Les confrontations entre l'Italie et la Serbie dans le monde du volleyball sont marquées par des rencontres mémorables et des enjeux importants. Ces deux nations ont une riche histoire dans ce sport, avec des moments de gloire et des rivalités passionnantes.

Ligue des Nations: Une Habitude de Victoires pour la France
C’est une très belle habitude que l’équipe de France féminine est en train de prendre : celle d’enchaîner les victoires en Volleyball Nations League. Après avoir signé un succès très convaincant contre les Pays-Bas vendredi (3-0), les Bleues ont remis ça samedi soir.
Serbie : Un Adversaire Surprenant
Il n’est pas évident de présenter l’adversaire du soir : toujours sans victoire, la Serbie est une surprenante lanterne rouge de la VNL, mais c’est aussi le pays double champion du monde en titre, médaillé d’argent sur les deux derniers championnats d’Europe. C’est une équipe qui se (re)construit en vue du prochain Mondial, et qui ne manque pas de talent.
Preuve qu’elle n’est vraiment pas loin du compte, la Serbie avait déjà perdu quatre matchs au tie-break depuis le début de la compétition.
Le Match France-Serbie : Un Déroulement Décousu
La recette a fonctionné, même si la rencontre a été un peu plus décousue que face aux Pays-Bas. Après un début de match équilibré (12-12), la Serbie a pris l’ascendant dans le premier set (21-25), dans le sillage de Vanja Ivanovic (20 ans), qui a inscrit 7 de ses 15 points dans le premier acte. Avec un bon passage de sa centrale Hena Kurtagic, une des meilleures bloqueuses de la compétition, passée par Nantes et qui jouait à Milan avec Héléna Cazaute et Juliette Gelin cette saison, la Serbie a bien réagi dans le troisième set (16-25), mais cela n’a pas entamé la confiance des Bleues au départ de la quatrième manche, bien lancée (4-0) par une précieuse Sabine Haewegene (12 points).
Cette fois, les Bleues ont fait preuve d’autorité, guidées par leur capitaine Héléna Cazaute (26 points dont 4 blocs, meilleure marqueuse de la rencontre), qui a signé un ace crucial (6-5), avant d’être imitée par Amandha Sylves (10-7).
La France Remonte au Classement
Sous l’œil du président de la FFVolley, Eric Tanguy, et de la DTN Axelle Guiguet, présents à Belgrade, les Bleues poursuivent leur superbe semaine et remontent à la neuvième place du classement avec ce troisième succès en sept matchs. Dimanche, pour conclure cette deuxième étape de VNL, les joueuses de César Hernandez ont rendez-vous avec un autre gros morceau, les Etats-Unis.
César Hernandez, sélectionneur de l’équipe de France (sur VBTV) : "Je suis super fier des joueuses. Je suis très heureux de la façon dont elles travaillent toutes. On grandit beaucoup cet été, ce n’est que le début de notre projet. Gagner ce soir en Serbie contre la Serbie, ce n’est pas quelque chose qui va souvent arriver. Il faut profiter de cette victoire, on a bien fait les choses. J’ai perdu quelques années de vie, mais je suis très heureux ce soir ! Le classement ? Quand on a commencé la VNL, j’ai dit aux joueuses qu’il fallait être ambitieux. Je veux me qualifier pour le Final 8. Même si elles avaient souffert l’an passé, tout le monde commence avec le même nombre de points. Je leur ai dit d’y croire, que si on met en place notre volley-ball, on peut rivaliser avec tout le monde. Mais on a besoin de victoires comme celle de ce soir pour en avoir la confirmation. On joue un bon volley, on met tout le monde en difficulté, on a une possibilité d’aller au Final 8.
Sabine Haewegene, réceptionneuse-attaquante de l’équipe de France : "C'était un match riche en rebondissements, on n’a rien lâché jusqu’à la fin, on a su rester solidaires. On a un super groupe, tout le monde joue ensemble et s’encourage, c’est énorme de gagner contre la Serbie, je suis contente et fière de l’équipe. On prend beaucoup de plaisir sur le terrain, on arrive bien à digérer l’enchaînement des matchs. Il nous reste un match demain, j’espère qu’on va continuer sur ce rythme-là et enchaîner les victoires, on va faire tout pour. Le Final 8 ?
