Le monde du football professionnel fascine autant qu'il interroge, notamment en ce qui concerne les salaires des joueurs. Ce mercredi 26 mars 2025, le quotidien sportif L’Équipe a dévoilé son enquête sur les salaires des joueurs de Ligue 1. L'Equipe a dévoilé son classement annuel des salaires des joueurs de ligue 1. Les chiffres présentés permettent de mieux comprendre qui sont les footballeurs les mieux rémunérés du championnat français, et comment les derniers transferts et les performances de chaque joueur influencent leur contract.
La Ligue 1 représente l’élite du football français, attirant les meilleurs talents nationaux et internationaux. La réglementation de la LFP fixe un montant minimum sur les salaires mais également sur les primes à tous les joueurs professionnels.
Dans cet article, nous allons explorer en détail les salaires des joueurs de Ligue 1, en mettant en lumière les disparités salariales, l'influence du Paris Saint-Germain (PSG) et les tendances générales du marché.
Les Salaires des joueurs du Paris Saint-Germain (PSG)💰💸💲
Les Joueurs de Ligue 1 les Mieux Payés
Comme d'habitude depuis plusieurs années, le classement de L'Equipe est largement dominé par des joueurs du club de la capitale. Le top 10 compte exclusivement des joueurs parisiens, pour des montants qui laisseront songeurs la plupart des salariés français : de 1,5 millions d'euros mensuels pour Ousmane Dembélé à 640 000 euros par mois pour Presnel Kimpembe (qui n'a d'ailleurs quasiment pas joué de la saison...).
Voici un aperçu des salaires mensuels bruts des joueurs les mieux payés de la Ligue 1 :

- 1. Ousmane Dembélé (PSG) 1 500 000 euros
- 2. Marquinhos (PSG) 1 120 000 euros
- 3. Lucas Hernandez (PSG) 1 100 000 euros
- 3. Achraf Hakimi (PSG) 1 100 000 euros
- 5. Warren Zaïre-Emery (PSG) 950 000 euros
- 6. Vitinha (PSG) 900 000 euros
- 6. Khvitcha Kvaratskhelia (PSG) 900 000 euros
- 8. Gianluigi Donnarumma (PSG) 849 500 euros
- 9. Presnel Kimpembe (PSG) 640 000 euros
- 11. Bradley Barcola (PSG) 550 000 euros
- 12. Désiré Doué (PSG) 500 000 euros
- 12. Adrien Rabiot (OM) 500 000 euros
- 12. Pierre-Emile Höjbjerg (OM) 500 000 euros
- 12. Alexandre Lacazette (OL) 500 000 euros
Dans le reste du classement, on retrouve, outre des joueurs parisiens, certains salariés d'autres clubs comme l'OM, l'OL, Rennes et Nice. Toutes les rémunérations sont évoquées ici en salaire mensuel brut. Pour obtenir le salaire net, il faut ici retirer les charges sociales, d'environ 22%, mais aussi la part d'impôt sur le revenu - la dernière tranche d'imposition s'élevant à 45% - et la contribution spéciale sur les hauts revenus, entre 3% et 4% au-delà de 250 000 euros par an.
Côté entraineur, c'est là aussi le PSG le club le plus généreux puisque Luis Enrique toucherait 1 millions d'euros, Roberto De Zerbi (OM), 550 000 euros et Paulo Fonseca (OL), 320 000 euros.
A titre de comparaison, celui qu'on surnommait le salarié le mieux payé de France, Carlos Tavares, ex-PDG de Stellantis, a touché pour l'année 2024 un salaire annuel de 23 millions d'euros (et 36,5 millions d'euros pour 2023). De quoi faire passer Ousmane Dembélé pour un petit joueur ? La différence serait bien plus importante de l'autre côté de l'Atlantique, où le salaire des PDG s'envole. Tim Cook (Apple) toucherait ainsi 99 millions de dollars par an et Sundar Pichai (Google - Alphabet) aurait touché en 2022 près de 226 millions de dollars... mais l'essentiel de la somme concerne une distribution d'actions de la société qu'il dirige.
