L'Entente Sannois Saint-Gratien (ESSG) est un club de football avec une histoire riche et parfois tumultueuse. Promu en National en 2003, le club s'est doté de structures professionnelles (SASP) afin de permettre la poursuite de l'aventure.
La première saison en National est délicate, mais l'Entente obtient finalement son maintien en terminant à une honorable 12ème place. La saison 2004-2005 voit l'équipe franchir un palier en jouant les premiers rôles en National.
Le 20 mai 2005, lors de la dernière journée et devant une affluence record pour un match de National de l'Entente à domicile (2939 spectateurs), l'équipe a la possibilité de monter en Ligue 2 si elle s'impose devant l'AS Cherbourg. Elle s'incline finalement par 1 but à 0 et est devancée au classement par le FC Sète.
Une polémique a éclaté par la suite, les dirigeants de l'Entente, Luc Dayan en tête, estimant que l'ASOA Valence (2ème du classement) aurait dû être exclue du championnat avant la fin de la saison pour non-paiement des salaires de ses joueurs. Au lieu de cela, la FFF a rétrogradé l'équipe valentinoise en Division d'honneur à la fin du championnat, sauvant du même coup l'équipe de Clermont Foot, 18ème de Ligue 2 et premier relégable plutôt que de promouvoir le club val-d'oisien. Début 2009, l'Entente SSG a obtenu 500 000 euros de dédommagement de la fédération pour cette montée avortée.
Le club veut également aujourd'hui un dédommagement sur le plan sportif et son objectif est de rejoindre à court terme l'échelon supérieur. Pour cela, une pétition a été créée afin de faire intégrer l'équipe en Ligue 2 pour la saison 2009-2010. Elle a été signée par de nombreuses personnalités du monde sportif.
À la fin de la saison 2008/09, c'est l'inverse qui se produit, l'équipe est relégué sportivement en CFA. En juillet 2009, Vikash Dhorasoo (ancien joueur du PSG et international) prend la direction du club en lieu et place de Luc Dayan.
En 2017, l'Entente Sannois Saint-Gratien (ESSG) a fini en tête de son championnat de CFA et obtenu sa montée. Elle retrouvera dès le mois d’août le niveau National, quitté il y a huit ans. Le 20 mai, l'Entente Sannois Saint-Gratien (ESSG) a décroché sa montée en National (troisième division française, où le club valdoisien avait évolué de 2003 à 2009).
« Notre équipe coachée par Vincent Bordot finit en tête de son championnat, avec la meilleure attaque, la meilleure défense, le meilleur buteur (Patrick Eshtimi, 21 réalisations) et le meilleur passeur (Gabriel Marena, 6 offrandes). Nous n’avons connu qu’une défaite sur nos 18 derniers matchs et nous avons obtenu la victoire la plus large de notre histoire (8-1 à Calais). Et dans cette ultime rencontre, nous menons 3-0 à la mi-temps. »
« Cette saison, nos cadres (Patrick Etshimi et Gabriel Marena en attaque ; Souleymane Karamoko et Ibrahima Traoré en défense) ont été en réussite totale. Le retour de blessure de Vincent Scotté nous a fait du bien. Jérémy Labor (formé à Monaco) s’est relancé.
« Nous souhaitons conserver 90 % de notre effectif et recruter quatre à cinq joueurs à des postes clés pour assurer notre maintien en National en 2018 », poursuit le président Christian Fouché, qui a transmis des valeurs saines à son club, désormais »élite » (le label le plus élevé de la Fédération FFF). « Tout est résumé dans notre acronyme »Raps » : respect, affection, plaisir et solidarité », insiste-t-il. Un message qui passe bien au vu de sa saison record.
L’ESSG compte en effet 1 200 licenciés, une école de foot de 650 pratiquants et 60 éducateurs. Vingt-trois de ses jeunes intégreront à la rentrée un centre de formation. Et sur le plan sportif, son équipe fanion n’est pas la seule à briller. Ses U14 et U15 disputeront la finale de la Coupe de Paris, le 10 juin à Saint-Brice. Ses U17 ont terminé meilleure équipe amateur de France. Et ses U19 se sont maintenus à l’échelon national.
Si le surplace actuel de l'Entente Sannois-Saint-Gratien est gênant, c'est la situation économique du club val-d'oisien qui préoccupe son duo dirigeant, Patrick Gangloff-Christian Fouché.