Euro 2011: La Serbie Triomphe Face à l'Italie
L'affiche inattendue de cette finale était en effet un remake de la "petite finale" du Mondial 2010. La Serbie avait battu l'Italie (3-1) à Rome, pour se signaler à nouveau sur l'échiquier du volley en empochant le bronze, donc.
En 2011, la Serbie est redevenue championne d'Europe de volley messieurs en battant l'Italie 3 sets à 1 (17-25, 25-20, 25-23, 26-24) à Vienne, dix ans après son premier et jusque-là unique titre européen, offrant une nouvelle consécration à sa star Ivan Miljkovic. Les Serbes avaient été sacrés en 2001, alors sous les couleurs de la Yougoslavie, un an après leur titre olympique. C'était déjà contre l'Italie, et Miljkovic, le génial pointu de 2,06 m, était déjà présent.
L'Italie réussit particulièrement bien à la Serbie, puisqu'elle l'avait également écartée l'an passé à Rome sur le même score pour s'adjuger la médaille de bronze du Mondial.
Les Italiens pourront cependant se satisfaire d'être remontés sur le podium d'une compétition internationale pour la première fois depuis 2005 et le dernier de leur six sacres européens.
Passés au travers du premier set, dominé par les Italiens grâce à leur service et leur contre, les Serbes ont peu à peu haussé leur niveau en défense pour faire déjouer la Squadra Azzurra, malgré une réception globalement défaillante. Tenu à deux points dans la première manche (à 2 sur 9), Miljkovic s'est réveillé dans la deuxième avec 6 points. Les attaquants serbes ont commencé à prendre la mesure du contre italien, en variant leurs angles ou en jouant les mains de leurs opposants.
Souvent en échec face à la suffocante défense serbe, capable de remonter les ballons les plus improbables, les attaquants italiens ont progressivement perdu leur sang froid. Leur retour, à la fierté et au courage dans le quatrième set, devait ensuite se briser sur le service de Terzic.
Ce dimanche, la sélection d'Igor Kolakovic a mal démarré les débats, car incapable de tenir le choc près du fil, face à des Transalpins encore sur un nuage après leur éclatante victoire sur le tenant du titre polonais (3-0). Mais la Serbie possède dans ses rangs un pointu génial, expérimenté, et qui a semblé connaître une seconde jeunesse, à 32 ans : Ivan Miljkovic. Après avoir par exemple laissé sans voix Antonin Rouzier en quarts de finale, "Ivan le Terrible" a encore frappé et remis en marche l'attaque serbe. Pour l'ensemble de son oeuvre, il a d'ailleurs été élu MVP du tournoi.
Si l'attaque a mis à mal le block des Transalpins, c'est surtout grâce à sa défense que la Serbie a écoeuré son adversaire. En n'abdiquant sur aucun point, en gardant en jeu des balles qui semblaient perdues, le surprenant Milos Terzic et ses coéquipiers ont préservé leur avance au plus fort de la révolte italienne, plaçant en prime plusieurs aces fatals.
Moments Clés et Joueurs Emblématiques
Ivan Miljkovic, élu MVP de cet Euro 2011, faisait déjà partie de la sélection. A aujourd'hui 32 ans, le capitaine serbe s'est montré encore une fois excellent (18 points), comme contre la France en quarts ou la Russie en demie. Il a pris ses responsabilités dans un quatrième set particulièrement tendu et a très logiquement été désigné MVP (meilleur joueur) de l'Euro.
Mais la Serbie s'est aussi trouvé un héros bien plus inattendu en la personne de Milos Terzic, un réceptionneur-attaquant méconnu de 24 ans. Lancé par son entraîneur pour la balle de troisième set, il a servi un ace, aidé par la bande du filet.
De manière invraisemblable, l'histoire s'est répétée à la fin du quatrième set, alors que les Italiens étaient sur les talons des Serbes. Cette fois-ci, son service a pris de revers la défense italienne, désarçonnée, pour un nouvel ace.

