L'Ascension Historique du Sens Olympique Club Volley-Ball

Le Sens Olympique Club (SOC) Volley-Ball a marqué l'histoire en validant son accession en division professionnelle après cinq années d'attente. Retour sur un parcours exceptionnel et les moments clés qui ont façonné ce succès.

Un Club en Pleine Croissance

Pour Guillaume, un supporter de la première heure, cette montée est un rêve devenu réalité : "Ah, ça fait du bien. C'est historique pour le club. C'est mérité. Elles nous font rêver." La passeuse Cassandra Séguin, originaire de Sens, témoigne également de son émotion : "c'est inimaginable, je n'ai pas de mot. On se dit enfin un poids en moins, ça y est, c'est fait."

Le SOC, sous la présidence de Bernard Plisset, se prépare désormais à jouer la phase finale d'accession pour la division professionnelle. "C'est cela qui est beau, la montée est possible. Pour la ville de Sens ce serait quand-même exceptionnel", souligne le président, anticipant l'enthousiasme des supporters.

Une Saison 2024-2025 Mémorable pour Saint-Dié-des-Vosges

À Saint-Dié-des-Vosges, la saison 2024-2025 restera gravée dans l’histoire du club local. L’équipe féminine de volley-ball de Saint-Dié-des-Vosges a validé ce week-end son accession en Saforelle Power 6, la plus haute division nationale. Opposées à Sens dans un match décisif, les Louves ont su maîtriser la rencontre, s’imposant 3 sets à 1.

Après un début de match serré (7-9), les joueuses de Saint-Dié ont rapidement pris l’avantage grâce aux performances de Thémis Sanou et Kahaia Tauraa, remportant le premier set 25-17. Le deuxième acte a suivi un schéma similaire : après une égalité à 16-16, les Vosgiennes ont creusé l’écart grâce à un solide bloc défensif porté par Romy Taleux et Sol Piccolo (25-19).

Sens est parvenu à réagir dans la troisième manche (17-25), profitant d’une baisse de régime en réception du côté déodatien. Mais les joueuses de Manu Dumortier ont su reprendre le contrôle dans le quatrième set, notamment grâce à Estelle Adiana en attaque et à une série de services efficaces de Laura Urios. Le point final a été inscrit par Sol Piccolo, scellant une victoire qui permet au club de réaliser le doublé : Coupe de France Fédérale et Championnat Élite Féminine.

À noter : la blessure de Kahaia Tauraa en fin de troisième set s’avère sans gravité. Cette montée vient couronner un projet lancé il y a plus de dix ans, sous l’impulsion de Pierre Mercier, président fondateur du club, et de David Valence, alors maire de Saint-Dié. Après de nombreuses saisons de progression et d’investissement, le club atteint son objectif initial.

Le club prépare désormais sa première saison en Saforelle Power 6 pour l’exercice 2025-2026, avec de nouvelles perspectives à long terme. Avant de tourner la page de cette saison exceptionnelle, deux rencontres restent au programme :

  • Samedi 19 avril : déplacement à Évreux, actuel deuxième du championnat. Un bus de supporters est organisé (réservations ouvertes jusqu’au mercredi 16 avril à 23h59).
  • Samedi 26 avril : dernier match à domicile au POJC, avec une soirée spéciale pour célébrer le doublé et la montée. Cette rencontre marquera également le jubilé de Julie Mollinger, capitaine emblématique du club, qui mettra un terme à sa carrière de joueuse tout en restant active au sein de la structure.

Le club appelle à un soutien massif pour ce dernier rendez-vous à domicile.

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Le Volley-Ball Français sur le Devant de la Scène Internationale

Eric Tanguy, de la Fédération Française de Volley, souligne la fierté de voir les équipes de France de jeunes championnes d’Europe, un exploit sans précédent dans l’histoire du volley-ball. "Un tel grand chelem n’a jamais été réalisé dans l’histoire du volley-ball, donc la France a écrit l’histoire de notre sport avec cet enchaînement de titres", déclare-t-il.

Axelle Guiguet met en avant le travail des techniciens au sein de la filière de formation et l'inspiration venant de l'équipe A, créant un cercle vertueux pour les jeunes joueurs. Eric Tanguy ajoute que la France a développé un style technique unique, permettant de rivaliser avec des équipes plus physiques.

La Fédération Française de Volley a commencé à investir davantage dans le secteur masculin en 1984, avec la création du CNVB en 1982. Eric Tanguy souligne l'importance d'un projet sur la durée pour obtenir des résultats, citant l'exemple de la Génération 2024.

L'Héritage des Jeux Olympiques

Eric Tanguy note une augmentation significative des demandes d'inscription aux clubs de volley-ball suite aux Jeux Olympiques. Axelle Guiguet explique que la fédération a anticipé ce phénomène en mettant en place un plan équipements, un plan emploi et un plan de formations pour soutenir les clubs.

Grâce à ces initiatives, le nombre de licenciés a considérablement augmenté, passant de 136 000 à 222 000 en trois ans. Eric Tanguy cite également l'exemple de la récupération du sable du stade de beach-volley des Jeux Olympiques pour renouveler un complexe en Seine-Saint-Denis, illustrant l'héritage concret des Jeux.