Les deux hommes ont fait part hier soir à leur comité directeur de l'impasse dans laquelle « l'abandon du conseil général » et le manque à gagner en recettes privées avaient mis un club qui avait construit un budget de CFA avant sa rétrogradation en CFA2.
Cependant, l'annonce d'un possible désengagement total du conseil général l'an prochain et la difficulté de trouver un financement privé ont conduit la direction de l'Entente à tirer le signal d'alarme : « Des économies sont possibles si on veut faire du patronage, résume le président Patrick Gangloff. Sinon, il faudra faire des choix en termes d'équipes engagées, de nombre de licenciés. Il ne faudra pas se tromper dans les choix. »
« Si on a 400000 â?¬, on ne peut pas gérer plus de 500 licenciés (900 actuellement), avertit le vice-président, Christian Fouché.
Il s’en est fallu de peu pour que l’Entente Sannois-Gratien, opposée aux Girondins de Bordeaux (Ligue 2), rejoigne les 16es de finale de Coupe de France comme en 2006 et 2019. Les Valdoisiens ont mené au score et ne se sont finalement inclinés qu’à l’issue de la séance de tirs au but (1-1, 2-4).
« C’est rageant car on a plutôt fait un bon match et on concède un but sur coup de pied arrêté », a déclaré l’entraîneur de l’ESSG au Parisien à l’issue de la rencontre. « Les garçons se sont bien battus. Il y avait la place de marquer un 2ème but.
Présent au Stade Michel Hidalgo de Saint-Gratien, le Président de la Ligue de Paris Île-de-France Jamel Sandjak salue la qualité de l’événement, sur et en dehors du terrain : « J’ai assisté à une belle rencontre très équilibrée. Une nouvelle fois, un club francilien témoigne de la qualité de notre football au plus haut niveau. Pour moi, c’est une fierté, aussi bien pour la qualité de nos joueurs que pour l’esprit sportif dont ils ont fait preuve tout au long de la rencontre.
Alors que les joueurs se battent pour assurer le maintien en National, c'est un peu le remue-ménage en interne à l'Entente Sannois Saint-Gratien. Menace de grève des joueurs, mise à pied du directeur sportif Marc Mohamed et démission du président Patrick Gangloff… rien ne va plus dans le Val d’Oise. Avec sept points de retard sur Tours, le maintien de l’Entente Sannois Saint-Gratien en National est plutôt compromis.
Et les affaires qui secouent le club du Val d’Oise depuis quelques jours n’aident pas forcément à la sérénité avant d’entamer une dernière ligne droite très importante. Le 8 avril, Le Parisien indique que les joueurs et le staff attendent leur président à l’entraînement concernant des primes de match qui n’ont pas été réglées à la suite du seizièmes de finale de coupe de France contre le FC Nantes (0-1).
« En début de saison, on s’était mis d’accord (…) On pensait toucher une certaine somme par rapport à notre parcours, mais ce n’est pas le cas. Quand on donne sa parole, c’est bien de la respecter ! » avait d’ailleurs témoigné, de manière anonyme, un joueur de l’Entente.
Mardi 16 avril, le directeur sportif Marc Mohamed a été mis à pied à titre conservatoire par la direction du club. Cette procédure amène généralement à un entretien préalable au licenciement. Il est convoqué le mercredi 24 avril. Mais cela a provoqué une grogne en interne avec notamment une pétition pour protester contre la décision prise envers l’éducateur de 47 ans.
Mercredi 17 avril, Patrick Gangloff a annoncé qu’il souhaitait quitter le club à nos confrères du Parisien. « Quand je vois toute l’agitation, tout ce qu’il se dit, avec des éducateurs qui ne font plus certains entraînements, sont prêts à faire grève depuis samedi… Je peux entendre que les gens ne sont pas d’accord mais là, c’est trop. Et si c’est moi le problème, je préfère arrêter. J’ai démissionné, et je ne serai plus président. »
Toujours selon le quotidien francilien, un comité directeur a lieu ce jeudi 18 avril afin d’entériner le départ du président. Mais il sera aussi question des autres sujets afin - peut-être - d’amener un peu de sérénité avant un match décisif ce vendredi soir contre l’USL Dunkerque.