Championnat du Monde Féminin : La Serbie Couronnée
La Serbie est devenue samedi, au Japon, championne du monde de volley féminin pour la première fois de son histoire. Opposées à l'Italie, les Serbes ont réussi à arracher une cinquième manche, dont les derniers points ont été complètement fous, afin d'obtenir ce premier sacre mondial (21-25, 25-14, 23-25, 25-19, 15-12). L'Italie, championne du monde en 2002, qui avait terminé deux fois quatrième sur les trois éditions précédentes, doit se contenter de la première médaille d'argent de son histoire.
Ligue Mondiale : La France Domine la Serbie
La France qui, auparavant, n’avait atteint qu’une seule fois la finale (défaite contre le Brésil en 2006), a survolé la rencontre après avoir impressionné tout au long de la compétition, notamment contre les favoris brésilien (3-1) et polonais (3-2). Son seul échec lors du « Final Six », vendredi contre les États-Unis (1-3), est venu mettre fin à une série de quinze victoires consécutives, débutée en phase de poules de… la deuxième division ! C’est dire le chemin parcouru en quelques mois par la France, devenue la huitième nation victorieuse du grand tournoi annuel, après le Brésil, l’Italie, la Russie, les États-Unis, Cuba, les Pays-Bas et la Pologne.
Avec l’attaquant Antonin Rouzier, meilleur marqueur du match avec 17 points, le réceptionneur-attaquant Earvin Ngapeth, exemplaire sur ses deux missions, mais aussi Kévin Tillie, aligné malgré sa blessure contractée samedi en demi-finale, les Bleus ont étouffé les Serbes, dont le meilleur marqueur Aleksandar Atanasijevic a été limité à 10 points seulement.
Les Serbes ont pourtant cru à un retour au troisième set, qu’ils ont été tout près d’empocher (22-18), mais la France a alors retrouvé son euphorie pour infliger un 7-1 aux hommes de Nikola Grbic et s’adjuger son premier trophée (25-23). On pourrait presque parler de facilité pour les deux sets précédents, tant la « Team Yavbou », surnom popularisé par Earvin Ngapeth, élu meilleur joueur du tournoi, a dominé les débats.
Dans le premier acte, elle a démarré en trombe (5-0) avant de caler (11-11) pour repartir aussi sec (16-11). Aidée par les nombreux services serbes ratés, elle s’est attribué la première manche en 24 minutes (25-19). Le deuxième set n’a pas été aussi évident, Atanasijevic et les siens menant 10-8. Mais les Bleus ont accéléré au bon moment, grâce à une attaque gagnante de Tillie, qui serrait un poing rageur en même temps que les dents, puis deux points du central Nicolas Le Goff, lui aussi irrésistible (20-17). La Serbie a encore craqué sur ses fautes directes, un nouveau service dans le filet offrant le set aux Français (25-21).
Si la France a enfin réussi à entrer dans la cour des grands, la Serbie, elle, déjà titrée en Europe (2001 et 2011), semble maudite en Ligue mondiale : c’était sa cinquième finale, après celles de 2003, 2005, 2008 et 2009. Toutes perdues.
Palmarès du Championnat d'Europe Masculin
Palmarès des dix dernières éditions du Championnat d'Europe messieurs de volley-ball, dont l'édition 2011 a été remportée par la Serbie, dimanche à Vienne:
| Année (Lieu) | Champion | Vice-champion | Troisième |
|---|---|---|---|
| 2011 (Autriche et Rép. tchèque) | Serbie | Italie | Pologne |
| 2009 (Turquie) | Pologne | France | Bulgarie |
| 2007 (Russie) | Espagne | Russie | Serbie |
| 2005 (Italie et Serbie) | Italie | Russie | Serbie |
| 2003 (Allemagne) | Italie | France | Russie |
| 2001 (République tchèque) | Yougoslavie | Italie | Russie |
| 1999 (Autriche) | Italie | Russie | Yougoslavie |
| 1997 (Pays-Bas) | Pays-Bas | Yougoslavie | Italie |
| 1995 (Grèce) | Italie | Pays-Bas | Yougoslavie |
| 1993 (Finlande) | Italie | Pays-Bas | Russie |
Euro 2019 : La Serbie Vainqueur
Après avoir brisé le rêve français, vendredi en demi-finales, la Serbie s’est adjugé le titre de championne d’Europe en prenant le meilleur sur la Slovénie en quatre manches (19-25, 25-16, 25-18, 25-20). Comme face aux Bleus, les Serbes ont été dominés dans le premier set par le coorganisateur de la compétition, qui disputait son premier match hors de ses bases. Mais portés par leur pointu, Aleksandar Atanasijevic, les hommes de Slobodan Kovac ont par la suite été supérieurs dans tous les domaines. Et décrochent sans trembler leur troisième couronne continentale, après 2001 et 2011.
