Le PSG à la Coupe du Monde des Clubs : Rêve et Réalité

Le Paris Saint-Germain rêvait de conquérir le monde lors de la Coupe du Monde des Clubs. L'épopée parisienne a été marquée par des moments de gloire et des désillusions. Retour sur un parcours riche en émotions.

Kylian Mbappé lors d'un match avec le PSG

Une Demi-Finale Éclatante contre le Real Madrid

Le rêve était encore d’actualité après la victoire éclatante des Parisiens contre le Real Madrid (4-0) à East Rutherford (New Jersey), lors de la deuxième demi-finale de la Coupe du monde des clubs. Une affiche évidemment particulière, notamment en raison des retrouvailles entre Kylian Mbappé et son ancien club.

Ce choc attendu partait à 1000 à l’heure, avec une première escarmouche signée Tchouaméni (2e), après une récupération haute de Bellingham. Réponse immédiate de «Kvara» (3e). Courtois devait vite sortir le grand jeu face à Ruiz (4e) et Dembélé (5e), mais le Real piquait en contre avec Mbappé (5e). Rythme fou. Et… erreurs folles.

Le Real s’est sabordé dans cette entame de match qui voyait une physionomie claire se dessiner : le PSG imposait sa domination et son contrôle face à des Madrilènes regroupés et contraints d’opérer en contre. Un peu moins d’occasions par la suite, mais les Parisiens récitaient leur jeu.

Profitant des boulevards dans la défense madrilène, Hakimi, après un une-deux avec Dembélé, servait Ruiz (3-0, 24e). Écœurant. Ce vilain tacle de Tchouaméni sur la cheville de Hakimi (28e) disait tout de la frustration de la Casa Blanca, qui retrouvait des couleurs, un peu, après la pause fraîcheur.

Le revenant Militao alertait Donnarumma de loin (87e), mais c’est Ramos qui faisait trembler les filets pour Paris, en se retournant (4-0, 87e). Quel écart entre les deux équipes (4-0 score final).

Le Parcours Semé d'Embûches jusqu'en Demi-Finale

Dans un quart de finale tendu jusqu'au bout, marqué par la grave blessure de Musiala et deux rouges contre Paris, les hommes de Luis Enrique sont parvenus à s'imposer face au Bayern Munich grâce à des buts géniaux de Désiré Doué et Ousmane Dembélé (2-0). Le PSG file dans le dernier carré de la Coupe du monde des clubs, mais devra bricoler en défense avec les suspensions à venir de Pacho et Hernandez.

Dans une partie longtemps cadenassée, le PSG a fini par trouver l’ouverture à la 78e minute grâce à Désiré Doué avant qu’Ousmane Dembélé n’alourdisse la marque dans le temps additionnel, célébrant son but à la manière de Diogo Jota - décédé cette semaine dans un tragique accident de voiture. Un break inespéré tandis que son équipe était réduite à 10 puis à 9 joueurs, suite aux cartons rouges de Pacho à la 82e et de Lucas Hernandez, à la 90e.

Le Bayern, qui a accusé la grave blessure à la cheville du Munichois Jamal Musiala (45 + 3e), pourra regretter son manque d’efficacité, ses deux buts annulés pour hors-jeu et ses occasions manquées face à un Gianluigi Donnarumma encore décisif.

Ousmane Dembélé, un atout majeur pour le PSG

Les réactions d'après-match

Marquinhos en zone mixte: "Un carton rouge, ça complique toujours le match, même en fin de rencontre. On ne visera jamais nos joueurs, c'est sûr qu'ils ne voulaient pas prendre de carton. Mais au moment du carton rouge, je regardais mes coéquipiers et je voyais que tout le monde était vraiment excité pour défendre tous ensemble, tout le monde se parlait, on disait 'on défend, on ne va pas prendre de but'. Je savais que rien ne se passerait. On est vraiment prêts à affronter toutes les difficultés dans un match. Et même quand c'est difficile, comme aujourd'hui, même si on a deux jours (de repos) de moins. On ne veut jamais des cartons rouges, de l'arbitrage, des fautes commises. Mais peu importe ce qu'il se passe, mentalement on sera prêt.'"

Désiré Doué en zone mixte: "C'est l'état d'esprit de l'équipe qui est juste formidable. Dans ce genre de matchs, on a besoin d'autre chose que de la qualité technique ou de jouer un très beau football. Certains matchs sont des combats, on l'a vu cet après-midi. On a réussi à faire le job, on est très contents de la victoire."

Luis Enrique sur DAZN: "C'était un match intense contre un grand rival qui nous a compliqué la vie. Je suis content du résultat. C'est une sensation étrange. Pour la première exclusion de Pacho, c'est carton rouge. Pour le deuxième, je ne suis pas sûrs."