Disparités Salariales en Ligue 1
Enfin, le classement des 30 joueurs les mieux payés de la Ligue 1 cache une forte disparité. La moyenne du salaire mensuel des joueurs du championnat de France est de « seulement » 40 000 euros mensuel. En dehors des énormes salaires des stars du PSG, la rémunération moyenne d'un joueur de ligue 1 « lambda » est donc beaucoup plus basse.
Le salaire moyen en Ligue 1 s’élève à 2 411 370 euros annuels selon FootyStats, soit environ 201 000 euros bruts mensuels. Le salaire médian, plus représentatif de la réalité, se situe aux alentours de 40 000 euros mensuels. Cette différence illustre la concentration des gros salaires sur un nombre restreint de joueurs.
Le PSG, avec sa masse salariale de 222,39 millions d’euros, affiche un salaire moyen de 11,7 millions d’euros annuels par joueur, contre seulement 957 500 euros pour Le Havre. Dernièrement, l’écart entre les salaires s’est un peu stabilisé.

Composantes des Salaires en Ligue 1
Le salaire fixe mensuel constitue la base, mais les contrats modernes incluent de nombreuses variables au-delà des primes réglementaires. Les clubs ajoutent des primes de qualification européenne, des bonus individuels et collectifs, ainsi que des primes d’assiduité. Les primes de présence garantissent un revenu proportionnel au temps de jeu, tandis que les bonus de performance (buts, passes décisives, clean sheets) récompensent l’efficacité individuelle.
Les droits à l’image représentent une source majeure pour les joueurs les plus médiatisés. Ousmane Dembélé ou Marquinhos négocient des accords séparés avec leur club, leur permettant de contrôler leur exploitation commerciale.
Les contrats d’équipement sportif constituent souvent le complément de revenus le plus visible. Les joueurs du Stade Rennais comme Seko Fofana ou Brice Samba, arrivés cet hiver, disposent de contrats personnels avec les grands équipementiers.
Les partenariats avec des marques non-sportives se développent également, particulièrement dans les secteurs de l’automobile, de l’alimentation, des nouvelles technologies ou des paris sportifs. Ces plateformes capitalisent sur la passion du football français en proposant des dépôts de 10 € pour parier sur les performances des joueurs de Ligue 1.
Impact du PSG sur les Salaires de Ligue 1
Ousmane Dembélé, avec ses 2,27 millions d’euros mensuels, domine le classement des salaires de Ligue 1. Le monopole parisien sur les cinq premières places démontre l’hégémonie financière du PSG, qui place littéralement ses joueurs dans une catégorie à part.
Le Paris Saint-Germain écrase littéralement la concurrence avec une masse salariale de 222,39 millions d’euros annuels, soit plus de trois fois supérieure à son dauphin rennais.
Le Stade Rennais confirme ses ambitions européennes en se positionnant au deuxième rang. Les arrivées hivernales de Seko Fofana et Brice Samba, rémunérés 400 000 euros mensuels chacun, témoignent de la volonté bretonne d’attirer des profils expérimentés pour maintenir son rang continental. L’AS Monaco, Lille et Nice complètent ce top 5 grâce à des politiques salariales équilibrées.
Warren Zaïre-Emery, à seulement 19 ans, incarne l’investissement parisien sur la jeunesse française avec 14,54 millions d’euros annuels. Le monopole du PSG sur cette catégorie révèle une stratégie claire d’investissement sur l’avenir. Bradley Barcola, Nuno Mendes et João Pedro Gonçalves complètent ce quintet doré, bénéficiant tous de contrats largement supérieurs aux standards habituels pour leur tranche d’âge.
Salaires des Footballeuses Professionnelles
Le salaire des footballeuses professionnelles a évolué au fil des années, mais reste encore souvent bien en deçà de celui des hommes. Cependant, avec la croissance du football féminin, de plus en plus de joueuses réussissent à décrocher des salaires attractifs.
Quel est le salaire moyen des footballeuses professionnelles ?
Selon la Fédération Française de Football (FFF), le salaire moyen des footballeuses professionnelles en France est de 2 494 euros bruts par mois. Ce chiffre inclut les joueuses des clubs de Ligue 1 féminine et peut varier en fonction du niveau de l'équipe, de l'expérience de la joueuse et des contrats de sponsoring qu'elles peuvent avoir.