Déjà battus en 2015, en finale de l’Euro remporté par les Français, les Slovènes doivent se contenter de l’argent continental. Incapables de rééditer une performance à la hauteur de celles les ayant vu éliminer successivement la Russie, championne d’Europe (alors), et la Pologne, championne du monde, la Slovénie n’a pas du profiter du fort contingent de supporteurs vêtus de vert venu les encourager à Paris. Dans un Palais omnisport de Paris-Bercy ayant fait le plein (12 654 spectateurs), l’Euro 2019 de volley s’est achevé sous les cris de joie des joueurs serbes.
Nouveaux champions d’Europe, comme leur équipe féminine sacrée il y a peu, les Serbes n’ont pas pour autant décroché un ticket pour les prochains Jeux olympiques. Dès janvier, ils devront ferailler à Berlin pour le dernier billet pour Tokyo. Face à eux, leur victime du soir slovène, mais aussi les Allemands ou la Bulgarie. Et la France, qui pourra tenter de consoler ses rêves déchus en se disant qu’ils ont rendu les armes face aux futurs vainqueurs, invaincus lors de la compétition.
Euro Féminin 2019 : Triomphe Serbe
Les Serbes ont à nouveau remporté le titre européen au bout d'une finale disputée, trois manches à deux (21-25, 25-21, 25-21, 22-25, 15-13) contre les Turques, hôtes de l'Euro-2019 dames de volley, dimanche à Ankara. Devant leur public, les Turques n'ont pas réussi à vaincre les favorites serbes, qui remportent leur deuxième sacre européen consécutif et le troisième de leur histoire (victorieuses en 2011 et 2017). Ce sont pourtant les Turques qui, poussées par les milliers de supporters du Sport Hall de la capitale, ont pris le premier set. Avant de lâcher les deux suivants et d'égaliser à 2-2 lors du quatrième, s'offrant un tie-break au bout du suspense.
Portées par la meilleure marqueuse de la rencontre, Tijana Bosckovic (23 points), les Serbes ont finalement emporté un 5e set très serré à l'image du match, après plus de deux heures de combat. Comme en 2003 à domicile contre la Pologne, la Turquie s'est inclinée en finale, laissant échapper l'occasion de grimper sur le toit de l'Europe pour la première fois et d'inscrire un trophée majeur à son palmarès. Le placard à trophées des Serbes commence lui à être bien rempli, avec désormais trois sacres continentaux et un mondial, conquis l'année dernière au Japon contre les Italiennes en finale.
Jeux Olympiques : France vs Serbie
L’équipe de France d’Andrea Giani affronte la Serbie, ce dimanche 28 juillet à 17 h, en phase de poule des Jeux olympiques. Après avoir remporté la Ligue des nations 2024, les Bleus, champions olympiques en titre, sont attendus. Doit-elle craindre ce premier adversaire ? La sélection serbe de Slobodan Kovac compte parmi les grandes nations du volley européen. Elle s’est hissée régulièrement dans le dernier carré du championnat d’Europe. Les Serbes ont terminé 10es lors de l’édition 2024 de la Ligue des nations, qui s’est tenue du 21 mais au 30 juin dernier. Une forme de préparation intensive pour les JO de Paris.
