Chaque week-end, plongez au cœur de l'histoire captivante des franchises qui ont marqué le football américain. Aujourd'hui, nous explorons l'épopée des San Diego (Super)Chargers, une équipe qui a laissé une empreinte indélébile sur la NFL.

Les Débuts en AFL et l'Ère Sid Gillman
C'est au sein de la famille Hilton, gérante de la chaîne d'hôtels du même nom, que naissent les Chargers en 1959. Alors membre de l’American Football League (AFL), l’équipe s’installe à Los Angeles pour une unique saison avant d’emménager à San Diego dès 1961. Le nom « Chargers », définit à l’issue d’un concours étatique tenu en 1959 est adopté par Barron Hilton qui en vient rapidement à définir les codes visuels de l’équipe : « une alchimie de bleu et d’or surmontée sur les côtés du casque d’éclair d’énergie ».
Sous le contrôle de Sid Gillman, seul et unique head-coach de l’équipe en AFL, San Diego se qualifie à 6 reprises en playoffs pour autant de titres de « champions de division » et 4 apparitions à l’AFL Championship Game dont une victoire en 1963 51 à 10 sur les Boston Patriots.
L'Ère "Air Coryell" et Dan Fouts
Les débuts en NFL à compter de 1970 entraînent un déclin de la franchise par manque de stabilité aux postes de head-coach et de quarterback. Un premier bilan positif intervient en 1978 avec 9 victoires pour 7 défaites alors que les Chargers trouvent une réponse efficace en Don Coryell et le quarterback Dan Fouts. Sans en être conscients, ces deux hommes vont ouvrir le cahier de jeu de la NFL et dominer la ligue en matière de yards à la passe de 1978 à 1983.
Le système de jeu des Chargers de l’époque, baptisé « Air Coryell » est à l’origine de la « West Coast Offense » à venir et tend à faire évoluer la NFL en une ligue davantage orientée vers la passe. Pour la première fois, les Chargers atteignent les Playoff’s en 1979 et remportent l’AFC West. Il en est de même en 1980 puis 1981, sans jamais dépasser le stade de l’AFC Championship Game.
Et même si cette équipe n’a jamais atteint le Super Bowl, elle a assurément marqué l’histoire de la ligue aux côtés des Miami Dolphins le 2 janvier 1982. Dans l’enceinte de du Miami Orange Bowl, en plein AFC Divisional Round, les Chargers bâtissent une avance de 24 points lors du premier quart-temps avant d’assister au réveil en fanfare des Dolphins qui inscrivent à leur tour 24 points sans réponse, dont 7 sur l’un des jeux les plus célèbres de ce sport, le « Hook and lateral ».
Malheureux sur cette dernière action offensive, le Winslow ne le sera pas lorsqu’il s’agira de mettre la main sur une tentative de Field-Goal de Von Schamann, empêchant celui-ci de couvrir les 43 yards le séparant de la victoire. Et il ne s’agit là que du premier raté d’une série de 3 pour les deux équipes. Les Chargers échouent sur une tentative de 27 yards en raison d’un mauvais snap avant que les Dolphins n’assistent à un nouvel exploit de l’équipe spéciale californienne, qui contre leur tentative à 34 yards de l’embut. C’est finalement Rolf Benirschke qui a le dernier mot en inscrivant un coup de pied de 29 Yards après 14 minutes de jeu en prolongation pour un score final de 41 à 38 en faveur de San Diego au terme de « l’Epic in Miami ».

Dan Fouts, figure emblématique des Chargers et de l'ère "Air Coryell"
L'Unique Participation au Super Bowl
Sous la direction de Bobby Ross, nouveau coach de la franchise, le linebacker Junior Seau mène son équipe à une fiche de 11 victoires pour 5 défaites après avoir entamé la saison par 4 défaites, un exploit unique en son genre en NFL. L’aventure s’achève néanmoins en Divisional Round sur une défaite 31 à 00 aux mains des Dolphins de Dan Marino, ces mêmes Dolphins que le quarterback Stan Humphries et le coureur Nate Means renversent 2 ans plus tard dans leur marche vers la seule et unique qualification au Super Bowl de l’histoire de la franchise.