Les élections fédérales viendront clore cette année 2024 pleine de succès. Éric Tanguy exprime sa fierté du travail accompli et son souhait de continuer à développer le volley-ball en France et à l'international.

Le Stade Poitevin Volley-Ball : Une Histoire Riche

Jouant actuellement la septième finale du championnat de France de volley-ball de son histoire, l’Alterna Stade poitevin Volley-Ball marque une nouvelle page de sa grande histoire. Fondé en 1900, le club omnisports du Stade poitevin décide de créer de nombreuses sections pour développer la pratique sportive dans la ville : rugby, football, cyclisme ou encore escrime.

L’histoire d’amour entre le volley-ball et Poitiers débute lorsqu’un Togolais d’une vingtaine d’années, du nom de Frédéric Lawson-Body, foule le parquet poitevin. "C’était le joueur spectaculaire, qui a mis le volley au-devant de la scène", se souvient Cédric Énard, actuel manager du club. "Il a rendu la discipline hyperspectaculaire et qui a attiré le public." Le joueur décède d’une méningite le 14 octobre 1989.

Certains dirigeants ont également une place importante dans l’histoire du club, comme Jean-Michel Roche. "Il a été présent en tant que joueur, joueur-entraîneur, puis manager, avant de partir de Poitiers. C’est lui qui a créé, et qui a surfé sur cette vague Frédéric Lawson-Body. Il a su développer le club, de A à Z."

Venant d’une famille de rugby, Cédric Énard découvre à l’âge de 15 ans le volley-ball et en tombe amoureux. "Je n’avais pas assez de jeunes dans ma catégorie d’âge au sein de mon club, il fallait que je trouve autre chose. Mon père m’a emmené à Lawson-Body : je suis tombé sur un match 3-2, victoire de Poitiers dans une salle avec une ambiance de dingue. La condensation tombait du plafond..."

Le Stade poitevin Volley-Ball remporte cette année-là la Coupe de France, le premier trophée du club. Cédric Énard, encore trop jeune pour intégrer l’équipe première, l’a vécu en tant que spectateur. "Je faisais partie du convoi de bus qui est parti à Paris : j’allais m’entraîner de temps en temps avec l’équipe professionnelle, mais je n’en faisais pas encore partie. Mais j’étais bien présent dans les tribunes. Ils sont même allés sur le plateau de Canal + pour fêter ce titre, et ensuite, ils sont rentrés à Poitiers."

Le 9 mai 1999 est le jour de gloire pour Poitiers. Le Stade poitevin reçoit Paris pour le troisième et dernier match de cette confrontation. À l’issue de cette rencontre, les Pictaviens sont, pour la première fois de leur histoire, champions de France. Des souvenirs "indélébiles" pour l’actuel manager, qui fut joueur au sein de cette équipe championne.

"C’est un évènement fondateur pour ma carrière professionnelle. Je suis né à Poitiers, formé au club, je suis un amoureux de ce club : j’étais un spectateur privilégié, car je n’étais pas assez fort pour être sur le terrain." Cédric Énard revient sur cette saison historique de 1998-199 : "On avait fait une saison régulière qui était de très haut vol, avec une seule défaite à Ajaccio. On savait que l’on avait une équipe prête pour les play-offs. Eric Ngapeth - le coach de cette équipe - nous avait fait une petite préparation pour ces play-offs. Mais on arrive au titre à la fin, c’était vraiment extraordinaire."

Ce soir du 9 mai 1999 est devenu une soirée d’allégresse, à l’image de la finale de la Coupe du monde 1998. "C’était un super moment, à tout point de vue." Après ce titre de champion de France, Poitiers s’installe en première division et fait partir des plus grands clubs de volley-ball de France. Vainqueur de la Coupe de France en 2002, Finaliste du championnat en 2000, 2007 et en 2008, champion de France en 2011... Le palmarès du club s’agrandit.

Mais au début de l’année 2012, le club est placé en liquidation judiciaire à la suite d’un dépôt de bilan. Le Stade poitevin volley-ball disparaît pour devenir en juin 2012, le Stade poitevin volley-beach.

L'Arrivée d'Earvin Ngapeth à Poitiers

Devenu la figure emblématique du volley français, Earvin Ngapeth s’engage, à la surprise générale, avec l’Alterna Stade poitevin au début de la saison 2024-2025. "Avec Earvin, on est toujours en contact. Après le deuxième titre [olympique], il était en phase de récupération et n’avait toujours pas signé dans un club.

La saison 2024-2025 est la première pour Cédric Énard en tant que manager, une saison déjà historique pour le SPVB. "Si l’on m’avait dit au mois d’août qu’il allait se passer tout cela, c’est évident que j’aurais attrapé le papier et j’aurais signé tout de suite."

Palmarès du Stade Poitevin Volley-Ball
Compétition Année
Coupe de France 1996, 2002
Championnat de France 1999, 2011
Finaliste du Championnat de France 2000, 2007, 2008

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