En revanche, il ne faut pas négliger ses forces. Malgré les défaites, les Serbes ont tenu tête à la redoutable équipe de Pologne (2-3), championne d’Europe 2023. Le joueur serbe à suivre est sans doute Uros Kovačević. Fort de ses 70 sélections en équipe nationale, le réceptionneur-attaquant a réalisé une année 2023 solide. À 31 ans, sa lucidité et sa technique parlent d’elles-mêmes. Après une saison compliquée avec Ufa, club relégué de Superleague Russe, l’attaquant serbe a rejoint l’Italie pour la saison 2024-2025. Il s’est engagé avec Piacenza, troisième avant les phases finales de la SuperLega. Il jouera aux côtés du passeur français, sélectionné chez les Bleus pour les JO, Antoine Brizard.
Sur les dix dernières rencontres France - Serbie, les Bleus se sont imposés sept fois. L’équipe d’Earvin Ngapeth avait notamment remporté une brillante victoire face aux Serbes, alors champions d’Europe, lors du tournoi de qualification olympique en 2020. La Serbie a failli ne pas voir les JO pour la troisième fois consécutives. Elle retrouve les Jeux olympiques après 12 ans d’absence et une phase de qualification à l’arraché. Le tournoi de qualification aux Jeux oppose 24 sélections réparties en trois poules de huit équipes. Les deux premières sont directement qualifiées. La Serbie a fini à la 5e place.
Même si la Serbie est arrivée à la 10e place, elle a fini 5e meilleure équipe non qualifiée pour Paris. Benjamin Toniutti, capitaine de l’équipe de France, a prévenu son équipe au micro de Volleyball World. « Le match ne sera pas facile. La Serbie s’est qualifiée au dernier moment, elle sera motivée ».
Volleyball Nations League : France vs Allemagne
Que c’est cruel ! L’équipe de France a bien cru qu’elle allait décrocher son deuxième succès de la saison en Volleyball Nations League, ce mercredi, à Belgrade (Serbie). Pour cette deuxième semaine de VNL, les Tricolores récupéraient certaines cadres qui avaient été ménagées lors de la première étape. Avec l’apport d’Héléna Cazaute (19 points, dont 3 aces), mais aussi avec les repères accumulés à Pékin, comme la connexion entre la passeuse Enora Danard-Selosse et la pointue Iman Ndiaye (meilleure marqueuse de la rencontre avec 31 points, son deuxième match à plus de 30 points dans cette VNL !), l’équipe de France a donc montré un très beau visage.
Il faut clairement souligner la très bonne entrée de la réceptionneuse-attaquante Sabine Haewegene, qui s’est vite signalée par deux blocs (14-9), et inscrira 15 points dans cette rencontre. Les Bleues ont empoché le deuxième set avec la manière (25-17) et menaient dans le troisième (16-11), quand l’Allemagne a commencé à réagir, avec les 25 points Lina Alsmeier et surtout un bloc impressionnant : 22 blocs au total, dont 6 pour la capitale Camilla Weiser (19 pts). Vaillantes, les Bleues ont rendu les armes dans un tie break qui s’est joué sur quelques points disputés dans le final (8-7 puis 10-10 et 11-15).
La deuxième victoire en VNL, après celle obtenue en Chine contre la Belgique, ne sera pas pour cette fois. Il faudra se contenter de ces deux sets remportés et de ce point pris au classement, et garder la même ligne de conduite pour la suite de la semaine, avec des gros duels à venir contre les Pays-Bas, la Serbie et les Etats-Unis.
La réaction d’Iman Ndiaye, pointue de l’équipe de France : "C’est toujours dur de perdre en cinq sets, ce n’est jamais agréable, mais on va essayer de se servir de ça pour se motiver pour les prochains matchs. C’était bien d’intégrer les filles qui revenaient, on s’est bien senties sur le terrain, c’était fluide, c’était bien aussi d’avoir sur le terrain des filles qui avaient joué la première étape, on a pu enchaîner. La semaine d’entraînement en Serbie nous a permis de travailler toutes ensemble et de trouver des connexions, entre les passeuses et les attaquantes. Mon match ? J’essaye de rester disponible pour l’équipe. Il y a beaucoup de ballons, j’essaye de faire du mieux que je peux. Je gagne de la confiance à chaque match, et j’espère continuer comme ça. Est-ce que je me surprends à briller à un tel niveau ? Franchement oui ! Je n’ai pas beaucoup joué cette saison mais j’essaye de profiter de chaque opportunité.