Une victoire qui intervient à 35 secondes de la fin du match sur une réception pour 8 Yards de Mark Seay dans la end zone, après que l’équipe ait comblé un déficit de 15 points durant la seconde mi-temps pour un score final de 22 à 21. Un scénario proche de leur victoire 17 à 13 sur les archi-favoris Pittsburgh Steelers en finale AFC puisqu’ils inscriront alors 14 points en seconde période pour prendre la tête et sécuriser leur qualification en finale nationale.
Avec une marque cumulée de 75 points pour 10 touchdowns inscrits, le Super Bowl XXIX consacre la victoire des San Francisco 49ers de Steve Young par 49 à 26. Une défaite amère pour les Chargers qui, malgré une nouvelle (mais courte) apparition en playoffs la saison suivante, chutent de nouveau dans le classement NFL.
L'Ère LaDainian Tomlinson et Drew Brees
Des résultats qui leur permettent néanmoins de mettre la main sur de jeunes joueurs de talent, à l’image de LaDainian Tomlinson et du quarterback Drew Brees lors de la Draft de 2001 tandis que Marty Schottenheimer et A.J Smith s’installent aux postes de coach et de manager général de la franchise en 2002 et 2004. Autant de renforts qui ne permettent pas aux Chargers de prétendre aux hautes sphères de la NFL et entraînent la sélection d’Eli Manning avec le premier choix global de la Draft 2004.
Mais Manning refuse catégoriquement de jouer pour la franchise de San Diego. Seulement voilà, Brees obtient sa première qualification au Pro-Bowl en 2004 ainsi que le titre de Comeback Player of the Year, barrant la route à Rivers, au grand dam des dirigeants des Chargers. Mené par un très grand Tomlinson jusqu’en 2009, notamment élu MVP de la saison 2007, les Chargers se qualifient à 4 reprises en playoffs pour 2 défaites aux mains des New England Patriots en 2006 et 2007 (dont une en AFC Championship Game), puis 2 autres au profit des Steelers et Jets en 2008 et 2009.

LaDainian Tomlinson, l'un des plus grands coureurs de l'histoire des Chargers
Déménagement à Los Angeles et Nouvelles Perspectives
Malgré tout, les fans de San Diego sont exaspérés par la gestion de l’équipe. En cause? Pire encore, ces 2 dernières saisons, le rendement des Chargers a chuté avec des bilans de 9 victoires pour 7 défaites puis 8 victoires pour 8 de défaites en 2010 et 2011. Pourtant, le propriétaire de la franchise, Dean Spanos, a reconduit A.J Smith et Norv Turner pour une saison supplémentaire. La fuite des talents va-t-elle se poursuivre en 2012, avec la mise à disposition sur le marché du receveur Vincent Jackson, du coureur Mike Tolbert et du defensive tackle Antonio Garay ?
Initialement basés à San Diego, ils ont déménagé à Los Angeles en 2017. Les Chargers jouent leurs matchs au SoFi Stadium, qu’ils partagent avec les Los Angeles Rams. Connus pour leur jeu offensif rapide et électrique, ils n’ont encore jamais remporté de Super Bowl, mais ont souvent eu des saisons compétitives, avec des joueurs emblématiques comme LaDainian Tomlinson et Philip Rivers.
Assister à un Match des Chargers à Los Angeles
Assister à un match de NFL à Los Angeles est une expérience incontournable pour tout amateur de sport visitant la ville. Que vous soyez un fan des Los Angeles Rams ou des Los Angeles Chargers, un match de football américain au SoFi Stadium vous plonge au cœur de l’excitation et de la passion de ce sport emblématique. Los Angeles est l’une des rares villes à accueillir deux équipes de NFL, ce qui offre aux visiteurs de nombreuses opportunités pour vivre l’intensité du football américain au plus haut niveau.
Lorsque vous planifiez votre visite à Los Angeles, il est important de connaître les différentes phases de la saison de NFL pour choisir le match idéal en fonction de vos dates de séjour.
Phases de la Saison de NFL
- Pré-saison: Début août à fin août. Matchs amicaux pour évaluer les joueurs.
- Saison régulière: Début septembre à fin décembre/début janvier. Intensité maximale.
- Playoffs: Début janvier à début février. Culmination de la saison avec le Super Bowl.
En fonction de vos dates de visite, vous aurez la possibilité de choisir entre la pré-saison, pour une première approche des équipes, la saison régulière, où l’enjeu est plus élevé, ou les playoffs, pour une immersion totale dans la compétition.