Le salaire des footballeuses a connu une nette augmentation ces dernières années, mais il reste bien inférieur à celui des joueurs de Ligue 1. Néanmoins, de plus en plus de clubs féminins, à l’instar du Paris Saint-Germain (PSG) ou de l’Olympique Lyonnais (OL), font des efforts pour offrir des conditions plus avantageuses à leurs joueuses.
Le salaire moyen en Ligue 1 féminine
Dans la Ligue 1 féminine, le salaire moyen des footballeuses peut varier selon les clubs. Les meilleures équipes, comme l'OL et le PSG, offrent des salaires bien plus élevés que d'autres clubs de Ligue 1 féminine. Par exemple, les joueuses des clubs de haut niveau peuvent toucher plusieurs milliers d'euros par mois, voire bien plus en fonction de leur renommée et des contrats de sponsoring qu'elles signent.
Les figures emblématiques comme Wendy Renard, capitaine de l’équipe de France et du Lyon, bénéficient d’un salaire nettement plus élevé que celui de nombreuses autres joueuses de Ligue 1.
Le salaire des top joueuses internationales
Les top joueuses de football féminin telles que Megan Rapinoe, Alex Morgan, Ada Hegerberg et Amandine Henry sont bien rémunérées grâce à leurs performances sur le terrain et à des contrats de sponsoring lucratifs. Par exemple, Megan Rapinoe toucherait un salaire annuel estimé à 500 000 dollars (environ 450 000 euros), tandis que Alex Morgan reçoit environ 170 000 dollars par an, principalement grâce à son contrat avec les Orlando Pride et ses partenariats avec des marques.
Le salaire d'Ada Hegerberg, l’une des meilleures attaquantes de l’OL, est également impressionnant, bien qu’il soit moins médiatisé que ceux des stars américaines. De même, Amandine Henry, capitaine des Bleues et du Lyon, bénéficie d’un salaire élevé grâce à sa position de leader dans l’équipe.
Focus sur les 10 footballeuses les mieux payées au monde en 2025
Voici un aperçu des 10 footballeuses les mieux payées au monde en 2025, avec leurs salaires et leurs revenus issus des partenariats en dehors du terrain :
- Megan Rapinoe - 500 000 euros (hors terrain : 3,5 millions)
- Alex Morgan - 170 000 euros (hors terrain : 2,5 millions)
- Ada Hegerberg - 300 000 euros (hors terrain : 2 millions)
- Wendy Renard - 350 000 euros (hors terrain : 1,8 million)
- Lieke Martens - 250 000 euros (hors terrain : 1,5 million)
- Sam Kerr - 300 000 euros (hors terrain : 1,3 million)
- Amandine Henry - 250 000 euros (hors terrain : 1,2 million)
- Vivianne Miedema - 200 000 euros (hors terrain : 1 million)
- Fridolina Rolfö - 180 000 euros (hors terrain : 900 000 euros)
- Tobin Heath - 200 000 euros (hors terrain : 850 000 euros)
La disparité salariale entre hommes et femmes dans le football
Il est important de noter la disparité salariale entre le football masculin et féminin. Tandis que les joueurs de Ligue 1 peuvent percevoir des salaires de plusieurs millions d’euros par an, les footballeuses touchent en moyenne bien moins. Ce fossé salarial est particulièrement frappant dans des ligues comme la Ligue 1 en France, où le salaire des hommes est, en moyenne, beaucoup plus élevé.
Cela étant dit, la professionnalisation du football féminin continue de progresser, et les salaires des footballeuses devraient suivre cette évolution à mesure que l’intérêt pour le sport grandit à l’échelle mondiale.
Comparaison des salaires des footballeuses en France et en Europe
Le salaire des footballeuses en France reste globalement plus bas que dans d'autres grandes ligues européennes comme la FA Women's Super League en Angleterre, où certaines joueuses gagnent plus de 200 000 euros par an. En Espagne, des clubs comme le FC Barcelone féminin proposent également des salaires plus élevés pour attirer des talents internationaux.
Cela étant dit, le football féminin en France progresse rapidement et plusieurs initiatives sont mises en place pour réduire cet écart salarial.
