Le handball français est témoin d'une rivalité passionnante qui transcende les simples rencontres sportives : celle entre Sarrebourg et Dijon. Durant des lustres, un Sarrebourg-Nancy aura servi d’intitulé (parfait) à des matches de « prépa ».
Et le voilà enfin, quinze longues années - ou presque - après la chute du SMEC (Metz) dans la galaxie des championnats amateurs, qui vient égayer de sa fibre régionaliste une saison aux contours encore incertains.
Comme les années qui nous séparent, à quelques mois près, du dernier « derby lorrain » de Proligue : un ASPTT Nancy - SMEC Metz (25-19). Retour sur l'historique de ces rencontres, les enjeux, les joueurs clés et l'ambiance qui entoure ces matchs tant attendus.
Le Contexte Lorrain
Dans le cœur de la Lorraine, les confrontations entre Sarrebourg et Nancy ont toujours revêtu une saveur particulière. Au-delà de l’enjeu purement comptable, c’est tout le cœur d’un terroir qui vibrera ce mardi soir dans les tribunes désertées de Coubertin !
Ces derbies régionaux sont bien plus que de simples matchs de handball ; ils sont le reflet d'une identité, d'une histoire commune et d'une fierté locale. Ces rencontres passionnées ont marqué des générations de supporters et façonné l'histoire du handball lorrain.

Le Grand Nancy MHB : Un Adversaire de Taille
Le Grand Nancy Métropole Handball (GNMHB) est un club qui compte dans le paysage du handball français. Ajourné, en octobre dernier, par les dirigeants mosellans, dans l’espoir de faire vivre le « produit » et d’éviter les affres du… huis clos, ce dernier tiendra finalement lieu, ce mardi soir, de reprise à deux formations irrésistiblement attirées par les pôles opposés : l’accession pour le « riche » voisin de la cité ducale, la « zone rouge » pour le promu sarrebourgeois, maintenu dans la course par ses deux succès face à Strasbourg (24-23) et Angers (28-20).
Avec des joueurs talentueux et une ambition affichée, le GNMHB représente un défi de taille pour Sarrebourg. L’équipe nancéienne, portée par des individualités de talent et un collectif bien huilé, a toujours su élever son niveau de jeu face à Sarrebourg. Les affrontements entre les deux équipes sont souvent serrés et indécis, offrant un spectacle de haute qualité aux spectateurs.
Composition des équipes :
| SARREBOURG SUD-MOSELLE | GRAND NANCY MHB |
|---|---|
| Gardiens : 16. Panjan, 30. Pages. Champ : 6. Limouzin, 9. Schaff, 10. D’Hondt, 11. Grandjean (cap.), 13. Conte-Prat, 17. Paul, 22. Padolus, 23. Hubert, 24. Madsen, 29. Milhavet, 32. Pogacnik, 55. Postal. Ent. : C. Bondant. | Gardiens : 12. Ivezic, 16. Prévost. Champ : 3. Blanc, 4. Vukicevic, 6. Muller, 8. Ogando, 9. Groff, 11. Leyvigne, 13. Marche, 23. Peltier, 24. Ducreux (cap.), 26. Hiele, 86. Silva, 93. Ermolenko, 94. Van Deik. |
Les Enjeux de la Saison
Sarrebourg, promu, est maintenu dans la course par ses deux succès face à Strasbourg (24-23) et Angers (28-20).
Orphelin de son ailier danois Mikkel Möller, blessé et libéré au mois de décembre, le SMSH a tenté de combler ses lacunes à neuf mètres en recrutant cet hiver le géant droitier Rohnan Conte-Prat (2,00m ; ex-Cherbourg, Lanester) et affichera ouvertement la volonté de renouveler sa « gamme » offensive, face un adversaire qui accumule les déboires depuis la « bonne année », entre la grave blessure d’Aurélien Tchitombi (rupture du tendon d’Achille), la « rechute » de Marko Curcic (mollet) et l’entorse à la cheville de Kosta Savic contre Dijon (29-30), lors du dernier match amical de la trêve.
Condamnés à un exercice d’équilibriste dans la gestion de leur base arrière, Benjamin Braux et Charles Celhay devraient profiter de la vivacité de l’ailier (de formation) Théo Muller, de retour de blessure (entorse), pour tenter de redonner sporadiquement un coup de fouet à une formation limitée dans ses attaques placées, entre l’absence d’un demi-centre de métier et la difficulté (récurrente) à intégrer au groupe un arrière gaucher opérationnel.
Au-delà de l’enjeu purement comptable, c’est tout le cœur d’un terroir qui vibrera ce mardi soir dans les tribunes désertées de Coubertin !
Les clubs de Sarrebourg et de Dijon, en particulier, ont connu des hauts et des bas, des moments de gloire et des périodes de doute. Ces expériences ont forgé leur identité et leur ont permis de se hisser parmi les meilleures équipes de France.
Cette rivalité, ancrée dans l'histoire du handball français, continue d'alimenter les passions et de susciter l'engouement des supporters. Chaque match est un événement, un moment de communion et de fierté pour les deux villes.
La rédaction de Nancy revisite trois faits marquants de la semaine passée. Un pilote de Pompey roi des sables, l’AS Nancy Lorraine et le Grand Nancy MHB au menu… Bienvenue au café des sports!
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