Lorsque vous planifiez voir un match de football américain à Los Angeles, il est important de choisir judicieusement vos billets pour maximiser votre expérience sans trop dépenser. Le SoFi Stadium est connu pour sa taille imposante et son architecture impressionnante, offrant une variété de sections pour tous les budgets. Pour un bon rapport qualité-prix, les sections situées dans le Mezzanine Level ou le 200 Level sont recommandées. Ces zones offrent une vue dégagée sur l’ensemble du terrain sans les prix élevés des sièges du bas. Si vous souhaitez être encore plus près de l’action tout en maîtrisant votre budget, les sièges dans les coins du 100 Level sont une excellente option.
Choisir le Bon Quartier pour Séjourner
Lorsque vous planifiez assister à un match de football américain à Los Angeles, choisir le bon quartier pour votre séjour est essentiel pour faciliter votre accès au SoFi Stadium.
- Inglewood: Le quartier le plus proche du SoFi Stadium, accès rapide et direct.
- Westchester: Situé juste au nord d’Inglewood, proche de l’aéroport international de Los Angeles (LAX).
- Culver City: Un quartier dynamique situé à environ 20 minutes en voiture du SoFi Stadium, connu pour ses studios de cinéma et son ambiance artistique.
- Downtown Los Angeles (DTLA): Un choix central pour ceux qui souhaitent explorer la ville tout en ayant un accès pratique au SoFi Stadium, bien desservi par le transport en commun.
Options de Transport vers le SoFi Stadium
Lorsque vous planifiez assister à un match de football américain à Los Angeles, il est crucial de bien organiser votre transport vers le SoFi Stadium pour éviter tout stress et profiter pleinement de l’expérience.
- Transport en commun: Navettes spéciales depuis Union Station et Culver City.
- Stationnement: Réserver à l’avance via des applications comme ParkWhiz ou SpotHero.
- Services de covoiturage: Uber et Lyft avec zones de dépose et de pick-up dédiées.
- Marche/Vélo: Pour ceux qui séjournent à proximité.
Tableau Récapitulatif des Options de Transport
| Option de Transport | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|
| Transport en commun | Évite les embouteillages, économique | Peut être bondé |
| Stationnement | Commodité | Coûteux, se remplit rapidement |
| Covoiturage | Facile d'accès | Tarifs variables |
| Marche/Vélo | Écologique, rapide pour les environs | Dépend de la distance |

Le SoFi Stadium, domicile des Rams et des Chargers à Los Angeles
Les Joueuses Françaises à San Diego
Après le rassemblement d'avril, Laurent Bonadei, le sélectionneur des Bleues, se rendra aux États-Unis afin de constater de ses propres yeux les conditions dans lesquelles les Françaises évoluent. Il fera certainement un détour par la franchise de San Diego Wave où évoluent trois internationales : Delphine Cascarino, Kenza Dali et Perle Morroni.
« Le Championnat est vraiment au-dessus au niveau athlétique, de puissance, d'impacts, nous confiait en novembre Cascarino, la première arrivée en Californie. Les matches sont vraiment durs. Le niveau est élevé et très homogène. Les déplacements sont étonnants avec parfois 5 heures d'avion ! »
Dali, elle, a signé en janvier, après avoir rompu son contrat avec Aston Villa, et a également découvert un Championnat plus compétitif et homogène. « Il y a un salary-cap, donc aucune équipe n'a la possibilité d'acheter toutes les bonnes joueuses. Les joueuses stars ne vont pas faire un choix en fonction du salaire. Ce qui va faire la différence, ce sont vos infrastructures, votre projet de jeu, ce que vous proposez sur le terrain. »
La saison passée, San Diego a terminé 10e sur 14 mais a l'ambition de jouer les play-offs cette année. « Cela fait bizarre de perdre, je n'avais pas l'habitude avec l'OL, ajoute Cascarino. Mais cela rendait les victoires plus savoureuses. Cela m'a sortie de ma zone de confort et c'est ce que je cherchais. » Dali savoure aussi l'atmosphère autour des matches avec des affluences proches de 20 000 spectateurs. « C'est un show avec des feux d'artifice à l'entrée, un spectacle à la mi-temps, décrit-elle. Les gens vont au stade pour l'ambiance.