Les footballeuses les mieux payées en 2025 connaissent une véritable évolution salariale grâce à leur talent, leur popularité croissante, et les accords commerciaux.
Évolution des Salaires en 2024 et Perspectives pour 2025
Selon les divers instituts, les salaires ont connu en 2024 un retour à la normale en termes d’augmentation, après une année 2023 (marquée par une très forte hausse des prix) au cours de laquelle les salaires ont progressé de 4,7% en moyenne dans le privé. D’après l’enquête annuelle sur les salaires du cabinet de conseil Deloitte, la paie médiane a connu une progression de 3,5% en 2024 pour les ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise (OETAM) et de 3,4% pour les cadres.
Les salaires devraient de nouveau légèrement augmenter en 2025, mais à un rythme encore moins élevé qu’en 2024. D’après une étude du cabinet de conseil Alpha, les hausses moyennes négociées devraient s’élever à 2,27% cette année, soit au-dessus de l’inflation pour la première fois depuis trois ans.
« Contrairement aux autres années, les entreprises utilisent en 2025 des mesures périphériques innovantes et diversifiées. Toujours selon cette source, les ouvriers et employés devraient davantage bénéficier d’augmentations générales (2,01% d’augmentation en moyenne), devant les professions intermédiaires (1,87%) et les cadres (1,73%).
De son côté, le cabinet Deloitte explique qu’en matière d’augmentation salariale en 2025, « tous les secteurs sont concernés, avec un écart qui se resserre entre ceux proposant les hausses les plus élevées, comme le transport (+ 2,9%) ou encore la grande consommation (+ 2,7%) et ceux avec les hausses les plus modestes, comme le secteur banques & crédit (+ 2%) ».
Le cabinet de conseil en RH Alixio prévoit, lui, une hausse moyenne de 2,47% du budget d’augmentation salariale en 2025. Les hausses devraient davantage être consentis dans les secteurs d’activité dits « en tension », à savoir les métiers pour lesquels les entreprises peinent le plus à recruter.
D’après l’étude annuelle des salaires des cadres à l’embauche de l’Apec, rendue publique en septembre 2024, le salaire médian des cadres en poste (salaire fixe + part variable) s’établissait à 54.000 euros. Il ressort que 80% des salaires des cadres sont compris dans une fourchette allant de 38.000 à 91.000 euros. Toujours selon l’Apec, l’écart des salaires moyens à l’embauche entre hommes et femmes persiste.
La rémunération des jeunes cadres (après réponse à une offre d’emploi) évolue. Ainsi, 74% des moins de 30 ans ont bénéficié d’une augmentation en 2024.
Elle édite, certaines années, une étude dans laquelle elle livre les salaires bruts et nets par secteur et par branche professionnelle en équivalent-temps plein (ETP). Chaque année, PageGroup France publie une étude sur les rémunérations pratiquées par profession et les tendances d’évolution (stable, à la hausse ou à la baisse).
Structure des Salaires par Catégorie de Joueurs
Voici un aperçu des salaires moyens par catégorie de joueurs en France :
- Aspirant footballeur : entre 212 € bruts et 707 € bruts par mois
- Footballeur de Ligue 1 (premier contrat) : entre 2 800 € bruts et 16 800 € bruts par mois
- Footballeur de Ligue 2 (premier contrat) : entre 2 170 € bruts et 12 880 € bruts par mois
- Footballeur de National (premier contrat) : entre 1 680 € bruts et 10 080 € bruts par mois
- Footballeur stagiaire : entre 424 € bruts et 5 600 € bruts par mois
- Footballeur star de la Ligue 1 : en moyenne 136 667 € bruts par mois
Le salaire médian est le niveau de rémunération qui sépare un effectif de salariés en deux moitiés comportant le même nombre de personnes : l’une gagne moins et l’autre gagne plus. Ainsi, il y a autant de salariés qui touchent un salaire supérieur au salaire médian que de salariés dont le salaire est inférieur.
Pour calculer le salaire médian, on classe chaque personne du plus bas au plus haut salaire puis on partage la population considérée en deux groupes comptant le même effectif (égaux en nombre). Le salaire moyen est la moyenne par personne de l’ensemble des salaires de l’échantillon de salariés considéré.