L'Allemagne s'est qualifiée pour la finale de l'Euro en éliminant la Serbie alors qu'elle était plutôt mal partie (24-26, 15-25, 25-18, 27-25, 15-13).Les Allemands se sont offerts une place en finale de l'Euro de volley samedi en venant à bout de la Serbie.
Malgré un début de partie accroché et plutôt à l'avantage des Serbes qui remportaient les deux premiers sets (24-26, 15-25), les Allemands ne lâchaient rien et renversaient la tendance.
La Mannschaft, qui n'a pas fait mieux que quatrième depuis l'Euro 1993, affrontera le gagnant de l'autre demi-finale entre la Belgique et la Russie.
Qualification Olympique : La France Vainqueur Face à la Serbie
Les volleyeurs français peuvent continuer à rêver de Tokyo : brillants vainqueurs de la Serbie (3-0), championne d'Europe en titre, dimanche à Berlin, les Bleus ont surmonté absences et blessures pour débuter idéalement le tournoi de qualification olympique. Jusqu'à la finale de vendredi, huit équipes luttent pour décrocher la dernière place accordée à l'Europe aux JO. Les Français, champions d'Europe 2015, visent une deuxième qualification consécutive après Rio-2016.Dans l'autre poule, la Slovénie et l'Allemagne sont favoris. Les deux premiers de chaque poule disputeront jeudi les demi-finales. Cette victoire (25-21, 25-21, 25-22) contre les favoris serbes vaut donc de l'or, au sein d'une poule B extrêmement relevée où il faudra encore affronter la Bulgarie lundi (17h00), puis les Pays-Bas mercredi (20h45).
"Ce bon début de tournoi ne change rien à notre état d'esprit, a immédiatement déclaré le capitaine tricolore Benjamin Toniutti. Il faut rentrer demain (lundi) sur le terrain contre la Bulgarie avec le même état d'esprit. On commence bien, mais on sait qu'on n'a pas le droit à l'erreur dans ce genre de compétition."
Germany 🇩🇪 vs. Serbia 🇷🇸 - Highlights | Week 2 | Women's VNL 2025
Jean Patry : Un Pilier Essentiel
Reste que ce succès va lever les doutes des Français, arrivés en Allemagne sans Thibault Rossard, Trévor Clevenot (blessés), ni Stephen Boyer (raison personnelle). "C'est extraordinaire, a d'ailleurs jubilé le sélectionneur Laurent Tillie après le match. On a eu pas mal de problèmes avant d'arriver ici, avec des joueurs blessés ou fatigués (...) Et on a fait contre la Serbie une belle performance collective et individuelle, où chacun a été à son meilleur niveau."
La plus belle satisfaction vient probablement de la performance de Jean Patry, 23 ans, le pensionnaire du Top Volley Latina (Italie) titularisé au dernier moment au poste de pointu pour suppléer Boyer et auteur de 22 points dont 9 dans le premier set, qui ont mis l'équipe de France sur les rails. "Il a été énorme, s'est félicité son capitaine Toniutti. Il fait un bon début de saison en Italie, et mentalement il était prêt à commencer ce tournoi. C'est bien pour lui parce que ce n'est jamais facile de commencer une compétition avec tellement de pression."
"J'avais un peu de pression avant le match, a reconnu Patry, également auteur du point de la balle de match. Passer titulaire sur un tournoi de qualification aux Jeux olympiques, c'est pas rien." Face aux redoutables serbes et à leur vedette Atanasijevic, les Bleus ont quasiment toujours fait la course en tête, avec beaucoup de sang-froid, en dehors d'un passage à vide en début de deuxième set, où ils se sont retrouvés menés 9-3.
Mais pour Benjamin Toniutti, même cette baisse de pression a délivré des enseignements positifs: "On n'avait pas fait de matches de préparation, on savait qu'on allait avoir des hauts et des bas. Mais on est restés patients, sereins, et on est revenus petit à petit en faisant un ou deux break." Une série de services chirurgicaux de Yacine Louati (dont deux aces) notamment a permis aux Bleus de repasser devant.