Histoire et développement de l'ASRUC Rugby Féminin et des Valkyries Normandie Rugby Clubs

Le Valkyries Normandie Rugby Clubs (VNRC) est un club de rugby féminin normand de haut niveau. Le VNRC a pour objectif de développer et faire rayonner le rugby féminin normand au plus haut niveau national. Les Valkyries évoluent en Élite 2, la deuxième division de rugby féminin.

Mises en place en 2021, elles sont le fruit d’une fusion des équipes premières de l’Ovalie caennaise et de l’Association sportive Rouen université club (Asruc). La coopération entre l’Ovalie caennaise et l’Association sportive Rouen université club a débouché sur la création du Valkyries Normandie Rugby Clubs.

L'ASRUC Rugby Féminin : un pilier du rugby féminin normand

L’ASRUC Rugby Féminin est membre de la section rugby du club omnisports AS Rouen Université Club. Son équipe première senior a évolué au plus haut niveau national, Élite 1, durant 3 saisons.

« L'association Sportive Rouen universitaire Club et l'Ovalie Caennaise ont ressenti la nécessité d'unir leurs efforts pour le haut-niveau et faire exister une équipe compétitive normande en Rugby féminin. »

« Depuis quelques années, c'était difficile autant pour l'ASRUC que pour nous de rester au haut niveau, explique Thierry Guérin, le co-président de l'Ovalie Caennaise. C'est déjà dû à l'évolution très razpide du rugby féminin au niveau national. Il y a aussi une baisse de l'effectif des deux côtés. Il y a aussi le faible nombre de pratiquantes en Normandie. »

Il s'agit de tout sauf d'une fusion, préviennent en cœur les deux clubs attachés à leurs entités. Ce rapprochement ne concerne que l'équipe première et son staff. L'ASRUC et l'Ovalie Caennaise conservent aussi bien leurs équipes en fédéral qu'en U18.

Les Valkyries Normandie Rugby Clubs : une ambition régionale

Une coopération a alors été mise en place avec l’autre club Élite normand, l’Ovalie Caennaise. L’objectif est d’avoir un pôle d’excellence en Normandie.

« Les Valkyries sont là pour permettre d’aller vers le haut niveau. Si les deux équipes étaient descendues en Fédérale, on n’aurait plus eu de subventions de la Région, affirme Arnaud Laurent. Le fait de garder une équipe en Élite, ça permet d’éviter que les jeunes joueuses prometteuses partent au Stade Rennais ou au Stade Français.

Les Valkyries ont terminé championnes d’Élite 2 la saison passée, en étant invaincues. Elles sont cette année à deux matches de la montée en Élite 1, la première division, ce qui était un résultat inimaginable il y a encore quelques années pour un club normand.

Composition de l'équipe

L’effectif des Valkyries est constitué d’une très grande majorité de Rouennaises. « Il y a huit Caennaises, dont cinq qui jouent régulièrement, mais ce n’est pas un souci », confie Arnaud Laurent, président de l’Ovalie caennaise et co-président des Valkyries. Parmi elles, se trouvent Charlotte Berthelot, Solène Dubus ou encore Audrey Guillous.

Certaines joueuses ont dû déménager afin d’éviter de faire de nombreux aller-retours chaque semaine. Elles ne sont ni payées, ni défrayées pour leur déplacement. « Les joueuses de rugby sont des amateures avant tout, rappelle Arnaud Laurent.

Un autre problème de taille : les matches ont souvent aussi lieu à Rouen, les infrastructures y étant de meilleure qualité. Sportivement une chose est sûre : ce choix s’est avéré être le bon. La fusion des deux équipes premières, jugée nécessaire à l’époque, l’est toujours deux ans après.

L'Académie du VNRC : un accompagnement complet

« Un objectif : la réussite du double projet de la joueuse » L’Académie du VNRC propose d’accompagner les jeunes filles dans leur parcours sportif et scolaire/professionnel. L’objectif de cet accompagnement est simple : permettre aux joueuses de réussir leur double projet (sportif et scolaire/professionnel).

Ainsi, grâce à des partenariats avec des collèges, lycées et universités, les joueuses peuvent bénéficier d’entraînements supplémentaires. Les plus jeunes ont des créneaux d’aide aux devoirs mis en place par le club. Le sportif n’exclu pas l’aspect éducatif en effet elles sont pour plus de 90% d’entre elles encore scolarisées.

En ce qui concerne le logement, pour les moins de 18 ans, des établissements partenaires peuvent les accueillir dans leurs internats. Grâce à un partenariat avec le Crous, les étudiantes peuvent avoir un logement, individuel ou en colocation, à la résidence universitaire de la Pléiade, à Mont-Saint-Aignan.

Le bien-être de la joueuse se veut être le fondement de sa réussite. La charge d’entraînement peut toujours être adaptée en fonction du niveau de forme de chaque joueuse et de ses contraintes scolaires/professionnelles.

L’académie est gérée par 3 salariés de l’ASRUC Rugby qui est l’une des maisons mères des Valkyries Normandie Rugby Club. Damien Gasse et Lisa Poli deux de nos éducateurs se chargent du projet sportif et éducatif. Le Mercredi, les jeunes joueuses du centre de formation se rejoignent pour participer aux cours donnés par un professeur.

La Valkyrie est le symbole de cette femme guerrière, forte et courageuse. Le rugby et ce qu’il procure est le moyen d’arriver à cet objectif. Les Valkyries illustrent à la fois notre territoire et la combativité des femmes.

Défis et perspectives

Mais pour performer, il faut travailler. Corriger les petites erreurs. Ce mercredi matin, la petite quinzaine de joueuses, sur un groupe de plus de 30, peaufine les transmissions. Pourquoi un petit groupe ? Car si ces joueuses ont une "implication de haut niveau", dixit leur entraîneur, elles ne sont pas rémunérées par leur club. "Ce ne serait pas viable".

Chacune a un travail ou suit des études. Lara, elle, est passée autoentrepreneur quand, coté rugby, "ça a commencé à devenir sérieux". Dans un café rouennais où elle a ses habitudes, elle nous montre son planning sur son ordinateur. Lara parvient à assister aux 3 séances de musculations et aux 3 entraînements terrain hebdomadaires… Tout en ayant deux métiers différents. Pour l’instant, ce rythme fonctionne.

Mais évidemment, "ce serait plus confortable d’avoir un mi-temps salarié rugby", concède Lara. "Vu l’investissement qu’on y met, les sacrifices, ce serait une bonne récompense. Mais on n’y est pas encore. Lara conclut : les hommes et les femmes ne sont pas logés à la même enseigne. Certes, "il y a des clubs en Elite 1 qui rémunèrent les joueuses", explique Cyrille Lloza.

Selon la Fédération Française de Rugby (FFR), la croissance du rugby féminin est exponentielle depuis trois ans. Le nombre de licence a bondi de +20 % en 2024.

"Les gens se demandent beaucoup si ça joue de la même façon, si c’est intéressant à regarder, si on est autant engagé", explique Manon. "On est obligé de prouver", déplore Charlotte. On essuie les plâtres, s'amuse Delphine Bunel, la présidente de l'ASRUC.

Je pense que c'est aussi la première fois depuis le rapprochement des deux Normandie qu'une équipe arrive à fonctionner ensemble. C'est la première union entre l'ex Basse-Normandie et l'ex-Haute Normandie.

Les Valkyries ont encore de beaux jours devant elles.

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