut familial.

Il est devenu un personnage cool et fédérateur, aimé des parents comme des enfants, des femmes et des hommes, des républicains et des démocrates... L'année dernière, on l'a même envisagé candidat à la prochaine élection présidentielle américaine. Avec un sens certain de la communication, il n'a pas nié. S'il se lance un jour en politique, il pourra prendre conseil auprès d'Arnold Schwarzenegger, un autre acteur sportif et colosse, gouverneur de Californie pendant sept ans (2004-2011)...

Dwayne Johnson partage avec Teddy Riner le même équipementier, Under Armour, et les deux armoires à glace ont tourné ensemble cette année à Los Angeles une publicité «Will Finds a Way» («La volonté l'emporte»).

D'origine samoane par sa mère, Dwayne Johnson est très célèbre dans l'archipel qui a produit de nombreux catcheurs, notamment son grand-père maternel Peter Maivia. The Rock, qui a reçu un titre de chef tribal, Seiuli, est aussi le cousin d'un joueur du Racing, le pilier international samoan Census Johnston (60 sélections, ci-dessous), et il proclame régulièrement son soutien pour les Samoa lors des Coupes du monde de rugby.

L’acteur le mieux payé du cinéma américain est aussi au centre d’une épatante série de HBO sur les coulisses du football américain dans laquelle il achève sa mutation de comédien.

Avant de devenir l’acteur le mieux payé d’Hollywood, avant même de connaître la gloire dans l’univers spectaculaire et outré du catch et de gagner le surnom « The Rock », Dwayne Johnson tenta de faire carrière dans le football américain.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la série créée par Stephen Levinson, un ancien producteur d’Entourage, et dont HBO, relayée en France par OCS, diffuse actuellement la saison 2, n’est pas tout à fait une plongée sans concession dans le milieu à la fois sinistre et fascinant du football américain. D’abord parce qu’au fond, et c’est sa première qualité, Ballers serait plutôt une vraie bonne comédie, mais surtout parce que son véritable sujet n’est pas vraiment le sport.

Dans la série, Johnson est Spencer Strasmore, ancienne gloire de la NFL reconvertie en conseiller financier pour footballeurs US encore en activité. Strasmore est ce « Rock » sur lequel ces adolescents presque trentenaires, qui sont aujourd’hui ce que lui fut autrefois, viennent s’appuyer et se reposer, une figure de responsabilité et de fiabilité, un homme qui dépasse sa fonction pour porter à peu près tout ce qui n’est pas lui (les jeunes footballeurs, son collègue et acolyte flambeur et vaguement veule joué par l’idéal Rob Corddry ou la série dans son ensemble) sur ses larges et solides épaules.

Dans Ballers, Dwayne Johnson est celui qui prend du recul et réfléchit au lieu de foncer tête baissée. Massif, son corps n’est d’ailleurs pas une machine offensive (éventuellement en sommeil) mais une pure présence rassurante. Il occupe l’espace - littéralement, visuellement : quand il est là, il ne reste plus beaucoup de place dans le plan.

Si les muscles occupent l’écran, c’est l’esprit qui travaille, séduit de nouveaux clients et tire les anciens des mauvais pas dans lesquels ils se fourrent généreusement. D’ailleurs, la condition physique du héros de Ballers atteint ses limites : après des années de chocs et de contacts sur les terrains de football, la hanche de Strasmore est touchée et seuls les analgésiques lui permettent de tenir. Ce corps est un mirage, une relique du passé.

Le parcours du héros de Ballers rejoint ainsi celui de Dwayne Johnson lui-même, du temps de l’activité essentiellement physique (le foot, le catch, voire le cinéma d’action) à celui de la pensée et des nuances.

Alors, dans la série, The Rock parle comme il ne l’avait encore jamais fait sur un écran, démontrant définitivement ce que certains films (San Andreas, Infiltré, Fast & Furious 5 et 6…) laissaient deviner par séquences : son grand talent de comédien. Loin des grimaces des catcheurs, il s’installe tout en retenue, imposant une sorte de minimalisme chaleureux par un mélange de conviction et de douceur dans la voix, les gestes, les expressions.

Dans Ballers, la lourdeur de son corps devient un atout paradoxal : cette masse de muscles est elle-même la scène, l’endroit où ça se passe. Ça pétille au sommet de la montagne.

LES DOPÉS CACHÉS D'HOLLYWOOD ! ( un nouveau les rejoint ) 😱

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