Achraf Hakimi sur DAZN: "On est fiers des efforts faits par l'équipe. On a fait ce qu'on aurait dû faire. Ce sont des équipes qui jouent comme nous. On a fait un très bon match. Real ou Dortmund ? Ce n'est pas important, on va se préparer à gagner. Je voudrais dire un mot pour Jamal Musiala. J'ai l'impression que c'est une blessure très importante pour lui. Je lui apporte tout mon soutien. J'espère qu'il reviendra rapidement sur les terrains."

Tableau des Résultats Clés

Match Résultat Buteurs (PSG)
1er Match de Coupe du Monde des Clubs PSG 4 - 0 Atlético de Madrid Fabian Ruiz (x2), Ousmane Dembélé, Gonçalo Ramos
Quart de Finale: PSG vs Bayern Munich PSG 2 - 0 Bayern Munich Désiré Doué, Ousmane Dembélé
Demi-Finale: PSG vs Real Madrid PSG 4 - 0 Real Madrid Fabian Ruiz (x2), Ousmane Dembélé, Ramos (csc)

La Finale Amère contre Chelsea

Le PSG n'a pas réussi à terminer de la plus belle des manières son incroyable saison. Après avoir remporté la Ligue des champions, la Ligue 1, la Coupe de France et le trophée des Champions, les joueurs de Luis Enrique n'ont pas réalisé le quintuplé. Ils ont été sèchement battus par Chelsea (3-0) en finale de la Coupe du monde des clubs ce dimanche.

Une rencontre pliée à la mi-temps par le club anglais grâce à un doublé de Palmer (22e et 30e) et João Pedro (43e) au MetLife Stadium aux États-Unis.

Incapable de ressortir le ballon lors des cinq premières minutes, totalement battu dans l’impact durant le premier quart d’heure, Paris a globalement souffert du début à la fin du premier acte, en craquant trois fois, en grande partie à cause d’un Cole Palmer en feu.

Au retour des vestiaires, Paris a remis le pied sur le ballon, obligeant Chelsea à défendre bas, sans toutefois s’affoler. Il faut dire, aussi, que Robert Sanchez s’est amusé à dégoûter chaque joueur parisien tentant de relancer un peu le suspense dans cette rencontre, avec de nombreuses parades dont certaines de très grande classe. A la fin, c’est bien la meilleure équipe qui a gagné, sans contestation possible. Ce n’était juste pas celle que l’on imaginait.

Si tournant il y avait dû avoir, cela aurait pu être celui-là. On joue la 52e minute de jeu lorsqu’un centre dévié de Désiré Doué arrive sur le pied droit d’Ousmane Dembélé, qui reprend en une touche, à bout portant. Mais l’homme aux 35 buts cette saison tombe sur un mur nommé Robert Sanchez, qui sort une superbe parade réflexe de la main droite. A 3-1, les 40 dernières minutes auraient éventuellement pris une autre tournure.

Ce n’est que la deuxième fois dans l’ère QSI que le PSG a accusé trois buts de retard à la mi-temps d’un match après celui contre Nantes, en février 2022, nous rappelle Stats Foot. Dans une compétition internationale, ça ne lui était plus arrivé depuis janvier 1997, contre la Juventus Turin, en Supercoupe de l’UEFA.

On retiendra surtout que dimanche, les Parisiens, injouables depuis des mois, toujours incroyablement impliqués aux Etats-Unis sans aucune trace de relâchement post-titre en C1, ont fini par redevenir humains. Moins fringants, moins sûrs techniquement, parfois même impuissants, les hommes de Luis Enrique ont été secoués dans des proportions plus entrevues depuis le quart de finale retour de Ligue des champions contre Aston Villa, mi-avril.

Dimanche, la fête a été légèrement gâchée par l’ampleur du score, qui aurait pu être plus large encore. Par le timing de ce retour sur terre, aussi : après avoir écrabouillé l’Atlético (4-0) et le Real Madrid (4-0), éliminé un très bon Bayern Munich (2-0), Paris s’est hissé en finale en prouvant son statut de meilleure équipe du monde mais s’est effondré au moment où on l’attendait le moins. Dommage, à 90 minutes de garnir encore un peu plus son palmarès.

Si les Parisiens sont redevenus humains, c’est aussi parce qu’on les a vus souffrir de crampes, comme Désiré Doué, 72 matches cette saison, et manifester leur frustration, pris au piège de Blues provocateurs, jusqu'à l'exclusion de Joao Neves pour un... tirage de cheveux sur Marc Cucurella.

Luis Enrique s'en est pris à Joao Pedro à l'issue de la finale de la Coupe du monde des clubs gagnée par Chelsea contre le PSG (3-0).

Le PSG sans solution | La tactique de Chelsea pour exploiter chaque faille et s’imposer 3-0 🔥

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