Sannois Saint Gratien, c’est l’exemple type du club de National bien structuré, qui galère pour trouver des partenaires, monter un budget et qui espère réaliser un exploit en Coupe contre Montpellier pour avant tout faire une belle fête, remplir le stade et un peu ses caisses.
Le directeur sportif du club, Marc Mohamed nous a livré ses impressions à une semaine du choc contre Montpellier. Il est toujours très intéressant de lire le quotidien des formations de National, qui sont ni vraiment amateurs, ni vraiment professionnelles et qui doivent galérer de semaine en semaine pour sillonner la France.
Pour le compte des 32es de finale de la Coupe de France, l’Entente Sannois Saint-Gratien (N3) reçoit les Girondins de Bordeaux. Samedi, ce sera l’ambiance des grands soirs au Stade Michel Hidalgo de Saint-Gratien, qui sera à guichets fermés. Recevoir les Girondins de Bordeaux (Ligue 2) est forcément un événement, même quand on est un spécialiste de la compétition. Car l’Entente Sannois-Gratien (N3) a déjà une belle histoire avec la « doyenne ».
« Certains anciens parlent de revanche », explique l’entraîneur de l’ESSG Jimmy Modeste, en faisant référence au 8e de finale de 2006 perdu à… Bordeaux (2-1). « Le club a eu l’habitude, avec Vincent Bordot (dont il était l’adjoint), d’atteindre au minimum les 32es de finale », poursuit Modeste. « De très belles équipes sont venues jouer à Hidalgo, Lens, Toulouse, Montpellier et Nantes. »
Il y a quatre ans, le club valdoisien avait réalisé un superbe exploit sur son terrain en éliminant les Montpelliérains (1-0). Un grand souvenir : « Tout ce qu’il s’est passé avant, pendant et après le match, l’ambiance avec les supporters… A chaque fois que l’on arrive à la date à laquelle s’est jouée cette rencontre, les joueurs remettent la vidéo du but.
Jimmy Modeste a lui-même une histoire assez extraordinaire avec la Coupe de France. En janvier 2019, il a vécu pleinement la magie de la Coupe, avec deux victoires contres des clubs pros en 24h ! « A l’époque, j’étais entraîneur adjoint de l’Entente (alors en National) et de Noisy-le-Grand (R1). J’ai eu la chance que les deux équipes ne jouent pas le même jour, j’ai pu participer aux deux matches. Cela a été un week-end vraiment fou parce que, à peine le match de Sannois terminé, je devais basculer sur celui de Noisy.
Retour au présent, avec cette Entente 2023-2024 qui peut écrire une nouvelle page de l’histoire de club : « Depuis le tirage, on a tout mis en place pour aborder ce match sans pression et réaliser de belles choses, en se disant qu’on a la chance de jouer un club aussi prestigieux. Bordeaux, c’est un grand club, malgré les soucis qu’ils ont eu ces dernières années. On préfère un tirage comme celui-ci plutôt qu’un club de N2 ou N3. Il y aura nos familles, beaucoup d’enfants du club. Je vais essayer de faire profiter à mes joueurs de mon expérience, pour faire opérer la magie une fois de plus.

Effectif de l'équipe
Voici une liste non exhaustive des joueurs ayant fait partie de l'équipe :
- Défenseurs: Mickaël De Araujo, Yohan Allibert, Guillaume Sert, Ernest Seka
- Milieux: Kingue Kingué-Milla, Abdelkader Bamba, Halifa Soule, Nouhoum Koné, Yann Dobo, Fritz Emeran, Bouzid Yosri, Dramé, Kaabèche
- Attaquants: Parfait Mendy, Carlos Varela, Ludovic Pancrate, Pierre Edmond, Wesley Boston
Budget et Infrastructures
Le club dispose d'un budget limité, ce qui l'oblige à être créatif dans son recrutement et sa gestion. Voici un aperçu de la situation financière et des infrastructures :
- Plus petit budget de National : 570 K€ de masse salariale
- Budget total : 1,2 millions d’euros
- Infrastructures de Ligue 2 : Terrain d’honneur de 8000 places, deux synthétiques, un terrain annexe en pelousé

Coupe de France
L'Entente Sannois Saint-Gratien a souvent brillé en Coupe de France, créant des souvenirs mémorables pour les supporters.
Entente Sannois Saint Gratien 1-2 SAS Epinal Coupe de France 32ème de final
